Chapitre quatre.

 

 
Chapitre quatre.
 
 
 
Harry Styles
 
             Tout se brouille autour de moi et je me demande si les plumes qui volent devant mes yeux sont réelles. Je plane complètement. Je délire même. Je n'arrive plus à reconnaître les gens autour de moi, c'est à cause de ces masques à la con. Je ne vois plus personne et me demande pourquoi ça me dérange, parce qu'il y a quelques heures, j'aurais tout donné pour que la soirée se passe ainsi, c'est-à-dire, sans moi. Sauf que je n'aime pas ça. J'ai trop de drogue dans le sang et je ne supporte pas ce sentiment de ne rien contrôler. Enfin si, d'habitude j'adore ça. Mais là, ça me fait peur. Parce qu'il y a mon père, ma mère et toute ma famille, et je ne veux pas qu'ils me voient comme ça. Je ferme les yeux et essaie de reprendre mon équilibre, mais je n'y arrive pas. Tout tangue. Alors, je recule d'un pas et m'adosse contre le mur derrière moi. Et putain, c'que ça fait du bien.
 
— T'es qu'une merde, Harry.
 
Belle entrée en matière. Je me retourne vers Liam et le toise d'un air mauvais tandis que mon cousin reprend sèchement, s'adossant contre le mur, juste à côté de moi :
 
— Franchement, tu me fais de la peine. Tu ne peux pas passer une putain de soirée sans ta coke ?
— Je t'emmerde.
— Belle répartie.
 
Je m'en fous de ce qu'il pense. Je me retourne vers la salle de réception et je regarde les gens danser. J'aimerais trouver la force de me barrer d'ici parce qu'il commence à me saouler à me fixer comme ça, mais je ne la trouve pas.
 
Je reste planté près du mur et ce con d'Liam en profite pour continuer :
 
— Tu ne pouvais pas faire un effort pour l'anniversaire de Perrie ?
— Je suis là, c'est un effort.
— T'es là, mais dans quel état ?
 
Un sale état, je le lui accorde.
 
— Tu as les yeux défoncés, même à travers ton masque on le voit.
— T'as qu'à pas me regarder.
 
Liam soupire et se relève du mur pour rejoindre la soirée. Je suis soulagé de m'en être débarrassé, mais je pense déjà à demain matin et à tout ce que je vais devoir faire pour récupérer cette connerie. Et ce n'est pas gagné. Tant pis, je n'ai pas envie de réfléchir à ça pour le moment.
Je me relève à mon tour du mur et avance sans but dans la salle de réception. Toutes les plumes qui étaient sur le sol sont en train de voler autour de nous et je n'arrive pas à comprendre pourquoi. Est-ce que ce sont les mouvements des danseurs ? Est-ce qu'il y a un ventilateur quelque part ? Mes pensées s'embrouillent et je continue de déambuler au rythme de la musique crachée dans les haut-parleurs. Je suis dans un sale état, mais je pense être assez lucide pour reconnaître que cette soirée est une réussite. C'était con, son truc de plume, mais c'que c'est beau quand on se promène à l'intérieur. On se croirait dans un rêve. 
 
 
La musique change. Elle s'adoucit et ça me fait du bien. Ça ne crie plus dans mes oreilles. C'est juste beau et mélodieux. C'est juste... Parfait pour le moment. Je déambule entre les danseurs, j'ai l'impression de flotter avec eux, même si je ne doute pas que je doive juste tituber comme un con. Mais je m'en fous. Je me sens tellement bien et c'est tellement rare que je me contente d'en profiter.
Je lève les yeux vers le plafond, je vois les plumes qui tombent, qui volent, qui dansent. J'ai envie de danser avec elles, mais, si je tourne maintenant, je vais m'écrouler et il en est hors de question. Je suis trop bien pour gâcher ce moment. Les couples tournent autour de moi, ils valsent les yeux dans les yeux, et je dois les déranger à traîner comme ça, au milieu de tout cet amour, toute cette perfection.
Mes yeux s'habituent aux plumes blanches qui volent dans l'air et là, je la vois, Perrie. Putain, il n'y a pas plus magnifique que cet instant. Elle porte une robe blanche qui fait ressortir son teint de porcelaine. Son masque lui couvre la moitié du visage. Il est pailleté d'or et il brille, comme elle. Cette fille est un putain de rayon de soleil. Cette fille est mon rayon de soleil. 
Alors, je m'approche pour la voir de plus près et je vois qu'elle danse déjà avec quelqu'un. Merde, elle se fait plaisir la petite. Son partenaire est sublime. Tellement sublime que ça m'étonne de ne l'avoir jamais vu. Je m'approche encore tandis qu'ils valsent au milieu de la piste. J'ai envie de crier à tout le monde d'arrêter de danser pour qu'ils regardent la beauté de ce qui se passe sous mes yeux. Ils sont tellement beaux, ils dansent tellement bien. Je vois la main du garçon encercler sa taille. Et ils tournent, ils continuent de tourner, sans jamais arrêter de se fixer. Les yeux sont le miroir de l'âme. Ça n'a jamais eu autant de sens. Ça crève d'amour. Ça crève de beauté, de jeunesse et d'amour. Et putain, j'aimerais être à sa place, j'aimerais qu'on me regarde ainsi. Mes yeux se perdent partout sur eux, comme si je voulais ne pas louper une seconde de ce qui se passait là.
Ils ne se regardent plus, ils se dévorent, littéralement. Et moi, je suis son cousin. Mon rôle, mon devoir même, c'est de m'offusquer de ce trop plein de passion, de m'offusquer de ce type sorti de nulle part et qui emmène ma cousine dans un autre monde, juste avec son regard. Mais je n'arrive même pas à m'offusquer tant je suis scotché. Parce que, merde, je viens de vivre un coup de foudre sans en faire partie. Je ne sais pas si ça doit m'inquiéter ou me faire rire.
Ils dansent encore et je la vois rire. J'imagine déjà ce qui se passe dans sa tête de petite fille qui rêve encore de conte de fées. Je la vois déjà s'esclaffer comme une folle, frapper ses neurones les uns contre les autres pour faire le maximum de bruit possible. 
Je m'arrête. Je crois que je délire complètement là. Si ça se trouve, je viens de rêver. Si ça se trouve, il n'existe pas, ce type. Je me concentre sur ce qui se passe devant moi et je me dis qu'il a l'air bien réel. Ses cheveux ébène, sa peau légèrement basanée, ses yeux sombres et envoûtants. Il est bien réel, mais je ne sais pas de quel foutu monde il est sorti.
La musique s'arrête tout doucement et j'ai envie de m'approcher pour les voir de plus près. J'ai envie de leur parler et qu'ils me confirment que je ne suis pas complètement fou. Je m'avance tout doucement lorsque j'entends un bruit sourd derrière moi.
Je me retourne et je vois Niall, par terre, parce qu'il vient de se jeter littéralement sur un type en costume noir. Et je reste tétanisé lorsque mon cousin se met à crier :
 
— C'est un Tomlinson !
 
Deux iris bleus et mon monde de plume s'écroule. Je revois le pont de Westminster, je revois la roue de Londres, je revois la nuit qui nous enveloppe. Et ces deux yeux bleus. 
 
 
Louis Tomlinson
 
 
                Je regarde mes cousins et un sourire se devine sur mes lèvres. On est entrés. On est entrés chez les Styles sans problème. C'était trop facile, j'en suis presque déçu. On s'avance dans l'immense pièce remplie de plumes blanches et je me retiens de rire. Qu'ils sont kitsch, putain. Mais d'un côté, je trouve que ça les représente bien. Beaucoup de paillettes et de doré pour pas grand-chose. C'est superficiel, à l'image de leur famille.
Je lance un regard en biais à Isaac. J'ai finalement réussi à le convaincre de venir alors qu'il était vraiment contre, à la base. Maintenant, il sourit donc ça me rassure. Je ne voulais pas qu'il se force pour me faire plaisir. Je voulais qu'il profite, comme moi, de notre dernière connerie tous ensemble. Je vois Stan se diriger vers le buffet d'alcool et ça m'étonne à peine. Aiden l'observe partir et je vois bien qu'il le surveille parce que ça l'inquiète qu'il soit ici.
Moi, j'essaie de ne pas y penser. Si jamais on se fait prendre, je pense qu'on est morts. Littéralement, morts. Enterrés dans leur jardin après avoir été découpés en morceaux. Je frissonne à cette pensée et me rassure comme je peux. La plupart des gens ici ne connaît pas mon visage et, pour les rares qui le connaissent, ils sont probablement occupés à autre chose que de scruter l'allure de leurs quatre cents invités.
 
— Je n'ai toujours pas compris ce qu'on foutait là, mais c'est cool.
 
Je me retourne vers Isaac et lui rends son sourire. Ouais, c'est plutôt cool. Je n'en reviens toujours pas qu'on ait eu le culot de s'incruster à cette soirée d'anniversaire pour lycéens.
 
— J'ai faim, enchaîne-t-il, Tu viens ?
— Je te rejoins.
 
Isaac part sans moi vers le buffet de nourriture et je lance un coup d'½il circulaire à la pièce. J'essaie de me convaincre que je ne le cherche pas du regard, mais c'est faux.
La musique s'adoucit soudainement et je vois plusieurs couples se rejoindre sur la piste de danse. Et là, je me sens percuté. Instinctivement, j'attrape sauvagement le bras de l'homme qui vient de me pousser parce que je n'ai pas l'habitude de me faire bousculer et de fermer ma gueule. Sauf que, cette fois, je relâche ma prise à l'instant où je croise le regard du type. Putain. Zayn. Zayn. Zayn. 
Il fuit, ce con. Il profite de mon moment d'hébétude pour disparaître à travers les danseurs. Je veux le poursuivre, mais je n'y arrive pas, j'ai les pieds cloués au sol. C'est un pur délire. J'ai rêvé. J'ai trop fumé. Il ne peut pas être là. Mon cousin ne peut pas être là. Il n'a pas eu de carton d'invitation. Et puis, je lui avais interdit de venir, il ne m'aurait pas désobéi ? Non. Non. Non. J'ai mal vu. C'est quelqu'un qui lui ressemble, c'est tout. Sauf que j'ai vu ses yeux et que je suis sûr que c'est lui. Je le cherche du regard de nouveau et je le vois danser avec une jeune fille blonde au masque doré.
Mais, putain, il n'a que ça à foutre, cet abruti ? Je suis tellement en colère que je ne préfère pas y aller maintenant sinon je vais tous nous griller et on aura l'air encore plus con. Faut que je réfléchisse. Non, faut d'abord que je me calme. Mon pouls s'accélère et ma respiration devient bruyante. Merde. Ce n'est pas bon du tout. Il faut que je trouve Isaac. Il saura quoi faire. C'est le plus raisonnable d'entre nous. Il a toujours une solution. Oui, il faut que je trouve Isaac avant d'agir n'importe comment et de me laisser emporter par ma colère. Je regarde de nouveau Zayn. Il danse et je n'ai pas l'impression qu'il va bouger de là. Mais je dois faire vite, on ne sait jamais.
Je reprends de grandes inspirations pour calmer les palpitations de mon c½ur. Relax, Louis. Tout va bien se passer. Tu vas trouver Isaac et il va t'apporter une solution. Il va peut-être même te dire que ce con n'est pas son demi-frère et que tu t'es fait un délire comme le paranoïaque que tu es.
Je détourne mon regard de la piste de danse et me dirige vers le buffet. Je suis sûr qu'Isaac y est encore. J'avance rapidement entre les danseurs, et j'en pousse même certains, je m'en fiche. Il faut que je trouve Isaac. Soudain, mes jambes percutent quelque chose de dur et un cri plaintif s'échappe de mes lèvres.
 
— Oh, désolé.
 
Je baisse mon regard pour voir d'où vient cette voix et reconnais de suite Niall, assis dans son fauteuil, et qui vient sérieusement de s'excuser.
Il me regarde dans les yeux et là, il me reconnaît. Parce qu'on reconnaît forcément le regard de l'homme qui vous a brisé la vie.
Je n'ai même pas le temps de réagir qu'il se jette sur moi. Complètement. Il se propulse de son fauteuil à l'aide de ses bras et me plaque sur le sol. Je tombe et ma tête cogne le carrelage blanc. Je sens tous les regards converger vers nous et j'entends le garçon hurler :
 
— C'est un Tomlinson !
 
Bordel. Je me relève brusquement et laisse Niall comme une merde, cloué au sol, alors qu'on me fusille du regard, l'air de ne pas vouloir y croire.
 
— Niall ! S'exclame une dame brune en s'approchant du garçon encore par terre, Mais qu'est-ce qu'il se passe ici, bon sang ?
— C'est un Tomlinson ! C'est lui... C'est lui qui m'a...
— Ne vous approchez pas de lui !
 
Tout le monde se retourne vers la voix qui vient de hurler et je crois que si ma mâchoire avait pu se décrocher, elle serait tombée par terre.
Putain de bordel de merde.
Mais qu'est-ce qu'il fout ? Un cri d'effroi s'échappe de la foule lorsque les invités comprennent que le mec devant eux est en train de les braquer avec un flingue. Et moi, je suis toujours sur le cul. Je suis bloqué sur l'image de Stan avec une arme dans les mains. Mon cousin de vingt-deux ans. Une arme dans les mains. Mais où il l'a eu ? Et puis non, on s'en fout de ça, qu'est-ce qu'il est en train de foutre ?
 
— Ne l'approchez pas.
 
Il continue, comme ça, les mains aussi tremblantes que sa voix. Ça ne lui va pas. Ce flingue, ce regard, ces menaces en l'air. Putain, ce n'est pas lui, ça.
 
— Calmez-vous, murmure soudainement la dame brune de tout à l'heure, Reposez ça doucement. Nous sommes à une soirée de famille.
 
Une tête bouclée se plante soudainement devant la femme. Le garçon la protège, il place ses bras autour d'elle pour la cacher derrière lui. Je percute alors qu'il s'agit probablement de la mère d'Harry Styles.
 
— Dégage ça d'elle tout de suite.
 
Ses mots sont froids et il détache bien chaque syllabe pour lui montrer qu'il n'a pas peur de lui. Et moi aussi, j'aimerais dire à Stan de reposer son flingue et d'arrêter ses putains de conneries, mais je suis toujours tétanisé par le retournement de situation. 
 
— On va partir.
 
Je me retourne vers Isaac. Alléluia, il est là.
 
— Vous êtes combien au juste ? Interroge un mec en s'approchant de nous.
 
Je crois que c'est Edward. Son visage me dit vaguement quelque chose. À moins que ça soit son petit-frère, Liam. Je ne sais plus, ça fait longtemps que je ne les ai pas vus et encore moins en pleine lumière, comme ce soir.
 
— Juste nous, enchaîne Aiden en se joignant au groupe, On va partir. Laissez-nous sortir et on ne tirera pas.
 
Je le regarde avec des yeux ronds. Bien sûr qu'on ne tirera pas. Il est taré. On n'est pas des assassins dans cette famille. Il me lance un regard qui me dit de la fermer et je comprends qu'il les fait juste marcher. Putain, oui, je suis con.
 
— D'accord, déclare soudainement une voix féminine.
 
Cette voix, je l'ai assez entendue dans ma vie pour savoir qu'elle appartient à Gemma Styles. Je la toise rapidement du regard et le sien est tellement froid et dédaigneux qu'il me fait presque frissonner. Je déteste cette fille jusque dans mes os et c'est réciproque au point qu'on n'arrive même pas à croiser nos regards sans avoir envie de vomir.
 
— Dégagez maintenant.
 
Là, c'est son petit-frère qui parle. Bouclette est toujours postée devant sa mère qui serre ses mains sur sa taille, l'air affolé de finalement comprendre que son fils est en train de la protéger d'un fou furieux avec un flingue. Je la trouve égoïste de rester derrière ce mec alors que tout le monde sait que le clan Tomlinson veut sa peau à lui. Ou bien, elle est inconsciente. Ou elle a trop peur pour réfléchir correctement. Enfin, je ne sais pas, mais c'est con, en tout cas.
 
— Oui, reprend Stan avec le flingue toujours braqué devant lui, On part. Et personne ne nous suit ou je tire.
— D'accord, répond le fils Styles sèchement, Barrez-vous.
 
Je suis tellement hébété que je remercie Isaac de m'attraper par le bras pour m'emmener avec lui. On sort tous les quatre de la salle sous le regard noir des invités. Les gens s'écartent à notre passage. Normal, Stan continue de leur braquer son flingue dessus.
On rejoint rapidement ma voiture et on entre à l'intérieur sans même parler. Mon cousin a toujours son arme dans la main, au cas où on nous bloque la route. Je fais démarrer la voiture et mes mains tremblent tellement que j'ai peur qu'on se prenne un fossé. En plus, il fait nuit, je ne vois rien du tout. Quel con, je n'ai pas allumé les phares. Je le fais et la lumière éclaire soudainement la route. On est seuls. Pas suivis. Et sortis d'affaire.
Je me relâche complètement tandis que j'entends mes cousins soupirer à côté de moi. Puis, je réalise soudainement ce qu'il s'est passé et je freine brutalement en plein milieu de la route. On cale. Ils crient derrière sous l'effet de surprise, mais je me laisse exploser :
 
— Mais PUTAIN c'était quoi cette connerie ! Un flingue mec ? Mais t'es sérieux ? MAIS PUTAIN D'ABRUTI ! Je vais te buter ! Mais t'es débile ma parole ! Bordel- Merde de conneries- de branleurs... Un flingue quoi- Mais... PUTAIN !
 
Là, ça commence à ne plus avoir de sens, mais ils me laissent me défouler alors je continue d'insulter la terre entière avant de me calmer. Enfin, c'est Isaac qui pose sa main sur mon c½ur et ça me fait comprendre que je ne vais pas tarder à faire une crise et ce ne serait vraiment pas le moment. Je ferme les yeux et je prends de grandes inspirations. Ça va mieux. Je ne sais pas combien de temps je reste comme ça. Juste assis derrière le volant à reprendre ma respiration. Les gars ne disent rien, ils attendent et Stan a rangé son flingue car il comprend que je ne veux plus jamais voir ça dans ses mains.
Tout doucement, mon pouls reprend un rythme régulier et je rallume le moteur. On recommence à rouler en silence. Stan ne parle pas car je crois qu'il n'a rien à dire pour sa défense. Je continue mes respirations calmement et je coupe la radio au moment où Isaac a voulu l'allumer. Il murmure un « désolé » et son regard bifurque vers le paysage.
Moi, je reste concentré sur la route. Je repense à la soirée et, là, j'ai un putain de déclic qui fait mal au c½ur. Mon pied enfonce la pédale de frein et on cale pour la deuxième fois, encore plus brusquement.
 
— Oh putain ! Explose finalement Aiden, On sait que tu es en colère, mais pas besoin de nous tuer !
— Zayn.
— Quoi Zayn ? Interroge Isaac en fronçant des sourcils d'un air inquiet.
 
Je me retourne vers lui, totalement paniqué et prêt à clamser une deuxième fois.
 
— On l'a laissé là-bas.
— Mais qu'est-ce que tu racontes ? Il est chez nous.
— Non. Il est là-bas. Je l'ai vu. Je voulais te le dire et puis je suis tombé sur Niall... Oh putain.
— T'es... Putain- Non... T'es pas sérieux ? Dis-moi que tu déconnes.
 
Je vois Isaac blanchir. Il sait que je suis sérieux. Je ne pourrais pas plaisanter sur un truc pareil. Pas sur son frère. Je ne me le permettrais jamais.
 
— Oh bordel, souffle Aiden en se laissant tomber sur le dossier de la voiture, Mais qu'est-ce qu'on fait ?
— On va le chercher.
Je redémarre la voiture et je fais demi-tour, sans même réfléchir, alors que Stan beugle derrière :
— Mais t'es taré ! Tu veux tous nous faire tuer ?!
— Ta gueule.
— Mais réfléchis ! Reprend Aiden qui semble, pour une fois, rangé de l'avis de son petit-frère, On leur a dit qu'il n'y avait que nous, ils ne vont pas en chercher d'autre. Si Zayn n'est pas trop con et qu'il a vu ce qu'il s'est passé, il va partir tout seul !
— Je ne prends pas le risque.
 
J'appuie sur l'accélérateur pour leur faire comprendre que je ne reviendrai pas en arrière.
 
— T'es en train de tous nous condamner !
— Non. J'irai tout seul.
— Hors de question, rétorque Isaac.
— J'y vais tout seul. Point barre. Si on y va tous ensemble, ils vont se sentir agressés. J'y vais tout seul et je le récupère.
— T'es malade, m'arrête de nouveau mon cousin, Je ne te laisserai pas.
— J'aurais besoin de quelqu'un à l'extérieur si jamais ça se passe mal. Mais laissez-moi essayer tout seul. Si au bout de quinze minutes, Zayn n'est pas revenu à la voiture, vous venez voir ce qu'il se passe.
 
Plus personne ne me répond parce qu'ils savent que quand j'ai décidé quelque chose, on le fait.
 
 
Harry Styles


 
                J'allume ma cigarette en sentant mes doigts trembler. Putain, je n'en reviens pas. Les Tomlinson ont osé venir ici, chez nous, à l'anniversaire de ma cousine de seize ans. J'ai le c½ur qui bat encore tellement vite que je n'arrive même pas à fumer tranquillement et je m'étouffe à chacune de mes taffes.
Il fait froid dehors, un temps horrible, mais je m'en fiche. Le vent frais me tient éveillé et empêche mes yeux de pleurer. Ils ont braqué un flingue sur ma mère. Ils ont vraiment braqué un putain de flingue sur ma mère. Je suis choqué. Je suis choqué malgré toutes les crasses qu'on s'est déjà faites. Nos deux familles ont fait des choses dont elles ne sont pas fières, je le sais, mais de là à menacer à mort l'autre camp. Ce n'était jamais arrivé. Mais je sens que ça risque de se reproduire désormais. Une fois la limite franchie, c'est bien plus facile de la repasser. Et c'est étrange parce que, au fond, je me demande ce qu'il se serait passé s'ils n'avaient pas eu de flingue. On ne les aurait pas laissé partir. Alors quoi ? On aurait demandé une rançon ? On les aurait tabassés à mort ? Je n'en ai aucune putain d'idée, mais je crois que je ne préfère pas savoir la réponse.
Alors, une infime partie de moi est soulagée qu'ils aient eu ce flingue sous la main. Parce qu'ils sont partis et qu'il n'y a pas eu de blessés. Depuis l'accident de Niall, je ne crois pas être capable d'assumer un autre dommage collatéral.
 
— Je vais les dégommer. Je te jure, je ne sais pas encore ce que je vais leur faire, mais on ne les laissera pas s'en tirer comme ça.
 
J'entends Edward qui parle avec ses potes, du clan Styles bien évidemment, des garçons qui soutiennent notre famille depuis leur adolescence. Le visage de mon cousin est rouge et je sens bien qu'il bouillonne de rage, mais qu'il essaie de se contenir parce qu'il y a nos parents pas loin.
Je me retourne vers Liam qui fume juste à côté de moi. Il ne parle pas. Je crois qu'il s'en veut d'avoir loupé la confrontation. Tout ça parce qu'il était en train de baiser avec Jade dans les toilettes.
Je tire une autre taffe sur ma cigarette et, là, je m'étouffe littéralement. Je suis stupéfait. Louis Tomlinson. Ça ne peut pas être lui. Ça ne peut pas être lui qui revient vers nous.
 
— Il déconne là ?!
 
C'est la voix d'Edward. D'un pas rapide, il rejoint Tomlinson qui lève les mains en l'air pour nous montrer qu'il n'a pas de flingue. Mais il est suicidaire ce type à revenir tout seul, qu'est-ce qu'il nous veut ?
Je me rapproche, comme tous ceux qui sont dehors, en fait, et Edward lâche sèchement, en se plantant devant lui :
 
— Je te donne trois secondes avant de t'exploser la gueule.
— Il nous en manque un.
— Un quoi ?
— Un Tomlinson.
 
On se regarde tous, se demandant s'il ne se fout pas de notre gueule. Je vois Edward resserrer son poing sauf que la voix de ma s½ur l'arrête avant qu'il n'ait le temps de le défigurer :
 
— Je gère. Edward, tu ne le touches pas.
 
Gemma se plante devant Tomlinson et le toise d'un regard qui ferait trembler le pays entier. Elle a la classe, ma s½ur. Je l'ai toujours su, mais là, ça saute tellement aux yeux que je ressens presque de la fierté. Il n'y a plus aucun bruit autour et ils se fixent tous les deux. C'est un peu con de penser ça, mais je trouve cet instant magique. Les deux futurs héritiers de chaque clan, l'un devant l'autre, la haine au fond des pupilles comme seul point commun. 
 
— Pourquoi tu es revenu ?
— Il y a encore un Tomlinson à l'intérieur. Je suis venu le récupérer.
— Pourquoi est-ce que tu as imaginé qu'on te le rendrait ?
— Il n'a que dix-sept ans. Il n'a jamais participé au conflit. Laissez-le.
— En échange de quoi ?
— Moi.
 
Je sens mon c½ur se contracter dans ma poitrine. Alors, ouais, il se la joue un peu héros ténébreux à se sacrifier pour sa famille, mais il est tellement beau que ça rend son geste profondément dramatique. Il se rend compte qu'il n'aura plus de visage après ça ? Ou, potentiellement, plus de vie ?
 
— Quel intérêt de tabasser un Tomlinson si on peut en avoir deux ? Interroge Edward.
 
Je vois l'héritier se crisper car ses poings se resserrent et qu'il perd peu à peu le contrôle. Son masque se fissure parce qu'il est inquiet pour son cousin et, d'un côté, ça le rend plus humain.
 
— S'il te plaît, Gemma, il n'a rien à avoir là-dedans... S'il te plaît.
 
Ça lui écorche les lèvres, bien sûr, de s'abaisser à faire ça. Mais c'est rassurant de constater que la protection de sa famille passe avant son sale honneur.
 
— Il ressemble à quoi ?
— Non, Gemma, tu n'es pas sérieuse ! Explose Edward en fusillant ma s½ur du regard, On ne leur rend pas ! Ils ont apporté un flingue à notre fête. Je ne comprends même pas pourquoi on n'est pas déjà en train de lui éclater la gueule.
— Il a l'âge d'Harry, murmure Gemma, On leur rend.
 
Le regard de Tomlinson bifurque vers moi et nos yeux se fixent l'un à l'autre. En fait, non, on ne se regarde pas. On se percute, violemment. Je me perds si loin dans la profondeur de ses yeux bleus que j'en oublie de respirer. Les yeux sont le miroir de l'âme. Putain, ça n'a plus aucun sens maintenant. C'est impossible de lire dans son âme.
 
— Je t'interdis de regarder mon frère.
 
Tomlinson détourne son visage pour observer ma s½ur.
 
— Tu le regardes encore une fois et je te crève les yeux.
 
Je vois un sourire à peine perceptible sur sa face. Parce que, oui, forcément, il se doute que Gemma n'est pas au courant qu'on s'est déjà croisés, même parlés. Mon Dieu, ça me paraît à des années-lumière tant ce qu'ils ont fait ce soir me fait regretter chacun de mes mots. J'aurais dû le pousser quand j'en avais eu l'occasion.
 
— Alors ? Enchaîne-t-elle, À quoi il ressemble, ton cousin ?
— Tu crois que je suis assez con pour te le décrire sans que je vous accompagne ? Je viens avec vous le récupérer.
— Pas moyen que tu rentres de nouveau là-dedans, l'arrête Edward.
— Tu n'es pas en position de négocier, ajoute Gemma, Donc dépêche parce qu'on n'a pas que ça à foutre.
 
Il hésite. Je le vois dans son regard. J'avoue, qu'à sa place, je ne sais même pas si j'aurais confiance en nous. D'ailleurs, c'est le cas. Je ne sais pas ce que Gemma et Edward ont en tête. S'ils veulent sa description pour lui faire passer un sale moment ou pour le rendre aux Tomlinson. Je n'en ai juste aucune idée.
 
 — Dépêche, insiste Edward que son poing démange affreusement.
— Vous ne lui ferez rien ? Vous me donnez votre parole ?
 
Notre parole. J'ai envie d'en rire. Elle ne vaut rien, pas plus que la sienne.
 
— Oui, répond Gemma.
— Il est brun, taille moyenne, la peau mate.
 
J'ai l'impression de recevoir un coup-de-poing dans le ventre. Perrie. Les mots sortent de mes lèvres sans que je ne le contrôle et je vois ma s½ur qui se retourne vers moi, l'air de ne pas comprendre ce que le nom de notre cousine vient foutre là. Putain, je sens mes jambes défaillir. Elle est avec un Tomlinson. Je l'ai laissé à un Tomlinson. Non, non, NON. Pas elle. Juste pas elle.
Je me retourne et pars en courant vers la salle de réception. J'entends Liam m'appeler, mais je ne réponds pas. Je continue de courir et m'engouffre dans le bâtiment de marbre en hurlant à plein poumons :
 
— PERRIE ! PUTAIN, PERRIE !
 
Ma mère débarque affolée et m'attrape par les épaules.
 
— Qu'est-ce qu'il y a, Harry ?
— Perrie, elle est où... Perrie... Maman, ELLE EST OÙ ?
— Mais je ne sais pas, qu'est-ce qui se passe ?
 
Je n'ai pas le temps de lui répondre. Je sais que je viens de l'inquiéter, mais, tant pis, il y a plus urgent. Je me mets à courir dans la salle. Je passe entre tous les invités et j'ai envie de leur arracher leur masque. D'ailleurs, je le fais, aux jeunes filles blondes. Elles poussent toutes des cris d'indignation, mais aucun ne sort des lèvres de ma cousine. Bordel, elle est introuvable. Le mec basané non plus. Elle n'est plus là. Ce n'est pas son genre. C'est sa soirée d'anniversaire. Elle devrait être là, au milieu de la piste de danse, en train de sourire. Mais elle n'est pas là. Mon Dieu, je me jure à cet instant que si ce mec l'a touché, je le tue de mes propres mains. Même si je finis en taule comme Greg, je n'en ai rien à foutre, je le tue.
Je finis par m'avouer vaincu. Elle n'est plus là. J'ai envie de pleurer, mais ma haine est tellement forte qu'elle m'en empêche. Elle me lacère le c½ur. Je vais le tuer. Je vais tous les tuer. Tous les Tomlinson, un à un.
Je ressors de la salle et je me dirige vers le jardin à l'entrée. Tomlinson y est toujours, entouré de Gemma, Edward, Liam et leurs amis. Putain. Il va passer un sale quart d'heure. Ils me regardent tous revenir et je vois dans les yeux d'Liam qu'il est mort de trouille. Moi aussi. Mais j'essaie de ne pas le montrer. Je me jette sur Tomlinson. J'accroche son col de smoking trop soyeux et hurle :
 
— Elle est où ?! Il lui a fait quoi ?!
 
Il se dégage d'un coup brusque et je n'ai même plus la force de le retenir. Mes bras retombent le long de mon corps. Je suis pathétique.
 
— Mais de quoi tu parles ?
— Perrie ! Putain ! Ton connard de cousin est avec Perrie !
 
Je sens un crissement général. Le poing d'Edward va partir. On le ressent tous. Il y a trop de violence dans l'air pour que ça ne parte pas en baston.
 
— Je n'en sais rien, bafouille Tomlinson qui semble aussi surpris que nous.
— Te fous pas de notre gueule, crache Edward, Tu fais diversion, c'est ça ? Pendant que tes potes sont en train de l'embarquer ?
— Tu ne repartiras pas d'ici vivant si tu ne nous dis pas où elle est maintenant.
 
Là, c'est Liam qui a parlé. Ça m'étonne que ces mots sortent de sa bouche bien qu'il a l'air convaincant... Et convaincu, surtout. C'est bien ça qui fait le plus peur.
 
— Non, mais vous êtes paranos ! Il ne la touchera pas. Et puis je ne sais pas où elle est !
 
Je vois dans son regard qu'il panique. Je comprends, parce que là, il va passer un sale moment.
 
— Je te donne cinq secondes pour nous dire où elle est, reprend Gemma froidement.
— Mais, putain, pourquoi je serais venu vous parler de Zayn si on avait prévu qu'il se barre avec elle ? Vous êtes débiles, ma parole ! Je ne suis pas au courant. Je ne sais pas où il est. Je ne sais pas où elle est. Moi, je voulais juste récupérer mon cousin !
 
C'est vrai que ça se tient, son raisonnement, mais je crois qu'on est à une heure de la nuit où on n'a pas envie de trop réfléchir.
 
— Et nous, on veut juste te péter la gueule, renchérit Edward.
— Dix personnes contre un gars tout seul ? Très classe, les mecs.
 
On se retourne tous vers le son de la voix et je reconnais un autre des Tomlinson. Un grand avec des cheveux un peu bouclés, comme les miens, mais beaucoup plus courts. Du coup, c'est moche.
Derrière le type, il y a deux autres gars. Ils doivent être frères parce qu'ils se ressemblent énormément. On dirait deux jumeaux bien qu'il y en ait un qui soit beaucoup plus costaud. Et plus âgé aussi, je suppose, parce qu'il porte une barbe mal rasée alors que l'autre, celui qui avait le flingue, a encore un visage d'enfant. 
 
— Je sens qu'on va bien s'amuser.
 
Je regarde Edward et sa remarque me fait vomir. Il sourit, comme si c'était marrant. Comme s'il avait vraiment envie de revivre une bagarre générale qui a déjà coûté les jambes à notre cousin.
Je sens Gemma me prendre la main et me retourne vers elle brusquement.
 
— Qu'est-ce que tu fais ?
— Tu ne restes pas là.
— Quoi ?
— Tu ne restes pas là, Harry... Et, Liam, tu viens aussi.
 
Son ton et son regard me font frissonner. C'est bien une Styles, elle. Quand elle ordonne quelque chose, personne ne désobéit. C'est comme ça. Je la laisse glisser son bras dans le mien et elle m'emporte vers la salle de réception. Liam nous suit aussi. Je crois qu'il n'avait pas très envie de rester.
Puis, là, Gemma se retourne vers Edward et elle lâche d'une voix si neutre que j'en reste estomaqué :
 
— Vas-y. Envoie. 
 
Le premier coup retentit derrière moi et je reconnais le cri de Tomlinson. En fait, je ne sais même pas comment je le reconnais parce que je lui ai très peu parlé, mais je sens que c'est lui. Les coups continuent. Les cris aussi. Putain, je ne veux pas entendre ça. Je me mets à trembler et je sens Gemma qui me serre le bras. Je ne sais pas comment elle fait pour supporter cette vie. Comment elle fait pour donner l'ordre de tabasser quatre types sans rien ressentir de particulier. Et là, tout de suite, j'ai mal de voir ma s½ur faire ça sans regret. J'ai peur pour Perrie. J'ai peur de la vengeance des Tomlinson qui va être terrible. J'en ai marre d'avoir peur. Marre de ce merdier dans lequel je m'enfonce tous les jours un peu plus.
Gemma lâche soudainement ma main pour retrouver notre mère. Elle va la rassurer, pas comme moi, son con de fils qui est incapable de gérer un foutu problème.
Liam pose sa main sur mon épaule et il murmure doucement :
 
— Ne t'inquiète pas, on va la retrouver.
 
J'ai envie de me foutre une baffe à cet instant. Parce que, putain, j'arrive encore à penser qu'à ma gueule alors que notre cousine a disparu. Edward avait raison ce matin. Je suis qu'un pauvre égoïste. J'arrive presque à penser que je devrais me faire tabasser à la place des Tomlinson. J'en arrive à un point où je suis même fatigué de me détester.
 
— Occupe-toi de lui.
 
C'est Liam qui vient de parler, mais je ne sais pas à qui il s'adresse. En tout cas, ça n'a pas l'air d'être à moi. Je relève mes yeux vers lui et je le vois s'éloigner après avoir posé sa main sur l'épaule de Azoff. 
 
— Eh, murmure-t-il, Tu vas bien ?
— J'ai l'air d'aller bien ?
— Tu n'as jamais l'air d'aller bien, me fait remarquer Azoff. 
— Tu peux, pour une fois, juste fermer ta gueule et me prendre dans tes bras ?
 
Il sourit puis m'attrape fermement pour me serrer contre lui. Je ferme les yeux, je me laisse aller contre son corps musclé et sa chaleur. Je ferme les yeux et j'essaie de ne plus penser à rien.
 
— Je suis là, me murmure-t-il à l'oreille, Je suis là et je ne laisserai jamais ces bâtards te toucher.
 

 
 
Chapitre quatre.
.
____________________
.
.
Voilà le chapitre du bal masqué ! Il vous a plu ? 
Et donc, comme vous l'avez compris,
"Roméo" et "Juliette" ne sont pas les personnages principaux de cette fiction ;) 
En espérant que la suite vous plaise ! 




 

Tags : #RunUpfic - #Acte1

Leave a comment

We need to verify that you are not a robot generating spam.

See legal mentions

Don't forget that insults, racism, etc. are forbidden by Skyrock's 'General Terms of Use' and that you can be identified by your IP address (54.162.152.232) if someone makes a complaint.

Comments :

  • resteavecmoific

    31/10/2016

    Perrie et Zayn mdr, j'suis conne, c'était grave évidant (évident ? putain je confonds toujours le e et le a, choisi au pif) MDRRRRRRR.
    Bon j'essaie de reprendre dans l'ordre mais c'est flou car j'étais en feu. J'essaie de bien tout lire sans sauter de passages (parce que figure-toi que je veux tellement savoir la suite parfois que je fais des ellipse et après je comprends rien mais j'avance quand même alors je vais faire des efforts pour rien rater dans cette fiction xD)

    BREEEEEEEEEF, c'est le feu. La première partie on était tellement dans le vague avec Harry, c'était chelou. La reine Mab lui a rendu visite mouhahaha (une de mes tirades préférées de Roméo & Juliette, du coup je me sentais obligée d'y faire référence). Mais bref, je pensais que c'était Stan qui dansait avec Perrie et quand Niall s'est jeté au sol j'ai fait "MAIS PUTAIN IL EST FOU" et je me suis demandé qui il avait reconnu, quand j'ai compris que c'était LOUIS mais je me suis dit : lol, ils vont jamais sortir. L'autre qui sort un flingue et qui le pointe sur Anne mon COUP DE COEUR DOUCEUR DE LA FICTION nan mais qu'est-ce que c'est que ce malade ? D'façon, il a un nom de malade, y a qu'à entendre Eminem le chanter pour comprendre xD

    Du coup, j'ai un peu paniqué. Puis alors les deux mongoles qui disparaissent du bal mais PERRIE, la stupide (je voulais mettre naïve mais j'suis pas sûre) alors du coup, à cause d'eux tout le monde se fait péter la gueule et ils ne sont même pas encore remis de ce qu'il s'est passé il y a deux quand que c'est de nouveau le chaos, nan mais franchement, faut être con. (Sans ce genre de trucs y aurait pas de fiction, je sais, mais on va faire comme si c'était réel et je m'enflamme).

    Mon commentaire n'est même pas structuré (comme leur vie) donc vraiment : quelle merde.

    Ah oui et chaque fois j'oublie dans parler : Louis il a des soucis de gestion de colère mdr. C'est effrayant parce que je sens qu'on va le voir perdre le contrôle un jour et j'ai peur que ce soit moche.

    Gemma je lève mes trois doigts vers elle façon Katniss, parce qu'elle a protégé les plus jeunes (même si elle laisse les autres se battre), en fait je les lève à moitié parce que c'est aussi responsable qu'irresponsable. Je vais me dissocier à la fin de la fiction. Est-ce qu'il y avait des gens qui étaient Team Styles ou Team Tomlinson ? Moi j'avoue que je sais pas de quel côté je me rangerais. Sans doute les Styles. Même si je désapprouve Greg puissance un million (et que je suis encore choquée de ça). Je crois qu'ils ont l'air plus organisé dans leur vie, c'est plus rassurant. C'est parce qu'on a les pensées de Louis je pense, on voit que c'est un gars trop instable et que c'est sur lui que tout va bientôt reposé alors que Gemma on la voit à travers les yeux d'Harry et elle a l'air de tout gérer d'une main de fer. J'suis pas stable dans ma vie donc j'irais vers les Styles. (le débat super inutile mais que je tenais tout de même à faire).

    Du coup, j'suis Team Styles pour le moment ok ? J'espère avoir bien choisi mon camp MDRRRRRR

    (oula, j'ai raconté ma vie, pardon).
    Je vais faire à manger, à plus dans l'bus ❤

  • RunningUp

    27/07/2016

    pizzafeatluke wrote: "alors là... wow.
    honnêtement, tu as un talent gigantesque. c'est saisissant, ton histoire. les émotions, tout ça. j'ai été frappée par la détresse de Harry quand Gemma l'emmène, ou la perfection de Zerrie vue par Harry, sa fascination étrange pour un couple qui n'est même pas le sien.
    incroyable.
    z.
    "

    merci beaucoup ! j'ai pris beaucoup de plaisir à écrire ce chapitre du bal ♥

  • pizzafeatluke

    12/07/2016

    alors là... wow.
    honnêtement, tu as un talent gigantesque. c'est saisissant, ton histoire. les émotions, tout ça. j'ai été frappée par la détresse de Harry quand Gemma l'emmène, ou la perfection de Zerrie vue par Harry, sa fascination étrange pour un couple qui n'est même pas le sien.
    incroyable.
    z.

  • RunningUp

    16/10/2015

    Kalel91 wrote: "Je voulais te laisser un commentaire par chapitre mais vu que je suis sur l'application et que je n'ai pas d'ordinateur chaque fois que je le fais ça me remet à la première page et je galèré à remonter dooonc désolée. Je t'en laisserai quand j'irais sur internet normalement, à ma pause au travail, comme là par exemple. Ton histoire est superbe. Tellement. "

    c'est très gentil, il n'y a pas de soucis :)
    j'ai hâte d'avoir ton avis sur la suite ;)
    bisous xx

  • Kalel91

    15/10/2015

    Je voulais te laisser un commentaire par chapitre mais vu que je suis sur l'application et que je n'ai pas d'ordinateur chaque fois que je le fais ça me remet à la première page et je galèré à remonter dooonc désolée. Je t'en laisserai quand j'irais sur internet normalement, à ma pause au travail, comme là par exemple. Ton histoire est superbe. Tellement.

  • RunningUp

    21/03/2015

    Mend wrote: "Hiiii,
    Mon Dieu, du rebondissement, j'étais sûre que Perrie dansait avec Zayn .... Dis donc c'est mal barré pour les Tomlinson... ouch.
    J'en ai des frissons, tu écris vraiment trop bien.
    xx
    "

    merci beaucoup ♥

  • Mend

    20/03/2015

    Hiiii,
    Mon Dieu, du rebondissement, j'étais sûre que Perrie dansait avec Zayn .... Dis donc c'est mal barré pour les Tomlinson... ouch.
    J'en ai des frissons, tu écris vraiment trop bien.
    xx

  • ThugLifeIsNotLasting

    06/03/2015

    Merci ! (:
    Bonne balade si tu sors (:

  • RunningUp

    06/03/2015

    ThugLifeIsNotLasting wrote: "Je sais, c'est pas bien ... Mais en même temps, ce cours de littérature serait très intéressant, si on faisait vraiment de la littérature, et pas de la civilisation !! :(
    Je sais haha (: Ici aussi il fait beau, mais y'a un peu de vent alors il fait frais ^^
    "

    ahah courage pour ton cours en tout cas ! :)

  • ThugLifeIsNotLasting

    06/03/2015

    Je sais, c'est pas bien ... Mais en même temps, ce cours de littérature serait très intéressant, si on faisait vraiment de la littérature, et pas de la civilisation !! :(
    Je sais haha (: Ici aussi il fait beau, mais y'a un peu de vent alors il fait frais ^^

Report abuse