Chapitre deux.

 
 
Chapitre deux.

 
Harry Styles
 
— Vous avez conscience d'être lourds, au moins ?


Ma question résonne dans la pièce, mais ne reçoit aucune réponse. Normal, Liam et Edward sont trop occupés par leur propre égo pour remarquer ma présence. Les deux frères sont en face du miroir de notre salle de bains commune et se préparent pour leur soirée. Enfin, leur. Blague à part. Ils suivent Perrie et sa bande de copines qui sortent à la Fabric. C'est l'anniversaire d'une des quatre. Je ne sais plus son nom, mais ça ne m'importe pas énormément.
J'aurais pu venir avec eux, moi aussi. Après tout, c'est souvent comme ça que ça se passe. Perrie prévoit une sortie, demande l'autorisation à nos parents, ne la reçoit que si elle est accompagnée par l'un d'entre nous. Il n'y a jamais personne qui est vraiment emballé pour la suivre, elle et ses copines. Alors, généralement, on s'arrange pour y aller tous ensemble. Moi, Liam et son frère. On se marre bien tous les trois de notre côté, mais on la surveille quand même du coin de l'½il.
Ce soir, j'ai refusé de venir. Je ne sais pas. La flemme. On est samedi soir pourtant. Ce n'est pas habituel chez moi de refuser une sortie, mais je ne suis pas motivé. Pour être honnête, j'ai juste envie de m'enfermer dans ma chambre pour sniffer ma coke. C'est mon dernier sachet, ma dernière réserve. Après, j'arrête. Enfin, je vais essayer.
Je crois que le fait que Azoff  ne m'en vende plus va m'aider. Je n'ai pas envie de retenter l'expérience de la dernière fois et me foutre en l'air avec de la merde bon marché. Je ne suis pas très doué. Je ne sais pas où acheter de la bonne came. Mon seul dealer a toujours été Azoff , donc je n'ai jamais eu besoin de chercher plus loin.
Enfin bref, ce soir, je me détends une dernière fois. Je suis tout seul à la maison. Non, pas vraiment d'ailleurs, mais c'est tout comme. Maura et Niall sont enfermés dans leur chambre, comme d'habitude. Mes parents dormiront dans la leur sans rien remarquer, comme d'habitude. Et tous les autres sont de sorties, même Gemma.


— On n'est pas lourds, me répond finalement Liam, On est vigilants.
— Tu parles, je soupire. 


Je ne dis rien parce qu'il y a son frère dans la salle de bains, mais je ne suis pas dupe. Je sais très bien que s'il va à cette soirée, c'est pour voir Jade... Qui n'en a plus grand chose à foutre de lui depuis qu'elle est casée, au passage. 


— Comment je suis ? Il m'interroge.
— Désespéré. 


Il me regarde d'un air blasé et je continue en feintant la surprise : 


— Oh pardon, tu parlais de ta tenue ? Ouais, ça va.
— Va te faire, Harry.
— La ferme vous deux, souffle Edward. 


Je souris, amusé. Nos conversations ressemblent toujours à ça, à une vague succession d'injures. Dans le fond, ce n'est pas méchant. On a juste toujours été comme ça. On préfère un « Va te faire foutre » à un « J'ai besoin de toi ».


— Ouais, allez bonne soirée, je lance avant de sortir de la salle de bains. 


Je plante mes mains dans les poches de mon jogging trop grand pour moi et traverse le couloir. Je passe devant la chambre de Niall et entends le rire de Perrie qui résonne à l'intérieur. Je m'arrête. Je ne peux pas m'en empêcher.
La porte est légèrement entrouverte et je les observe discrètement. Niall est assis dans son fauteuil et sa s½ur est allongée sur son lit. Et elle parle, elle parle, elle parle si vite que je ne comprends pas tout ce qu'elle raconte. Cette fille ne s'arrête jamais de parler. Elle a un débit impressionnant. Ça pourrait être gonflant, mais ça ne l'est pas. Principalement parce que tout le monde déteste parler dans ma famille donc elle comble les blancs, à longueur de journée. Elle nous donne l'impression d'être normaux. Elle lui donne l'impression d'être normal. Niall la regarde avec les yeux brillants. Je sais qu'il aime sa s½ur plus que tout. C'est la seule qui n'a pas changé de comportement avec lui depuis l'accident. Elle lui parle comme avant, elle blague comme avant, elle le taquine comme avant.
Nous, on en est incapables. On a trop peur de sortir le mot de trop, de faire un regard de travers, une insinuation qui ne passe pas. Perrie n'a pas la trouille comme nous. Alors, oui, elle fait des gaffes, mais je crois que Niall aime bien quand ça arrive. Parce qu'il a l'impression qu'au moins une personne dans cette famille ne prétend pas qu'il ne s'est rien passé.
Elle lui raconte sa journée, comme ça, allongée sur son lit et en jouant avec ses jambes. Elle fait ça devant lui, je veux dire, bouger ses jambes. Et elle parle de tout ce qu'il ne peut plus faire. Ça ne me viendrait jamais à l'esprit mais, quand elle le fait, c'est tellement naturel que ça pose à peine un problème. C'est vrai, qu'au fond, elle a raison. Niall est handicapé. Il ne marchera plus jamais de sa vie. Qu'est-ce qu'on peut y faire, maintenant ? Elle l'a accepté et est passée au dessus de ça. Pas nous.
Un grincement de lit me sort soudainement de mes pensées et je vois Perrie se relever. Derechef, je m'éloigne de la porte et fais mine de marcher dans le couloir pour rejoindre ma chambre. Trop tard. Je l'entends murmurer dans mon dos : 


— Pas très poli d'écouter aux portes.
— Je n'écoutais pas. 


En plus, ce n'est même pas un mensonge. Je n'ai absolument rien capté de ce qu'elle racontait.


— Tu voulais connaître les secrets que je partage avec Niall ? Continue-t-elle en me rejoignant.
— Je connais déjà ton secret et je doute que tu aies partagé celui-là avec ton frère, je la coupe, sèchement.


Son doux sourire disparaît derrière ce que je pense être de la culpabilité. Je m'en veux un peu, de lui sortir ça comme ça, surtout après ce que j'ai fait avec Tomlinson, il y a tout juste une semaine. Mais non, ce n'est pas pareil. Moi, c'était juste de la provocation, un peu d'attirance sexuelle certes, mais de la provocation. Elle, c'est de l'amour et c'est éc½urant, interdit, moche, cruel et immoral. Elle n'a pas le droit. Elle devrait avoir honte.


— Pourquoi tu ne viens pas ce soir ? Change-t-elle soudainement de conversation.
— Flemme.
— Tu vas faire quoi ?
— Rien de spécial.


Elle sourit, tout doucement. Et je sens qu'il y a une connerie qui se prépare, mais j'ignore ce qu'elle a derrière la tête.


— Bonne soirée alors, reprend-elle avant de s'éloigner pour rejoindre les gars qui viennent tout juste de sortir de la salle de bains. 


 
.
.
Je leur fais à tous un signe de la main et pars m'enfermer dans ma chambre. Je m'allonge sur mon lit directement, profitant de la sensation de solitude. J'attends d'entendre la porte d'entrée claquer et le rire de Perrie qui continue de résonner partout alors même qu'elle a quitté la maison. Puis la voiture d'Edward démarre et je me sens mieux.
Je reste ainsi, une dizaine de minutes, histoire d'être sûr que je suis bien seul. Je n'ai jamais sniffé chez moi. Ça fait vraiment drogué, je le sais. Mais je ne vois pas l'intérêt de sortir en soirée pour, au final, faire la même chose que ce que je ferais ici.
Je me lève de mon lit et me dirige vers mon placard. J'enlève toutes les baskets et chaussures qui traînent dans le fond et en ressors une boite noire. Ce n'est pas très discret comme cachette, mais mes parents ne sont pas du genre à fouiller nos chambres. J'ouvre l'opercule et je crois, très sincèrement, que mon c½ur s'arrête de battre à cet instant.
Y a pas de sachet. Y a plus de sachet. Juste un mot. Un putain de mot. Mon c½ur s'emballe si fort que j'arrive à peine à ramasser le papier. Mes yeux s'efforcent de lire. «Je suis peut-être la honte de cette famille et je finirai probablement en enfer. Mais toi, je ne te laisserai pas y aller. Arrête cette merde. Perrie.»
Oh la conne ! Elle m'a piqué mon paquet. Mon dernier paquet. C'était pour ça, son sourire... Je... Oh, putain. Je titube et retombe lourdement sur la moquette de ma chambre, juste sur le cul, comme un gamin ramassant sa première gamelle. J'ai l'impression qu'on vient de me couper les jambes.
C'est con, je sais, j'avais prévu d'arrêter. Mais le fait que ça ne vienne pas de moi. Le fait qu'on me prive de mon dernier plaisir, celui que j'ai attendu toute la semaine, ça me rend malade. Littéralement. La nausée me prend et j'ai l'impression d'avoir la tête qui tourne. Mes mains se mettent à trembler brusquement et j'ai la gorge sèche. C'est les syndromes du manque. C'est psychologique plus qu'autre chose, je le sais bien, je ne crois pas être camé à ce point là. Je n'ai même jamais fait de crise de manque.
Mon pouls s'accélère et j'ai du mal à reprendre ma respiration. Non, ça, je connais bien. C'est une crise d'angoisse qui s'installe, qui s'incruste dans chaque fibre de mon corps, qui me broie l'estomac, qui me pourrit la vie. L'angoisse. Ce sentiment d'incertitude qui t'écrase. Parce que tu ne sais plus. Tu ne sais plus où tu vas. Tu ne sais plus ce que tu veux. Ce que tu avais prévu s'écroule et il y a le vide, devant toi. Alors tu angoisses, de tomber dedans, de rester dedans.
Je plonge ma main à l'intérieur de la boite. Je ne sais pas trop pourquoi. Pour m'assurer que ce n'est pas une blague peut-être, qu'elle a oublié d'enlever vraiment le sachet, qu'elle a fait tomber deux grains à l'intérieur. Connerie. Elle est complètement vide cette boite et moi aussi.
Je la balance dans ma chambre et me retiens de ne pas hurler. Je ne veux pas attirer l'attention. Mais il faut que j'extériorise. Je prends tout ce qui me passe par la main et le balance dans ma chambre. Je retourne toute la pièce. À la recherche de quelque chose. À la recherche d'un dernier espoir qui ne me fera pas sombrer complètement. Je fais toutes mes poches de pantalon, mais je suis quelqu'un de vigilant. Je ne laisse jamais rien traîner. Je sais que toute la drogue que j'avais se trouvait dans cette boite.
Mon Dieu. J'ai envie de mourir. Mon c½ur s'emballe de plus en plus. Il me faut ma dose. Il me la faut, maintenant. Elle n'a pas le droit de m'en priver. J'hésite sincèrement à lui courir après, mais je ne veux pas que mes cousins me voient comme ça. Ils me prendraient pour un fou. Même si je suis conscient que c'est ce que je suis.
Fou. Fou. Fou.
Je veux ma came. Je ne peux pas rester comme ça. Je sors en trombe de ma chambre et me rue dans celle de ma cousine. Je me dirige vers son lit et attrape sa couverture que je balance à l'autre bout de la pièce. Je dégage tout ce que je trouve sur mon passage, même si je sais que je ne trouverai pas mon sachet. Elle est loin d'être conne, cette fille. Elle l'a probablement jeté dans les toilettes ou une connerie comme ça. Mon Dieu, je la déteste, je la hais.
Je trébuche sur un coussin que j'ai balancé et étouffe un juron entre mes lèvres. J'ai envie de tout casser, tout péter, tout fracasser, tout...
Les larmes dévalent mes joues. Je vais crever si je ne reçois pas ma dose. Mon c½ur s'emballe. Il n'a jamais battu aussi vite. Il ne m'a jamais fait aussi mal.
Je me relève en titubant. J'ai la tête qui va exploser. Il me faut ma dose. Il faut que j'aille la chercher tout de suite. À n'importe quel mec, dans Londres, je m'en fous. Ce n'est même plus un besoin, mais une question de survie. J'ai l'impression que ce n'est plus mon corps. Il souffre trop, il me démange, il me fait mal, je dois le soulager. Tant pis pour moi. Tant pis pour mon cerveau que je déglingue. Tant pis pour mon âme damnée. Mon corps en a besoin, là, tout de suite.
Je retourne dans ma chambre et m'écroule au sol. Complètement. Comme une merde. Je ne trouverai jamais la force de sortir d'ici.
J'attrape mon portable dans le fond de ma poche et sélectionne le numéro de Azoff . Il ne répond pas. Normal.
Putain. Putain. PUTAIN. Mes doigts tremblent et je l'appelle lui, comme si ce n'était pas ce que je voulais faire depuis le début.
 
— Boucle d'or ?
 
Seule ma respiration saccadée répond à sa question et je l'entends soupirer :
 
— Oh putain. T'es où encore ?
— Mou-moi.
— Toi ?
— Chez-mm-oi.
— Qu'est-ce que je suis censé faire, au juste ?
— Je... Vais... Crever.
— Oui, c'est habituel chez toi, ça t'arrive tous les week-ends, Styles.
 
Quel con, mon Dieu. Je ne réponds pas donc il continue, d'un air las :
 
— C'est moi qui vais crever si je viens chez toi.
— ...
— Styles ? Tu m'écoutes ?
— ...
— Oh, ducon ! T'es pas sérieux ? Tu veux pas que je me ramène chez toi quand même ?
— ...
— Styles, tu vas vraiment mal ?
— ...
— Oh putain ! Tu fais chier !
— ...
— Ok, j'arrive.
 
Il raccroche et j'ai envie de mourir. Encore plus que tout à l'heure. Je suis tellement pathétique, putain. Est-ce qu'il va vraiment venir ici ? J'avoue que c'est suicidaire. Je n'y ai même pas pensé. Je ne pense qu'à moi, de toute façon, c'est bien connu. Putain, je m'insupporte vraiment des fois.
Des fois ?! N'importe quoi. Je m'insupporte à chaque microseconde de ma vie. Je m'insupporte le matin, le midi, le soir et encore plus la nuit. Ce moment où il n'y a que moi et mes pensées. Et ça tourne là dedans. Niall. Azoff . Perrie. Gemma. Tomlinson. Ça ne s'arrête jamais de tourner. Les cours. La drogue. Le conflit. La solitude. Ça tourne. C'est un cercle infernal. Ça fait mal. Pas comme une pointe qu'on t'enfonce dans le c½ur. Non, moi c'est plus constant, régulier. Comme si on pressait mon c½ur tout doucement, mais sans jamais s'arrêter. Comme pour me rappeler toutes les erreurs que j'ai fait dans le passé, dans le présent et celles que je m'apprête à faire.
Je ne sais pas où j'arrive à trouver le courage, mais je parviens finalement à écrire un dernier message sur mon téléphone.
 
 
 
 
 
 
 
 SMS de Boucle d'or à Grand méchant loup
23h05. Vien pa. Tro riské.
 
 SMS de Grand méchant loup à Boucle d'or
23h06. J'arrive dans 10 minutes. Ouvre-moi la porte de derrière.
 
 
 
 
Chapitre deux.
 
 
Louis Tomlinson
 
                Je m'arrête devant la grande baraque en plein c½ur de Mayfair. J'ai le c½ur qui bat à fond et tout bonnement l'impression de me jeter dans la gueule du loup. C'est ce que je m'apprête à faire, d'ailleurs. Entrer dans la maison principale des Styles. C'est tellement inimaginable que je me demande si ce moment est bien réel.
Quand je repense à ma réaction d'il y a quelques mois quand Stan a proposé l'idée de s'incruster à leur bal, comme si c'était l'idée la plus stupide et dangereuse au monde, je me demande comment j'en suis arrivé là. À hésiter sérieusement à entrer chez eux. Je suis sûr que toute sa famille est à l'intérieur, en plus.
Je regarde une dernière fois derrière moi. J'ai garé ma voiture à quelques pâtés de maison, de peur que quelqu'un ne la reconnaisse. Je plante mes mains dans les poches de ma veste en jean et continue de peser le pour et le contre.
C'est con, en plus. Peut-être que l'autre abruti est en train de crever à l'intérieur et moi, je compte les étoiles. Quoique, non. En réalité, je ne suis pas tellement inquiet pour lui. Je commence à le comprendre. Le fils Styles, il est juste flippé à l'idée de mourir. Je l'ai lu dans ses yeux, la nuit où Isaac lui a brûlé le bras avec sa cigarette. C'est pour ça qu'il fait toutes ces crises de panique, c'est pour ça qu'il avait aussi peur le soir où il s'est mis à saigner du nez. Il sait qu'il n'en est pas si loin, de clamser, je veux dire. Avec toutes les merdes qu'il prend, il en a au moins conscience. Alors, il flippe, il se provoque lui-même pour se prouver qu'il s'en fout, mais je sais que ce n'est pas le cas.
C'est pour ça que je ne suis pas inquiet. S'il était vraiment sur le point de crever, il aurait appelé ses parents. Enfin, quelqu'un dans sa maison. Quelqu'un capable d'agir réellement. 
Moi, je n'entrerai pas dans ses conneries. Je ne lui donnerai pas raison. Il faut qu'il se prenne en main. Il faut qu'il s'assume tout seul. Alors oui, je suis venu, mais ce n'est certainement pas pour jouer au héros. C'est pour lui foutre deux bonnes baffes et qu'il arrête ces coups de pressions ridicules.
Décidé, je me dirige enfin vers la maison. Je prends soin de rester à l'ombre des réverbères et contourne la grande baraque de brique rouge. J'arrive dans le jardin. Tout est silencieux et il y a très peu de lumière à l'intérieur donc je suppose que ses parents dorment.
Putain, j'espère qu'ils n'ont pas de chien. Je n'y avais même pas pensé. Je me retourne brusquement pour m'assurer qu'il n'y a pas de niche ou, potentiellement, quelque chose susceptible de me bouffer. Non, tout est vide. Tout est silencieux. Tout est mort, en quelque sorte.
Je me dirige lentement vers une baie vitrée. Elle est légèrement entrouverte. Je suppose que c'est Styles qui l'a ouverte pour moi. Je la fais glisser doucement et m'engouffre à l'intérieur de la maison.
Je fais quelques pas. Je suis presque en apnée. J'entends mon c½ur battre si fort dans ma poitrine que j'ai peur que ce simple bruit ne réveille tout le quartier. Je rejoins directement l'escalier que j'aperçois dans le salon. J'avoue que je suis dévoré de curiosité et que j'aimerais fouiller chaque recoin de cette maison, observer chaque photographie suspendue au mur et imaginer tout ce qu'il s'y passe, mais je préfère rester en vie.
Je grimpe les escaliers. Les marches font du bruit et j'ai l'impression de me planter un poignard dans le ventre à chaque grincement tellement je suis stressé.
Mais je parviens finalement à l'étage. C'est un long couloir avec plein de chambres. Je ne dois pas me louper. J'avance doucement. J'ai envie d'appeler son nom, mais j'ai trop peur que quelqu'un d'autre m'entende. Je continue d'avancer. Une des portes est légèrement ouverte. Je suppose que s'il n'est pas trop con, il s'agit de la sienne.
Je me plante devant et regarde à l'intérieur. Je ne le vois pas, mais je le sens. Je ne sais pas. C'est indescriptible. Je sens que c'est sa chambre. Peut-être l'odeur qui en ressort, la façon dont elle est faiblement éclairée par une lumière bleutée, les posters sur le mur et le bordel qu'il y a partout.
Je rentre dans la pièce et referme la porte derrière moi. Mes yeux finissent pas s'habituer à l'obscurité et je le vois enfin. Recroquevillé par terre, enroulé de sa couverture. Il n'y a que sa tête bouclée qui ressort de cette boule de nerfs.

— Styles ?
Il relève son regard vers moi en un sursaut.

— Je t'avais dit de ne pas venir.
— Tu m'attendais, je lui fais remarquer.

Il ne répond rien et replonge son visage dans ses genoux qui s'entrechoquent sous la couverture. Je le rejoins et m'agenouille devant lui pour me mettre à sa hauteur.

— Qu'est-ce que t'as ?
— Manque. Crise. Je sais pas.

Bien sûr. Quoi d'autre ?

— Regarde-moi.

Styles plante ses yeux dans les miens, je vois que les siens sont gonflés par les larmes et rouges de sang. Il continue de me regarder sans parler et il grimace de temps à autre.

— Qu'est-ce que tu fais ?
— Rien.
— Qu'est-ce que tu te fais ?

Avant d'attendre sa réponse, je retire brusquement la couverture qui le recouvre. Ses ongles sont plantés dans son avant-bras. Il vient de gratter ses brûlures jusqu'à la chair. Elles saignent et c'est complètement dégueulasse.
J'attrape son poignet pour l'empêcher de se torturer davantage et gronde sèchement :

— Arrête-ça.
— Ça m'aide à penser à autre chose.
— Sauf que tu ferais mieux d'y penser justement, je crache, A quel point t'es con. À quel point t'es qu'un gamin immature qui veut juste attirer l'attention sur lui. À quel point t'es égoïste.
— Égoïste ? Répète-t-il, Tu me traites d'égoïste alors que ton père est en train de mourir et que tu ne penses qu'à ta gueule et à la société qui va te retomber dessus. T'en as rien à foutre que ton père disparaisse ! Tu ne penses qu'à toi et ton petit malheur.

Putain, qu'il m'énerve. Il me parle comme s'il me connaissait. Il ne me connaît pas. Il ne connaît pas ma famille. Surtout qu'avec la sienne, il n'a pas vraiment la légitimité de l'ouvrir.

— Ma relation avec mon père ne te regarde pas. Si je ne ressens aucune tristesse, c'est peut-être qu'il ne la mérite pas.
— Pourquoi ? Explose-t-il, Qu'est-ce qu'il t'a fait de mal, à part faire de toi le plus riche héritier de la ville ?
— Il n'y a pas que ça.
— Alors quoi ? Il te frappe ? Il t'a violé quand tu étais petit ? Il est alcoolique ?

Je souris d'un air ironique et Styles reprend de plus en plus furieux :

— Pourquoi tu souris comme ça ? Tu trouves ça drôle ?
— Ouais... Ouais, je trouve ça drôle. J'avais failli oublier, qu'avec toi, il faut des drames à répétitions. Alors non, Styles, il ne m'a jamais fait de mal à proprement parlé. Il n'en a juste rien à foutre de moi. L'indifférence, ça fait mal aussi, tu sais. Et les mots peuvent être plus violents que les coups, quelques fois. Mais toi, tu ne comprends pas. T'as besoin de sang pour justifier ton malheur, t'as besoin de coups, de drames, de larmes. Tu te drogues pour accentuer ton côté dépressif et moi, c'est tout ton cinéma qui me gonfle. Tout ce que tu construis autour de toi pour qu'on te plaigne alors que, crois-moi, on n'a pas besoin de toutes ces conneries surjouées pour ça.

Il se tait et je crois qu'il se retient encore de pleurer. Il tremble de tout son corps et, au fond de moi, je sais que ce n'est pas de la comédie. Je vois bien qu'il souffre. Je sais ce que ça fait les crises de panique, l'angoisse qui te coupe le souffle, le manque partout dans le corps, moi aussi, je passe par là, des fois. C'est juste que moi, je ne le montre pas. Je ne supporte pas qu'on me voit aussi faible, pas même devant Isaac. Mais lui, il me montre sa faiblesse à moi. Il me fait confiance, à moi. Je l'enfonce. Je ne sais plus quoi faire, là, maintenant. Peut-être que j'exagère.

— Alors casse-toi, murmure-t-il.

Non, ça c'est une des dernières choses que j'ai envie de faire.

— Elle est où, ta salle de bains ?

Il ne répond pas.

— Styles. Ta salle de bains.
— La porte à gauche, au fond du couloir.

Je me relève en l'attrapant par le bras et il me suit en faisant semblant de protester. On traverse le couloir rapidement, sans bruit, puis je nous enferme à l'intérieur de la pièce. Je sais pourquoi il m'a appelé. Il veut qu'on s'occupe de lui. Je crois que, si je suis venu, c'est parce que j'ai envie de le faire.

— Déshabille-toi.
— Je ne veux pas être à poil devant toi.
— Tu ne m'as pas demandé mon avis dans les toilettes du Heaven, l'autre soir.

Styles se tait et baisse la tête avant de murmurer du bout des lèvres :

— Tu as couché avec lui ?
— Quoi ?
—Le type, le vieux, il précise, Tu as couché avec lui, après que je sois parti ?
— Non.

Ça me fait rire parce qu'il a vraiment l'air soulagé de l'apprendre.

— Alors tu as fais quoi, après ? 
— J'ai dû finir le boulot tout seul.

Là, il pouffe carrément de rire et j'ai bien envie de le tuer pour ça. Quel con.

— Allez, dépêche.
— Je garde mon caleçon.
— Si tu veux. Tu fais trop pitié pour que je te saute dessus, de toute façon.

Styles enlève son jogging et son débardeur noir d'un air vexé. Je ne sais pas trop pourquoi j'ai dit ça parce qu'il est tellement sexy que je pourrais carrément lui sauter dessus, mais ce n'est pas le sujet.
Il entre dans sa douche puis finit par se retourner vers moi, avec un air curieux sur le visage :

— Tu as prévu de me regarder ?
— Euh... Non, je réponds un peu pris au dépourvu, Je t'attends dans ta chambre. Et nettoie bien l'endroit où tu t'es gratté.

Il me répond un «oui» que je crois à peine et je me fais une note mentale de vérifier qu'il s'est bien soigné. Je retourne dans sa chambre et récupère sa couverture sur le sol. Je la repose sur son lit et en profite pour m'affaler dessus.
Je laisse mon esprit vagabonder. Je réalise peu à peu que je suis allongé dans le lit de Harry Styles et que j'ignore comment ma vie a pu basculer ainsi, en l'espace de quelques mois, juste à cause de lui.
Je rumine mes pensées, je rumine, je rumine. Je suis près de m'endormir lorsque j'entends la porte s'ouvrir.
 
 
Merde. Il est là, debout, devant sa porte. Il a remis son jogging trop grand qui lui tombe délicieusement sur les hanches. Son débardeur large au niveau des aisselles laisse apparaître ses côtes. Ses cheveux sont encore mouillés, dégoulinant le long de ses tempes et glissant jusqu'à sa mâchoire. Une odeur de savon à la vanille envahit la pièce trop petite pour nous deux. Il a pris une douche brûlante. Ça se sent rien qu'avec la chaleur qui est entrée dans la chambre. Ou alors c'est juste moi qui déconne. Je ne sais pas. En tout cas, ça devrait être interdit d'être aussi désirable.
Je déglutis sans réussir à le lâcher du regard et Styles s'approche. Je remarque enfin ce qu'il tient dans les mains. Du désinfectant, des cotons et des pansements.
Sans rien dire, il s'assoit en face de moi sur le lit et pose ses affaires sur la couverture avant de me tendre son bras. J'attrape les différents produits et commence à nettoyer ses brûlures.
Ça me rappelle la première fois où je l'ai soigné. Je refais les mêmes gestes. Sauf que cette fois, il est pleinement conscient et il me regarde faire. J'aimerais bien comprendre ce qui lui passe par la tête, là, tout de suite. Parce que personne ne m'a encore jamais regardé avec ces yeux-là. J'essaie de me concentrer sur ce que je fais. Je nettoie bien le sang séché puis recouvre les blessures avec des pansements.

— Voila, je déclare lorsque j'ai terminé.
— Merci.
— Tu vas mieux ?
— Oui, un peu.
— Ok. 

Je me relève du lit et je le vois bailler. Il doit être épuisé. Quand je faisais des crises de panique, il m'arrivait de dormir toute la journée du lendemain. Ça te pompe toute ton énergie, ces conneries. 

— Dors.
— Tu veux rester un peu ?
— Faire quoi ? Je l'interroge.
— On peut regarder un film.
— Je ne sais pas si tu te rends bien compte de l'endroit où je suis.
— Mes cousins ne sont pas là. Ils vont rentrer tard.
— Tu ferais mieux de dormir, Styles. 

Je vois sa poitrine se soulever un peu plus que la normale et comprends qu'il a peur de rester tout seul. Peur de faire une autre crise. Peur de s'endormir dans cet état-là et de ne pas se réveiller. Oui, oui, je sais tout ça, je l'ai déjà vécu un million de fois. 

— Mais je peux rester un peu.
— Merci. 

Je m'assois sur le bout du lit et il ferme les yeux. Il s'étire de tout son long en balançant ses bras vers l'arrière et son débardeur remonte sur son torse, laissant apparaître son nombril et un fin duvet de poils descendant jusqu'à l'endroit que je ne préfère pas imaginer. Le V de ses hanches est parfaitement dessiné et je me sens presque défaillir à cette vision. J'avoue que c'est un peu mon point faible chez un homme.
Je m'arrête de suite. Mais qu'est-ce qui me prend de le regarder comme ça ? On dirait que je vais le bouffer. Mon regard s'attarde de nouveau sur son nombril, sur sa peau laiteuse et ses muscles étirés. Je crois qu'il s'est endormi. Son souffle remonte sa poitrine à intervalle régulier et laisse apparaître à chaque inspiration toujours un peu plus de peau.
D'accord, je suis en train de devenir complètement fou. Il faut vraiment que je parte d'ici. Je me relève du lit sans faire de bruit pour ne pas le réveiller et me dirige vers la porte.
Je m'arrête. La main sur la poignée. Je peux peut-être regarder une dernière fois, non ? Ça ne fera de mal à personne ?
Je me retourne lentement et l'observe encore, encore et encore. En fait, je n'arrive pas à décrocher mon regard. J'ai l'impression que toute cette peau m'appelle. Que je ne peux pas rester là sans rien faire. J'avance doucement vers le lit. Sans réfléchir davantage, je me penche sur lui et dépose mes lèvres sur son nombril. Ça me fait un bien fou. D'embrasser cette peau. Est-ce que ça peut être considéré comme un attouchement ? C'est moitié de sa faute aussi. Avoir un torse pareil, une peau pareille, une odeur pareille. Je n'arrive plus à m'arrêter. Je dépose mes lèvres juste au dessus de son nombril et je l'embrasse à cet endroit là. Ok. Stop. Maintenant, j'arrête mes conneries, je dois vraiment partir.

— Continue. 

Wow. Oh. Merde. Il vient de me parler ? Il ne dormait pas ?

— Continue, répète-t-il, à moitié endormi, J'aime bien.

Ok, on ralentit. Il va vraiment me faire péter un plomb, ce mec. 

— S'il te plaît, ajoute-t-il, les yeux clos. 

Je rends l'âme. Je n'en peux plus. Je repose mes lèvres sur son nombril et l'embrasse un peu plus fort que la dernière fois. Mon Dieu, ce que j'aime ça. Mes mains viennent chercher son débardeur et je le relève un peu plus haut. Je glisse mes lèvres le long de ses côtes, sur sa poitrine, ses tétons. J'embrasse chaque recoin de peau comme si j'en avais besoin. Je crois qu'il bande, mais je n'ai pas envie de vérifier. Ce n'est pas sexuel là. C'est juste... Je ne sais pas, différent de d'habitude. C'est juste... Agréable. Je souffle doucement contre sa peau et il frissonne. Alors, je l'embrasse encore. Je joue comme ça, pendant peut-être dix minutes. Parce que je ne m'en lasse pas. Je ne m'en lasserai jamais. J'avoue que j'ai envie d'aller plus loin. J'avoue que mon regard s'est perdu plusieurs fois sur la bosse qui déforme son jogging et j'avoue, plus que tout, que je meurs d'envie de le toucher, de le caresser, mais je ne veux pas avoir l'air de profiter de la situation. Je sais qu'il n'est pas vraiment en état de réfléchir correctement. Mais, après ce qu'il m'a fait au Heaven, je crois que j'ai quand même le droit à ma petite vengeance.
De temps en temps, je glisse ma main sur son torse pour caresser sa peau. Mais ce que je préfère, c'est l'embrasser, parce qu'il réagit à chacun de mes baisers et que ça me rend fou. Il couine doucement, se tortille un peu quand je le chatouille. Je sens que sa peau devient de plus en plus brûlante et qu'il commence à être vraiment excité lui aussi. Je prends conscience que je dois me calmer. Qu'on ne peut pas aller plus loin. Qu'on a déjà été trop loin. Je me relève doucement et je redescends son débardeur sur son ventre. 

— Je devrais te laisser. 

Il ne répond pas alors j'en conclus qu'il s'est peut-être endormi entre-temps. Je le regarde. C'est la première fois que je vois son visage aussi paisible. Une part de moi se dit que j'y suis peut-être pour quelque chose.
Je tourne des talons et rejoins la porte de sa chambre jusqu'à ce que sa voix me murmure doucement : 

— Reste. 

Je me retiens de sourire. Je me retiens de penser que ce n'était pas ce que je voulais entendre depuis le début. 

— C'est trop risqué, Styles. 

Je me retourne vers son lit où j'aperçois qu'il a ouvert les yeux. Il continue : 

— Si tes parents ou tes cousins me voient ici, je suis mort.
— Je te protégerai.
— Tu es incapable de te protéger toi-même.
— Mais certaines personnes en valent plus la peine que d'autres. 

Le martyre.

C'est l'image qui me saute aux yeux, tout d'un coup. Ce mec est un véritable martyre. Il continuera de se faire souffrir juste pour la beauté du geste. Mais moi, je trouve ça moche. Tout ce qu'il pense de lui. Tout ce qu'il fait de lui. Il n'a rien d'héroïque, ce gars. Il est juste désespéré. Désespéré de trouver une place dans ce monde. Désespéré de justifier son existence. Alors, il s'en invente une. Une facile à remplir. Une facile à respecter. Il prend tous les malheurs du monde et les porte sur son dos pour s'en sentir coupable. Comme une sorte de rédemption.

— Tu n'as pas le droit de me demander de rester, je murmure.
— Je sais.
— Alors pourquoi tu le fais ?
— Parce que j'ai envie que tu restes.

C'est sincère. Pourtant, ça ne lui arrive pas souvent, j'ai l'impression. De dire les choses telles qu'elles lui viennent.

 — Et toi ? Tu veux rester ? M'interroge-t-il.

Je sens qu'on est en train de franchir l'étape de trop. Celle de l'acceptation. Parce qu'il n'y a plus rien qui justifie le fait qu'on reste ensemble, excepté qu'on en crève d'envie tous les deux.

— Oui, je souffle, Oui, j'ai envie de rester.

Il sourit et s'écarte légèrement du lit, comme pour m'inviter à le rejoindre. Je sens mes jambes défaillir. Je ne sais même pas comment j'arrive à trouver la force d'enlever ma veste en jean, mes baskets et de me blottir avec lui dans son lit.
Styles relève la couverture sur nous deux. Il nous recouvre jusqu'au milieu du visage. Comme si la seule façon de supporter la situation était de se cacher, de créer un endroit où il n'y a que nous deux, comme sur la plage. On n'est pas dans le monde des Tomlinson, on n'est pas dans le monde des Styles. On est dans notre monde à nous.

— Merci d'être venu, murmure-t-il.
— Tu as conscience qu'on est tous les deux morts demain ? Je m'assure avant qu'il ne ferme les paupières.
— Au moins, je me serais senti vivant avant que ça n'arrive. Je n'ai pas à me plaindre.

Il s'endort, en me laissant avec sa déclaration à la con et mon estomac en état de troisième guerre mondiale. Putain, je le déteste, lui et ses phrases qui ne veulent rien dire, enfin ses phrases qui disent ce qu'elles ne devraient pas dire.
Et puis, merde. J'en ai marre de trop penser.
Je glisse une main dans ses boucles brunes qui lui tombent sur le front et dépose un baiser sur son front avant de glisser mon bras vers le sien.

— Bonne nuit, Boucle d'or.

Je ferme les yeux et il me semble mettre moins de cinq secondes avant de m'endormir complètement, ma main dans la sienne. Paisible.

 
Du moins, jusqu'à ce qu'une voix résonne jusque dans mes entrailles :

— PUTAIN MAIS C'EST QUOI CE BORDEL ?! 
____________________

La suite de l'Acte 2 ! 
J'espère que ce nouveau chapitre vous a plus,
je vous laisse sur une fin suspens en plus, 
ce n'est pas sympa ;) 
Hâte d'avoir vos avis ! 
 
 


Tags : #RunUpfic - #Acte2

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Comments :

  • RunningUp

    26/07/2016

    pizzafeatluke wrote: "c'est marrant mais au moment ou j'ai lu la dernière phrase j'ai eu exactement l'impression de l'entendre dans ma tête :')
    bref, encore une fois très bien écrit, au point que j'ai du mal a me dire que quelqu'un a vraiment écrit ca un jour, un humain, sur terre, c'est tellement naturel, fluide, précis, on se sent a la fois acteur et spectateur, c'est génial !
    z.
    "

    merci beaucoup ça fait trop plaisir !!! :D

  • pizzafeatluke

    13/07/2016

    c'est marrant mais au moment ou j'ai lu la dernière phrase j'ai eu exactement l'impression de l'entendre dans ma tête :')
    bref, encore une fois très bien écrit, au point que j'ai du mal a me dire que quelqu'un a vraiment écrit ca un jour, un humain, sur terre, c'est tellement naturel, fluide, précis, on se sent a la fois acteur et spectateur, c'est génial !
    z.

  • RunningUp

    16/10/2015

    Visiteur wrote: "ta fiction est tout simplement parfaite merci merci merci
    "

    merci à toi pour ton commentaire ! c'est adorable !!

  • Visiteur

    19/09/2015

    ta fiction est tout simplement parfaite merci merci merci

  • @Ihave5crush twitter

    26/07/2015

    J'adorerai te faire un long texte te faisant comprendre que je suis totalement accro à cette fic, mais je dois vraiment aller lire la suite, histoire de voir si c'est Louis ou Harry qui va mourir (ou les deux)

  • RunningUp

    06/06/2015

    OS-5SOS wrote: "OH MON DIEU SEIGNEUR !!!"

    hihi ♥

  • OS-5SOS

    06/06/2015

    OH MON DIEU SEIGNEUR !!!

  • RunningUp

    27/03/2015

    Mend wrote: "Hiii,
    OMGGGGGGGG ce chapitre!!! Louis est resté avec HARRY. MAMMA MIA LE REVEIL QUE CA VA ETRE!
    J'adore vraiment tes tournures de phrases et toi, wow!
    xx
    "

    hihi merci ♥

  • Mend

    27/03/2015

    Hiii,
    OMGGGGGGGG ce chapitre!!! Louis est resté avec HARRY. MAMMA MIA LE REVEIL QUE CA VA ETRE!
    J'adore vraiment tes tournures de phrases et toi, wow!
    xx

  • ThugLifeIsNotLasting

    05/03/2015

    Heuuuuu ... Je crois qu'ils sont dans la merde ? En tous cas j'aime ce chapitre, je l'aime vraiment, ça me fait trop plaisir que Louis soit venu "se jeter dans la gueule du loup" haha et qu'il ait soigné Harry une nouvelle fois (:
    Ah oui, et puis je suis tellement contente de ce qu'a fait Perrie !! :D D'ailleurs j'espère que c'est elle, à la fin du chapitre, sinon ils vont vraiment être dans la merde !! :O

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