Chapitre huit.

 
 
Chapitre huit.

 
 
 
Harry Styles
 
                Je déteste ça. Quand la première chose à laquelle on pense au réveil, c'est le moment où on se rendormira le soir. Le moment où on sera soulagé d'avoir passé une journée de plus. Le moment où on sera soulagé de s'endormir pour ne plus penser, pour ne plus souffrir. C'est exactement ce que je vis à cet instant. J'entends les coups qui continuent de résonner contre le bois de ma porte, mais je les ignore. Je plonge mon visage sous ma couette et prie pour revenir cinq secondes en arrière. Cinq putain de secondes où mon c½ur battait simplement pour que je continue à vivre. Maintenant, il bat pour me rappeler que je ne le mérite pas. Et ça me fait mal.
Les coups continuent de résonner dans ma chambre et je pousse un soupir en attrapant mon téléphone portable sur ma table de chevet. Je prétends vouloir regarder l'heure, mais, la seule chose à laquelle je fais attention, si c'est j'ai reçu un message de Tomlinson.
Et non. Rien. Nada. Néant.
Je lâche mon portable qui tombe sur le matelas et je m'exclame exaspéré après un énième coup à ma porte :


— MAIS QUOI PUTAIN ?


Le battant s'ouvre doucement et j'aperçois une tête blonde se faufiler dans la pièce.


— Harry ? Tu dors ?
— Tu te fous de ma gueule, Perrie ?
— Il est onze heures, rétorque-t-elle, à la place de s'excuser.


Je ne lui réponds pas, m'enfonçant dans mon oreiller moelleux, tandis qu'elle me rejoint dans mon lit. Elle sent le frais et je suppose qu'elle vient juste de rentrer à la maison. J'ai envie de lui demander ce qu'elle a foutu avec son gorille toute la nuit, comme si je n'en avais pas déjà ma propre idée, mais je me retiens, parce que je ne veux pas qu'elle croit que ça m'intéresse. Même si c'est effectivement le cas.


— Fais-moi de la place.
— Non, je rétorque, fermement.
— Allez Harry, je n'ai pas dormi de la nuit.
— Ce que tu fais de ton cul ne me regarde pas.
— T'es con, soupire-t-elle.


Puis elle finit par se glisser sous la couette avec moi. Je sens ses cheveux chatouiller mon visage et je devine qu'elle est en train de me regarder dormir. C'est probablement la chose que je déteste le plus au monde. Après ce connard de Tomlinson, bien sûr.


— Qu'est-ce que tu me veux ? Je soupire.
— Te remercier.
— En me faisant chier dès le matin ? Sympa comme projet.
— Pourquoi tu as menti à Gemma pour moi ?


Je m'enfonce encore un peu plus dans l'oreiller. Je ne veux pas repenser à hier soir. Jamais. Je voudrais tout oublier.


— Elle m'a engueulé ce matin parce que je suis allée chez Jade sans la prévenir et je... Enfin, je ne m'attendais pas à ce que tu lui aies menti pour me couvrir. Je pensais que tu lui avais dit la vérité. Alors, merci.
— Je ne cautionne pas pour autant.


Elle se tait, une moue déçue sur son visage de porcelaine. Et puis, merde, maintenant, je suis bel et bien réveillé. Je repousse ma couette et m'assois sur mon lit. Mon regard se porte sur ma cousine et je répète encore plus fermement :


— Je ne cautionne pas Perrie. J'ai menti parce que si jamais Gemma apprend pour toi et Zayn, ça va être l'enfer dans cette maison et je trouve que ça y ressemble déjà assez comme ça. Mais je ne cautionne pas.
— Harry...
— Pense à ton frère, je la coupe de nouveau, Pense à Niall, bordel !
— Ce n'était pas Zayn, rétorque-t-elle sèchement.


Je me tais. Ma tête tape contre le mur derrière moi et mes yeux se ferment tout seul. Je suis tellement fatigué. Je n'ai pas arrêté de me réveiller cette nuit. Pas arrêté de regarder mon portable. Pas arrêté de pleurer. Pas arrêté de me haïr. Alors, merde, non, je ne la laisserai pas faire ça.


— Ouais, ce n'était pas lui, je finis par murmurer, Oui, concrètement, ce n'est pas lui qui l'a foutu dans ce fauteuil... Et après Perrie ? Vous allez vivre tous les deux sur une île déserte et coupée du monde ? C'est ça, le plan ? Hein ? Après, vous allez faire quoi ?


Elle ne répond pas donc je continue, parce que, moi, je sais ce qui va se passer, après.


— Elle a une fin ton histoire et ce sera au moment où tout le monde le découvrira. Et ça arrivera. Tu le sais. Il le sait. Je le sais. Alors, pourquoi tu t'accroches à ce bonheur ? Il est totalement éphémère.
— Mais peut-être que...
— Non, je la coupe, Peut-être que rien du tout Perrie. Tu ne peux pas vivre sans nous. Il ne peut pas vivre sans eux. Vous êtes incompatibles. Pas de Happy End avec les Tomlinson. C'est ça, la fin de l'histoire.


Je me retourne vers elle. Perrie a les yeux embués de larmes et ça me fait de la peine. Parce que je comprends mieux que quiconque ce qu'elle ressent à cet instant précis.


— On ne vit pas dans un conte de fées, je murmure.
— On ne vit pas non plus dans le monde normal Harry. Dans le monde normal, tu as le droit d'aimer les gens que tu veux... Pourquoi on ne vit pas dans ce monde là, nous ?
— Parce qu'on ne l'est pas ? Je propose, Normaux.


Ses doigts titillent ma couverture puis elle finit par s'allonger dans mon lit, remontant le drap jusqu'à son menton. Elle soupire et je m'enfonce dans le matelas avec elle. Ça faisait longtemps. Qu'on n'avait pas dormi tous les deux, comme ça.


— Tu veux faire quelque chose aujourd'hui ? Je l'interroge.


Perrie est allongée en face de moi. Ses yeux sont encore rouges, mais je crois qu'elle ne veut pas pleurer. Elle a toujours détesté ça. Être faible, fragile. Son modèle de vie a toujours été Gemma. Une femme forte que personne n'a jamais réussi à blesser. Alors, c'est sur que, moi, à côté, je fais tâche. Parce que j'ai tellement chialé cette nuit que mes yeux sont encore plus gonflés que les siens.


— Ça va ? Souffle-t-elle.
— Je ne suis plus avec mon copain.
— Déjà ? Pouffe-t-elle.


J'esquisse un sourire à mon tour. Parce que, ouais, déjà. Ça ne faisait même pas une semaine. À croire que je ne mérite jamais rien.


— Qui a cassé ? M'interroge ma cousine en enfonçant sa tête dans mon oreiller en plume.
— Moi.
— Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
— Incompatibilité.
— Je t'en prie, murmure-t-elle, Tu ne seras jamais pire que moi.


Et, merde, j'ai encore plus envie de chialer.


— Mais c'est dommage, reprend Perrie quand elle voit que je ne réponds pas.
— Pourquoi ça ?
— Au moins, on ne voyait plus ta gueule par ici, me nargue-t-elle en me tirant la langue.
— Connasse. Et puis, tu parles, les parents m'ont juste laissé dormir chez lui parce qu'ils culpabilisaient trop par rapport à Azoff . Ça n'aurait pas duré.
— Tu as tort, souffle-t-elle en fermant les yeux, l'air encore plus fatigué que tout à l'heure, Ce n'était pas pour ça.
— C'était pour quoi, alors ?
— T'étais tellement heureux.


Elle se tait. Elle me laisse comme ça. Comme si je ne le savais pas déjà. Je déglutis lentement la boule qui me serre la gorge.


— T'avais l'air tellement heureux, reprend Perrie doucement, Même si on ne te voyait que cinq minutes dans la journée parce que tu venais récupérer des fringues propres et tes cours. T'étais juste tellement heureux. Personne ne t'aurait enlevé ça.


Elle rouvre les yeux et murmure :


— Personne à part toi, Harry.


Je ne réponds pas. Je n'ai rien à lui répondre. Aucun mot à mettre là-dessus. Parce que, oui, concrètement, je me suis infligé ça tout seul. J'ai rejeté Tomlinson. Je n'ai pas eu le courage de continuer avec lui. Juste le courage d'abandonner. Juste le courage de rendre ma vie encore pire qu'avant. Alors, non, je n'ai rien à dire. Parce qu'elle a raison.


— Bref, je me reprends, On fait quoi aujourd'hui ?
— Film ? Glace au chocolat ?
— Oh que oui.
— Je suis sûre qu'Liam et Niall vont vouloir se joindre à nous.
— Depuis quand ils refuseraient à bouffer, de toute façon ?


Perrie se joint à mon rire, puis elle s'étire en baillant. Et la question qui me brûle les lèvres depuis tout à l'heure se décide enfin à sortir :


— Tu as couché avec lui ?


Le visage de ma cousine s'empourpre et je ne m'attends même plus à ce qu'elle me réponde, jusqu'à ce que j'entende un faible « non » sortir de ses lèvres. Je fronce des sourcils d'un air intrigué et elle ajoute à demi-voix, légèrement gênée de se confier à moi :


— Disons qu'on n'a pas été jusqu'au bout... On s'est juste embrassés, touchés... Et c'était, je ne sais pas, juste... Tendre, tu vois ?


Je pourrais être heureux pour elle, mais ça me lamine juste le c½ur encore une fois.


— Il m'aime, murmure Perrie, Je l'ai senti jusque dans ses gestes.
— Arrête, je souffle.
— Désolée, je ne voulais pas remuer le couteau dans la plaie.
— Qu'est-ce que tu vas faire ? Je l'interromps, Avec lui ?
— Comment ça ?
— Après ce que je viens de te dire, je précise, Comment tu vas le quitter sans être trop brutale ?
— Je... Murmure Perrie troublée... Je ne vais pas le quitter.
— Putain, mais t'es bouchée ou quoi ! Je m'emporte brusquement, T'as écouté ce que je t'ai dit ?
— Oui, réplique-t-elle sèchement, Et toi, tu as écouté ce que je t'ai dit?
— Quoi ?
— Il m'aime, répète-t-elle, Il m'aime. Je m'en fous du reste.
— Mais !
— Je m'en fous, Harry. Et puis, de toute façon, je ne pourrais pas le quitter.
— Pourquoi ça ?
— Parce qu'il me retiendrait.


Ça m'éclate à la gueule, une deuxième fois. Il la retiendra. Parce que lui, il en est capable. Parce que elle, elle en vaut le coup. Parce qu'ils ont le courage de s'aimer.
Pas nous. 
 
 
Chapitre huit.
 
 

Louis



"One, two, three, drink"


         Louis Tomlinson
 
                Le verre chancelle contre le bois du bar et le fond de mon Whisky s'en écoule lentement. L'alcool s'infiltre dans les brèches. Irrécupérable. Un peu comme moi.
Un hoquet bruyant se fraye un chemin jusqu'à mes lèvres. J'ai la désagréable sensation que ce n'est pas mon diaphragme qui suffoque, mais tout mon être. J'ai mal à la tête, la vision trouble, les gestes imprécis, et un putain de c½ur en miettes. Je déteste tout. Cette stupide musique qui résonne dans le bar et qui me rappelle ce que signifie être un pochtron comme moi. « One, two, three, drink », « One, two, three, drink ». Ce stupide barman qui me regarde avec un air condescendant sur le visage. Ce stupide téléphone qui reste silencieux. Cette stupide attente. Ce stupide espoir. Ce quelque chose à l'intérieur de moi qui me fait espérer que tout ceci s'arrête. Mais ça ne s'arrête pas. Depuis hier soir, ça ne s'arrête pas. Je n'ai pas été au travail aujourd'hui. Je n'ai eu de comptes à rendre à personne. Mon père est toujours cloîtré dans son lit d'hôpital. Moi, j'étais cloîtré dans le mien toute la journée. Puis, je suis sorti en fin d'après midi pour aller au bar. Mon bar. Je ne sais plus quelle heure il est maintenant, et je m'en fiche.
Ma langue devient sèche et j'ai cette horrible impression que je reprends trop goût à la réalité. Je ne peux pas le surmonter. Alors, ma main se lève toute seule pour appeler le barman et, dans un geste que je ne comprends pas moi-même, je commande un énième verre.
Il arrive quelques secondes plus tard. Le graal. Mon graal. C'est ça, ma quête à moi. La seule chose qui me fait du bien et qui ne me quittera jamais.
Je trempe mes lèvres dans le liquide chaud. C'est fort. Trop fort. C'est exactement ce qu'il me faut. J'ai besoin de me sentir partir. Besoin que l'alcool prenne possession de mon corps, besoin que ça agisse à ma place, pense à ma place, vive à ma place. Parce que là, je n'en ai plus envie.
 
— Putain.
 
Je ferme les yeux. Je voulais être seul. Je voulais juste être seul.
 
— T'es sérieux, Louis ? T'as recommencé ?
 
Recommencé ? Pour ça, il faudrait déjà que j'aie arrêté. Mais Isaac à l'air d'avoir envie d'y croire, donc je ne peux pas lui gâcher cette joie.
 
— Ouais.
 
Je veux avaler une nouvelle gorgée, mais mon cousin retient mon bras et s'empare du verre dans ma main. Il le repose, plus loin. À une distance pourtant ridicule. Mais j'ai compris l'idée.
 
— On rentre, déclare-t-il sèchement.
— Tu rentres, je n'ai pas besoin d'une nounou.
— Tu rêves si tu crois que je te laisse comme ça.
— Tu rêves si tu crois que je te suis.
— On parie ?
 
J'abandonne. Je ne suis clairement pas en état de lutter contre lui. Et puis, je ne suis même pas sûr d'être certain de pouvoir rentrer chez moi dans cet état. Alors, c'est peut-être une bonne chose qu'il ait pensé à moi.
 
— Comment tu as su que j'étais ici ? Je grommelle, la voix enrouée et fatiguée.
— Parce que tu l'es toujours quand ça ne va pas.
— Comment tu as su que ça n'allait pas ? Je reformule.
— Parce que ça aussi... Ça arrive toujours.
 
Pas faux. Un nouveau rot sort de mes lèvres et j'entends Isaac grimacer, mais je n'en ai concrètement rien à foutre. Mon cousin m'attrape le bras et m'aide à me relever. Putain. Tout tangue violemment. Ça fait au moins quatre heures que j'étais assis au bar. Je n'avais pas réalisé à quel point j'avais perdu la notion d'équilibre. Je m'affale littéralement sur Isaac qui me rattrape avec difficulté et tente de me remettre debout.
 
— Putain, Louis, il grince, Mais dans quel état tu t'es mis ?
 
Je ne réponds pas à la question. Parce qu'il le voit lui-même, de toute façon.
 
— Pas payé, je murmure en m'accrochant à son épaule.
— Addition ! Il crie au barman.
 
J'imagine déjà le regard noir qu'il doit lui lancer. Parce que, ouais, pour qu'il y ait un alcoolique, il faut un mec pour lui vendre sa dose. Et le mec qui m'a vendu ma dose, c'est lui. Isaac est con de le détester pour ça. Parce que lui, il fait son boulot. Moi, je fais juste de la merde.
Je sens du mouvement alors que je suis affalé sur lui et devine qu'il est en train de tendre sa carte bancaire.
 
— Plus de deux cent livres ! Beugle-t-il à mon oreille, Mais tu t'es enfilé combien de verres ?
 
Comme si je les avais comptés.
 
— Bref, il murmure en glissant sa carte dans la poche arrière de son jean, Tu peux marcher ?
— Non, je réponds en retenant un haut-le-c½ur.
 
Je fais pitié, je le sais. Même si Isaac m'a vu bourré un million de fois, il ne m'a jamais vu dans un état aussi lamentable. Je détesterais ça si je n'étais pas aussi ivre. Mais, là, je n'ai même pas la force de m'y attarder.
Isaac me traîne jusqu'à la sortie du bar. La nuit est en train de tomber. Mes pieds touchent à peine le sol et la seule chose que je capte c'est le moment où il me plante presque la tête dans le trottoir. J'avais pour but de comprendre son geste mais, à l'instant où le vomi passe mes lèvres, je n'ai plus besoin de poser la question. C'est bruyant, sale et douloureux. Plus que les autres fois parce que, là, il y a quelqu'un qui assiste à ça. Je ne voulais pas qu'il ait cette image de moi.
Il me relève et je titube, complètement, mon dos venant se caler dans son torse.
 
— Ça va mieux ?
— Je me suis vomi dessus.
— Pas grave. Je te nettoierai quand on arrivera.
 
Je me laisse porter une nouvelle fois. Jusqu'à sa voiture, je crois. Je m'enfonce dans le siège côté conducteur et colmate. Je ne sens même pas le trajet passer. J'ai l'impression de me retrouver assis dans ma salle de bains en un quart de seconde. Il y a un moment où j'ai dû perdre connaissance. Parce que, concrètement, ce n'est pas possible, là.
 
— Arrête de bouger, gronde Isaac en m'ôtant tous mes vêtements.
 
Mon Dieu. On dirait un gosse. Un sale gosse. Parce que je ne pense pas qu'un môme de cinq ans puisse s'enfiler autant d'alcool.
Je me retrouve finalement nu devant mon cousin. Je n'arrive même pas à éprouver de la honte. Je suis juste... Complètement ailleurs. Je crois que j'ai fini par les foutre en l'air, les seules neurones qu'il me restait.
Le jet d'eau coule soudainement sur mon dos et je remarque qu'Isaac a fait attention à la température. Je pourrais le remercier, mais ça signifierait ouvrir la bouche et j'ai peur du son qui pourrait en sortir.
Isaac me lave, doucement, sans trop oser me regarder car il sait que je ne l'assumerai pas demain. Ni même lui, probablement. Puis il me sort de la douche et me sèche avec une serviette. Celle qu'avait utilisé Styles, il y a deux jours. Je me mets à chialer.
 
— C'est bon, Louis, tout va bien, calme-toi.
 
Je ne me calme pas. Je crois qu'Isaac ne sait pas où trouver les mots pour me réconforter, donc il finit par abandonner. Il part me chercher un jogging et un tee-shirt propre pour la nuit et j'arrive à les enfiler tout seul. La douche m'a remis un peu les idées en place.
Je sors de la salle de bains en titubant. Isaac est en train de préparer le canapé pour dormir.
 
— T'es pas obligé de rester là, je finis par murmurer, la voix pâteuse.
— Ça ne me dérange pas. Va boire... De l'eau, s'empresse-t-il de préciser.
 
Je souris. Même à l'article de la mort, ce gars pourrait me faire rire.
Je me dirige vers la cuisine et attrape la grande bouteille d'eau qu'il a sortie du frigidaire. Dieu, c'que ça fait du bien. Je garde la bouteille avec moi et retourne dans le salon. Isaac est allongé sur le canapé, une couverture sur les jambes.
 
— Si t'as besoin de moi, n'hésite pas mec. J'ai mis une bassine dans ta chambre.
— Tu es trop bon pour moi, tu le sais ça.
— Bien sûr que je le sais.
— Bonne nuit, je murmure.
— Bonne nuit, Louis.
 
J'entre dans ma chambre. J'ai la tête qui va exploser. Je pose la bouteille près de mon lit et remarque qu'Isaac a posé mes fringues dans un coin de la pièce. Je récupère mon portable avant de me jeter dans le lit. Je m'enfonce dans le matelas et mes yeux se ferment tout seul. J'ai tellement mal au ventre et à la tête. Pourtant, ce n'est même pas ça qui me fait le plus souffrir.
Je regarde mon écran de téléphone d'un air absent. J'attends. Sans trop savoir pourquoi. Je ne sais même pas ce que je veux. Mais mes doigts finissent par écrire sans que je ne le contrôle.
 
 
SMS de Mec d'Harry à WTF
23h10. J'ai foiré. Avec ton frère.
 
SMS de WTF à Mec d'Harry
23h12. Je sais. Tu l'as jeté ?
 
SMS de Mec d'Harry à WTF
23h12. Lui l'a fait.
 
SMS de WTF à Mec d'Harry
23h12. Pourquoi t'as foiré alors ?
 
SMS de Mec d'Harry à WTF
23h12. Je n'ai pas su le retenir.
 
SMS de WTF à Mec d'Harry
23h12. Personne ne retient mon frère.
 
 
Bien sûr que si, j'ai envie de lui répondre.
Si, toi, putain, et ta tarée de famille, sa coke, son mec, sa peur, sa honte, sa culpabilité, sa haine. Tout le retient.
Tout le retient et ça me tue, littéralement. 


Chapitre huit.

"Qu'importe le flacon, pourvu qu'il est l'ivresse" 
                                                       - Raphaël, Peut-être a-t-il rêvé ? 
.
.
____________________
.
Chapitre super court comparé aux autres,
je suis désolée ! 
Je trouvais juste qu'il n'avait pas vraiment besoin de plus de développement, 
les faits parlent d'eux-mêmes, 
ils sont malheureux l'un sans l'autre. 
Les deux prochains chapitres concerneront la soirée, 
ils seront donc beaucoup plus long, 
J'espère que ça vous a plu quand même ! 
Pleins de bisous xx


Tags : #RunUpfic - #Acte2

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Comments :

  • SachaTchbn

    11/02/2017

    Je suis une fontaine de larmes. Bordel, ca brise, ca detruit. De les voir si malheureux sans l'autre. Juste à cause d'un ptn de nom de famille. Ca me tue

  • RunningUp

    24/05/2015

    maryhnr wrote: "Je suis en train de pleurer.
    Tu sais , j'aime lire mais je trouve jamais de bonne fiction. Pour tout dire, la seule fiction que je lisais était dégradation . Et la, je suis tombée sur la tienne hier , et je l'aime.
    Je l'aime, et je pleure tellement que je suis a fond dedans

    Ne t'arrête jamais d'écrire , je t'en supplie.
    "

    merci d'aimer autant cette histoire, ça me va droit au coeur ! j'espère que la suite te plaira car il faut s'accrocher un peu :p
    bisous à toi xx

  • maryhnr

    24/05/2015

    Je suis en train de pleurer.
    Tu sais , j'aime lire mais je trouve jamais de bonne fiction. Pour tout dire, la seule fiction que je lisais était dégradation . Et la, je suis tombée sur la tienne hier , et je l'aime.
    Je l'aime, et je pleure tellement que je suis a fond dedans

    Ne t'arrête jamais d'écrire , je t'en supplie.

  • RunningUp

    17/05/2015

    Mend wrote: "hie,
    "T'avais l'air tellement heureux, reprend Perrie doucement, Même si on ne te voyait que cinq minutes dans la journée parce que tu venais récupérer des fringues propres et tes cours. T'étais juste tellement heureux. Personne ne t'aurait enlevé ça.
    Elle rouvre les yeux et murmure :
    _Personne à part toi, Harry."

    MAIS MON COEUR VA EXPLOSER TELLEMENT TOUT EST BEAU MAIS SI TRISTE.
    Et Louis qui parle avec Gemma........ mon pauvre petit coeur.
    Magnifique, j'espere que tu vas bien,
    bisous xx
    "

    oui je vais très bien merci de demander ! et merci de commenter aussi, ça me fait plaisir de lire tes coms.. Et certains passages que tu cites aussi, ça me donne envie de relire les chapitres car des fois j'oublie que j'avais écris ça ahah ! :p

  • Mend

    15/05/2015

    hie,
    "T'avais l'air tellement heureux, reprend Perrie doucement, Même si on ne te voyait que cinq minutes dans la journée parce que tu venais récupérer des fringues propres et tes cours. T'étais juste tellement heureux. Personne ne t'aurait enlevé ça.
    Elle rouvre les yeux et murmure :
    _Personne à part toi, Harry."

    MAIS MON COEUR VA EXPLOSER TELLEMENT TOUT EST BEAU MAIS SI TRISTE.
    Et Louis qui parle avec Gemma........ mon pauvre petit coeur.
    Magnifique, j'espere que tu vas bien,
    bisous xx

  • ThugLifeIsNotLasting

    09/03/2015

    Moi aussi !! Je déteste la voix de Sia, sauf dans cette version et dans Breath Me (:

  • RunningUp

    08/03/2015

    ThugLifeIsNotLasting wrote: "Pardon, j'ai chanté Chandelier avec tout mon c½ur, et ce chapitre m'a tuée. Je ne comprends pas comment Louis ne peut pas retenir Harry. Gemma dit que personne ne peut le faire, mais je suis sûre que si Louis avait essayé, il aurait réussi...
    Perrie, quand elle parle de Zayn, je ressens tellement leur amour que ça me fait trop de bien :D
    "

    Chandelier ♥ j'aime tellement cette version en plus, je trouvais que ça allait trop bien à Louis.. Malheureusement ! :p

  • ThugLifeIsNotLasting

    06/03/2015

    Pardon, j'ai chanté Chandelier avec tout mon c½ur, et ce chapitre m'a tuée. Je ne comprends pas comment Louis ne peut pas retenir Harry. Gemma dit que personne ne peut le faire, mais je suis sûre que si Louis avait essayé, il aurait réussi...
    Perrie, quand elle parle de Zayn, je ressens tellement leur amour que ça me fait trop de bien :D

  • heyfifou

    04/01/2015

    Je suis morte les deux sont entrain de souffrir le martyr et j ai beaucoup plus pleure a la partie de louis car après tout s est lui qui s est fait jeté et quand il a envoyé a gemma qu il n avait pas su le retenir j ai craquer !! En plus avec la chanson décès total

  • RunningUp

    14/12/2014

    Visiteur wrote: "Salut , le chapitre est pour ce soir? 😍❤ dis oui s'il te plait 😭😭"

    je me galère sur des passages que j'aime pas mais oui j'essaie de publier ce soir... Cette nuit même si il faut !!

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