Chapitre sept.

 




ISAAC
 
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Chapitre sept.
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             Il est parti. Volatilisé. Et il m'a laissé comme un con. Dans cette ville. Dans cette famille. Dans ce monde de fou. Il est parti et, en partant, il a tout fait s'écrouler derrière lui. Son père est condamné dans sa chambre d'hôpital, sa mère anéantie, sa s½ur avait les lames de son rasoir plantées dans la peau de son poignet hier soir. Il les a abandonné. Par égoïsme. Pour son saleté de bouclé. Pour le clan ennemi qui a détruit notre famille. Jamais je ne pardonnerai un tel acte.
Alors j'ignore pourquoi, peut-être par vengeance, par haine, par dégoût, j'ai accepté de suivre Stan en boite ce soir. Au Whisky Mist. En plein c½ur de Mayfair. J'ai voulu m'offusquer, au début, par principe. Puis j'ai réalisé que y avait plus vraiment de règles dans cette histoire. Qu'elles ont déjà toutes été brisées quand ces deux là se sont mis ensemble. Et que j'avais rien à respecter. Rien à devoir. Rien à lui devoir.
J'ai suivi Stan. Il a tenté de m'expliquer qu'il devait retrouver quelqu'un. Dans cette boite. Un mec. Un connard. Il veut lui faire sa fête. Moi je m'en fous de ces explications. Il fait ce qu'il veut de ses poings et de sa gueule. Alors je feins de l'écouter pendant qu'il braille dans la voiture comme un con depuis une demi-heure pour m'expliquer en long en large comment il va démonter ce bâtard.
 
_Mais tu parles de qui en faite ? Je soupire, blasé et détournant mon regard du paysage.
_Un connard.
_Ouais ça j'ai compris, j'abrège, C'est qui ce type ?
_Un violeur.
 
Ça me laisse des sueurs froides d'un coup. Je ne pensais pas qu'il était aussi sérieux. Enfin, pour ma défense, faut dire qu'il n'est jamais sérieux ce type.
 
_Quel rapport avec toi ?
_Pas avec moi, marmonne-t-il vaguement, Je fais ça pour quelqu'un.
_Je peux savoir qui ?
_Non.
 
Je soupire. Je sais qu'il veut que je le supplie de me donner des informations mais je ne m'abaisserais pas à ce genre de chose. Si il veut faire sa vendetta en solo, je ne vois pas pourquoi je l'en empêcherais.
 
_Mais je sais qu'il traîne à Mayfair, enchaîne Stan en pensant répondre à une question que je n'ai pourtant pas posé, Faut que je fasse du repérage surtout ce soir.
_Pour une fois que tu ne repéreras pas des meufs, j'ironise.
_L'un n'empêche pas l'autre cher cousin.
 
Je ne réponds pas parce que c'est vrai que ça aurait dû me traverser l'esprit. Puis, de toute façon, on vient d'arriver sur le parking de la boite. Stan gare la voiture rapidement puis inspecte son visage dans le rétroviseur avant de sortir de la bagnole. Il claque la portière derrière lui. Et je réalise enfin que je n'ai rien à foutre ici. Dans cette boite de merde. Dans ce quartier de merde.
 
_Bon tu bouges ton cul le frisé ? S'énerve Stan dehors, commençant déjà à allumer sa clope qu'il tient entre ses lèvres.
 
Je sors de la voiture. Il fait chaud ce soir. On est à la fin du mois de juillet. Je tire sur mon tee-shirt au niveau du col, observant la boite au loin et les lumières qui en sortent.
 
_Qu'est ce que t'as merde ? Soupire Stan, glissant sa main libre dans la poche de son slim, Tu peux arrêter deux secondes dans ta vie d'avoir l'air blasé ?
_Je suis blasé, je rétorque.
_Par quoi mec ? Explose-t-il, C'est les vacances. Il fait beau. T'as pas de meuf. Tu peux chopper qui tu veux. De quoi tu te plains, putain ?
_Louis s'est barré, je te rappelle.
_Qu'est ce qu'on s'en branle sérieux ! Il s'exclame en levant les yeux au ciel, Il s'est pris une semaine de vacances, probablement avec son plan cul, on va vraiment lui en vouloir pour ça ? Sa vie craint à mort. A sa place, ça ferait longtemps que je serais parti... Et pas que pour des vacances, tu peux me croire.
_Qu'est ce que t'en sais que c'est des vacances ? Je l'interroge, On n'a pas de nouvelles après tout, si ça se trouve il ne reviendra pas.
_Il reviendra, me coupe-t-il catégorique.
_Pourquoi ?
_Parce que c'est Louis Tomlinson. Est ce qu'une fois dans sa vie ce mec a déjà renoncé à son rôle de héros ?
 
Ça me fait sourire. Parce que si il savait réellement avec qui Louis s'est enfui, je suis certain que « héros » ne serait pas le premier qualificatif qu'il aurait employé.
 
_C'est bon maintenant ? Enchaîne Stan, Ta crise de jalousie est passée ? On peut aller à la soirée ?
_Qu'est ce qu'on fait si les Styles sont là ?
_Les Styles sont forcément là. On est samedi soir mec.
_Donc qu'est ce qu'on fait ? Je réitère ma question.
 
Il hausse les épaules, ce qui pourrait dire « on les ignore » ou alors « on tape dans le tas », parce qu'avec Stan, on ne sait jamais vraiment à quoi s'attendre.
 
_Je ne le sens pas, je murmure, commençant enfin à réaliser dans quelle connerie je me suis embarqué.
_Au fond, ça pourrait t'arranger.
_Comment ça ?
_Si il se passe une merde ce soir, tu peux être sûr que ton loulou d'amour va revenir en courant, réplique Stan sèchement.
 
Et, à l'instant où il prononce cette phrase, je réalise que c'est ça, en fait, son plan depuis le début.  
 
 
 

Chapitre sept.

 
 
Harry
 
 
          Mes yeux s'ouvrent à demi. Il fait encore nuit noire dans la pièce. Il est probablement deux heures du matin. Et ils n'ont toujours pas réparé cette putain de clim. Mais, du coup, ils nous ont fait un rabais sur le prix de la chambre. On ne pouvait pas vraiment refuser vu qu'on est fauchés, comme des cons.
Je me retourne vers Louis, toujours profondément endormi. J'ai la bouche pâteuse et les muscles endoloris. Je dors mal. Je ne dors pas, en faite. Même si on passe du bon temps tous les deux, Londres ne quitte jamais mon esprit. J'ai peur pour ma famille. J'ai peur de ce qu'ils vont penser de moi. J'ai peur que Gemma m'en veuille. C'est grâce à elle que j'ai pu partir. Et je lui ai donné aucune nouvelles. Je suis un frère indigne.
Je me relève du lit rapidement, comme si cette prise de conscience arrivait bien trop tard. Je me fraye un chemin jusqu'au bureau installé dans le fond de la pièce. Le portable de Louis est en train de charger et je ne peux pas prendre le risque d'utiliser le mien. Je déverrouille le code – sa date de naissance pour être original et intelligent – et tape le numéro de Gemma.
 
                                                      Trois lettres. Trois putain de lettres.
 
                                                                       W.T.F
 
Le beug monumental. Le numéro est enregistré dans le téléphone. Je relis plusieurs fois les chiffres affichés sous mes yeux. Ça ne peut pas être vrai. Je dois faire une erreur. Mais je relis. Je relis. Je relis. Et c'est ça. C'est bien son numéro dans le téléphone d'un Tomlinson.
Je ne comprends pas. Mon c½ur se serre dans ma poitrine. C'est quoi cette blague ? Tout se bouscule dans mon esprit. Et puis je me rappelle. Je me rappelle avoir utilisé son téléphone une fois pour appeler Gemma. Une seule putain de fois. Pourquoi il l'a enregistré ? Quel intérêt ?
Et je ne peux pas m'en empêcher. Je cherche son contact dans les messages.
Et merde.
Je me retiens littéralement de ne pas lâcher ce putain de portable. Des messages. Y en a pas un. Pas deux. Pas trois. Y en a plus d'une vingtaine. Une conversation, même. Des sueurs froides me coulent le long du dos. Ils se parlent. Ils parlent de nous. Louis est resté en contact avec elle. Gemma sait tout. Elle sait qu'on est Barcelone. Il lui a tout dit.
Pourquoi ? Pourquoi il fait ça ? Est ce qu'il joue avec elle ? Avec moi ?
Je sens mes jambes trembler et je me retiens au mur. Putain. La conversation avec Perrie remonte lentement à mon esprit. Bordel. Quel con. Et si il jouait depuis le début ? Et si il m'utilisait simplement pour l'atteindre elle ? Pour cette putain de vengeance de merde ?
J'ai envie de vomir tout d'un coup, de pleurer, de crier. Je n'y crois pas. Je ne veux pas y croire. Il n'oserait pas me faire ça ? Il n'oserait pas aller aussi loin ? Pourquoi ? Pour ça ? Pour rien ? Pour lui ? Pour moi ?
Je sens ma respiration se couper. Ça fait mal partout à l'intérieur de moi. Je suffoque. J'avance vers le lit. Je ne sais plus quoi penser, plus quoi faire, plus quoi dire.
Alors, à la place, je lui balance son portable à la gueule.
Louis se réveille en sursaut. Un cri s'échappe de ses lèvres et il passe une main sur son front. Il fixe la pièce et son regard tombe sur moi. Debout. Au pied du lit.  
 
 
 
 
_PUTAIN MAIS T'ES CON ? Il s'époumone, Tu m'as fais trop mal crétin !
 
Je ne réponds pas. Je continue de le fixer. Et je crois que les larmes qui coulent sur mes joues le refroidissent instantanément.
 
_Qu'est ce qu'il se passe Haz ?
 
Et il saute littéralement du lit pour me rejoindre.
 
_Haz ? Haz ? Pourquoi tu pleures ?
 
Il pose ses mains sur mes épaules.
 
_Me touche pas ! Je hurle.
 
Il se recule, effrayé. Son regard se pose partout sur moi.
 
_Tu t'es fais du mal ? T'es en manque ? Tu viens de te gratter ? Putain, merde, réponds moi !
_Tu te fous de ma gueule ? Je lâche.
_Quoi ?! Non ! J'essaie de comprendre.
_Depuis quand tu lui parles ?
_Et toi de quoi tu parles ? Il m'interroge, le visage incrédule.
_Ma s½ur.
_Quoi ?
_Mais ma s½ur crétin, t'es bouché ?! Je m'emporte, Depuis quand tu lui parles ?!
_Je ne lui parle pas.
_Oh mais ne joue pas avec les mots ! J'explose, Les messages ! Les messages sur ton portable !
 
Soudainement, son visage vire au blanc.
 
_Tu as fouillé dans mon portable ? Il bafoue, le souffle court.
_Mais putain ce n'est pas la question !
_C'est ma question.
_Je voulais juste l'appeler ! Je m'énerve encore plus car il essaie clairement de détourner le sujet, Pour lui dire que je vais bien ! Apparemment, tu l'avais déjà fais.
_Et tu vas me le reprocher ?
 
Alors là, j'hallucine complètement. Je tombe des nues. Complètement. Si bien que je ne sais même pas quoi répondre. Il ne va même pas essayer de mentir ? Essayer de se défendre ?
 
_Elle était morte d'inquiétude Haz, heureusement que j'étais là pour lui dire que tout va bien.
_Mais c'est Gemma, je souffle, Tu la hais. Ne me fais pas croire que tu t'en préoccupes.
_Je me suis juste mis à sa place.
_Pourquoi t'es en contact avec elle ? Qu'est ce que ça t'apporte ?
_Quoi ? Il beug, Mais qu'est ce que tu me reproches au juste ?
_Tu me prends pour un con ? Je rétorque, Tu crois que je n'ai pas compris que tu t'es rapproché de moi pour mieux l'atteindre elle ?
 
Sa mâchoire se décroche littéralement de son visage. Si ma chute était douloureuse, je crois que la sienne vient d'être fatale.
 
_Tu me crois sincèrement capable de faire ça ? Finit-il par s'étrangler, les larmes aux yeux.
 
Et non, clairement, je ne le crois pas. Je sais qu'il tient à moi. Mais je sais aussi à quel point il la hait. A quel point il veut la faire souffrir comme il souffre de ce conflit. A quel point il veut lui faire payer. Alors ce n'était probablement pas volontaire. Mais derrière ses messages, il tient sa vengeance. Et je sais qu'il ne la lâchera pas.
 
_Louis, je murmure face à son regard réprobateur, Ma s½ur ne sait pas qui tu es. Elle te fait confiance. Et, crois-moi, elle ne fait confiance à personne. Et même si tu ne veux pas te l'admettre, je sais à quel point tu jubiles de cette situation. A quel point tu te sens puissant. Parce que pour la première fois depuis ta naissance, vous n'êtes plus à égalité. Tu es au dessus. Parce que toi tu sais ce qui se passe et pas elle. Et tu savoures ça à chaque putain de seconde.
_Ce n'est pas ça.
_C'est exactement ça, je le coupe sèchement.
_Haz..
_Laisse moi finir putain !
_Mais-
_Louis ! J'explose, en larmes, C'est ma s½ur ! Est ce que tu te rends compte que tout ça n'a aucun putain de sens ? Comment tu peux m'aimer et la haïr aussi fort en même temps ? Comment tu peux ressentir tout ça à l'intérieur de toi ? Comment tu fais pour ne pas devenir fou ? Et puis qu'est ce que ça t'a apporté tous ses messages ? Ça t'a amusé ? J'espère au moins que ça t'a amusé ! C'est ça, hein ? Ça t'amuse ?
_Ça me tue.
 
Mon c½ur se contracte. Je ne suis même plus capable de parler. Pour dire quoi, de toute façon ?
 
_Ça me tue, répète Louis, Ça me tue tellement Harry, si tu savais.
 
Je reste silencieux.
 
_Ça ne m'amuse pas, il souffle, Ça ne m'amuse pas du tout. Parce que si tu savais... Si seulement tu savais à quel point j'aimerais aimer ta s½ur. J'aimerais aimer ta famille. J'aimerais les aimer comme je t'aime toi.
 
Je me met à pleurer, encore, parce que moi aussi j'aimerais ça mais que c'est foutrement impossible, comme si c'était écrit dans les astres depuis des millénaires.
 
_Mais je ne peux pas ! Il explose, Je les hais ! Au plus profond de moi ! Je les hais ! Chacun d'entre eux ! Et tu as putain de raison ! Je me suis senti puissant. Tellement puissant. De l'avoir dans le creux de mes mains. De lui faire avouer ce que je voulais. Et je sais que ce n'est pas normal. Ce n'est pas normal putain ! Tu es mon copain ! Ce n'est pas normal ! Est ce qu'une putain de seconde tu as vraiment cru que ça pouvait m'amuser ?
 
Les larmes ravagent mes joues, comme ses mots ravagent mon c½ur.
 
_Et ne me regarde pas comme ça car toi aussi tu hais ma famille ! Toi aussi Haz ! Admet-le !
_Oui je les hais ! Je crie, Je les hais parce qu'ils ont fait de toi un monstre !
_Ils ont fait de toi une loque droguée et dépressive ! Il explose.
 
Et ça fait mal. J'ai aucune idée de pourquoi on fait ça. Pour souffrir encore plus ? Pour rendre ce qu'on savait déjà encore plus réel ?
 
_Ils te manipulent pour que tu reprennes la société ! J'enchaîne, ivre de rage, Ils utilisent ta haine pour te maintenir à la tête de ce clan qui ne tient déjà plus debout. Et toi tu utilises leur haine pour justifier ça. Pour déculpabiliser de ce que tu as fais. Parce que la haine est moins douloureuse que la honte.
_La honte ?!
_La honte d'être une saleté de Tomlinson, je crache, La honte d'avoir foutu un adolescent de quinze ans en fauteuil roulant ! La honte d'être sorti du procès en étant acquitté ! « Légitime défense » ! J'explose, « Légitime défense » ?! Contre un ado de quinze ans ? Londres sait ce que vous avez vraiment fait ! Et c'est à ça que ce saleté de nom est rattaché. Depuis le début.
 
Et il pleure, lui aussi.
 
_Ton cousin a violé ma-
_Je sais ! Je le coupe, hurlant aussi fort que mon c½ur saigne, Je sais putain ! Et il est en taule ! EN TAULE ! Je pleure, Enfermé parce que c'est un crime. Je sais. Toi aussi s'en était un Louis. Toi aussi. Merde.
_Alors quoi ? Tu veux me voir en taule ? Il chiale, C'est ça que tu veux ?
_Non !
_Alors pourquoi tu me dis tout ça ? Il explose, le visage ravagé par les larmes, Pourquoi tu dis ça ?
_Parce que c'est ce que je devrais ressentir ! C'est ce que.. C'est ce que quelqu'un de normal devrait ressentir. Mais moi...
_Toi quoi ?
_Moi je t'aime. Comme un con. Comme un égoïste. Comme un monstre. Je t'aime malgré ton sale nom.
 
Il grimace. Parce que, ouais, je sais, ça fait du mal d'entendre à quel point son nom me donne la nausée.
 
_Et alors ? Il crache, sèchement, Tu crois quoi ? Tu crois que ça me fait marrer d'aimer un Styles ? Tu crois que je me tape une barre tous les quatre matins parce que je suis putain d'amoureux de toi ? Tu crois que ça m'amuse de t'aimer à ce point ? Moi aussi je flippe, merde !
 
C'est con. Con parce qu'on se lance ça comme si c'était une insulte. C'est ce que je ressens d'ailleurs, ce qu'on ressent tous les deux. Il me dit « je t'aime » mais je sais que ça veut dire « Je te hais de m'avoir fait tomber amoureux de toi ». C'est ça que ça veut dire. Nos « je t'aime ». Depuis le début, ils n'ont eu que ce sens. Et c'est là que je réalise que notre relation n'a pas d'avenir. Parce qu'il me dit « Je t'aime » les yeux plein de sang, comme si il me disait « Va crever pauvre con ». Parce qu'à l'instant où ses lèvres se posent brusquement sur les miennes, ça sonne comme un coup de poing dans mon visage. Parce que quand ses mains accrochent mes hanches et que son corps s'enfonce dans le mien pour me faire tomber contre le matelas, ça résonne dans la pièce comme un coup fatal. Parce que quand je m'accroche désespérément à ses lèvres, ça ne veut plus dire « Je t'aime » mais « Sauve-moi ». Et je réalise qu'on s'aime à l'envers. Qu'on s'aime mal parce qu'on s'aime trop.
Mais on s'aime. On s'aime malgré tout ce merdier et toute cette haine.
 
_Je t'aime, il répète, avec l'air de vouloir en crever, Je t'aime beaucoup trop putain.
_Moi aussi, je souffle, mes lèvres ne se retirant des siennes que pour ces deux mots.
 
On s'enfonce dans le matelas. Son corps partout sur moi, comme pour me supplier de ne jamais partir. Mais je crois qu'on a prononcé les mots de trop. Et que, quelque part, un de nous deux est déjà parti. Et là, tout de suite, on ne sait plus très bien qui essaie de récupérer l'autre.
 
_Me quitte pas putain, souffle Louis contre mes lèvres, Je te jure que je ne parlerai plus jamais à Gemma. Mais me quitte pas.
_Louis .. Ce n'est pas ça le problème.
_M'en fous. Haz. Arrêtes tes conneries. On en crèverait.
_On va en crever dans tous les cas, je murmure lorsque ses lèvres frôlent les miennes.
_Je veux crever avec toi. Pas tout seul.
 
Mon c½ur s'alourdit dans ma poitrine. Parce que ça résonne en moi. Il a raison. Autant ne pas être seul dans cet enfer. Autant passer à deux le jugement dernier. Autant se sentir vivant, jusqu'à notre putain de dernière seconde.
 
_Tomlinson ? Je chuchote doucement contre son oreille.
 
Il relève son visage vers moi, ses yeux brillant d'amour.
 
_C'est un plaisir d'être damné en ta compagnie.
 
Une rangée de dents blanche apparaît entre ses fines lèvres et il rit. Il rit, putain, et je réalise qu'aucun de nous ne sera jamais capable de partir. Parce que le jour où un de nous le fera, l'autre suivra jusque dans la tombe.  


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STAN

Chapitre sept.


           Le c½ur en sang. Ma vie en miettes. Je n'y arrive pas. Plus. Peu importe à quel point je prétends m'en foutre. Ça revient. Sans cesse. Dans mon esprit. Ça hurle dans mes oreilles, dans ma tête, dans mon être. Ça me hurle que je n'étais pas là. Que j'étais putain d'absent pendant qu'on touchait ma s½ur. Pendant qu'on violait ma petite s½ur.
J'attrape le verre sur le bar. Je le bois. Comme si je pouvais réellement croire une seule seconde que ça me fera oublier ça. C'est toujours le même refrain. Je ne sais même pas avec quelle force j'arrive encore à revenir ici. A revivre ça. J'étais en boite, cette nuit là. Avec Aïden. Je me rappelle de tout. Du coup de téléphone de ma mère, en larmes, à l'hôpital.
Et ce putain de connard de Styles a bien réussi son coup. C'est peut-être Eleanor qu'il a touché mais son geste a ravagé ma vie à moi. Et à Aïden aussi.
Et je suis là. Dans Mayfair. A prétendre que je continue à vivre une vie dont j'en ai plus grand chose à foutre. Et ça me rend malade de les voir. Parce que, ouais, forcément, fallait qu'ils soient là. Edward, Liam, Perrie et Jade. Ils sont tous les quatre. Ils ne m'ont pas vu, ni Isaac. D'ailleurs, j'ai aucune foutue idée d'où il est celui-là.
Je repose mon verre sur le comptoir. Faut que je me concentre sur ma mission. Faut que je m'occupe l'esprit avec autre chose. Je scrute les gens autour de moi. Je sais que c'est con, comme histoire, et que ça revient à chercher une aiguille dans une botte de foin. Mais Louis ne m'a pas demandé ça par hasard. Il sait que j'ai le flaire pour ce genre de type. Je ne peux pas l'expliquer, c'est indescriptible, mais je le sens. Je sens quand le type qui se tient en face de moi est un pervers de la pire espèce. Et puis son cas est loin d'être un mystère. Un homme d'affaires d'une trentaine d'années qui traîne dans des bars pour ados pour baiser des jeunes mecs, ça sent à plein nez le nouveau père de famille qui n'assume pas son homosexualité.
J'en ai trois sous mes yeux. Trois suspects potentiels. Bruns, grand, plutôt costaud, selon la description qu'aurait fait le mec de Louis. Je les surveille depuis tout à l'heure. Je vois où va leur regard et c'est clairement pas une paire de seins qui les intéresse.
Je commande un autre verre au bar. J'ignore comment m'y prendre. J'avais promis à Louis de l'attendre pour la vengeance. Mais c'est dans mes veines. J'ai envie d'agir. Maintenant. Même si j'ai aucune foutue raison de savoir si il s'agit bien de la bonne personne. Après tout, quelle importance ? Ça marche comme ça dans la vie. Parfois tu prends pour quelqu'un d'autre. Niall a pris à la place de son frère. Eleanor a pris à la place de Louis. Comme un cycle naturel. Parce que ce serait trop simple sinon, de payer pour ses propres crimes. Tout serait dans l'ordre. Tout serait remis à sa place. Et ce monde aime bien trop le chaos pour laisser une telle chose arriver.
 
_Hey faut qu'on se casse.
 
Je sursaute soudainement, me retournant vers Isaac qui vient de me couper en plein réflexion philosophique. Pour une fois que ça m'arrivait ce genre de chose.
 
_Quoi ?
_Faut qu'on se casse, il répète, Liam m'a vu.
_Et ?
_Je l'ai vu sortir son portable. Je suis sûr qu'il va appeler Gemma.
_Depuis quand on a peur d'une meuf ?
 
Isaac soupire, levant les yeux au ciel.
 
_En plus d'être totalement macho, t'es affreusement con comme mec.
_Je n'ai pas peur d'elle, je le coupe.
_Moi si. Elle fait flipper cette meuf. C'est une barge. Je ne reste pas ici.
_Je ne te retiens pas.
_Quoi ? Il s'exclame, Tu restes là tout seul ?
_Affirmatif.
_Stan je ne te laisse pas tout seul ici. Viens, on se casse.
_Je n'ai pas fini ce pour quoi je suis venu, je rétorque.
_T'es venu foutre la merde, siffle Isaac, Parce que c'est la seule chose que tu sais faire.
 
J'encaisse le coup, en silence.
 
_Alors est ce que pour une putain de fois dans ta vie, tu ne voudrais pas sortir de cette merde ?
 
A quoi bon ? Pour retomber dedans la seconde d'après ? Ça fait longtemps que j'ai abandonné l'idée.
 
_Je reste, je déclare.
_Tu fais vraiment chier, il grince, Moi je me casse.
_Bonne soirée, j'ironise, Fais moi signe quand t'auras fini de pisser de trouille face aux Styles.
_Vas te faire foutre Stan.
_En attendant ce n'est pas mon frère qui baise avec l'autre clan, je lance, avant qu'il ne s'éloigne.
 
Je crois que le monde aurait pu s'arrêter de tourner à cet instant, enfin, si il en avait eu quelque chose à foutre, le monde, de nos histoires.
 
_Qu'est ce que tu racontes ? Souffle Isaac, se retournant lentement vers moi.
 
Je reste silencieux, ignorant ce que je pourrais ajouter de plus. Il en a qu'un, de foutu frère, et il sait très bien de quelle Styles je parle.
 
_Zayn ne ferait jamais ça, rétorque-t-il, le souffle court.
_Il est temps que tu ouvres les yeux Isaac. Y a pas que moi qui fout la merde dans cette famille.
_Comment tu sais ça ?
_Louis me l'a dit.
_Louis est au courant ? Il hallucine, avant d'exploser d'un rire amer, les larmes aux yeux, Quel putain d'enculé. Quelle bande d'enculés. J'y crois pas.
_Moi aussi j'ai eu du mal à y croire. Mais ils ne sont plus ensemble, ça devait être un de leur délire d'ado.
 
Isaac rit encore plus fort, les mains sur les cotes mais le c½ur au bord de l'overdose.
 
_Qui t'a dit qu'ils n'étaient plus ensemble ? M'interroge-t-il hilare, Louis ?
_Ouais.
_Putain, il siffle, Il ment.
_Pourquoi ?
_Parce qu'il a une bonne raison de garder cette relation secrète.
_Pourquoi ? Je répète.
 
Isaac me toise rapidement d'un regard condescendant, avant d'ajouter à demi-mots :
 
_Toi aussi il est temps que tu ouvres les yeux Stan.
_Quoi ? Qu'est ce que ça veut dire ?
_Laisse tomber, il soupire, passant ses mains sur son visage d'un air fatigué.
 
Puis il s'assoit sur une chaise du bar, l'air de dire qu'il n'a même plus la force de tenir debout.
 
_Avec qui il baise ? Perrie ?
_Tu ne t'attendais quand même pas à ce que ce soit Gemma ? J'ironise.
_Oh putain, souffle-t-il, clairement pas réceptif à ma blague.
 
Ses coudes se posent sur le comptoir, son visage tombe dans ses mains, et je l'entends répéter le nom de Perrie avec un dégoût presque palpable.
 
_C'est la s½ur de Greg mec, enchaîne-t-il d'une voix dure, Sa putain de s½ur.
_Je sais.
_Comment il peut nous faire ça ? Je ne peux pas y croire. Pas lui.
_Si tu penses qu'ils sont encore ensemble, on va les séparer, je le rassure, Ma mission peut attendre. Notre clan est plus important. Et Zayn ne foutra pas ça en l'air.
_Comment on peut les séparer ? Interroge Isaac, Ça fait longtemps que Zayn n'écoute plus un seul d'entre nous.
_Alors on fera en sorte que Perrie le fasse à notre place.
_Comment ? Il me demande, encore, et au bord de la supplication.
_En lui rappelant qui sont les Tomlinson.
 
Au début, je n'avais pas conscience de ce que cette phrase impliquait. Mais quand j'ai vu Isaac se relever, les poings serrer, j'ai compris que je venais de recommencer. Foutre la merde, j'entends.
Je l'ai vu traverser la piste de danse. Je l'ai vu se planter devant Liam. Je l'ai vu lui foutre son poing dans la figure. Et c'est reparti. Encore. Comme le refrain d'une chanson un peu trop longue, ça se répète à l'infini. Au début, tu chantes les paroles à tue-tête puis ta voix se baisse peu à peu, tu mâches tes mots, tu as trop répété déjà, tu abrèges, tu marmonnes, mais tu continues de le faire, sans trop savoir pourquoi. Parce qu'après avoir chanté toute la chanson, tu ne vas pas la couper à quelques secondes de la fin.
C'est un peu ça notre histoire. Notre vengeance. Après tout ce qu'on sait déjà fait, on ne va pas s'arrêter maintenant. Une bagarre de plus. C'est tout et rien à la fois. C'est un énième refrain.
Alors je me lance dans la chanson parce que je connais les paroles par c½ur. Mes poings frappent de tous les côtés. Edward a rejoint la bataille. J'essaie de voir où est Isaac mais j'ai du sang dans les yeux. Les chiens du clan Styles sont plus nombreux et on se fait très rapidement laminés. Ma tête tourne. Mon visage me brûle. Je continue de frapper dans le vide. Pour évacuer toute la rage que je ressens. Et j'espère au plus profond de moi que Perrie nous voit. J'espère qu'elle réalise à quel point sa foutue histoire de cul est impossible. J'espère que-
Un violent coup à la tempe me déstabilise. Mes pieds s'emmêlent. Je me sens tomber. Le refrain. Ce foutu refrain. Ces actions qui se répètent. J'aurais dû savoir. Ma tête cogne le carrelage brutalement. Je me sens partir à la seconde suivante.
 
J'aurais dû savoir.
 
J'aurais dû savoir que toute chanson a une fin. 

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Chapitre sept.



Louis 
 
 
           Je sors de la douche, mes pieds mouillés sur le carrelage dégueulasse. Je sais que ça n'a pas vraiment de sens d'en prendre une en plein milieu de la nuit mais disons qu'après ma dispute avec Harry, j'avais besoin de me remettre les idées au claires.
J'entends mon portable sonner dans la pièce d'à côté. Je n'ai pas envie de répondre. A cette heure là, je suis sûr que c'est les gars qui, totalement bourrés, s'imaginent que je vais enfin leur répondre.
Je me fraye un chemin jusque dans la chambre, une serviette enroulée autour de ma taille. Harry n'est plus dans le lit. Je bifurque mon regard vers le balcon. Il est adossé à la rambarde. Un tee-shirt à moi sur le dos et son caleçon. Il fume. Le regard perdu vers l'horizon.
Je m'approche de lui, remarquant les écouteurs qui pendent à ses oreilles et ses lèvres qui marmonnent des paroles que j'ai entendu trop souvent.
 
_There is thunder in our hearts.
_Tu écoutes encore cette chanson ?
 
Il sursaute légèrement tandis que je viens me caler dans son dos, l'enveloppant de mes bras.
 
_Elle est triste, j'ajoute.
_Ça dépend de la façon dont tu l'interprètes.
_Comment ça ?
_Cette chanson parle de l'envie de s'en sortir, de venir à bout de cette colline, il me répond, les yeux perdus dans le vague, Ça se termine sur « Only if I could », pas sur un échec.
_Un peu déprimant quand même.
_Mais c'est vrai. Tu ne peux t'en sortir que si tu t'en donnes les moyens.
_Sauf que le mec chante « si je pouvais » et pas « si je peux », comme si c'était trop impossible pour que ça se passe réellement. Comme si il n'y croyait pas lui-même, qu'il la franchira, sa putain de colline.
 
Harry reste silencieux, tirant une taffe sur sa cigarette, jusqu'à ce qu'il ajoute finalement, à demi-mots :
 
_Ouais.. Ça aussi, c'est vrai.
_Haz, je soupire, venant embrassant le creux de son cou, Arrêtes.
_Arrêtes quoi ?
_D'être ce cliché là, le dépressif qui ne s'en sortira jamais.
_Mais je t'emmerde ! Il s'exclame, se retournant brusquement vers moi d'un air éhonté, Et puis ton portable fait que de sonner depuis tout à l'heure.
_Et je ne vois pas le rapport.
_C'est peut-être Gemma, il ironise, haussant les sourcils d'un air sarcastique.
 
Je ris, ne trouvant pourtant rien de drôle là-dedans, mais son visage outré est une raison suffisante. Il veut ajouter autre chose mais je le coupe d'un baiser. Ses lèvres sont froides et il a le goût du tabac. Mais je crois que c'est son goût à lui et il me va parfaitement. Mes mains se posent sur ses hanches. Je l'embrasse délicatement, pour le rassurer, parce que je sens à quel point il est tendu.
 
_Je suis désolé, je murmure, Pour Gemma. Les sms. Mais je veux que tu saches que... Jamais une seule fois je n'ai eu l'idée de t'utiliser contre elle.
_C'est con, il rétorque, Parce que ça aurait marché.
_Il n'est peut-être pas trop tard alors, je le taquine, l'embrassant de nouveau.
 
En réponse, il tire sur ma serviette de toilette qui tombe à mes pieds.
 
_Hey ! Je m'offusque, On est sur un balcon, je te rappelle.
_Je t'invite donc à rejoindre la chambre, aguicheur.
 
J'attrape sa main, le tire à moi dans un baiser passionnel alors que j'essaie de nous ramener à l'intérieur. Je marche en arrière, n'ayant aucune idée d'où est passé ce foutu lit. On trébuche sur des fringues. Je grommelle contre ses lèvres. Puis Styles me pousse soudainement contre le matelas. Je m'enfonce. Son corps me rejoignant immédiatement.
 
_J'ai envie de toi, murmure-t-il contre mes lèvres.
_N'est ce pas évident ? Je rétorque, frottant mon sexe contre la bosse qui déforme son caleçon.
 
Une grimace lui échappe. Dieu qu'il est beau. Je happe ses lèvres, attrape ses hanches, et ouvre mes cuisses pour le sentir encore plus. Il est brûlant de désir. Et les mots sortent de mes lèvres sans que je puisse me contrôler :
 
_Je veux que ce soit toi cette nuit.
 
Il frisonne, je peux presque sentir ses muscles se raidir.
 
_S'il te plaît, je reprends, glissant mes mains le long de son dos, Je veux que tu me fasses l'amour.
_On le fait à deux. Et ce depuis le début.
_Tu sais très bien ce que je veux dire Haz.
 
Il grommelle, venant embrasser mon cou. Je sais qu'il essaie de faire distraction. Il va m'exciter à me rendre fou pour que je perde le contrôle et que je finisse par prendre les devants. Mais pas cette fois. Pas cette nuit.
 
_Harry, je gronde, Non.
 
Mais il ne m'écoute pas une seule seconde. Il continue ses baisers dans mon cou, mordant ma peau à certain endroits. Je glisse mes mains jusqu'à ses hanches pour le retourner contre le matelas. Il tombe sur le dos et je monte sur lui, ne laissant pas l'occasion à nos corps de se séparer, ne serait que quelques secondes.
Et il sourit, ce con. Parce qu'il croit avoir gagné.
 
_Je veux que ce soit toi, je répète, mon regard plongé dans le sien, Je suis sérieux.
_Ça fait mal Louis, il répond, Moi ça va maintenant.. Alors pourquoi tu veux qu'on change ?
_Parce que je veux le vivre aussi. Je veux te sentir en moi.
_J'ai peur de te faire du mal.
_Non, je rétorque, embrassant ses lèvres furtivement, Tu ne me feras pas mal.
 
Ses yeux se voilent légèrement.
 
_C'est quoi le problème, en vrai ? Je l'interroge.
_C'est juste.. C'est comme ça que je baisais avant. Quand je ne ressentais rien de particulier à le faire. Je baisais les mecs... Comme ça. Comme le type l'avait fait avec moi. Et je n'ai pas envie. Je n'ai pas envie que ce geste soit associé à toi. Toi, t'es différent.
_Alors rends ce geste différent. Rends le différent pour moi.
 
Il hésite. Je peux clairement le lire dans ses yeux. Parce qu'il sait très bien qu'il est capable de le faire. Il a juste peur de passer cette étape. Peur de laisser son passé derrière lui. Parce qu'il s'y accroche depuis bien trop longtemps.
 
_Tu m'aimes Harry. Tu sauras me faire l'amour parce que tu m'aimes. C'est la seule chose à laquelle tu dois croire.
_Mais je-
_Je sais que ça fait peur, je le coupe, J'étais terrorisé quand tu m'as laissé te faire l'amour. J'étais vraiment terrorisé. Mais je ne l'ai jamais regretté. Crois-moi. Ça vaut le coup.
 
Son visage se relève pour que ses lèvres se posent sur les miennes. Et je sais que ça veut dire qu'il est d'accord. Alors mon sang se met soudainement à bouillir dans mon corps. D'appréhension et d'excitation. On change naturellement de position. Je me retrouve sur le dos et il monte sur moi. Sa main empoigne mon sexe pour me caresser. Je gémis contre ses lèvres. Je sens son érection à travers le tissu de mon boxer. Et ça me rend fou. Mes mains partent à la recherche de l'élastique. Je tire dessus, tentant de descendre le caleçon sur ses fesses.
 
_Mais tu ne veux pas rester tranquille pendant que je te masturbe ? Il râle, riant en même temps.
_Non. Enlèves.
 
Il s'éloigne de moi, faisant glisser son boxer le long de ses jambes.
 
_Dépêches, je le supplie.
_Oh ça va, il souffle, Et puis tu ne peux pas aller éteindre ton portable ? C'est relou de l'entendre vibrer comme ça !
 
Il n'a pas tort. Ce son est insupportable. Je me relève du lit en un bond, rejoignant le bureau dans le fond de la pièce. J'attrape mon portable. J'ai pleins d'appels en absence. Je m'attendais à voir le numéro des gars affichés mais c'est celui de ma mère. Et, vu l'heure qu'il est, je capte que quelque chose de grave vient d'arriver. Et je pense tout de suite à mon père. Un « Merde » s'échappe de mes lèvres tandis que j'entends le « Quoi ? » de Styles en fond sonore.
J'appelle. Les sonneries retentissent dans le vide. Je tremble.
 
_Louis ?
 
C'est ma mère. Elle pleure. Je peux l'entendre à des kilomètres rien que par la façon dont elle a prononcé mon prénom.
 
_Qu'est ce qui se passe ? Je l'interroge de suite.
_C'est Stan, elle sanglote, Stan.
_Quoi Stan ? Mais quoi Stan ? .. Putain maman arrêtes de pleurer ! Quoi Stan bordel ?
_Il est dans le coma.
_QUOI ? POURQUOI ? Mais qu'est ce qu'il s'est passé ? Maman ? Oh Maman ? Qu'est ce qu'il s'est passé ? Putain ! Réponds !
_Ce sont les..
 
Elle n'a pas terminé sa phrase car un sanglot a étranglé sa voix. Mais j'ai compris.
 
 
... Les Styles.





Chapitre sept.

 
 
_Stan, c'est moi, tu m'entends ? C'est Aïden. Je sais que t'es putain d'endormi mais écoute-moi. Tu seras vengé, petit frère. Je ne laisserai pas cette merde de Styles jubiler de sa victoire. Tu sais, c'est comme on dit partout, ils ont peut-être gagné une bataille, mais ils ne gagneront pas la guerre. Je te le promets.  



____________________

Voici la suite ! 
J'espère qu'elle vous a plu :) 
Je suis répertoriée sur un nouveau blog si vous voulez laisser un avis ! 
Je m'excuse pour le retard ! 
Pour me faire pardonner un article bonus sera publié dans la semaine :) 
Bisous à toutes xx 






Tags : #RunUpfic - #Acte3

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Comments :

  • T.

    29/08/2017

    Running Up That Hill, acte 3 chapitre 7... Je ne reviens sur ce chapitre que pour relire inlassablement le passage entre Louis et Harry où ce dernier apprend que son copain est en contact avec sa soeur... ce passage est juste WOUAHOU. Magnifique, époustouflant et qui résume très clairement la relation amour-haine entre les deux protagonistes. Un amour trop fort lié à une haine dévastatrice envers les familles respectives de l'autre. À se demander quel sentiment va prendre le dessus tant ils sont aux antipodes l'un de l'autre. Paradoxalement, on sent qu"ils ont besoin de ce lien sans quoi ils courent à leur perte respective.

    Je ne sais pas si j'arrive à écrire quelque chose de clair mais de toute façon mes mots ne pourront jamais exprimer les sentiments qui me traversent à chaque fois que je relis ce passage. Il est tellement bien écrit et c'est vraiment dommage que ce genre d'écrits ne se trouve pas en librairie. Il y aurait largement sa place.

    Voilà c'est tout pour moi ^^ !

    T.

  • SachaTchbn

    11/02/2017

    Pourquoi il faut toujours qu'il y ait le pire des malheurs qui leur arrive 😢

  • RunningUp

    03/08/2015

    obrxen--24 wrote: "J'aime bien Stan même s'y il a un réel problème de comportement sa me fait de la peine de le savoir dans le coma ;,( et c'est trop dommage que le moment entre harry et Louis soit gâcher "

    ahah et j'adore stan aussi! tu kiffes tous mes persos bizarres c'est géniale ! je t'adore !! ♥

  • obrxen--24

    03/08/2015

    J'aime bien Stan même s'y il a un réel problème de comportement sa me fait de la peine de le savoir dans le coma ;,( et c'est trop dommage que le moment entre harry et Louis soit gâcher

  • heyfifou

    26/03/2015

    ah bah c'st mon ressenti ahahaha si toi meme n'y avais pas pensé euh la je sais pas quoi dire ahahhaah x)

  • RunningUp

    26/03/2015

    heyfifou wrote: "Bon la bulle entre louis et harry se termine ... c'est tellement dommage mais à louis c'est fascinant quand ils se rappelent qui ils sont ce n'est pas qu'ils oblient qu'ils s'aiment mais toute la haine qui est comme un automatisme revient et puis ils se rappellent qu'ils s'aiment donc ça repars mais ça reste violent quand meme , meme pour nous c'est violent leurs disputes car à chaque fois leuir moyen de blesser l'autre c'est leurs noms de familles et ce qu'ils impliquent alors pour eux ça doit etre pire de se le prendre en pleine poire. Quand à Stan et Isaac c'est assez ironique l'un sait pour Harry et Louis et l'autre pour Zayn et Perrie mais je dois avouer que ça me brise un peu le coeur de voir que ça ne s'arretera jamais je n'arrve pas à avoir d'espoir à ce niveau-l et je dois avouer que ça m'horripile ça ne s'arretera jamais tant qu'ils ne se seront pas tous entretués en quelques sortes! Et voila que ça continue encore avec Aiden qui va venger Stan puis après un styles vont venger celui attaquer ça va repartir chez les tomlinson et ainsi desuite j'aimerais tellement que ça s'arrete car j'ai limpression que tant uqe ça ne s'arretera pas ils ne pourront jamais vivre presque normalement saf en fuyant comme ils l'ont fait mais on ne peux pas passer une vie à fuir! Ce qui est con c'est qu'ils ont l'impression que tout est plus simple dans l'autre famille et j'ai l'impression que c'est aussi pour ça qu'ils se détestent en plus des accidents car ils ont la sensation que le clan d'en face s'en ai mieux remis et que seul eux sont brisés de l'intérieur hors ils le sont tous et sont pas capables e le voir d'en prendre conscience , de l'accepter!"

    mon dieu j'ai adoré ce passage : "Ce qui est con c'est qu'ils ont l'impression que tout est plus simple dans l'autre famille et j'ai l'impression que c'est aussi pour ça qu'ils se détestent en plus des accidents car ils ont la sensation que le clan d'en face s'en ai mieux remis et que seul eux sont brisés de l'intérieur hors ils le sont tous et sont pas capables e le voir d'en prendre conscience , de l'accepter!"
    tu as tellement raison ! je l'avais même pas réalisé mais c'est tellement ça !
    merci pour ton commentaire en tout cas !! xx

  • heyfifou

    25/03/2015

    Bon la bulle entre louis et harry se termine ... c'est tellement dommage mais à louis c'est fascinant quand ils se rappelent qui ils sont ce n'est pas qu'ils oblient qu'ils s'aiment mais toute la haine qui est comme un automatisme revient et puis ils se rappellent qu'ils s'aiment donc ça repars mais ça reste violent quand meme , meme pour nous c'est violent leurs disputes car à chaque fois leuir moyen de blesser l'autre c'est leurs noms de familles et ce qu'ils impliquent alors pour eux ça doit etre pire de se le prendre en pleine poire. Quand à Stan et Isaac c'est assez ironique l'un sait pour Harry et Louis et l'autre pour Zayn et Perrie mais je dois avouer que ça me brise un peu le coeur de voir que ça ne s'arretera jamais je n'arrve pas à avoir d'espoir à ce niveau-l et je dois avouer que ça m'horripile ça ne s'arretera jamais tant qu'ils ne se seront pas tous entretués en quelques sortes! Et voila que ça continue encore avec Aiden qui va venger Stan puis après un styles vont venger celui attaquer ça va repartir chez les tomlinson et ainsi desuite j'aimerais tellement que ça s'arrete car j'ai limpression que tant uqe ça ne s'arretera pas ils ne pourront jamais vivre presque normalement saf en fuyant comme ils l'ont fait mais on ne peux pas passer une vie à fuir! Ce qui est con c'est qu'ils ont l'impression que tout est plus simple dans l'autre famille et j'ai l'impression que c'est aussi pour ça qu'ils se détestent en plus des accidents car ils ont la sensation que le clan d'en face s'en ai mieux remis et que seul eux sont brisés de l'intérieur hors ils le sont tous et sont pas capables e le voir d'en prendre conscience , de l'accepter!

  • RunningUp

    25/03/2015

    BrokenSoul wrote: "C'était un super chapitre, comme toujours ! Mais je sens la grosse merde arriver prochainement ! Encore pire que le fait que Stan soit dans le coma. J'te jure, je le sens super mais alors super mal. Je m'imagine le pire pour Louis et Harry, pour leur famille. Je sens que leur monde est en train de s'écrouler et je le vis super mal parce que je vois une issue tragique alors que je en ai pas envie.
    Franchement, ta fiction me prend aux tripes, elle fait partie de mes préférées et c'est toujours un plaisir de te lire ! Merci de nous livrer cette histoire, elle est magnifique.
    Je t'embrasse, Mya x
    "

    et toi merci pour ton commentaire qui me touche beaucoup ! c'est clair que c'est pas la joie la fin de cet acte mais c'est normal on monte en crescendo, comme au théatre ahah :)
    merci encore de me laisser ton avis à chaque fois xx

  • BrokenSoul

    23/03/2015

    C'était un super chapitre, comme toujours ! Mais je sens la grosse merde arriver prochainement ! Encore pire que le fait que Stan soit dans le coma. J'te jure, je le sens super mais alors super mal. Je m'imagine le pire pour Louis et Harry, pour leur famille. Je sens que leur monde est en train de s'écrouler et je le vis super mal parce que je vois une issue tragique alors que je en ai pas envie.
    Franchement, ta fiction me prend aux tripes, elle fait partie de mes préférées et c'est toujours un plaisir de te lire ! Merci de nous livrer cette histoire, elle est magnifique.
    Je t'embrasse, Mya x

  • RunningUp

    21/03/2015

    Loux wrote: "J'ai le cerveau qui bout tellement, que je ne suis pas sûre d'arriver à te pondre un commentaire correct... Déjà, je viens de voir la date de parution du chapitre, et je n'arrive toujours pas à comprendre comment j'ai fait pour mettre presque un mois avant de le lire.. C'est tout simplement impossible ! Ah, travail, quand tu nous tiens... Bref !
    Je suis dans un état lamentable, en fait, parce que ce que tu écris me met toujours dans cet état de transe émotionnelle. C'est juste... c'est juste.... WOUHA ! Je n'arrive même plus à m'exprimer avec des mots, et là, ça devient vraiment très grave ! Ton histoire est complètement captivante, prenante, entraînante, époustouflante... je manque de qualificatifs ! On fait sans cesse le plein de rebondissements, de révélations, de sensations, d'émotions, et c'est............ extraordinairement exceptionnellement fabuleux ! Ton style d'écriture est vraiment incroyable et me transporte complètement dans leur monde, dans leur monde. Sincèrement, tu as une plume unique et excellente. J'ai lu quelque part que tu voulais devenir écrivain, crois-moi, tu peux te lancer : tu es bien plus talentueuse que beaucoup de pseudos-écrivains ! Et notamment sur le fait que "Running up" n'est pas juste une histoire d'amour, mais aussi une histoire de familles et de société, qui aborde des problèmes et des questions bien plus profondes que le simple "je t'aime, moi non plus". Et c'est ça que j'apprécie beaucoup, et c'est d'ailleurs pour ça que les points de vue des différents personnages sont si enrichissants et importants pour faire progresser l'histoire.
    Bref, je vais peut-être éviter de t'écrire un pavé à chaque fois que je commente, mais c'est plus fort que moi ! Tout ça pour dire que j'adore ta fiction, et que je crois que quand tu auras posté tous les chapitres et que ce sera officiellement terminé (parce que je sais que malheureusement, ça va arriver...), je la relirai en entier, juste pour le plaisir de redécouvrir tous ces personnages auxquels tu as splendidement su créer une vie. Merci encore, merci pour tes magnifiques chapitres, et bravo !

    (et bien sûr, j'ai extrêmement hâte de lire la suite ! :b )
    "

    waouh merci pour ce commentaire, j'ai presque les larmes aux yeux ! sérieusement c'est vraiment touchant ce que tu m'écris et ça me fait extrêmement plaisir ! et ça me donne même envie d'écrire la suite là tout de suite mais je suis un peu crevée (je rentre tout juste de voyage) donc je crois que je vais me garder ça pour demain !
    en tout cas merci encore pour ce fabuleux commentaire !
    merci merci merci ! ♥

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