Chapitre dix.

 
 
Louis
 
 
         Les clefs s'enfoncent dans la serrure, je les tourne à l'intérieur, la porte grince lorsque je pénètre chez moi. La pièce est sombre et pas nettoyée depuis longtemps. Comme d'habitude. Sauf que ce soir est différent, ce soir je ne serais pas seul dans mon lit, ce soir il sera là, avec moi. Soulagé, je m'enfonce dans mon épais canapé en cuir.
En temps normal, je me serais levé pour me préparer un verre de Whisky, aurait décidé de finalement embarquer la bouteille avec moi, et aurait bu comme un trou dans mon salon. Pas ce soir. Ce soir, je l'attends. Sobre. Confiant. Heureux.
J'ôte mes chaussures à l'aide de mes talons, m'installant plus confortablement entre les coussins. Mes yeux se ferment tout seul. J'ai eu dû mal à trouver le sommeil ces derniers temps. Je pose mes jambes sur la table basse. Je profite du calme de l'appartement. De son silence qui ne m'effraie plus comme avant. Parce que je sais qu'il va revenir, remplir ce vide dans la pièce.
Non, remplir ce vide dans ma vie.
La sonnerie de mon portable me sort de mes pensées. Je sursaute lorsque je sens le vibreur dans ma poche. J'attrape l'appareil et, sans même regarder l'interlocuteur, je décroche en un soupire :
 
_Allo ?
_LOUIS ! LOUIS ! PUTAIN !
 
C'est Zayn. Enfin la voix d'un Zayn paniqué et prêt à clamser d'une crise cardiaque.
 
_Oh qu'est ce qui se passe ?! Je m'exclame, me relevant en un bond du canapé.
_Putain ! Louis ! C'est la MERDE !
_Mais quoi ?! J'explose, Parle putain !
_Ils ont pris mon portable !
_Mais qui « ils » ? Je ne comprends rien !
_Stan et Isaac ! Ils hurlent à travers le combiné, Putain !
_Mais quoi ?! Je m'époumone.
_Ils ont envoyé un message à Perrie, ils se sont fait passer pour moi, ils lui ont donné rendez-vous !
 
Et, à l'instant où je comprends enfin ce qu'il se passe, mon corps se met à se mouvoir tout seul. Je cale mon portable entre mon oreille et mon épaule, enfile mes chaussures rapidement, et attrape mes clefs de voiture.
 
_Ok maintenant tu te calmes, je reprends, Et tu réponds à toutes mes questions sans gueuler, on a besoin d'aller vite.
 
La porte de mon appartement claque. Je dévale les marches quatre à quatre. Pas le temps d'attendre l'ascenseur.
 
_Où est le lieu de rendez-vous ?
_Château de son anniversaire. Le bal masqué.
_Quand ils ont envoyé le message ?
_Euh.. Trente minutes je pense, j'étais sous la douche, je n'ai pas vu tout de suite.
_Tu as appelé Perrie ?
_Bien-sûr que j'ai essayé mais elle ne me réponds pas ! C'est pour ça que je t'appelle parce que-
_Reste calme, je t'ai dis, je le coupe sèchement.
 
Je sors de l'immeuble en courant, mes clefs de voiture dans les mains.
 
_Ok.. Ok, je l'entends respirer sourdement, Mais fais vite.
_Je suis déjà en chemin, je passe te prendre à la maison.
_Ok je sors.
_Non ! Je le coupe rapidement.
_Quoi ?
_Tu y es encore ?
_Où ?
_Dans la maison ! J'explose exaspéré avant de m'engouffrer dans la voiture.
_Oui.
_Vas dans la chambre de Stan maintenant, je lui ordonne, Dépêches-toi et regardes dans la commode à côté du lit, deuxième tiroir en partant du bas.
 
J'entends un bruit sourd dans le combiné, comprenant qu'il est probablement en train de courir. J'en profite pour faire démarrer le moteur et sortir de ma place de parking.
 
_Quoi ? Explose Zayn dans le combiné après quelques secondes de silence, Tu te fous de ma gueule ! Il y a ces caleçons dans le tiroir ! T'as pas plus urgent à me demander ?!
_Y a que des caleçons ?
_Mais oui !
 
Mon c½ur s'arrête littéralement de battre pendant que l'insulte s'échappe de mes lèvres sans que je ne puisse la retenir :
 
_Putain, quel con.
_Quoi ?! Explose Zayn, Y a quoi dans ce tiroir ?
 
Le flingue. Son putain de flingue.
 
_Rien, je bafoue, appuyant sur la pédale de l'accélérateur, Sors de la maison je suis là dans cinq minutes.
_Ok.
_T'as appelé ton frère ?
_Réponds pas.
_J'appelle Harry, ne panique-pas, il aura peut-être le temps de rattraper Perrie.
_Mais il est enfermé dans un hôpital psychiatrique !
 
Centre de désintoxication, je me corrige à moi-même, Mais rien à battre pour le moment.
 
_Non il est sur Londres, j'enchaîne, Sors de la maison, moi je l'appelle.
 
Je n'attends pas d'entendre sa réponse et décroche de suite le téléphone pour joindre Styles. J'espère qu'il l'a allumé quand on s'est quittés. Les sonneries résonnent dans le vide. Je coupe la radio qui s'était déclenchée automatiquement, comme si j'avais la tête à ça. Troisième sonnerie. Quatrième.
 
_Putain Styles, je grince entre mes dents, Décroches.
 
Cinquième. Sixième. Oh bordel. Répondeur.
Je me retiens de ne pas jeter le téléphone par la fenêtre. Tiens, bonne idée d'ailleurs, la fenêtre. Je l'ouvre pour respirer l'air froid de la nuit. Ça fait du bien, j'étais à la limite de l'étouffement. Putain. Quelle merde. Et quels crétins de cousins.
Je les connais. Je sais qu'ils ne la toucheront pas. Ils veulent probablement juste lui faire peur, la mettre en garde pour ne plus qu'elle approche Zayn. Mais les Styles vont l'apprendre et ça risque d'engrainer encore plus de haine, comme si y en avait pas déjà assez pour nous pourrir la vie.
Je reprends mon téléphone. Essaie d'appeler Stan. Pas de réponse. Isaac. Pas de réponse. Je commence à désespérer lorsque je réalise qu'il me reste une dernière solution. Une risquée. Mais une dernière.
Mes doigts tremblent et pressent les trois lettres dans le répertoire : W.T.F.
 
 
Harry
 
 
           J'avance lentement dans le parc, les mains dans les poches. On ne s'est pas donnés de lieu de rendez-vous avec Gemma, hormis Hyde Park qui est immense, mais je sais exactement où la trouver. Dans notre lieu à nous. Je suis rentré par effraction dans le parc, bien-sûr, ce n'est pas ouvert pendant la nuit. Et puis je suis déjà un fugitif, je ne suis plus à ça près.
Je passe par les jardins de Kensington, à l'Ouest du parc. Je connais les allées par c½ur. Mes pieds glissent contre les cailloux. Je m'arrête devant la statue de Peter Pan. C'est ça. Notre endroit. Ça faisait longtemps qu'on ne s'y était pas retrouvés.
Peter Pan a toujours été l'histoire préférée de Gemma, triste ironie pour quelqu'un qui a grandit trop vite. Elle adorait venir jouer ici quand on était jeunes, avec moi et nos cousins. On pouvait y passer des après-midi entier. Et elle insistait tellement pour jouer le rôle de Peter Pan que je me retrouvais toujours avec celui de clochette. En réalité, je détestais ces après-midi.
Quelques années plus tard, Kensington est devenu un quartier Tomlinson. Hyde Park est resté neutre mais nos parents nous ont interdit de nous rendre à la statue, trop proche de l'ennemi selon eux. Et puis on avait passé l'âge de jouer, dans le fond. Alors on en a commencé un autre beaucoup moins drôle.
J'aperçois la chevelure blonde de Gemma, elle était adossée contre le bronze de la statue. Elle se relève dès qu'elle m'aperçoit et m'attrape dans ses bras presque avec désespoir. Sa chaleur m'enveloppe et mes bras se resserrent autour de sa taille.
 
_Je suis désolée, elle souffle dans mon cou, Tellement désolée. Je n'aurais jamais dû les laisser t'emmener.
_Je vais bien maintenant, je murmure à mon tour, Je vais bien.
_Je ne les laisserai pas te ramener là-bas Haz, je te le promets.
_Comment tu vas faire ?
 
Elle se détache lentement de moi et le froid de la nuit me fait soudainement frissonner. Ses yeux clairs et remplis de larmes me donnent envie de la reprendre dans le creux de mes bras mais je sais qu'on a peu de temps.
 
_Qu'est ce que tu voulais me dire de si urgent ? Je l'interroge.
_J'ai beaucoup réfléchis Harry, depuis que tu es parti.
_Réfléchis sur quoi ?
_Enterrer la hache de guerre.
 
Mon c½ur fait un bond dans ma poitrine. Littéralement.
 
_Quoi ? Je souffle estomaqué.
_J'aurais dû.. Elle soupire, glissant ses doigts fins dans sa chevelure, J'aurais dû arrêter ça bien avant. Je suis désolée pour tout ce que je vous ai fait subir.
_Mais qu'est ce que tu racontes ?
_J'abandonne, elle murmure dans un sourire de soulagement, Cette guerre, la vengeance, les quartiers délimités, je laisse tomber. Je leur donne tout. Je leur donne tout Londres si ils le veulent. Et la banque. Et nos actionnaires. Et je m'en fous. Je m'en fous Harry !
 
Elle rit. Elle éclate de rire et mon c½ur ne s'arrête plus de s'emballer.
 
_Mais.. Mais qu'est ce que-
_Je pars à New-York avec toi, j'ai décroché un stage à la bourse.
_Oh mon Dieu, mais c'est géniale !
 
Je l'attrape de nouveau dans mes bras, la serrant si fort que je dois lui briser les côtes.
 
_Et papa alors ? Je réalise, Qu'est ce qu'il en pense ?
_Je m'en fiche de ce qu'il en pense ! Elle s'exclame, J'ai perdu mon temps à être ce qu'il voulait que je sois ! J'ai toujours pensé être une femme forte et à la tête d'une des plus grosses banques du pays mais j'étais juste soumise à la figure patriarcal et capitaliste !
_Je n'ai pas compris la fin de ta phrase mais ça à l'air super profond comme réflexion.
 
Elle rit de nouveau, venant me serrer dans ses bras.
 
_Et je serais là pour toi maintenant.
_Tu rigoles ? Tu as passé ta vie à être là pour moi ! Prends toi des vacances !
 
Je m'attendais à ce qu'elle rigole de nouveau, ou qu'elle me foute un coup dans l'épaule pour me dire de la fermer. Mais, à la place, j'aperçois ses yeux se voiler.
 
_Quoi ? Je demande.
_Je suis sérieuse, je serais là pour toi.
_Ok Gemma, je l'arrête de suite, Je sais que ça sonnait comme une blague mais j'étais sérieux moi aussi, tu n'as pas besoin de t'occuper de moi.
_Tu ne m'as jamais raconté pour le viol.
 
Là, c'est pire qu'une douche froide qui s'abat sur moi. Putain. Merde. Comment elle sait ça ?
 
_Pardon ? Je bafoue.
_Azoff me l'a avoué il y a quelques jours. Pourquoi tu ne me l'as jamais dis ?
_Parce que ce n'était pas un viol, je soupire à bout de nerfs, Parce que c'était encore de ma faute et que j'en ai marre que tu rattrapes mes conneries. Je crois que je l'avais mérité dans le fond.
_Tu te fous de ma gueule ?
_J'avais pris de la coke Gem' ! J'explose, J'ai chauffé le mec toute la soirée et je n'ai pas dis non quand il m'a demandé de le rejoindre derrière le bar. J'avais peut-être que quinze ans mais j'étais loin d'être con, je savais qu'on n'y allait pas pour enfiler des perles !
_Mais tu-
_Et ouais, je me suis fais prendre comme une merde ! Je m'emporte de plus en plus, les larmes perlant au coin de mes yeux, Et ouais, ça fait putain de mal. Et alors ? Je devais te le raconter peut-être ? Comment je suis minable au point de perdre ma virginité avec ce pauvre type ?
_C'était un viol, elle me coupe sèchement, Le minable, c'est lui.
_Non ce n'était pas un viol, je la rembarre, Ça c'est l'excuse facile pour prétendre que je ne suis pas qu'un putain de petit con qui cherche la merde.
_Oh putain mais tu vas arrêter avec ça ?! Elle s'emporte à son tour, Arrêter d'être une victime pour toi-même ! C'est gonflant à la fin ! C'est quoi ton objectif ? Tu veux porter tous les putain de malheurs du monde sur ton dos jusqu'à ce qu'il pète ? Bah il a déjà pété figure toi ! Ton dos, ta tête et tout ton corps Harry ! Tu crois que la vie elle ne marche que dans un sens ? Que t'as mérité tout ce qui t'arrive ? Non. Y a pas de destin. Y a pas de karma. On ne souffre pas pour quelque chose. Y a pas de raison à tout ça. C'est juste la vie qui n'a pas été juste. Y a pas de raisons pour ce qui est arrivé à Niall. Y a pas de raisons pour que tu aies commencé la coke. Y a pas de raisons pour que ce connard te viole. Y en a pas Harry. Alors ne cherches pas. Arrêtes de chercher. Tu ne trouveras pas. T'es pas plus coupable que les autres. Juste plus malheureux. Parce que tu ne veux pas comprendre que ce n'est pas de ta faute.
 
Elle s'arrête, sa respiration est saccadée. Je crois qu'elle est fatiguée. De tout. De moi. De s'occuper de tout le monde. Partir pour New-York est vraiment la meilleure chose qu'il pouvait lui arriver.
Je m'apprête à lui dire mais une sonnerie de téléphone brise le silence du parc. Gemma attrape son portable dans la poche de son blouson en cuir. Elle regarde l'écran sans décrocher et finit par me le tendre avec un demi-sourire. La lettre « L » apparaît devant mes yeux. Et ça fait mal au c½ur de voir qu'elle est incapable d'écrire son prénom.
 
_Je suppose que c'est pour toi, elle murmure lorsque j'attrape le combiné.
 
Et je réalise brusquement que y a vraiment aucun putain de sens pour qu'il l'appelle sur son portable à elle. Alors je décroche précipitamment.
 
_Allo ?
_Oh Styles putain c'est toi ! Il s'exclame soulagé, On est dans la merde.
_Quoi ? Attends, t'es où ?
 
Je m'éloigne de Gemma, lui faisant signe que je reviens dans cinq minutes.
 
_Pas besoin de raconter des trucs cochons ! Elle s'exclame, Ça reste mon téléphone et je trouve ça dégueulasse !
 
Je lui intime de se la fermer avec mon regard et enchaîne de plus en plus inquiet :
 
_Qu'est ce qui se passe Louis ?
_Isaac et Stan ont pris le portable de Zayn pour donner rendez-vous à Perrie.
_Quoi ?! J'explose.
_Il faut absolument que tu arrives à contacter tes cousins pour qu'ils la rattrapent !
_Où est le rendez-vous ?
_Au château de son anniversaire.
_Ok je les appelle tout de suite.
_Non attends ! Il m'arrête, Promets moi de ne pas y aller. Je suis déjà en route. Je gère, ok ?
_T'es sérieux ? Je l'interroge incrédule.
_S'il te plaît, je te jure que je la protégerai.
_Je prends un taxi tout de suite. On se voit là-bas, je le coupe direct avant de raccrocher.
 
J'entends le début d'une insulte mais je n'ai pas le temps de m'y attarder. Je me précipite dans le répertoire du téléphone et appelle Liam.
 
_Ouais Gem' ? Tu l'as retrouvé ? Décroche-t-il à la première seconde.
_C'est moi.
_Putain mec ! On te cherche partout ! T'es où ? Tes vieux ont appelé les flics !
_Ce n'est pas la question, je le coupe sèchement, Est ce que Perrie est à la maison ?
_Non, elle est partie retrouver Pâris il y a vingt minutes, pourquoi ?
 
Je souffle un grand coup. Bordel de merde.
 
_Ok, je me reprends, Ce que je vais te dire va être difficile à comprendre mais tu ne dois pas m'interrompre parce qu'on est dans une urgence.
_Oh tu me fais peur.
_Perrie n'est pas partie retrouver Pâris, je me lance, Mais Zayn.
_Zayn ?
_Zayn des Tomlinson, Liam. Ils sortent ensemble depuis le bal.
_QUOI ? Hurle-t-il si fort que je crois qu'il vient de m'exploser le tympan.
_Putain je t'ai dis de ne pas m'interrompre !
_Mais tu viens de me-
_Oui ! Je sais ! Je le coupe même si j'ai conscience que c'est difficile à avaler comme nouvelle, Maintenant écoutes. Les Tomlinson ont pris le téléphone de Zayn. Ce n'est pas lui qu'elle va retrouver mais eux. Il faut absolument que tu la rattrapes.
_Oh putain de bordel, je te jure que je vais – EDWAAAARD - les massacrer de sa race de-
_Calme toi Liam, on va la rattraper à temps, je tente de l'interrompre dans son monologue.
_Vie de ma mère, ces fils de pute - EDWAAAAAAAAAAARD VIEEENS - si ils touchent un seul de ses cheveux, je – ON PRENDS TA VOITURE VIIIITE PUTAINN- je te jure Haz, mais ils vont payer sa mère – C'EST PERRIE BOUGE TON CUL - oh bordel, c'est où ? Ils sont partis – JE T'EXPLIQUE DANS LA VOITURE MERDE BOUGE – où le rendez-vous ?
_Au château du bal, son anniversaire.
_T'es où là ? Il m'interroge. On passe te prendre ?
_Partez devant, je suis avec Gemma.
_Ok, je raccro-
 
Liam ne finit même pas son mot et la communication se coupe. Les mains tremblantes, je me retourne vers ma s½ur. Elle m'attends, en silence, un sourire amusé aux lèvres car elle s'imagine probablement que je viens d'avoir une discussion coquine avec mon copain. En réalité, y a juste mon monde qui vient de s'écrouler pour la millième fois.
Et je m'apprête à lui dire. Je m'apprête à briser ce moment, cette joie, ce soulagement dans son regard. Puis je réalise que je ne peux pas. Je n'ai pas le droit de lui faire ça. Pas alors qu'elle a trouvé la paix. Pas alors qu'elle part enfin, qu'elle met les voiles, qu'elle emmerde tout ça. Je n'ai pas le droit de lui enlever ça. Pas après toutes les fois où elle m'a protégé. C'est mon tour, maintenant. Mon tour de la protéger.
Alors, avec une force mentale incroyable, j'étire les muscles de mon sourire pour prétendre ne pas être mort d'inquiétude.
 
_Alors ? Susurre-t-elle quand je la rejoins et que je lui rends son portable.
_Je vais aller le retrouver maintenant, je réponds.
_Ahah ! Elle rit, Je savais de quoi vous parliez ! Vous êtes vraiment des animaux quoi !
_Je te rappelle demain, d'accord ? Je réponds, essayant de ne pas m'effondrer en sanglots, Ok ?
_Oui, profites de ta nuit petit frère.
 
Elle me prends dans ses bras. Et je la serre plus fort que nécessaire mais c'est vital à cet instant.
 
_Tu veux que je te raccompagne ? Elle m'interroge.
_Non, je connais la route.
 
Et on se sépare, à la statue de Peter Pan. A ce gosse qui ne voulait pas grandir. Peut-être qu'il avait tout compris, lui.
 
 
 
Louis
 
 
         J'appuie sur la pédale de l'accélérateur. Les deux fenêtres sont ouvertes. Personne ne s'en plaint. Pas moi. Pas Zayn. Parce que la seule chose à laquelle on pense, c'est la route qu'il nous reste à faire. La voiture fend le vent glacial de la nuit. Je n'ai jamais roulé aussi vite de ma vie. Zayn tripote ses mains, tordant ses doigts dans tous les sens, l'angoisse se lisant sur son visage comme si il se foutait que le monde entier le voit trembler de peur. Et oui, en fait, il s'en fout lui, du monde entier. Y a que Perrie qui compte. Et j'aurais peut-être dû le réaliser plus tôt moi aussi.
 
 
Harry
 
 
_Putain ! Plus vite ! J'explose.
 
Mon c½ur bombarde dans ma poitrine comme en plein c½ur de la seconde guerre mondiale.
 
_Y a des limitation de vitesses, beugle le chauffeur d'un ton froid, Si vous n'êtes pas content, vous sortez de la bagnole.
_Arrêtez de parler et conduisez plutôt, je grogne, me renfonçant dans mon siège.
 
Ma tête se colle contre la vitre, j'observe la vue de Londres qu'on est en train de quitter. J'ai mal au ventre. J'imagine Perrie seule avec ses tortionnaires. Comme moi dans cette ruelle sombre, la cigarette qui creuse mon bras, l'impression de mourir un peu plus à chaque seconde.
Parce que le plus dur, ce n'était pas la souffrance qu'on m'a infligé. Le plus dur, c'était de voir dans leurs regards à quel point cette souffrance leur plaisait, à quel point les gens sur terre peuvent désirer de te voir souffrir, à quel point ça les excite, ça les amuse, ça les dépasse. A quel point cette haine est éc½urante. A quel point on est tous aveugle de n'avoir jamais su arrêter cette guerre tant qu'il en était encore temps.
Et c'est ça, le truc, ce sentiment que c'est bien trop tard désormais.
 
 
Louis
 
 
_Ils ne répondent toujours pas ? J'interroge.
 
Zayn raccroche le portable. L'angoisse et les sanglots creusent ses joues.
 
_Et Perrie ? J'insiste, les mains crispées sur le volant.
_Répondeur direct. Elle a dû éteindre son portable.
_Mais qui éteint son portable de nos jours ?! Je m'emporte.
_Elle pensait s'enfuir avec moi, rétorque mon cousin, J'imagine qu'elle a préféré l'éteindre pour que sa famille ne la retrouve pas.
_Brillante idée, je grince.
 
On est sur l'autoroute. Les même paysages défilent et cette sale impression de ne pas avancer assez vite me comprime le c½ur.
 
_Je les hais, souffle Zayn entre ses sanglots, Je les hais de toutes mes forces. Si ils-
_Ils ne lui feront rien, je le coupe immédiatement dans ses pensées, Ce ne sont pas des violeurs, ni des meurtriers.
_Personne ne l'est avant de franchir la limite.
_Putain, je soupire, On parle de Stan et Isaac, sois rationnel deux secondes !
_Rationnel, il répète amer, Est ce qu'un de vous l'a déjà été lorsqu'il s'agit des Styles ?
 
Et je ferme ma gueule. Parce qu'il a raison et que c'est précisément ça qui me fait peur.
 
 
Harry
 
 
           J'ai tellement mal au ventre, aux yeux, à la tête, au c½ur. Ça bat à l'intérieur de moi d'une force indescriptible. Je n'ai jamais autant voulu et redouté ce moment. Ce moment où j'arriverai au château. Ou je retrouverai Perrie avec ces enflures de Tomlinson.
Et la retrouver dans quel état ? Et pour dire quoi ? Pour leur faire quoi ? Et si Louis n'est pas déjà arrivé ? Et si Edward et Liam étaient déjà là-bas ? Et si j'arrivais trop tard, comme d'habitude ?
 
_Je vous en supplie, est ce que vous pouvez aller plus vite ?
 
Une lamentation. Une supplication. Un reniflement parce que je pleure comme une merde. Je sais que je fais pitié. Mais ça n'a pas l'air d'amadouer ce connard de chauffeur.
 
_Ma cousine est en danger, j'insiste, Je vous en supplie.
_C'est la police qu'il faut appeler dans ce cas, grince-t-il entre ses dents, Pas un taxi.
_Je vous payerai le double du prix.
 
Je vois son regard vitreux à travers le rétro. Il ne me croit pas. Je sors mon portefeuille de ma veste et en sort un paquet de livres. La seconde d'après, je sens la voiture accélérer.
 
 
Louis
 
 
       Mes mains sont toujours crispées sur le volant. Mon angoisse monte toujours un peu plus alors qu'on s'approche du château. Je pourrais me souvenir du chemin par c½ur. Pas de l'allée mais du retour. Ce retour précipité parce que Stan avait sorti son putain de flingue pour le braquer sur la mère de Styles. Ça paraît loin ce bal masqué. Et, pourtant, on va tous s'y retrouvés. Je finis par apercevoir le toit du château au loin. Mon c½ur se comprime dans ma poitrine.
Parce que c'est là que tout a commencé. Et j'ai la désagréable sensation que c'est précisément là que ça va se finir.
 
 
Harry
 
 
_Là-bas ! Je hurle, l'angoisse comprimant ma voix au même moment.
 
Je viens d'apercevoir le toit du château. Je me rappelle de cette allée sombre entre les arbres. Je me rappelle de la soirée. De Perrie. Des plumes. De sa robe. De la danse avec le gorille. Putain. Si j'avais su que ça nous aurait amené ici ce soir. Je les aurais arrêté bien avant.
 
 
Louis
 
 
           Je gare la voiture en trombe devant le château. Les pneus grincent contre les graviers. Le moteur n'est même pas arrêté que la portière gauche s'ouvre. Zayn sort de la bagnole en courant, commençant à hurler le prénom de Perrie. J'ai tout juste le temps d'attraper mes clefs pour couper la voiture et le suivre à mon tour.
 
_PERRIE ! Hurle-t-il, la tête tournée vers le ciel comme si il espérait y lire une réponse.
 
Puis il se met à courir en direction du château, vers les portes closes.
 
_Zayn, je hurle, Ce n'est pas ouvert, on est en plein milieu de la nuit !
 
Je vois une lueur traverser ses pupilles, comme si il venait de comprendre à l'instant où elle se trouvait.
 
_Le parc ! Il explose.
 
Je le suis sans réfléchir. Il a l'air de savoir ce qu'il fait. Il court vite mais je suis probablement aussi angoissé que lui donc j'arrive à le suivre sans problème. Il contourne le parc, traverse les fontaines et les rosiers. Il fonce dans le jardin, s'éloignant du château.
Et moi je n'ai jamais couru aussi vite de toute ma vie. J'angoisse à ce qu'on va trouver là-bas. Je crois que, d'un côté, je ne préférerai même pas savoir jusqu'où ils sont capable d'aller.
Parce qu'au fond, ce qui me fait peur, ce n'est même pas eux, leur violence ou leur folie. C'est la mienne. Parce que j'aurais pu être à leur place. J'aurais même pu inventer ce plan. C'est peut-être ce que j'ai fais d'ailleurs. En réalité. Toutes ces années. A leur foutre ces conneries de vengeance dans la tête. Tout ça parce que ça me faisait une raison de déculpabiliser de ce que j'ai fais à Niall. Comme si cette guerre justifiait les dommages collatéraux. Ça ne les a jamais justifié. Y a jamais rien qui a justifié ce que j'ai fais. C'est ça, putain, qui m'a toujours fais peur.
 
 
Harry
 
 
        Le taxi s'arrête devant le château. Mon c½ur est sur le point de lâcher mais j'arrive à tendre toute ma liasse de billet à ce connard. Je n'ai même pas compté combien j'ai donné. A vrai dire, j'en ai absolument rien à foutre.
Je sors de la voiture. Mes jambes titubent sur le gravier. J'arrive à peine à tenir debout.
 
_Perrie ! Liam ! Edward !
 
Je me met à hurler, retenant le prénom de Louis du bout des lèvres.
Aucune réponse.
J'arrive à mouvoir mes jambes malgré l'angoisse, j'arrive à respirer malgré l'air glacial qui s'infiltre dans mes poumons, j'arrive à avancer malgré mes larmes qui brouillent ma vue.
Les portes du château sont closes, je comprends qu'ils n'ont pas pu entrer à l'intérieur, alors je contourne en courant. Un jardin immense devant moi. Et sombre, bien-sûr. Aucun lampadaire n'est allumé. C'est vide et noir. J'angoisse mais je dois surmonter ma peur. Alors je continue à courir, hurlant leurs prénoms. J'ai l'impression d'être un aveugle dans une forêt. Je ne vois rien. Ou peut-être que je ne veux rien voir.
 
 
Louis
 
 
         Mes jambes ne tiennent presque plus. Je ne sais même pas avec quelle force intérieure je tiens encore debout. L'adrénaline, probablement. Zayn est devant moi. Il court. Je cours. Et tout prend fin soudainement. Un arrêt brutal. Inattendu. Il s'arrête. Je ne pense même pas à regarder où on est. Parce que .. Putain. Non. Pas ça.
 
_Lâches-la ! Hurle Zayn, prêt à se jeter sur Stan.
_Bouges pas ! Crie-t-il à son tour, le flingue toujours braqué sur la tempe de Perrie.
 
J'hallucine. J'ai l'impression d'être dans un film de science-fiction. Tout. Tout est irréel. Stan, son flingue à la main et tenant Perrie sous le bras. Isaac, à côté, qui ne dit rien malgré toute l'angoisse qu'on peut lire sur son visage. Et le pire...
 
_N'avancez pas, grince Liam entre ses dents.
 
...L'autre flingue. Braqué dans notre direction à nous. Dans les mains de Liam.
 
_Ne tire pas ! S'exclame Zayn, On est là pour Perrie !
_Alors dis à ton putain de cousin de lâcher son flingue ! Hurle Edward, les yeux révulsés de colère.
_Commence par dire à ton frère de lâcher le sien ! Lui gueule Isaac.
_Il braque ma cousine ! Se défend-t-il.
_Et lui il braque mon frère ! Enchaîne Isaac en désignant Zayn à quelques centimètres du flingue de Liam.
 
Et, moi, la situation m'échappe complètement.
 
 
Harry
 
 
          Mes jambes me lâchent, littéralement, je suis à deux doigts de m'effondrer au sol lorsque j'entends la voix d'Edward me hurler de ne pas m'approcher. Mais je n'arrive pas à l'écouter, parce que je suis trop absorbé par ce qui se passe devant mes yeux. Un flingue braqué contre la tempe de ma cousine, en larmes. Un deuxième, dans les mains de Liam, pointé sur Zayn. Personne ne parle et, pourtant, j'ai l'impression que c'est un vacarme infernal dans ma tête. Comme si toutes les larmes, l'angoisse et la haine qu'on lisait sur chaque visage hurlaient au monde entier d'enfin prêter attention à eux. Comme un gosse capricieux qu'on a ignoré trop longtemps. Comme si il fallait en arriver là pour qu'on réalise à quel point on est allés trop loin, beaucoup trop loin.
 
_Liam.
 
Son prénom s'échappe de mes lèvres. Je n'avais jamais vu un tel regard dans les yeux de mon cousin.
 
_Lâches ce flingue, putain, à quoi tu joues ? Je continue.
_Je joue ? Il explose de rage, Je joue, moi ? Et lui, il joue peut-être ? Il enchaîne ivre de rage en me désignant Stan, Il joue avec son flingue braqué sur sa tempe ?
_Mais lâche la Stan ! Intervient Louis, Qu'est ce que tu fous bordel ?
_Ils ont sorti le flingue en premier, lui rétorque son cousin, gardant Perrie sous son bras, C'est notre protection là.
_Votre protection de quoi putain ?!
_Pour ne pas qu'il tire ! Répond Isaac à sa place.
_Commencez par lâcher Perrie ! Explose son frère ivre de rage.
_Il ne tirera pas ! Je m'exclame à mon tour, Bordel, mais baissez vos flingues tous les deux ! C'est complètement ridicule !
 
Et, tout en disant cela, je me suis rapproché d'eux. Stan a eu un réflexe à la con, il a pointé le flingue sur moi. J'ai senti un crissement général et je me suis arrêté au milieu de la pelouse.
 
_Stan. Tu enlèves ça tout de suite de lui.
 
Cette voix. Je crois que je n'ai jamais entendu Louis aussi autoritaire.
 
_Qu'est ce que ça peut te foutre ? Beugle l'autre, les larmes commençant à trahir la haine qu'on lit dans ses yeux.
 
Parce qu'au fond, je crois qu'il a plus peur qu'autre chose.
 
_Enlèves ça tout de suite, répète Louis, Je ne te le répéterai pas.
_Oh putain, grince Isaac, Tu me dégouttes.
 
Il s'est retourné vers Louis, le toisant d'un regard noir, et continuant froidement :
 
_Tout ça pour sauver ta bouclette.
_Mais qu'est ce que tu racontes ? Souffle Stan en se retournant vers lui.
 
Je m'arrête littéralement de respirer, de penser, de faire tout ce qui pourrait me maintenir en vie. Parce que je crois qu'on vient de décider de mon arrêt de mort.
Isaac explose de rire, se retournant vers nous tous, avant d'ajouter d'un air narquois :
 
_Est ce que quelqu'un ici s'est au moins demandé comment les Styles ont été au courant du lieu de rendez-vous ?
 
Un silence. Un malaise. Je vois Edward froncer des sourcils tandis que Liam se retourne vers moi, lentement.
 
_Toi, il souffle, Toi, tu me l'as dis.
_Je.. Je..
 
Les mots me manquent. L'oxygène me manque. J'ai l'impression de m'écrouler.
 
_Comment tu as su tout ça ? Comment tu as pu savoir que Stan et Isaac étaient derrière le message ? Continue Liam hébété.
 
Mon sang bat à tout rompre dans ma poitrine. La confusion. La confusion générale s'empare de tout le monde lorsque la vérité se fraie lentement un chemin jusqu'à leur cerveau. Et, dans ce non-sens inexplicable, j'aperçois Zayn se jeter sur Liam pour lui prendre son flingue qu'il continuait de braquer dans sa direction.
Je ferme mes yeux. C'est un automatisme. Un mouvement de foule. Des cris. Un coup de feu. Puis, plus rien.
Le vide. Le néant. Le bruit d'un monde qui part en fumée. Le bruit d'un monde qui s'écroule. Le bruit d'un monde qui meurt. Je me retourne vers eux. Liam n'a pas de sang sur les mains mais une balle plantée entre les deux yeux. Il tombe, raide mort, sur la pelouse.
Ça aurait pu être bruyant mais c'est silencieux. Ça aurait pu être triste mais c'est con, juste con. Ça aurait pu être la fin mais ce n'est que le début. Le début d'une vie qui n'a plus aucun sens, qui n'a plus aucun but.
Et tout devient violent. Tout devient rouge. Rouge sang. Comme la couleur qui coule sur la pelouse.
Edward hurle. Littéralement. Désespérément. Il s'écroule près de son frère. On dirait qu'il a perdu son âme, qu'elle a décidé de quitter son corps pour suivre celle de Liam. Il hurle. Il hurle. Il hurle. Il ne s'arrête plus, pas même pour respirer. Ce ne sont même plus des cris qui sortent de ses lèvres. C'est du désespoir. Pure et brute. Un désespoir qui n'a d'orthographe dans aucune langue humaine.
Perrie s'écroule à sa suite. En larmes.
Et moi je reste là, incapable de faire quoi que ce soit. J'ai tout perdu. Comment parler, comment bouger, comment respirer. Je suis enfermé dans une bulle. Probablement parce qu'elle me protège de toute la souffrance qui est en train de me crever les yeux. Comme si mon corps était le dernier rempart à tout ça.
Je crois qu'une main effleure la mienne. Je ne sais pas. Je ne ressens rien. Je ne veux plus rien ressentir. Je veux mourir. Je mourais dix milles fois pour ne plus jamais revoir cette scène. Parce que son corps est inerte sur le sol et que ça me crève les yeux. 
Et tout remonte lentement à mon cerveau. Le coup de feu. La dispute. Les Tomlinson. J'ai à peine le temps de me retourner vers eux qu'ils sont en train de se barrer en courant. Tous. Isaac tient son frère et le force à les suivre. Il a le visage dur, plus préoccupé à sauver son clan que de se réjouir de la destruction du mien. Louis ne me regarde pas, il fuit, loin. Stan est encore plus loin. On ne le voit même plus. Y a que Zayn qui a un semblant d'expression humaine. Il a l'air tétanisé, totalement figé dans une peur monstrueuse. C'est pour ça qu'il n'avance pas, pour ça que son frère a du mal à le tirer à lui.
 
_Mais lâche ça bon sang ! Explose Isaac.
 
Et le flingue tombe des mains tremblantes de son demi-frère. Et là, je comprends. C'est Zayn qui a tiré. C'est lui qui a tué Liam. J'ai l'impression que mon c½ur se fait poignarder. Je suffoque. Je m'écroule.
Mais pas comme Liam. Parce que lui, il ne se relèvera jamais. Parce qu'il est partit pour de vrai et que moi je suis condamné à rester dans cet enfer. 
Et ça arrive, lentement, ce sentiment que tu ne vivras plus jamais vraiment. Parce que ça n'aurait pas de sens. D'être heureux après ça. D'être heureux sans lui. Comme si tout devait s'arrêter cette nuit précisément. Comme si c'était prévu depuis le début.
.
.
Comme si, quelque part dans ce monde, ça avait déjà été écrit. 
 
 
 

 
 
<< A plague a' both your houses >>
                             Romeo & Juliet - Shakespeare
 
 
 
 
Que la peste soit de vos deux maisons
 
 
 
 
 
 
 

 
 

Tags : #RunUpfic - #Acte3

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Comments :

  • HFxckYou

    29/06/2018

    mon coeur est brisé
    je pleure
    je sais pas si j'ai envie de connaître la suite

  • zyngao

    14/03/2018

    je te deteste je suis en pleur tu brise tout c horrible
    dis moi sue ce n'est qu'un cauchemard potier change ca
    bonne journee

  • Brooklynoodle

    27/07/2017

    Salut, je mets un petit commentaire pour te dire que le chapitre précédent n'y est plus! ;(

  • Visiteur

    03/04/2017

    C'est le début de la fin...

  • SachaTchbn

    12/02/2017

    Cest beaucoup trop violent, beaucoup trop dur, beaucoup trop vrai. J'arrive pas y croire que ça soit arrivé. J'arrive pas a y croire. Cest trop

    Désolé mes commentaires sont absolument pas constructifs mais je dit juste ce qui me passe par la tête

  • RunningUp

    20/08/2016

    AlNyGreen wrote: "Bonjour !! J'ai découvert ton histoire par Tiboux qui me l'a conseillée et elle a eu raison parce qu'elle est sensationnelle ! Je ne suis pas très douée pour les commentaires et dire ce que je pense. Tout ce que je peux te dire, c'est que j'ai dévoré les trois premiers actes en deux jours. Je n'ai presque pas dormi (je me couchais à 5h du matin pour me lever à 9h :s) mais je ne le regrette pas du tout. J'étais aspirée dans leur histoire. Je ressentais ce qu'ils ressentaient. J'ai parfois même ri et pleuré avec eux. Vraiment, c'est une histoire géniale.
    Par contre, je t'avouerai que lorsque j'ai lu ce chapitre avec la mort de Liam... J'ai un peu lâché. Pas pour Liam (même si c'est triste et tout) mais parce que je sais que ça va être horrible. Je sens les coups bas, la haine, les pleurs, les reproches et la vengeance arriver à grands pas et je n'ai pas envie de tout ça pour Harry et Louis. Ils étaient à deux doigts d'être heureux. Deux doigts et... Rha !! Je suis tellement triste pour eux que j'ai peur de continuer de te lire. Je le ferai bien sûr mais il faut que je trouve le courage d'affronter tout ce que tu nous as concocté.
    bref, je vais finir ce commentaire qui n'a peut-être pas beaucoup de sens (et si c'est le cas, je m'en excuse). Sache juste que j'adore te lire !
    A bientôt !
    AlNyGreen
    "

    merci pour ton commentaire ça me fait très plaisir ! et rassure-toi, tu n'es pas la seule à avoir eu peur de continuer à lire à partir de ce chapitre ! le dernier acte est en effet plus dur que les autres, là je ne vais pas te mentir, mais j'espère que tu vas réussir à t'accrocher, il y a un acte 5 en ce moment :)

  • AlNyGreen

    20/08/2016

    Bonjour !! J'ai découvert ton histoire par Tiboux qui me l'a conseillée et elle a eu raison parce qu'elle est sensationnelle ! Je ne suis pas très douée pour les commentaires et dire ce que je pense. Tout ce que je peux te dire, c'est que j'ai dévoré les trois premiers actes en deux jours. Je n'ai presque pas dormi (je me couchais à 5h du matin pour me lever à 9h :s) mais je ne le regrette pas du tout. J'étais aspirée dans leur histoire. Je ressentais ce qu'ils ressentaient. J'ai parfois même ri et pleuré avec eux. Vraiment, c'est une histoire géniale.
    Par contre, je t'avouerai que lorsque j'ai lu ce chapitre avec la mort de Liam... J'ai un peu lâché. Pas pour Liam (même si c'est triste et tout) mais parce que je sais que ça va être horrible. Je sens les coups bas, la haine, les pleurs, les reproches et la vengeance arriver à grands pas et je n'ai pas envie de tout ça pour Harry et Louis. Ils étaient à deux doigts d'être heureux. Deux doigts et... Rha !! Je suis tellement triste pour eux que j'ai peur de continuer de te lire. Je le ferai bien sûr mais il faut que je trouve le courage d'affronter tout ce que tu nous as concocté.
    bref, je vais finir ce commentaire qui n'a peut-être pas beaucoup de sens (et si c'est le cas, je m'en excuse). Sache juste que j'adore te lire !
    A bientôt !
    AlNyGreen

  • RunningUp

    04/08/2016

    Tona-wairua-larry wrote: "NOOOON !!! NON NON NON !!! COMMENT TU PEUX FAIRE ÇA ??! LIAM ! NON !! ÇA A TOUT FOUTU EN L'AIR !! NOOooon... je pleure ptn non mais pourquoi ??..."

    voilà mon "oups" de tout à l'heure :p

  • Tona-wairua-larry

    04/08/2016

    NOOOON !!! NON NON NON !!! COMMENT TU PEUX FAIRE ÇA ??! LIAM ! NON !! ÇA A TOUT FOUTU EN L'AIR !! NOOooon... je pleure ptn non mais pourquoi ??...

  • RunningUp

    15/12/2015

    leeloo wrote: "PQ T'AS TUÉ LIAM???? NON MAIS TU POUVAIS PAS C'EST PAS POSSIBLE
    bref jsuis en train de pleurer ma vie mdr 💔
    "

    Bon courage pour tout ce qui t'attends ♥

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