Chapitre un.

 
Chapitre un.

 
 
 
Harry
 
 
              Y a cette phrase sur la mort dans Grey's Anatomy qu'on nous ressort à toutes les sauces. Cette phrase avec les cinq étapes ; le déni, les négociations, la colère, la dépression, l'acceptation. Cette phrase qui est devenue une doctrine de vie ou je ne sais quoi. Cette phrase qui prétend être un modèle, une voie à suivre, une façon de vivre son deuil. C'est des conneries ces étapes. Y a pas eu d'étapes chez moi. Y a tout eu d'un coup. Tout mélangés et tout aussi douloureux.
Le déni, ce sentiment au plus profond de moi qui me dit que tout ça n'est pas réel, que c'est une blague, que Liam est toujours parmi nous.
Les négociations, cette envie d'échanger sa vie contre la mienne, de faire tout mon possible pour empêcher l'inévitable.
La colère, bien-sûr. Une colère profonde, dévastatrice, insoutenable. Je suis en colère contre Liam qui s'est procuré un putain de flingue. Je suis en colère contre Edward qui aurait dû l'arrêter bien avant. Je suis en colère contre Gemma parce que c'est elle qui a envenimé la haine toutes ces années. Je suis en colère contre Perrie parce qu'elle a été assez stupide pour croire au message de Zayn. Je suis en colère contre lui, surtout, contre ce meurtrier qui a réussi à s'enfuir. Et je suis en colère contre les Tomlinson. Contre chacun d'entre eux. Contre cette ADN qui coule dans leur veine. Contre ce nom de famille affiché dans tous les journaux de la ville. Et puis je suis en colère contre moi. Contre moi et ma naïveté à croire qu'une fin heureuse m'était destinée.
La dépression, elle est là, bien présente dans chaque fibre de mon corps, comme un poison dans mes veines. Ça touche mon c½ur à chaque seconde, me rappelant que je ne devrais pas être en vie, pas si il ne l'est plus. Ça touche mon cerveau à chaque seconde, me rappelant que ma vie n'a plus de sens, pas sans lui. Ça touche mon âme à chaque seconde, me rappelant que la sienne a disparu pour toujours et que je ne m'en relèverai jamais.
L'acceptation. Étrangement, je le ressens aussi. Pas aussi fort que les autres mais elle est là. Une sorte d'acceptation de la fatalité. Parce qu'au fond, c'était inévitable. On était allés trop loin. Ça devait tomber sur quelqu'un. Mais ce que je n'accepterai jamais, c'est que c'est tombé sur lui.
 
 
_Harry ?
 
La voix de Gemma me sort de mes pensées. Comme un automate sans vie, je détourne mes yeux de la pierre tombale où le nom de Liam est inscrit en doré. Ma s½ur me regarde, ses grands yeux sans larmes. Parce qu'elle ne pleure pas Gemma. Parce que tout ce qu'elle m'a dit à Hyde Park a disparu à la seconde où elle a appris la mort de notre cousin. Alors elle a simplement renfilé son masque. La femme forte, chef de famille, courageuse, téméraire, sur qui tout le monde peut compter. Alors elle ne peut pas pleurer. Parce que y a personne au dessus pour la soutenir.
 
_Tu viens ? Elle insiste en me tendant sa main.
 
Je l'attrape, toujours sans rien dire. Je crois que ça faisait bien une heure que j'étais planté devant la tombe. On a enterré Liam ce matin. La cérémonie à l'église puis la mise en terre. Les autres de ma famille sont rentrés à la maison pour continuer l'enterrement. Moi j'ai demandé à rester au cimetière. Ils n'ont pas insisté. Mais Gemma, en grande s½ur protectrice, n'a pu s'empêcher de venir me récupérer.
 
_Tu vas avoir froid à rester là, enchaîne-t-elle en serrant sa main dans la mienne.
 
Connerie. On est en pleins mois d'août. Alors je ne réponds pas et je crois qu'elle comprend rapidement que je n'ai pas envie de parler. On se contente de marcher jusqu'à la sortie du cimetière, main dans la main. La sienne est chaude. Ou alors c'est moi qui est froid. Peut-être qu'elle avait raison. Je suis tellement gelé à l'intérieur que le soleil n'est même plus capable de me réchauffer.
On rejoint sa voiture garée à l'entrée du cimetière. Les journalistes sont partis. Ils ont eu leur meilleur cliché ce matin, je suppose. Quand les parents de Liam, tout juste rentrés de Chine, se sont écroulés devant le cercueil de leur fils. Bande de connards. Ça alimente leur journaux depuis trois jours. La guerre des clans, ils l'appellent. Ils trouvent ça drôle, je crois. Ces deux familles de riches qui se tapent dessus. Je retiens un rire. Qui se tirent dessus, maintenant. Ça me donne envie de vomir.
 
_Tu ne devrais pas rester tout seul Harry, murmure Gemma lorsque je détache ma main pour rejoindre la voiture, côté passager.
 
Je sais de quoi elle parle bien qu'elle-même n'ait aucune idée de quoi elle parle.
 
_On a rompu je t'ai dis, je grince finalement entre mes dents, Je ne veux pas en parler.
_Tu ne devrais pas le rejeter maintenant. Ta peine n'a rien à voir avec lui.
 
Je pourrais en pleurer ou en rire, au choix. Elle est tellement à côté de la plaque. Alors je ne réponds pas et elle continue, ignorant à quel point elle brise mon c½ur déjà émietté en milles morceaux.
 
_La mort de Liam te fait perdre la raison. Tu ne peux pas le quitter maintenant. Tu l'aimes.
_Plus maintenant.
_Harry, s'il te plaît, tu-
_Je-ne-veux-pas-en-parler, j'articule froidement.
 
Gemma se tait, allumant le moteur de la voiture. Elle ne sait pas. Personne ne sait. La mort de Liam a été un tel choc pour tout le monde que plus personne ne se souvient de la conversation qu'on a eu juste avant. Et puis ça sonne faux. Ça sonne comme si ça n'avait jamais existé maintenant. Comme si tout ça n'avait été qu'un mauvais rêve.
Je n'ai eu aucune nouvelle de Louis depuis la mort de Liam. Il n'en a eu aucune de moi. La seule chose que je sais des Tomlinson, c'est ce que je lis dans les journaux. Isaac a été arrêté pendant quelques jours, soupçonné d'avoir aidé son frère à quitter le pays, mais faute de preuves et doté d'avocats redoutables, il a été relaxé hier après-midi. J'ai été à peine surpris, ce n'était pas comme si cette famille n'avait jamais échappé à la justice.
 
_On va rentrer à la maison et grignoter un morceau, d'accord ?
 
Elle m'énerve. A me parler comme ça. Comme si j'étais un gamin de cinq ans. Elle devrait me laisser vivre ma dépression comme je le veux. Et puis, elle devrait le ressentir aussi, cette dépression, merde ! Il est passé où son putain de c½ur ?
 
_Je n'ai pas faim.
_Harry, tu dois manger quelque chose.
_Quand est ce qu'ils vont me renvoyer dans le camp ? Je la coupe sèchement.
 
Elle se tait pendant une seconde, avale sa salive, et finit par me répondre :
 
_J'en ai parlé avec papa hier.
_Et ?
_Tu n'y retourneras pas.
 
Je me retourne vers elle, essayant de lire dans son regard si elle tente de me manipuler, mais elle a l'air sincère.
 
_Quoi ? Je balbutie.
_La mort de Liam est un choc pour tout le monde, elle répond, ses mains crispées contre le volant de sa voiture, ce qui me rassure sur le fait qu'elle n'est pas totalement insensible, Avec papa on pense qu'on devrait tous rester soudés. Tous ensemble. Et ne plus se séparer.
_Et mes problèmes de drogue ?
 
Tiens, première fois que je le reconnais.
 
_Je lui ai promis que je m'en occuperai.
 
Bah ouais, tiens. Elle a qu'à s'occuper de ça aussi. Du deuil de la famille entière, d'une des plus grandes banques du pays, des problèmes de justice avec les Tomlinson, de la presse et des paparazzis, et puis des problèmes de drogue de son frère.
 
_C'est comme ça que tu oublies ? Je murmure la gorge nouée.
_Pardon ?
_C'est comme ça que tu oublies la mort de Liam ? Je répète durement, En te chargeant de tous les problèmes du monde. Pour ne pas y penser.
_Probablement, elle répond, les yeux rivés sur la route.
_Est ce que ça marche ?
_Pour le moment.
_Tu sais que ça s'écroulera un jour, hein ? Je l'interroge, Tu sais que peu importe la manière dont tu fuis, tu te retrouveras face à toi-même un jour où l'autre.
 
Elle freine, brusquement. Ma tête se projette à l'avant et j'ai juste le temps de la voir détacher sa ceinture et sortir de la bagnole en trombe, sur le bord de la route.
Derechef, je détache la mienne à mon tour et me rue dehors.
 
_Mais qu'est ce que tu fous ? Je hurle.
 
Elle se tient sur le bord de la route, ses mains contre ses tempes, comme si elle était prête à exploser d'une minute à l'autre.
 
_Gemma ! Je l'appelle, Qu'est ce que tu fous ?
 
Je me plante devant elle. Je m'attendais à la voir pleurer mais c'est juste de la haine que je lis dans ses yeux. Elle les relève vers moi. Et comme un électrochoc, je comprends que cette haine m'est destinée.
 
_Tu m'as menti, elle grince le regard noir, Cette nuit là, tu m'as dis que tu rejoignais ton copain. Pourquoi tu ne m'as pas dis ce qu'il se passait ?
_Qu'est ce que ça aurait changé ? Je soupire.
_La mort de Liam ! Elle hurle, Sa putain de mort Haz ! C'est ça qui aurait changé ! Putain, si je l'avais su, jamais je ne vous aurais envoyé là-bas ! Jamais ! Jamais ! Jamais ! Pas alors que je savais que Stan avait un flingue ! J'y serais allée toute seule ! Mais toi putain ! Toi tu l'as envoyé la-bas ! Il est mort par ta faute !
 
Le sang quitte mon visage. Je me sens défaillir. Et je lis dans ses yeux à quel point elle est soulagée de me dire ça même si elle se hait de le penser. Que depuis tout ce temps. Que tout ce qu'elle cachait. Que tout ce qu'elle avait enfouit au fond d'elle. C'était ça. Que le coupable, c'était moi.
 
_Si tu me l'avais dis Harry, j'y serais allée toute seule. Je n'aurais jamais pris le risque de vous mettre en danger.
_Alors ça pourrait être toi, dans la tombe.
_Mais moi je l'aurais mérité, elle rétorque, Moi je devais payer. Pas lui, putain. Pas lui.
 
Je ne sais pas quoi lui répondre. Elle a raison. J'ai provoqué tout ça. J'ai appelé Liam. Je lui ai demandé d'y aller. Mais c'est trop tard et je suis fatigué de tout ça. Alors je me met à pleurer et je sens ses bras m'encercler quelques secondes plus tard.
 
_Je suis désolée Harry, je n'aurais jamais dû te dire ça. Ce n'est pas de ta faute. Je suis désolée. Pardonne-moi, je suis juste à cran.
_Gem, je murmure, niché contre son cou, J'ai tellement.. Mal.
_Moi aussi, tellement.
 
Elle se détache de moi et je lis dans ses yeux à quel point elle le ressent, comme moi, cette douleur atroce, cet abandon, cette perte, comme si on avait arraché une partie de moi. De nous. Une partie des Styles.
 
_Tellement, elle répète.
_Tu as le droit de pleurer.
_Ce ne sont pas les larmes qui me soulageront Haz, elle me répond.
_Qu'est ce qui te soulagera ?
 
Et la réponse se lit dans ses yeux : rien. Rien ne la soulagera. Rien n'apaisera sa peine. Comme rien n'apaisera la mienne. C'est trop tard. Il est mort. Parti pour toujours. Qu'est ce que des larmes y changeront ?
 
_On rentre ? Elle enchaîne en se dirigeant vers la voiture.
_Je ne suis pas sûr d'être capable de le supporter. Voir les autres.
_Ils ont besoin de toi.
_Ils ont besoin de Liam, je rectifie, Comme nous tous.
 
Elle approuve d'un hochement de la tête. Alors on se dirige vers la bagnole et on rentre à l'intérieur, en silence. Et, toujours sans parler, elle fait démarrer le moteur. La voiture reprend sa route. Mon regard se perd dans les paysages qui défilent bien trop vite à mon goût. J'ai peur. Retourné dans cette maison, voir leur visage. Y a des moments dans la vie où la peine est juste tellement forte qu'on ne peut plus rien ressentir d'autre. Juste cette douleur intense. Cette chose au fond du c½ur qui ne partira plus jamais. Elle s'estompera, au fil du temps, au fil des larmes, elle s'estompera. Mais jamais elle ne disparaîtra. Et c'est cette chose qu'on lit sur leur visage à tous. Cette petite chose qui ne nous quittera plus jamais. Cette perte qui ne sera jamais remplacée.
La voiture s'arrête devant notre maison. Je détache ma ceinture, lentement, comme si j'essayais au maximum de faire reculer cet instant. Gemma effleure ma main. Je sors de la bagnole, le c½ur lourd et l'impression de suffoquer, l'impression que l'oxygène ne me suffit plus à rester en vie.
Tant pis. Ce n'est pas comme si j'avais le choix. Je me dirige vers l'entrée. Ma famille est encore à l'intérieur. Tantes, oncles, cousins, grands-parents, voisins, amis du lycée.
Je passe entre les groupes. Je n'ai envie de parler à personne. Je monte les escaliers malgré le fait que j'entende mon prénom franchir les lèvres tremblantes de ma mère. Je ne m'arrête pas. Plus que quelques pas. Quelques pas et ma chambre. Quelques pas et..
Je me stoppe au milieu du couloir. La chambre de Liam est ouverte. Perrie est assise sur le lit, Jade – sa meilleure amie – en larmes et installée dans ses bras. Niall dans son fauteuil se tient à côté d'elles. Edward, quant à lui, est assis sur la chaise du bureau, le regard vide.
Je sens un mouvement derrière moi. C'est Gemma qui vient de me rejoindre. Sans même me parler, elle attrape ma main et me fait entrer dans la pièce. Elle referme la porte derrière elle. Et, sans un bruit, on se regarde tous. Tous les cousins. Tous les Styles. Dans la chambre de Liam. On se regarde et aucun mot ne serait à la hauteur de ce moment. Aucun mot ne traduirait la douleur qu'on ressent à cet instant, aucun mot ne traduirait le soulagement d'être ensemble dans ce moment là.
Une douleur comprise.
Une douleur à moitié partagée.
Une douleur insupportable qu'on apprendra à supporter ensemble.
 
_Viens, murmure Gemma tous bas avant de s'asseoir en tailleur sur le sol de la chambre.
 
Je suis le mouvement, m'installant à côté d'elle. Personne ne parle, on est simplement assis en silence, tous ensemble. Y a quelque chose qui règne dans la pièce. Quelque chose de réconfortant. Un calme inhabituel. Un calme apaisant. Juste nous. Juste nous dans ce bordel inexplicable.
 
_Peut-être qu'on devrait lui laisser un dernier message, murmure Gemma, Chacun notre tour.
_Non, souffle Edward, les yeux noyés de sang et de larmes, Ne fais pas ça.
_Ça quoi ?
_Prétendre qu'il nous entendra. Il est parti.
_Alors faisons le pour nous, ajoute Perrie, Faisons le juste pour nous.
 
On acquiesce, sauf Edward prostré dans son mutisme et sa peine.
 
_Qui commence ? Interroge Niall.
_Moi, répond sa s½ur en se relevant légèrement du lit, bousculant sa meilleure amie, Moi je voudrais lui dire qu'il est con. Ouais, regardez moi comme vous voulez, mais si il était devant moi je lui dirais qu'il est con. Con d'avoir emmené ce flingue. Con de l'avoir braqué sur Zayn, con de-
_Perrie, gronde Gemma, Arrêtes tout de suite ce que tu-
_Et quoi ? La coupe-t-elle à son tour, On ne va tirer aucune leçon de ça ? On va rester encore les même ? J'en ai marre de me taire, marre de ne pas dire les choses. C'est là que ça nous a amené. Tous ses mensonges, ses trahisons, ses non-dits. Alors laissez moi parler putain !
 
Et, ouais pour le coup, tout le monde ferme sa gueule parce qu'on sait qu'elle a raison.
 
_Je lui dirais qu'il est con d'avoir été aussi aveugle. D'avoir vu que de la haine. D'avoir préféré sa haine à tout le reste. 
_Et moi je voudrais dire que si tu n'avais pas été à ce rendez-vous il serait encore là, crache Edward.
 
Ça fait mal. Mais c'est nécessaire. Ces reproches. Autant que ça sorte maintenant. C'est pour ça que personne ne l'arrête.
 
_Parce que toi aussi t'es aveugle Perrie. D'avoir cru que cet amour pour adolescente allait tout réparer. On était trop cassés pour ça. C'était trop gros, trop brutal. Ce conflit. Il n'allait pas se réparer avec un amour de jeunesse à la con.
_Alors il allait se réparer avec quoi Edward ? L'interroge-t-elle sèchement, Parce que tu ne crois pas en l'amour mais tu ne crois en rien non plus. Pour toi y a rien qui le réparera parce que t'en a jamais eu envie.
_Parce qu'ils ne le méritent pas, il crache, Niall est dans ce fauteuil par leur faute. Liam est mort. Qu'est ce que tu veux réparer, putain ?!
_Y a rien à réparer, murmure Gemma, Pas avec eux en tout cas.
_Alors avec qui ? Je demande, bêtement.
_Nous, elle me répond, Nous on doit se réparer. C'est le plus important.
 
Un silence. Nos respirations. Puis une petite voix qui sort de nulle part :
 
_Nous on était amoureux.
 
On se retourne tous vers Jade, en larmes, tandis que Perrie s'exclame hébétée :
 
_Pardon ?
_Puisqu'on est là pour se dire la vérité, je voulais te dire qu'on était amoureux. On sortait ensemble depuis plus d'un an.
_Quoi ? Souffle-t-elle prise de court, se retournant vers nous pour attendre une réaction de notre part.
 
Et, ne venant pas, elle enchaîne perplexe :
 
_Mais vous étiez au courant ?!
_Bien-sûr, répond Gemma en levant les yeux au ciel, C'était tellement évident.
_Quoi ? Elle répète encore, se retournant vers Jade.
_Oh Perrie, soupire son frère, Et c'est nous qui sommes aveugles.
 
Y a un silence gênant qui suit sa vanne. Un long silence. Puis mon rire. Ouais, mon rire. Parce que sa remarque n'a aucun sens maintenant. Parce que, merde, j'ai envie de rire. Et lorsque j'entends le ricanement de Niall, suivit par le soupire de Gemma, je ne me retiens plus. Je laisse tout sortir. Les autres me suivent. Ils pleurent et ils rient en même temps. Ça fait mal et ça fait du bien à la fois. Je crois que c'est juste l'absurdité de la situation qui nous fait rire. Je crois qu'on attendait tous le moment où Perrie découvrirait leur histoire de cul mais qu'on n'aurait jamais imaginé que cela se passe dans ces circonstances. Alors on en rit, au moins. On rit à se crever le c½ur. Mais on rit. Et, l'espace d'une seconde, ça nous rappelle que si on est encore capable de rire, c'est que la vie ne nous a pas tout pris. 
 
 
Louis
 
 
           Mes baskets de sport frottent contre le sol trop blanc de l'hôpital. Je tombe de fatigue, mes cernes me font presque mal au visage tant je les sens lourdes et pesantes. Ça fait trois jours que je suis ici. Assis sur ce fauteuil. Je relève mon regard vers le lit dans lequel mon père est allongé, presque mort. Il est tombé dans le coma après le départ de Zayn. Son c½ur déjà affaibli n'a pas pu supporter la nouvelle. Un enfant meurtrier, fugitif. Un autre coupable de l'avoir fait quitter le pays. Et encore un autre arrêté pour possession d'arme et tentative de nuire à autrui. La presse et la justice à nos trousses. Notre nom de famille salit dans tous les médias du pays. Je pense qu'il s'est dit que s'en était trop pour lui, que ça avait été trop loin, qu'il était temps de rendre les armes. Je ne lui en veux pas. Je crois sincèrement, qu'à sa place, j'aurais fais la même. Je leur aurais dis : continuez sans moi les enfants, là vous m'avez perdu.
Ouais, on l'a perdu. On a perdu toute la famille.
Y a toujours eu deux clans chez les Tomlinson. Les grands et les petits. Et, nous, les grands on a sacrément merdé. Complètement merdé. Plus personne ne nous parle. Waliyha, Lottie, Eleanor, Félicité, les jumelles. Je n'ai même plus le droit de poser les pieds chez moi. C'est pour ça que je reste à l'hôpital.
Je relève mon visage vers la porte de la chambre lorsque je l'entends s'ouvrir. C'est ma mère qui vient d'entrer. Ses yeux rouges et gonflés de larmes ne me lancent qu'un vague coup d'½il. Elle détourne son regard immédiatement parce que je crois qu'elle ne la supporte même pas, la vision de moi.
 
_Tu peux me laisser seule avec lui ?
 
Elle daigne cependant s'adresser à moi. Pour me dire de sortir de la pièce, soit, mais elle me parle au moins.
 
_Tu veux que j'aille te chercher du thé ? Je demande.
 
Pas de réponse. J'aurais au moins essayé. Je sors de la pièce, refermant doucement la porte derrière moi alors que j'entends ma mère exploser en sanglot. Elle aussi elle vient ici tous les jours. La plupart du temps, elle m'ignore.
Le reste de la famille, je ne les vois plus beaucoup. Mes grands-parents du côté maternelle sont venus s'installer à la maison pour s'occuper des filles. Elles ne viennent pas à l'hôpital très souvent. Isaac et Stan, quant à eux, ont passé quelques jours en prison. Mais aidés par les avocats de la famille, ils ont réussi à s'en tirer avec une liberté conditionnelle le temps du procès. Honnêtement, je ne sais même pas où ils sont. Je crois que Stan et Aïden ont déménagé chez des potes à eux. Isaac est parti chez sa mère. Patricia et son père lui en veulent pour Zayn. Je comprends leur réaction. Je veux dire, quelle putain d'idée de lui faire quitter le pays, le livrer à lui-même alors qu'il va être recherché par toutes les polices du monde. Je sais que c'est con en plus de le mettre en danger, j'en ai conscience, mais j'ai dû mal à le juger. Peut-être que j'aurais réagi de la même manière si il avait s'agit de mon frère. Je préférerai le savoir en liberté que en train de croupir dans une prison. En plus, on sait que c'était un accident, qu'il n'a jamais voulu ça. Mais qui l'aurait cru ? La justice est au courant de nos déboires avec les Styles. Elle n'aurait jamais laissé passer ça. Pas après l'avoir déjà fais pour Niall. La fuite était sa seule solution. Mais je sais que ma famille a du mal à l'accepter parce qu'elle n'accepte déjà pas l'acte en lui-même.
Je m'arrête devant la machine à café. Je sors les quelques pièces qui traînent dans le fond de ma poche, les insérant dans la fente. Je regarde la boisson chaude couler dans la timbale. Je suis tellement fatigué que je pourrais m'endormir sur cette image. Mais je sens mon portable vibrer soudainement dans ma poche, me tirant de mes rêveries.
Je sors mon téléphone de ma poche, étonné parce que ça fait bien longtemps que quelqu'un a tenté de me joindre.
 
WTF
WTF
WTF
WTF
 
C'est impossible. Je suis tellement fatigué que je dois mal lire les lettres inscrites sur l'écran.
 
WTF
WTF
WTF
WTF
 
Le portable vibre dans ma main. J'ai l'impression que ces trois lettres me font l'effet d'électrochoc dans ma poitrine.
 
WTF
WTF
WTF
WTF
 
Mais pourquoi elle m'appelle ? Est ce qu'elle a tout découvert ? Est ce qu'il est arrivé quelque chose à Harry ?
 
WTF
WTF
WTF
WTF
 
Mon pouls s'emballe. Est ce que je dois décrocher ? Les sonneries vont bientôt se terminer et..
 
WTF
 
Putain, merde. J'appuie sur le bouton vert.
 
_Allo ?
 
C'est bien Gemma au bout du fil. Je reconnais sa voix entre mille. Bien que d'habitude, elle soit bien plus grave et imposante.
 
_Allo ? Elle répète encore, tandis que je reste tétanisé d'effroi devant ma machine à café, C'est moi. Gemma. La grande s½ur d'Harry.
 
Elle laisse un blanc passer. Je suis incapable de parler de toute façon, elle reconnaîtrait ma voix elle aussi, j'en suis persuadé.
 
_T'as probablement pas envie de me parler vu que mon frère t'as largué du jour au lendemain, elle continue, Donc euh.. Je te remercie au moins d'avoir décroché.
 
Toujours aucune réponse de ma part.
 
_Peut-être que tu peux juste écouter ce que j'ai à te dire du coup... Et, comme tu n'as pas encore raccroché, je suppose que ça veut dire oui.
 
Mon c½ur se contracte dans ma poitrine tandis qu'elle continue d'une voix faible et tremblante que je ne lui aurais jamais imaginé :
 
_Je suppose que tu as lu dans les journaux ce qu'il s'est passé avec notre cousin.
 
Je l'entends avaler sa salive, se mordant probablement les lèvres pour ne pas pleurer au téléphone. Parce qu'elle reste fière dans toute circonstance, cette fille.
 
_Alors je comprends que ça te fasse flipper, et que c'est probablement pour ça que tu n'as pas essayé de retenir mon frère, parce que .. Sérieux, qui voudrait se foutre dans une famille comme ça, pas vrai ?
 
Elle rit. Un peu. Mais on sent dans sa voix qu'elle ne trouve pas ça drôle du tout.
 
_Et je sais que ce n'est pas mon rôle, je veux dire, de t'appeler comme ça, sans qu'il le sache, c'est bizarre... Et votre histoire ne me regarde pas. Et je sais aussi que mon frère est trop fier et surtout trop malheureux en ce moment pour rattraper le coup. Ça doit te paraître con que je te supplie comme ça mais tu ne peux pas le laisser partir.
 
Elle hésite un peu puis elle ajoute, brisant mon c½ur encore un peu plus :
 
_Il a besoin de toi...
 
Même si je pouvais lui parler je ne saurais pas quoi lui répondre à cet instant. Parce que ça fait plus de mal que de bien, d'entendre ça.
 
_Liam, c'était comme son meilleur ami, elle continue, Ce n'est pas humain ce qu'il est en train de vivre. Il a besoin de toi. Je ne te connais pas mais je sens qu'il a besoin de toi. Alors, je ne sais pas, réfléchis-y au moins. Je sais que notre famille n'est pas un cadeau. Et ce n'est pas un cadeau pour lui non plus, tu sais. Il n'a juste pas choisi de naître ici... Mais il t'a choisi toi. A un moment de sa vie, il a décidé de te choisir toi. Et crois moi, il n'a jamais vraiment fais de bon choix avant toi.
 
Et je suis probablement le pire qu'il n'ait jamais fais. Putain, faites la taire. Et pourquoi je ne raccroche pas, moi ?!
 
_Je connais mon frère, tu sais, et peut-être qu'il ne te l'a jamais dis avec des mots mais... Mais il te l'a montré. Je suis sûre qu'il t'a montré à quel point il t'aime.
 
Elle marque une pause. Peut-être qu'elle a conscience qu'elle est lentement en train de m'achever.
 
_Et tu l'as vu aussi, n'est ce pas ? Je sais que tu l'as vu. Tu sais qu'il t'aime. Alors ne le laisse pas reprendre de mauvaises décisions. Parce que t'avoir quitté en était une.
 
Le souffle court, le c½ur à l'abandon, et ces derniers mots assassins :
 
_Et si tu ne le retiens pas, ça deviendra la tienne.
 
Y a des petites choses qui ravagent des vies entières parfois. Ces mots à elle. Ce coup de téléphone. Ça ravage ma vie à cet instant. Parce qu'en même temps d'avoir raison, elle a tellement tort à la fois. Et c'est ça qui me fait le plus de mal. Alors je raccroche.
Y a un silence qui m'entoure après ça. Y a toujours la machine devant moi. Le café chaud qui m'attend. Mais y a plus de sens à tout ça. A l'hôpital. A Zayn. A ma mère. A mon père. A Isaac. Plus aucun sens. Parce qu'à trop mentir sur sa vie, on finit par oublier où est la vérité dans tout ça.
Alors je prends le café et je le jette à la poubelle. Je me dirige vers la chambre de mon père. A l'intérieur, plus personne. Je suppose que ma mère parle au médecin. Je reprends ma place habituelle, sur mon fauteuil, mais je le rapproche du lit de façon à pouvoir lui prendre la main.
 
_Hey papa.
 
C'est bizarre. Ces mots qui sortent de mes lèvres. Ça faisait longtemps que je ne l'avais pas appelé comme ça.
 
_J'ai quelque chose à te dire. Sur moi. Enfin, sur nous, en fait, je reprends, Je sais que je t'ai déçu souvent. Que je n'étais pas beaucoup impliqué dans cette histoire de banque parce que, en réalité, ça me faisait chier. Ce n'est pas ce que je veux faire. Bosser comme ça, comme un forcené, tout ça pour remplir notre compte en banque. Je ne sais pas si tu l'as réalisé mais tout ce fric, ça nous a jamais vraiment rendu heureux. Je le croyais moi aussi au début. Qu'on avait de la chance d'avoir tout ça. Les meilleurs écoles, les meilleurs vêtements, les meilleurs vacances. Je sais qu'on nous a envié dans la ville, qu'on m'enviait partout où j'allais. Et ça a suffit à me faire croire que j'étais heureux. Qu'on était tous heureux. Car ça aurait été malhonnête de ne pas l'être, avec tout cet or autour de nous, toute cette chance d'être né ici et pas ailleurs. Ça aurait été hypocrite, non ? De ne pas s'en contenter ? Moi je m'en suis contenté pendant longtemps. Et t'avais raison quand tu disais que le travail était la contre-partie à tout ça. Mais si aujourd'hui y a plus aucune des deux parties qui me va, ça n'a plus de sens, pas vrai ? De continuer ? Tu sais ce que je viens de te dire sur le bonheur. Que maintenant je réalise que l'argent ne m'en a pas donné. C'est parce que j'ai rencontré quelqu'un. Et lui il m'en a donné alors, à côté, je ne sais pas, ça parait futile le reste. Et.. Ce que je vais te dire ne te donnera probablement pas envie de te réveiller mais.. Ce quelqu'un c'est Harry Styles.
 
Je mesure mes mots. C'est la première fois que je le dis comme ça, à voix haute. Et oui c'est lâche parce que mon père est inconscient. Mais j'espère au plus profond de lui qu'il m'entend. Et qu'il me comprend surtout.
 
_Oui Harry Styles, l'autre clan. Tu peux m'en vouloir et... Tu m'en veux probablement déjà. Et je suis désolé parce que je ne peux même pas te l'expliquer. Pourquoi lui ? Je ne sais pas. Franchement je ne sais pas, papa. Ça aurait pu tomber sur n'importe qui d'autre. C'est juste tombé sur lui. Mon bonheur, je murmure, Il est tombé sur lui.
 
Je trouve que c'est une belle image. Il aurait pu se poser sur lui mais il est tombé. Littéralement, tombé. Brutalement. Comme un coup de massue. Comme si il n'y avait pas d'autres choix possible.
 
_Alors oui, tu t'en doutes, il ne veut même plus m'adresser la parole désormais. Je respecte. Je veux dire, son cousin est mort à cause de Zayn.
 
Ça aussi, c'est la première fois que je le dis à voix haute et, merde quoi.
.
_Je ne sais pas quoi faire papa. Je ne sais plus quoi faire. Si tu savais comme je l'aime et si tu savais comme j'ai honte aussi... Je ne sais pas, je ne sais plus, j'ai plus la force. Je.. Et je suis désolé. Je suis désolé de ne pas être celui que tu aurais voulu. Je ne le suis pas non plus. Ce que je voulais être. Je ne le suis pas. Je ne voulais pas. Tomber amoureux de lui. Je ne voulais pas. Et ça fait tellement mal de savoir que rien dans ce monde ne changera ça. Le fait que je l'aime, je veux dire. Pas l'argent, pas l'espace, pas le temps. Rien.
 
Un sanglot étrangle ma voix.
 
_Je l'aime, papa. Et maintenant, il est parti pour toujours.
 
Un raclement de gorge derrière moi. Je tressaute. Je sens les muscles de mon dos se raidir. Lentement, je me retourne vers la porte. Et elle me regarde. Elle me regarde de ses grands yeux remplis de larmes. Comme si elle n'avait pas déjà tout le poids du monde sur ses épaules.
 
_Maman, je murmure bêtement en me relevant de mon fauteuil, Je-
_Non Louis, elle me coupe sèchement, Tais-toi.
_Je peux t'expliquer.
_Tu ne peux pas expliquer une relation qui n'a pas de sens.
 
Et, ouais, je sais, elle a raison. Il n'y a pas d'explications. Pas de raisons. Pas de solution. Y a juste lui. Il est rentré dans ma vie et je n'ai pas envie de le laisser en sortir.
Alors je murmure, la gorge nouée :
 
_Mais je sais tout ça, que ça n'a pas de sens, qu'on va droit dans le mur, mais je suis amoureux de lui. Je suis vraiment amoureux de lui, maman. Tellement que j'en oublie que c'est le frère de Gemma, tellement que je me dis que je pourrais vivre avec ça.
_Toi Louis, elle rétorque, Toi tu pourrais... Mais pas lui.
 
Je m'apprête à dire quelque chose mais, dans le fond, y a assez peu de mots pour répondre à ça.
 
_Son cousin est mort.
 
Elle laisse sa phrase en suspens. Parce qu'il y a de la tristesse dans sa voix. Pas de haine. De ranc½ur. De conflit. Juste la tristesse d'avoir laissé ça arriver.
 
_Louis, j'ai entendu. J'ai entendu que tu l'aimais. 
 
J'ai presque envie de pleurer. Parce qu'elle ne hurle pas au scandale, parce qu'elle ne me regarde pas avec dégoût, parce que dans ses yeux, elle est juste désolée pour moi.
 
_Mais ça, vous ne le surmonterez pas.


Mon estomac se noue douloureusement.  
 
_Tu l'as dis toi-même, Louis, il est parti pour toujours.
.
.
.
 




Chapitre un.



<< Parce que tous les levers du jour, sans toi, ne se relèvent pas >>
                                                                                  Saez- Les meurtrières 



____________________

Premier chapitre de l'acte 4,
toujours pas la joie comme vous pouvez le remarquer, 
mais ne vous inquiétez pas, l'action va rapidement revenir :p 
Bisous à toutes, j'espère que ça vous a plu 
xx

Je suis répertoriée sur un nouveau blog :
 


Tags : #RunUpfic - #Acte4

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Comments :

  • mathildou

    15/12/2016

    mais je te hais presque de me faire ressentir autant d'émotions en quelques mots, de rire aux conneries, :3 nouer ma gorge aux actions idiotes et aux bêtises faites par ces deux clans.mais j'aime tellement la façon dont tu écris et malgré tout, ce que tu nous fais ressentir. ton histoire est tellement forte en émotions que jen perds les mots.. merci merci merci!

  • RunningUp

    15/12/2015

    leeloo wrote: "J'ai jamais autant pleurer que ça pour un perso qui meurt une fiction bordel mddr jte jure j'ai fait que pleurer du chapitre jsuis au bout pq t'as fait ça 💔💔"

    Je suis désolée, mais prépare toi pour la suite ♥ (je préfère prévenir!!)

  • leeloo

    15/12/2015

    J'ai jamais autant pleurer que ça pour un perso qui meurt une fiction bordel mddr jte jure j'ai fait que pleurer du chapitre jsuis au bout pq t'as fait ça 💔💔

  • RunningUp

    07/11/2015

    Visiteuse wrote: ""Alors on en rit, au moins. On rit à se crever le c½ur. Mais on rit. Et, l'espace d'une seconde, ça nous rappelle que si on est encore capable de rire, c'est que la vie ne nous a pas tout pris." À cet instant là mon coeur s'est serré. J'ai eu comme l'impression qu'on m'enfonçait un poignard dans une plaie déjà creusée. Parce que bordel, c'est triste, mais c'est tellement beau. J'en reviens toujours au même en te disant que tu arrives à nous transmettre les émotions des personnages d'une manière dingue mais c'est parce que c'est vrai ! Tu le fais tellement bien qu'on a l'impression permanence d'être dans la peau des personnages à tour de rôles et ça rend l'histoire d'autant plus poignante.
    C'est triste de voir une famille détruite et anéantie. Et putain c'est pas évident de se mettre à leur place.
    Et sinon, Perrie. Elle apprend que sa meilleure amie était amoureuse de son cousin depuis un an quand ce dernier meurt. L'ironie du sort. Enfin non, je sais même pas comment on pourrait qualifier ça. C'est à la fois bouleversant et ironique.
    Ensuite, Louis. Je trouve ça tellement touchant le fait qu'il se confie de cette façon à son père. Et il a raison, cet amour leur est tombé dessus comme ça, par hasard ou par coïncidence, on ne sait pas. On sait juste qu'ils sont tombés éperdument amoureux l'un de l'autre.
    J'ai beaucoup aimé le fait que sa mère entende tout. Par contre, c'est vraiment triste ce qu'elle dit à Louis après, omg... Gros retour à la réalité
    Enfin bref, ta fiction est une p***** de tuerie *-*
    Je vais lire la suite, bisous ❤
    "

    merci encore pour ce deuxième commentaire, comme tu dis "c'est bouleversant et ironique", je trouve que ça résume bien la fiction, tout arrive toujours trop tard, ils n'arrivent pas à communiquer, ils réalisent les choses trop tard, etc... Mon Dieu, en vrai, ça doit être insupportable à lire ^^

  • cinetati

    20/10/2015

    Ahhh bon ça va alors je me sens moins con!!! ;)

  • RunningUp

    19/10/2015

    @stylinsmoon wrote: "C'est tellement cruelle de me faire ça!
    Je devais lire et finir Bel-Ami de Guy de Maupassant pendant ce week-end pas une fiction gay absolument, horriblement, terriblement cruelle et...et j'ai meme pas d'adjectifs pour decrire ce que as fait, god.
    Je devais lire du MAUPASSANT stp.
    Je vais faire finir dans le coma comme le pere Tomlinson.

    "

    ahah sorry, j'ai étudié Maupassant aussi en L, je compatis ♥

  • Visiteuse

    19/10/2015

    "Alors on en rit, au moins. On rit à se crever le c½ur. Mais on rit. Et, l'espace d'une seconde, ça nous rappelle que si on est encore capable de rire, c'est que la vie ne nous a pas tout pris." À cet instant là mon coeur s'est serré. J'ai eu comme l'impression qu'on m'enfonçait un poignard dans une plaie déjà creusée. Parce que bordel, c'est triste, mais c'est tellement beau. J'en reviens toujours au même en te disant que tu arrives à nous transmettre les émotions des personnages d'une manière dingue mais c'est parce que c'est vrai ! Tu le fais tellement bien qu'on a l'impression permanence d'être dans la peau des personnages à tour de rôles et ça rend l'histoire d'autant plus poignante.
    C'est triste de voir une famille détruite et anéantie. Et putain c'est pas évident de se mettre à leur place.
    Et sinon, Perrie. Elle apprend que sa meilleure amie était amoureuse de son cousin depuis un an quand ce dernier meurt. L'ironie du sort. Enfin non, je sais même pas comment on pourrait qualifier ça. C'est à la fois bouleversant et ironique.
    Ensuite, Louis. Je trouve ça tellement touchant le fait qu'il se confie de cette façon à son père. Et il a raison, cet amour leur est tombé dessus comme ça, par hasard ou par coïncidence, on ne sait pas. On sait juste qu'ils sont tombés éperdument amoureux l'un de l'autre.
    J'ai beaucoup aimé le fait que sa mère entende tout. Par contre, c'est vraiment triste ce qu'elle dit à Louis après, omg... Gros retour à la réalité
    Enfin bref, ta fiction est une p***** de tuerie *-*
    Je vais lire la suite, bisous ❤

  • RunningUp

    18/10/2015

    cinetati wrote: "En fait oublie ce que j'ai dit avant c'est juste moi qui peut pas lire les vidéos parce que je suis au USA!! ^^"

    non tu as raison, les liens étaient bien mort pour moi aussi !

  • @stylinsmoon

    27/09/2015

    C'est tellement cruelle de me faire ça!
    Je devais lire et finir Bel-Ami de Guy de Maupassant pendant ce week-end pas une fiction gay absolument, horriblement, terriblement cruelle et...et j'ai meme pas d'adjectifs pour decrire ce que as fait, god.
    Je devais lire du MAUPASSANT stp.
    Je vais faire finir dans le coma comme le pere Tomlinson.

  • cinetati

    22/09/2015

    En fait oublie ce que j'ai dit avant c'est juste moi qui peut pas lire les vidéos parce que je suis au USA!! ^^

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