Chapitre deux.

 
 
Chapitre deux.

 
 
Louis
 
 
         Je pénètre dans la pièce sombre, le c½ur contracté dans ma poitrine. Ma main cherche l'interrupteur sur le mur. Le salon s'éclaire d'une lumière criarde qui me brûle les yeux. Je suis chez moi. Dans la maison de mes parents. J'étais avec ma mère à l'hôpital. Elle a insisté pour qu'on rentre ensemble. Elle voulait que je passe dire "bonjour" à mes s½urs puisque ça fait presque quatre jours que je ne les ai pas vu. J'imagine qu'elle a raison. J'imagine que c'est ce que je devrais faire. Ce qu'un grand frère devrait faire.
Je m'allonge sur le canapé. Les jambes lourdes et cette envie de m'effondrer un peu plus à chaque seconde. L'état de mon père ne s'améliore pas. Il est toujours dans le coma et les médecins n'ont plus beaucoup d'espoir.
Mon regard se porte vers l'horloge au dessus de la télévision. Il est vingt-trois heures. Je sais que les jumelles doivent être en train de dormir. Je les verrai demain matin au réveil. J'ôte mes chaussures à l'aide de mes talons alors que j'entends ma mère entrer dans la pièce à son tour.
 
_Tu devrais aller te coucher, tu as des cernes monstrueuses Louis.
_Je te retourne le compliment, maman.
 
Elle esquisse un vague sourire puis me rejoint pour passer une main dans mes cheveux. Elle dépose un baiser sur mon front puis un « bonne nuit » se fraye un chemin jusqu'à mon oreille. J'entends ses pas s'éloigner puis la porte de sa chambre se fermer. Elle va rejoindre son lit. Seule. Et ça aussi ça me fait mal. Sa solitude. La mienne. La notre. Comme si faire partie de la même famille ne nous suffisait pas. Comme si on était tous seul, mais ensemble.
Mes yeux se ferment. Je pourrais remonter dans ma chambre mais je crois que je n'en ai pas envie. Je n'ai pas envie de m'allonger pour la première fois depuis quatre jours. Je n'ai pas envie de penser. Pas envie de souffrir. Pas envie de dormir. J'ai juste envie de le voir.
 
_Qu'est ce que tu fais là ?
 
Je sursaute à l'entente de la voix d'Isaac.
Je me retourne vers lui, les yeux écarquillés. Je ne savais pas qu'il était à la maison ce soir.
 
_Euh, je bafoue en me relevant légèrement du canapé, J'étais à l'hôpital avec ma mère. On est rentrés ensemble.
 
Il s'assoit dans le fauteuil en face de moi, les traits tout autant fatigués que les miens.
 
_Comment tu vas ? Je l'interroge.
_Drôle de question.
 
Je reste silencieux, avalant ma salive, tandis qu'il enchaîne :
 
_Comment va Mark ?
_Toujours dans le coma.
_J'aimerais pouvoir l'être aussi, il murmure doucement, Ne plus vivre ça.
_Moi aussi.
_Dommage de l'avoir provoqué dans ce cas.
 
Je relève mon regard vers lui. Je sais qu'il souffre. Je sais qu'il a mal plus que tout le monde. Parce qu'il a laissé son frère partir et qu'il le regrette. Je sais tout ça. Mais moi aussi j'ai mal. Et ce n'est pas en déversant sa culpabilité sur la mienne qu'il se sentira mieux.
 
_Tu as envoyé ce message à Perrie, je te rappelle.
_Parce que tu aurais dû arrêter leur relation dès que tu l'as su, il rétorque, piqué au vif.
_C'est ce que j'ai essayé de faire.
_En tombant amoureux de l'autre pédale, il grince, Belle réussite.
_Ne parle pas de lui comme ça.
_Tu crois que tu peux encore me donner des ordres ?
 
On s'arrête tous les deux, se toisant du regard comme deux animaux prêt à se battre alors que tout ça n'a aucun sens. Dans une bataille, il y a un trophée à remporter, un prix à gagner. Là, il n'y a rien. Pas de victoire. Pas de défaite. Y a juste notre haine et notre culpabilité qui s'affrontent en duel. Tout ça pour oublier. Mais on n'oubliera pas.
 
_Je suis désolé pour Zayn, je finis par murmurer.
_Je suis désolé pour ton pd d'Harry Styles que tu ne pourras plus baiser.
 
La provocation. Sa seule raison d'exister encore. Je ne peux pas lui en vouloir. C'est ce que j'ai fais pendant des années. Alors là, je m'avoue vaincu. Je suis trop fatigué pour lui répondre. Au moins, je peux faire semblant de croire qu'il est désolé. Je soupire puis me relève du canapé, me dirigeant vers l'escalier.
Je m'arrête brusquement. Le souffle coupé en deux.
Deux grands yeux bleus noyés de larmes. Deux grands yeux bleus dont le monde s'écroulent. Deux grands yeux bleus qui me fendent le c½ur en milles morceaux.
 
_Harry Styles, murmure Lottie la voix tremblante, Tu te tapais Harry Styles ?
_Non, je murmure blême en me rapprochant de ma s½ur.
 
Mais elle a un violent mouvement de recul à mon égard.
 
_Non Lottie ! Je m'exclame, Attends !
_Ne me touches pas ! Se brusque-t-elle, les larmes coulant désormais sur ses joues, Tu me dégouttes !
_Attends !
_Mais comment tu peux faire ça à Eleanor ?
_Laisse moi-
_Tu me dégouttes Louis ! T'es dégoûtant ! T'es sale !
_Mais-
_Ne me touches pas j'ai dis ! Hurle-t-elle.
_Laisse moi t'expliquer !
 
Mais elle ne m'écoute pas. Elle est braquée. Apeurée. Choquée. Jusque dans son âme. Je peux le sentir partout en moi à quel point elle pense ses mots. A quel point je la dégoutte. A quel point elle me trouve sale. Sali d'avoir touché l'autre clan.
Les Styles la rendent malade depuis le viol de notre cousine. Elle punit son corps à cause d'eux. Et moi je touche celui de l'un d'entre eux. J'embrasse celui de l'un d'entre eux. J'aime celui de l'un d'entre eux. Et ce n'est pas juste. Je le sais.
 
_Lottie, je murmure, S'il te plaît.
_Ne me parle plus, ne me regarde plus, ne me-
 
Elle s'étrangle, dans ses sanglots, et moi je ne sais même plus quoi dire pour la retenir.
 
_Je te déteste.
 
Puis elle tourne des talons, brusquement, courant jusqu'à la porte d'entrée. Je n'ai même pas le temps de réaliser qu'elle est déjà sortie. Et ça me fait tilte, d'un coup. Les cicatrices sur son corps. Le mal qu'elle se fait. Je ne peux pas la laisser partir. Pas dans cet état là.
Alors je me lance à sa poursuite. Il fait nuit dehors. Trop. Je mets plusieurs secondes à la repérer dans le noir. Lorsque je vois son ombre se dessiner au loin, je hurle son prénom et lui courre après. Mais elle va vite et mes larmes me brouillent la vue. La fatigue et la pression de ses derniers jours ont raison de moi. Je suis épuisé. Je n'arrive même pas à la rattraper. Je tente une dernière fois de l'appeler mais même ma voix est trop faible pour qu'elle entende son prénom. Et,quand bien même, je sais qu'elle ne s'arrêterai pas.
Je m'effondre au sol. Épuisé et vidé. Je n'ai aucune idée d'où elle a pu partir. Mais je ne peux pas abandonner. Je dois rentrer à la maison. Prendre ma voiture. La chercher toute la nuit. Je dois être fort. Pour elle. Pour ma famille que j'ai abandonné pendant si longtemps.
Je me force à me relever. Mes jambes sont lourdes et tremblantes. Tant pis. J'avance. Je courre. J'essuie mes larmes. Je me rue dans la maison, le salon, Isaac est toujours sur le canapé. Il se retourne vers moi, lentement, et des mots glacés sortent de ses lèvres avec amertume :
 
_T'es plus un héros pour personne, maintenant.
 
Une boule d'angoisse me comprime la gorge mais j'arrive à lui répondre, encore essoufflé de ma course :
 
_Je ne l'ai pas retrouvé.
_Ton problème.
_Isaac tu peux m'en vouloir à moi mais Lottie n'a pas à payer. J'ai besoin de ton aide. Et Stan. Et Aïden.
 
Il ne réagit pas. Mais je vois dans son regard qu'il sait que j'ai raison.
 
_Faut la retrouver. C'est dangereux. Pour elle.
_Je sais, il soupire en se relevant, Je prends ma voiture. Prends la tienne.
_Et-
_J'appelle les gars, il enchaîne en enfilant son blouson, Dépêches.
 
Il sort de la maison et je ne peux m'empêcher de me sentir soulagé. Parce que – quoi qu'il arrive – je sais qu'ils seront toujours là pour nous.
Nous, les Tomlinson.
 

 
✉ SMS de « Louis » à « Isaac » ; « Stan » ; « Aïden ».
00h10. Des nouvelles ?
 
✉ SMS de « Isaac » à « Louis ».
0h10. Non, j'ai fais tout le quartier autour de la maison et Chelsea. Je bouge vers Kensington.
 
✉ SMS de « Stan » à « Louis ».
0h12. Rien côté Ouest, on bouge dans le sud avec Aïden.
 


 

✉ SMS de « Louis » à « Isaac » ; « Stan » ; « Aïden ».
01h26. J'ai fais toutes les maisons de ses potes et les endroits qu'elle fréquente. Rien. Votre côté ?
 
✉ SMS de « Aïden » à « Louis ».
01h34. Rien.
 
✉ SMS de « Isaac » à « Louis ».
01h42. Rien à Kensington non plus. T'as fais Hyde Park ?
 
✉ SMS de « Louis » à « Isaac ».
01h42. Le premier truc que j'ai fais.
 
✉ SMS de « Isaac » à « Louis ».
01h42. Elle n'avait pas d'argent. Elle n'a pas pu aller bien loin.
01h43. ... Quartier Styles ?
 
✉ SMS de « Louis » à  « Isaac ».
01h44. Trop risqué. Si un de nous rentre dans le quartier, on en ressort pas vivant.
01h44. Et elle a trop peur d'eux pour aller là-bas.
 
✉ SMS de « Isaac » à « Louis ».
01h44. Ok. Je vais à Kings Cross. Toi ?
 
✉ SMS de « Louis » à « Isaac ».
01h44. Westminster.
 


 

✉ SMS de « Stan » à « Louis » ; « Isaac ».
02h21. Toujours rien.
 
✉ SMS de « Louis » à « Stan » ; « Isaac ».
02h22. J'appelle les flics.
 

 
✉ SMS de « Isaac » à « Louis ».
02h36. T'as prévenu ta mère ?
 
✉ SMS de « Louis » à « Isaac ».
02h38. Non on la laisse dormir.
 

 
✉ SMS de « Louis » à « Isaac » ; « Stan » ; « Aïden ».
03h25. Les flics ne la trouvent pas non plus.
 
✉ SMS de  « Aïden » à « Louis ».
03h27. J'ai appelé Eleanor, elle a aucune idée d'où elle a pu partir. Mais elle va appeler ses amies.
 

 
✉ SMS de « Louis » à « Isaac ».
03h41. Je panique trop mec...
 
✉ SMS de « Isaac » à « Louis ».
03h44. On va la retrouver. Ce n'est pas la première fois qu'elle fugue.
 

 
✉ SMS de « Stan » à « Louis ».
04h01. Eleanor a appelé toutes les amies de Lottie. Aucune n'a de nouvelles.
 
✉ SMS de « Louis » à « Stan ».
04h01. Ok merci. Je tente un dernier truc.
 

✉ SMS de « Numéro Inconnu » à « Boucle d'Or »
04h15. Hey, Harry, c'est moi, Louis. Je sais que tu ne veux plus entendre parler de moi mais, je t'en supplie, lis ce message jusqu'au bout. Lottie, ma petite s½ur, a appris pour nous deux il y a quelques heures. Elle a fugué de la maison. Tu sais que c'est grave si je t'envoie ce message. Je t'ai déjà parlé d'elle. Elle peut aller très loin. Je suis mort de trouille. On a cherché partout dans Londres. Sauf dans vos quartiers, c'était trop risqué. Surtout Mayfair. Est ce que tu peux juste vérifier si elle est là ? Peut-être qu'elle s'est cachée là-bas. Je ne sais pas. Je l'ai cherché toute la nuit. Je perds la tête. J'angoisse. Je sais que je t'en demande trop mais je suis désespéré là. Tu peux m'en vouloir de toutes tes forces mais Lottie mérite de s'en sortir. Je t'en supplie, aide moi. x
 
 

 
Harry
 
 
        Il fait frais dehors. Cinq heures du matin. Le soleil se lève lentement, ses rayons se frayant un chemin entre les hauts buildings de la capitale. Je marche, les mains dans les poches, le vent dans mes cheveux bouclés. C'est presque agréable, cette promenade. C'en est juste pas une. Malgré tout ce que j'essaie de me faire croire, je suis bien en train de la chercher. Sa stupide s½ur. Je ne sais pas pourquoi je me suis levé après ce message. Je n'y ai pas répondu mais je me suis levé. Pourtant, ils le méritent tout ça. Cette angoisse. Cette peur de perdre la personne qu'on aime. Ce sentiment horrible de réaliser qu'on ne peut rien faire pour la sauver. Ils méritent de vivre ça.
Alors pourquoi je suis là ? Pourquoi j'essaie d'aider ?
J'y réfléchis mais je n'ai toujours aucune réponse. De la pitié ? De l'humanité ? Peut-être. Au fond, il a raison. Elle n'a pas mérité ça cette gamine. Elle est juste tombée dans la mauvaise famille, un peu comme moi. Alors si j'ai pitié pour moi, je crois que je peux avoir pitié pour elle.
Je m'arrête devant une boulangerie et la douce odeur de pain chaude remplit mes narines. J'ai fais presque tout le quartier de Mayfair. Elle n'est pas là. Du moins, pas à l'extérieur. Mais c'est grand, Londres, elle pourrait se cacher n'importe où.
Je me laisse tomber sur un banc du trottoir, sortant mon i-pod de ma veste et des écouteurs.
Running Up That Hill.
La seule musique qui me permet encore de réfléchir. Je ferme les yeux et je m'imagine à sa place. A elle. A cette gamine de quatorze ans qui se mutile. C'est un peu comme une drogue, j'imagine. Sa souffrance à elle. Paradoxalement, ça la rattache à la vie. Elle se fait payer le fait d'être encore ici, d'être ici et d'avoir laissé sa cousine se faire violer devant ses yeux. Elle-
Je rouvre mes yeux, instinctivement.
Je sais où elle est.
Je me relève brusquement, hélant un taxi au coin de la rue. Je me précipite sur la bagnole, donne l'adresse du bout des lèvres. Je n'ai jamais été là-bas. Je n'ai jamais voulu. J'avais trop peur d'imaginer ce qui avait pu s'y passer. Mon cousin qui viole une fille. Je tente de rejeter cette image de ma tête. La voiture démarre. Le trajet dure une dizaine de minutes. Ce n'était pas très loin de nos deux maisons mais c'est un quartier oublié. Ni Styles, ni Tomlinson. Comme si on avait voulu l'effacer de l'histoire, le rayer de la carte, le supprimer de nos mémoires. On a plutôt bien réussi d'ailleurs. Je suis persuadé que les Tomlinson n'ont pas pensé une seule seconde qu'elle avait pu aller là-bas.
Le taxi finit par s'arrêter dans la rue. Cette rue précisément où tout a basculé. Une rue étroite et un peu isolée. Je paye le chauffeur puis sors de la voiture. Je n'aime pas cet endroit. Je m'y sens mal. Pourtant, je continue d'avancer dans la rue.
Je suis à peine surpris, je crois, quand j'aperçois une petite tête blonde recroquevillée sur elle-même. Quand j'entends des sanglots résonner entre ces murs humides et sombres. J'avance vers elle. Je ne l'ai jamais vu, Lottie. Bien-sûr, les Tomlinson ont toujours pris soin de cacher leurs filles depuis l'accident avec Eleanor. Elles n'ont pas eu le droit de se rendre au procès. Moi non plus. Il n'y avait que Gemma et Edward, là-bas.
Je finis par m'arrêter en face d'elle, mais de l'autre côté de la route. Mon dos se cale contre la brique, je me laisse descendre jusqu'à ce que mes fesses touchent le sol.
Et je murmure du bout des lèvres :
 
_Oh putain, pas ce soir.
 
Elle sursaute et relève ses yeux pleins de larmes vers moi. Et là, ça ne peut être personne d'autre que la s½ur de Louis. Ces yeux. Ce regard. Un portrait craché. Mon c½ur se resserre monstrueusement dans ma poitrine parce que cette vision me rappelle à quel point il me manque.
 
_Quoi ? Elle crache.
_J'ai autre chose à foutre que de sauver une gamine dépressive, j'enchaîne bien qu'elle ne comprenne absolument pas la référence.
 
Elle me toise d'un regard mauvais. Elle ne sait pas qui je suis. Bien-sûr, elle ne m'a jamais vu non plus.
 
_Je ne t'ai rien demandé, finit-elle par répondre.
 
Je reporte mon regard vers son corps, tremblant et frêle. Ses ongles grattent la peau de son poignet.
 
_Arrêtes de faire ça.
_Dégages, elle siffle.
_Qu'est ce que tu attends ici ? Toute seule ?
_Ça ne te regarde pas, fous moi la paix.
_Un mec bizarre, c'est ça ?
_Tu viens d'arriver, me fait-elle remarquer.
 
J'esquisse un sourire, sans m'en empêcher. Elle ressemble tellement à Louis.
 
_Moi je ne suis pas le gars que tu recherches, je réponds, Je ne vais pas te violer.
 
Cette fois, son regard me transperce de tout part. Parce que j'ai compris ce qu'elle faisait ici et qu'elle ne comprend pas comment.
 
_Pardon ? Elle souffle.
_Ce que tu attends n'effacera pas ton passé, Lottie. Il rendra juste ton présent encore plus cruel.
 
Et la peur commence à se lire dans ses yeux.
 
_T'es qui ? Se braque-t-elle, tentant de se recroqueviller encore un peu plus sur elle-même, comme si elle pensait réellement que ça allait la faire disparaître, C'est mon frère qui t'envoie ?
_Oui.
_Mais t'es qui ? D'où tu me connais ? Je ne t'ai jamais vu !
_Je crois que tu as déjà compris qui j'étais.
 
Et, oui, bien-sûr, elle a compris. Ça se lit dans ses yeux. Ça se voit sur son corps. La peur prend le dessus sur la haine. Elle voudrait continuer à me tenir tête mais je suis un Styles. Et ça l'effraie plus que sa propre mort.
 
_Pourquoi t'es là ? Elle bafoue, Pourquoi tu voudrais l'aider ?
_Ce n'est pas lui que j'essaie d'aider là.
_Lui et moi c'est pareil. On est les Tomlinson.
_T'es différente d'eux Lottie, je réponds, Parce que toi tu ne mérites pas ça. Parce que t'as rien fais pour que ça t'arrive mais que ça te tombe dessus quand même. Comme Eleanor.
 
Je m'arrête un peu tandis qu'elle continue de me fixer.
 
_.. Et comme Niall, je finis par ajouter, Comme Perrie. Comme... Moi.
 
Je vois qu'elle lâche ses poignets qu'elle continuait de torturer. Elle frisonne et moi je continue :
 
_On est un peu pareils, tous les deux. On est le cadet de nos familles et le cadet de leur soucis. C'est marrant cette expression, non ? Celui qui l'a trouvé devait savoir de quoi il parlait.
 
Elle esquisse un demi-sourire. Pas que c'était particulièrement drôle mais je crois que je lui parais plus sympathique.
 
_Je suis désolé de ce qui est arrivé à Eleanor, je murmure.
_Je suis désolée pour Liam, elle répond.
 
Un silence pesant nous enveloppe tous les deux. Parce que c'est con comme situation, dans le fond.
 
_Tu en veux à ton frère ? Je finis par lui demander.
_Tu ne lui en veux pas, toi ?
 
Si, bien-sûr. Je lui en veux de s'être enfui cette nuit-là. Et puis, non, même pas. Pas que cette nuit là. Je lui en veux de s'être enfui toute sa vie. De ne jamais avoir rien assumé. L'accident de Niall, le conflit avec Gemma, la mort de Liam. Rien. Il a passé sa vie à fuir. Mais, de toute façon, je ne suis même pas sûr d'avoir envie qu'il me rattrape désormais.
 
_Tu as peur de moi ? Je l'interroge alors que je la vois de nouveau frissonner.
_J'ai appris à l'être.
 
C'est triste, comme réponse, parce que c'est cruellement vrai. C'est ce qu'on lui a appris. Se méfier des Styles. Ou même se méfier des hommes, en général. C'est ce qu'on apprend aux filles dès la naissance, non ? On leur dit que leur innocence est un défaut, que c'est dangereux de faire confiance aux hommes. Alors elles voient le mal partout, elles se méfient. Moi, je ne suis pas d'accord avec ça. L'innocence ne devrait pas être un défaut mais une qualité. Parce que refuser de voir le mal en chacun d'entre nous est la preuve qu'il n'a pas raison d'exister. Ne pas comprendre ce mal est la preuve qu'il n'a aucun sens. Mais Lottie, elle est comme les autres. Le mal, elle le voit partout. Elle ne voit plus que ça, même. Et c'est ça, désormais, sa normalité.
 
_Qu'est ce que tu attends ? Je continue.
_Que tu partes.
_On se cache souvent pour être retrouvé, je rétorque, Alors qui est ce que tu attends ?
_Pas toi, en tout cas.
_Louis ?
 
Elle sursaute. Peut-être que ça lui fait bizarre d'entendre son prénom dans ma bouche.
 
_C'est pour ça que tu fais tout ça ? J'enchaîne, Te mutiler, fuguer ? Pour avoir son attention ?
_Dégages avec ta psychologie de comptoir à deux balles.
_Je sais ce que ça fait. Retenir ceux qu'on aime comme on peut.
_Mais tais-toi !
_Ce n'est pas en te faisant du mal qu'ils reviendront vers toi, tu sais... Parce que le mal, ça fait peur aux gens. Alors de loin ils essaieront de t'aider mais ils ne le feront jamais vraiment. Tu le sais, ça ?
_Ferme ta gueule, elle grince, les larmes coulant sur ses joues, Arrêtes de parler.
_Mais il faut que tu comprennes qu'ils ne t'aideront pas. C'est ton corps, Lottie. Si tu décides de l'abîmer, il n'y aura jamais personne pour t'en empêcher. Y a que toi là dedans. Y a que toi dans le bateau. Ou tu coules ou tu restes à flot.
_Ferme la, elle répète, ses ongles reprenant se griffures au poignet, jusqu'à s'en faire saigner.
 
Alors je relève la manche de mon blouson, lui exposant mes brûlures de cigarette à l'intérieur du bras.
 
_On a tous des cicatrices. Et celles de l'extérieur n'ont rien à voir comparées à celles que tu as à l'intérieur, je le sais.
_Arrêtes ! Elle crie, se griffant encore plus fort.
_Je pourrais t'empêcher de te faire du mal maintenant, je reprends, Je pourrais te foutre une baffe pour que tu t'arrêtes, mais qu'est ce que ça changerait ? Hein ? Qui me dit que tu ne continueras pas de le faire quand tu rentreras chez toi ? Lottie, tu-
_Arrêtes de prononcer mon prénom !
_Tu dois t'arrêter toute seule. Ton frère ne sera pas toujours là pour ça.
_MAIS IL N'EST JAMAIS LA ! Explose-t-elle.
 
Et je crois qu'on y est, au fond du problème.
 
_Il a tout provoqué ! Elle pleure, Tout ! Tout est de sa faute ! Et il n'en paye même pas le prix ! On le paye à sa place ! Moi, Eleanor, ma mère, Félicité, les jumelles qu'il ne voit jamais ! Tout ça parce qu'il préfère notre nom de famille aux personnes qui la compose ! Et, maintenant, j'apprends que pendant tout ce temps, ce temps qu'il ne passait pas avec nous, il le passait à baiser avec toi ! Comment il peut faire ça à sa propre famille, hein ? Toi qui as réponse à tout ! Comment ? Pourquoi ?
 
Je reste sans voix. Je sais qu'elle a raison. Je sais que ça fait mal. Parce que je n'ai rien à lui répondre.
 
_Ah bah tu la fermes, maintenant, ta grande gueule ! Elle s'esclaffe, mitigée entre le rire et les larmes, Tu ne le connais pas comme moi, Louis. Tu ne sais pas. Tu ne sais rien. Tu ne sais pas à quel point il nous a ignoré, nous, sa famille, sous prétexte qu'il en était le chef. C'est une corvée pour lui, ce clan. Ça se sent. Ça se voit. Il se force, tout le temps. Ça le fait chier d'être avec nous. Il tire la gueule à tous les repas de famille. Pour lui, y a que ses cousins qui comptent. Parce que ce sont les seuls qui l'aident dans ce conflit de merde. Moi, Félicité, les jumelles, il s'en fout. Il s'en fout, elle continue de pleurer, Il s'en fout de tout, de tout le monde.
_Calme toi.
_Non je ne me calme pas ! Elle s'emporte, Y a jamais rien dans la vie qui l'a intéressé à part toi ! Putain ! Dans toutes les personnes qui habitent Londres, il a fallu que ça soit toi, elle crache avec tout le dégoût du monde dans la voix, Alors, je ne sais pas, ça t'es jamais arrivé toi ? Ce moment où tu réalises que la vie se fout vraiment de ta gueule ?
_Presque tous les jours, je réponds.
_Et qu'est ce que tu fais ?
_Je me drogue.
_Ça t'aide ?
_Il paraît que non.
 
Lottie baisse la tête vers ses poignets en sang. Je crois qu'elle a honte.
 
_Ça t'aide toi ? Je demande, De te mutiler ?
_Parait que non.
 
Elle hausse les épaules d'un air renfrogné. Et je la comprends. Je comprends ce qu'elle ressent. Cette pression qu'on exerce sur elle. A lui dire qu'elle fait mal les choses, qu'elle prend les mauvaises décisions. Je connais tout ça. Cette antipathie pour les gens comme nous. Parce qu'on sait que les autres essaient de compatir mais y aura toujours ce truc dans leur regard, cette lueur qui te dit : « Mais prends sur toi et fais comme tout le monde. T'es pas tout seul à être malheureux mec alors arrêtes avec ta dépression. Tu soûles les gens avec tes problèmes. Parce qu'au fond, si tu voulais vraiment t'en sortir, tu ferais des efforts pour être moins con ». Peut-être qu'ils ont raison. Peut-être qu'on ne fait pas d'effort. Peut-être. Je ne sais pas.
 
_Tu l'aimes ?
 
Sa voix timide me sort soudainement de mes pensées. Je relève mon regard vers elle. Ses yeux interrogateurs me transpercent l'âme.
 
_Paraît que oui, je murmure.
_Paraît que lui aussi.
 
L'espace d'un instant ça me fait chaud au c½ur de l'entendre. Mais, la seconde d'après, je me rappelle de Liam, Zayn, Perrie, Niall, Gemma et Stan. Je me rappelle de tout et ça me refroidit immédiatement.
 
_Qu'est ce que tu vas faire ?
 
La question résonne lourdement dans la ruelle. Putain, ouais, qu'est ce que je vais faire ? J'en ai aucune foutue idée. Enfin, ce n'est pas comme si j'en avais déjà eu une. Une idée de ce que je faisais, je veux dire... L'oublier. Probablement la meilleure solution. Je n'arrive juste pas à en avoir envie. Alors, paumé, je lui retourne la question :
 
_Toi, qu'est ce que tu vas faire ?
_Attendre que tu bouges d'ici crétin.
 
J'esquisse un sourire qui me fait mal au c½ur. Cette répartie. Cette voix. Ces yeux. Tout me rappelle Louis et me donne envie de pleurer mes tripes. Alors on arrête de parler. Parce qu'on a tous les deux aucune idée de la suite.
Je commence à somnoler, là, assis sur mon bout de trottoir dans cette rue glauque, lorsque j'entends sa voix me murmurer doucement :
 
_Emmène-moi, s'il te plaît.
_Où ça ?
_Où tu veux. Je ne veux pas rester là.
 
Je me relève, mes jambes tremblent d'avoir été trop longtemps recroquevillées. Je lui tends ma main qu'elle attrape pour se relever. Ce n'est qu'une effleurement de trois secondes mais il nous gêne tous les deux. On se recule l'un de l'autre mais au moins on avance dans la même direction.
Le soleil commence à se lever. Je sais que Louis doit être mort d'inquiétude puisque je ne lui ai donné aucune nouvelles. Mais je n'ai pas envie de l'appeler. Je n'ai pas envie d'entendre sa voix. Je n'ai pas envie de-
 
_Ha... Harry ?
 
Hiroshima et Nagasaki m'explosent le c½ur à la même seconde. Je frissonne. J'ai chaud et froid en même temps. J'ai mal mais c'est tellement bon à la fois. Sa voix. Et lui. Ses cheveux en bataille sur sa tête, ses cernes monstrueusement sexy, sa dégaine de mec qui a zoné toute la nuit. Et la beauté dans ses yeux. La beauté quand il m'a vu avec sa s½ur. Quand il a compris que je l'avais retrouvé. Pour lui. Non pour elle. Attends. Lui. Elle. Non, c'était pour elle. Pour Lottie. Mais qu'est ce que je raconte putain ?! Bien-sûr que c'était pour lui. Merde.
 
_Tu.. Tu.. Il bégaye avant de se retourner vers sa s½ur et d'exploser, les larmes au bout des lèvres, Putain mais je t'ai cherché partout Lottie ! J'ai eu tellement peur !
 
Puis il se jette dans ses bras. Elle a l'air surprise de cet élan d'attention et moi je ne comprends toujours pas ce qu'il fout ici. Comment il nous a retrouvé ? Comment il a pensé à cet endroit ? J'interroge Lottie du regard et elle finit par me répondre :
 
_Je lui ai envoyé un message.
 
Sa petite voix frêle fait sortir Louis de ses pensées qui se rappelle brusquement de mon existence. Il se retourne vers moi, encore plus perturbé qu'il y a quelques secondes, et me regarde comme si il voulait s'assurer que je n'allais pas m'envoler.
 
_Tu..
_C'était pour elle, je le coupe avant qu'il n'ait le temps de dire quoi que ce soit.
 
Il s'arrête pendant une seconde, encaissant mon ton dédaigneux et froid alors que la seule chose à laquelle je rêve s'est d'embrasser ses lèvres tremblantes de chagrin.
 
_Bien-sûr, il se reprend, Merci. Je.. Je ne sais pas quoi te dire à part merci. Vraiment.
_Ça suffit.
_Oui.. Je.. D'accord.
 
Louis se retourne vers Lottie, mal à l'aise et les larmes aux yeux. Putain, qu'est ce que j'aimerais qu'il me retienne, là, tout de suite. Il l'avait promis. Qu'il viendrait me chercher. Pourquoi il abandonne comme ça ? Pourquoi il n'essaie même pas ? Son cousin a tué le mien. Ça n'a pas de sens. Je ne vais pas lui courir après. C'est à lui de le faire. A lui de me supplier. A lui de s'excuser. Il ne l'a jamais fais. Pas un mot. Pas un seul putain de mots.
 
_Donc, euh, il reprend en glissant maladroitement une main dans la poche de son jean, On va y aller alors.
 
Je le déteste. Je le déteste. Je le déteste. Mais retiens moi bordel !
 
_Tu veux que je te raccompagne quelque part ?
 
Retiens moi vraiment.
 
_J'ai ma voiture.
 
Retiens moi vraiment.
 
_Je peux te déposer ou tu veux.
_Non merci, je réponds, glacial.
_Tu-
 
Il s'arrête dans sa propre phrase, ne sachant pas quoi ajouter. Qu'est ce que j'attendais, dans le fond ? Qu'est ce qu'il aurait pu dire pour me retenir ? Rien. C'est trop tard. Bien trop tard. Il n'y a plus rien à espérer de cette relation. Et puis comment j'ose faire ça à Liam ? Comment j'ose même penser à continuer quelque chose avec un Tomlinson ? Quel genre de cousin je suis ? Un monstre égoïste. C'est ça, ce que je suis. Même après que son clan ait détruit le mien, pour toujours, je continue de l'aimer comme un fou. Comme si c'était une partie de moi qui ne partira plus jamais. Un morceau de moi. Ouais, exactement, il est devenu un morceau de moi.
Et ça me fait mal au c½ur, là, tout de suite, de le voir à côté de sa s½ur. Parce que lui il l'a retrouvé. Lui on lui a laissé une chance de la retrouver. Moi pas. Liam, il n'est pas caché quelque part dans une rue londonienne. Liam, il est partit pour toujours. Et c'est à cet instant précis que je le réalise enfin. Que je réalise qu'il est mort.
Mes jambes tremblent et mes yeux se remplissent de larmes. Putain, il est mort. Mort. Mort. Mort. Mon c½ur se contracte. Un poids m'écrase les épaules. Le poids de la vie, de la mort, de tout ce qui m'entoure. Je me sens tomber. Et je fais la seule chose que j'ai toujours su faire : fuir.
Je pars en courant. Juste comme ça. J'entends Louis m'appeler mais je ne m'arrête pas. Je continue de courir comme un forcené. Je courre sans destination. De toute façon, je n'ai nulle part où aller. Je n'ai pas envie de rentrer chez moi. D'entendre Perrie pleurer dans sa chambre. De voir Edward au bord du gouffre tandis que ses parents continuent de lui mettre la mort de son frère sur le dos. Pas envie de parler à Gemma qui essaie de prétendre que rien ne s'est passé et qu'elle est toujours le chef de clan, forte et indestructible. Pas envie de voir Niall encore plus malheureux qu'il ne l'était déjà. Je n'ai plus envie de rien, en fait. Manger, dormir, m'amuser, rire, pleurer, danser, jouer. Plus rien. Comme si j'étais complètement vide.
Et je repense au pont. Westminster. C'est là-bas que je me sens vivant. Là-bas que je me rends quand je me sens aussi vide.
Je prends la direction du pont, je continue de courir. Liam est mort. Ça se répète en boucle dans ma tête. Ça me brûle les yeux, de douleur et de chagrin. Ça fait trop mal pour être réel. Ouais, non, c'est con cette phrase. Ça ne ferait pas aussi mal si ce n'était pas réel. C'est ça qui est horrible dans l'histoire, sa mort, elle est réelle.
Je m'arrête, essoufflé. J'y suis déjà, au pont. Je ne sais même pas comment j'ai fais pour aller aussi vite. Ma respiration est tellement saccadée qu'elle me fait souffrir. J'accroche mes doigts à la rembarre. La Tamise. Toujours là. Toujours calme et sauvage à la fois.
Je monte. Ma vie au bout du fil. Ma vie au bout du rouleau. Je m'en fous. Qu'elle se déroule jusqu'au bout, cette vie, y a plus grand chose à en tirer, plus grand chose de bon à en ressortir.
Le vent sur mon visage balaie mes larmes. Et elle est là, encore, cette envie de sauter dans le vide. Et je m'apprête à le faire. Je m'apprête vraiment à le faire lorsque je sens mon portable vibrer dans ma poche. Je le sors en tremblant.
 
 
 
✉ SMS de « Numéro inconnu » à « Boucle d'Or »
5h40. Ou tu coules ou tu restes à flot. Lottie.  
 
 
Chapitre deux.

 
 
 
"Si tu veux pleurer, pleure. Si tu veux espérer, prie.
Mais de grâce, ne cherche pas de coupable là où tu ne trouves pas de sens à ta douleur."
 
                          - Yasmina Khadra
 
 
____________________
 
 
 Nouveau chapitre !
J'espère qu'il vous a plu :D
Je suis désolée, je mets vraiment beaucoup de temps à poster, 
je n'ai pas trop le temps entre la fin de l'erasmus et le début de mon stage 
de journalisme, je suis un peu en transition en ce moment ! 
Bref j'espère que vous avez aimé ce nouveau chapitre ! 
Je voulais aussi en profiter pour remercier ma s½ur (alias @Ellie_Lefevre) 
pour toute l'aide qu'elle m'apporte. Parce que cette petite ne me sert pas uniquement de 
relecture (et vu son niveau d'orthographe, heureusement) mais elle est un moteur de l'histoire,
elle lance les réflexions autour des personnages et de l'histoire et contribue aussi au dialogue ! 
Donc voila, merci à elle et pour vous, à plus dans le bus. 


 
 

Tags : #RunUpfic - #Acte4

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Comments :

  • Visiteur

    13/07/2015

    CETAIS VACHEMENT DEMAIN. 5 JOURS DE RETARD, 5!!!!!!

  • RunningUp

    08/07/2015

    Visiteur wrote: "Chapitre ajd hihi ? Je vois que tout le monde te le demande tous les jours je suis désolée si Ca t'énerve "

    ahah pas de soucis mais non ça sera demain, normalement !

  • Visiteur

    08/07/2015

    Chapitre ajd hihi ? Je vois que tout le monde te le demande tous les jours je suis désolée si Ca t'énerve

  • RunningUp

    07/07/2015

    Visiteur wrote: "A quand le chapitre suivant ? J'aime tellement ta fiction j'ai pas les mots pour l'exprimer. Tout le monde n'a pas la chance de pouvoir écrire des choses aussi touchantes."

    houah, merci c'est très gentil comme compliment ça ! pour répondre à ta question le chapitre trois est en cours et je vais essayer de le sortir avant le week-end prochain :)

  • Visiteur

    07/07/2015

    A quand le chapitre suivant ? J'aime tellement ta fiction j'ai pas les mots pour l'exprimer. Tout le monde n'a pas la chance de pouvoir écrire des choses aussi touchantes.

  • RunningUp

    07/07/2015

    Visiteur wrote: "HUHUHUHUHU, à quand la suite ? C'est vraiment prenant comme histoire et WOW quoi... Si tu publie running up en tant que livre, je l'achète direct, c'est obliger. "

    ahah merci beaucoup ! je pense de plus en plus à publier en effet :) je vous tiendrais au courant dans tous les cas ! merci encore ♥

  • Visiteur

    07/07/2015

    HUHUHUHUHU, à quand la suite ? C'est vraiment prenant comme histoire et WOW quoi... Si tu publie running up en tant que livre, je l'achète direct, c'est obliger.

  • RunningUp

    06/07/2015

    @harmxnyblue wrote: "Salut !
    Je suis tombée sur ta fiction sur twitter complètement par hasard. C'est vrai que d'habitude je ne lis pas de fiction qui ne sont pas finies parce que c'est toujours super frustrant de pas avoir la fin, ou du moins une fin.
    Je me suis tellement plongée dans l'histoire, que j'avais l'impression d'y être, d'observer Harry et Louis sur ce pont, de ressentir toutes ces tensions, de vivre l'amour qu'ils se portent, de sentir cette protection que chacun porte aux autres dans les deux familles.
    Je trouve que par certains aspects, il y a des parallèles avec le monde d'aujourd'hui, les clans, les conflits, la drogue, les adolescents perdus et qui ont besoin d'appartenir à quelque chose, les tristes conséquences...
    Aussi, le topos de l'amour interdit, des amants maudits, sont très courant dans la littérature, mais ici tout a une dimension différente et encore plus forte.
    Y a toute une morale qui est donnée, entre autres que la haine ne mène qu'au malheur de tous, il me semble, et c'est beau, c'est beau qu'il y ait encore ce genre de message qui circule, parce que personnellement, je baisse les bras face aux actes et aux façons de penser des gens, de la société.
    Ta fiction m'a réellement fait réfléchir, au pourquoi, au comment, à la vie, à la mort, aux conséquences de nos paroles et actes, à la haine, à la vengeance, aux difficultés face auxquelles la vie nous met, tout comme aux cadeaux qu'elle nous donne.
    Il y a beaucoup de peur, beaucoup de pleurs, beaucoup d'amour, beaucoup de haine, quelques rires, quelques sourires, un peu de bonheur dans le petit monde qu'est Londres ici, et c'est ce mélange qui rend ta fiction aussi belle.
    Je pourrais continuer encore longtemps pour dire à quel point ta fiction n'est justement pas qu'une fiction, mais au-dessus de ça, un vrai texte, une vraie ½uvre, de la littérature peut-être contemporaine. Tu as un réel talent, c'est évident, alors n'arrêtes jamais d'écrire, de créer. As-tu déjà pensé à publier ta fiction comme un livre ?
    Merci de partager ça avec nous, tes lectrices et lecteurs. J'attends impatiemment la suite.
    @harmxnyblue (Twitter)
    "

    wow quel commentaire touchant ! ça m'a un peu bouleversé tout ce que tu m'as dis sur ce que t'apportait mon histoire parce qu'en effet un livre est censé te transporter de cette manière dont si mes écrits arrivent à te faire ressentir toutes les émotions que moi j'ai en écrivant je ne pourrais en être plus heureuse !
    vraiment merci pour ça !
    tu n'es pas la première à me demander une version en livre et quand j'y pense je me dis que ça ne serait pas forcément raisonnable car ça va me prendre un temps de fou et je ne suis pas certaines que ça marche tant que ça.. Mais d'un côté vous le méritez aussi alors je vais y réfléchir ! :)
    pleins de bisous à toi et encore merci ! xx

  • RunningUp

    06/07/2015

    Visiteur wrote: "Omd c'est mon chapitre préféré. Ta fanfiction est ma préférée et je n'arrive pas à en lire d'autre. A quand la suite? J'ai vraiment hâte! "

    oh merci c'est gentil ! Je m'attaque dès ce soir à la deuxième partie donc j'espère que ça va sortir rapidement, voila bisous :)

  • Visiteur

    04/07/2015

    Omd c'est mon chapitre préféré. Ta fanfiction est ma préférée et je n'arrive pas à en lire d'autre. A quand la suite? J'ai vraiment hâte!

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