Chapitre trois.

 
 
Chapitre trois.


 
Harry
 
 
_Et bien.. Quelle histoire.
 
Je me retourne vers Kendall, un haussement de sourcil pour lui indiquer tout le mépris que m'inspire ce commentaire.
 
_Quoi ? Elle s'étonne.
« Quelle histoire », je répète en imitant sa voix de pimbêche, Je viens de te raconter la tragédie du 21ème siècle et c'est ça que tu trouves à me répondre ?!
_La tragédie du 21ème siècle ? Tu te fous de ma gueule ?
_Non.
_Ton histoire de cul est loin de remplir l'intérêt d'un siècle mon chou.
 
Et elle accélère la cadence, juste pour me planter là, comme un con. Bien-sûr, je sais qu'elle ne pense pas ce qu'elle dit. Elle a peut-être l'air idiote mais elle est assez futée pour savoir qu'entre lui et moi, c'était plus que du cul. Enfin, on en serait pas là si ça avait juste été une histoire de baise. Elle le sait mais elle prétend le contraire. Parce que, de toute façon, c'est foutu. Alors elle essaie de dédramatiser comme elle peut. Je ne peux pas vraiment le lui reprocher.
 
_Et du coup la gamine elle est devenue quoi ? Elle m'interroge lorsque je la rattrape de quelques pas.
 
Parce qu'il faut dire qu'avec ses talons, elle ne risquait pas d'aller bien loin.
 
_Quelle gamine ?
_Mais sa s½ur andouille ! Elle soupire en levant les yeux au ciel, C'est typiquement toi ça. Tu ne penses qu'à ta gueule et à celle de l'autre trou du cul.
_Et depuis quand le sort de Lottie t'intéresse ? Je l'interroge, blasé.
_Ça ne m'intéresse pas, elle me confirme, J'essaie juste de te faire penser à autre chose que Louis.
_Ce n'est pas en me parlant de sa s½ur que tu vas y arriver.
 
Elle a l'air de réaliser à l'instant la stupidité de sa démarche et se contente d'une moue boudeuse. Elle est comme ça, Kendall. Je sais qu'elle a dû mal avec tout ce qui est sentiment et amitié. Elle préfère envoyer bouler les gens plutôt que de les rattraper. Alors ma détresse à moi, ça la dépasse. Elle ne sait pas comment la gérer. Comment la surmonter. Comment la soigner. Alors elle l'ignore et, d'un côté, je crois que ça me fait du bien.
 
_J'ai vu Azoff hier, elle reprend d'une démarche nonchalante, Il a un nouveau mec.
 
Ça m'affecte. Sans me l'expliquer.
 
_Ah ouais ? Je feint, indifférent.
_Plutôt beau gosse d'ailleurs, elle commente, cette pétasse, Et super bien foutu.
_C'est qui ce type ?
_Un de ses clients, je crois.
_Pour changer, j'ironise.
_En même temps c'est les seules personnes qu'il fréquente depuis que ses amis lui ont tourné le dos, elle lance d'un ton ironique.
_On était ses clients aussi, je te rappelle.
 
Elle me fait rire, elle. A toujours oublier une partie de l'histoire. Comme si deux gosses pleins aux as comme nous avaient réellement eu un jour un élan d'amitié pour un paumé des quartiers. C'était notre dealer, à la base, et on a jamais été mieux que tous les merdeux à qui il pompe du fric pour survivre.
 
_T'es relou tout le temps avec tes remarques à la con, elle soupire blasée.
_Je ne suis pas relou Kendall, je suis malheureux, ok ?! Je m'emporte, Mon cousin est mort. Ma famille pète un plomb. Tout s'écroule autour de moi. Et j'ai perdu l'amour de ma vie.
_Et moi j'ai failli y passer il y a un mois, elle rétorque glaciale, J'ai failli crever Haz. Alors tu vois, « l'amour de ma vie » ça me passe au dessus. C'est quoi ta vie après tout ? T'en sais rien. Si ça se trouve, tu vas crever demain toi aussi. Alors ouais, c'est moche, tout ce qui t'arrive. La mort de Liam. Oui, je sais que ça te fait mal. Et ça va te sembler horrible ce que je vais te dire mais c'est comme ça, c'est arrivé, tu ne peux plus rien y changer maintenant. Alors tu vas te lamenter tout le reste de ta vie ?
_Et qu'est ce que je peux faire d'autre, hein ? Je l'interroge, amer.
_Ouvrir les yeux, elle répond.
_Quoi ?
_Si tu les gardes fermés, tu continueras de ne voir que toi... Et y a tellement de choses à voir, encore.
 
Elle s'arrête de marcher. J'étais tellement absorbé par la discussion que je n'ai pas remarqué qu'on était arrivés devant chez moi.
 
_Je suis désolée Haz, elle lâche, Je ne sais pas comment réconforter les gens. C'est juste... Trop, pour moi. Je ne sais pas faire.
_Je ne t'ai pas demandé de le faire, je lui fais remarquer.
_Ouais je sais... Mais c'est ce que les amis font, normalement.
_Ça non plus, je ne t'ai pas demandé de l'être.
_Connard ! Rit-elle en me frappant à l'épaule.
_Pauvre tache.
_Bon tu rentres chez toi crevard.
_Mais pourquoi tu m'as raccompagné déjà ? Je m'exclame, Je n'ai plus cinq ans !
_Préviens ton cerveau alors.
 
Je ris à mon tour et je crois que ça me fait du bien. Et c'est à ça que ça sert, dans le fond, les amis.
 
_Merci pour cet après-midi, c'était sympa.
_Arrêtes, elle s'esclaffe, On dirait un premier rendez-vous.
_Je ne fais pas dans la charité, je l'arrête de suite.
_Et moi je ne fais pas dans la pédophilie.
 
Je crois qu'il vaut mieux qu'on se stoppe ici alors je lui fais un signe de la main puis pénètre dans ma maison. Un silence. Comme d'habitude. Un changement d'ambiance qui rappelle la réalité. Je rentre dans le salon, ma mère est assise dans un canapé à lire un livre, mon père sur l'ordinateur, et Perrie en train d'écrire dans son journal intime.
 
_Salut, je murmure en m'installant à côté de ma mère.
_Oh tu es rentré, elle sourit en posant sa main sur ma cuisse, Comment va Kendall ?
_Bien.
_Et toi ?
_Ça va maman, arrêtes de me demander tous les jours.
_Ne réponds pas comme ça à ta mère, gronde la voix de mon père.
 
Je m'enfonce dans le dossier du canapé, sortant mon portable de ma poche pour jouer à des jeux. Je veux éviter de le sentir, son départ, parce que j'ai l'impression qu'il est écrit partout sur les murs. Le silence reprend. Chacun à ses activités. Chacun prétendant ne pas être un peu anéanti, quelque part dans le fond du c½ur.
Un bruit sourd résonne soudainement dans la maison. Une porte qui claque. Des bruits de pas qui se précipitent vers nous. Puis Gemma qui apparaît, une bouteille de champagne dans les mains.
 
_Debout tout le monde ! Elle s'exclame, un sourire sur les lèvres qu'on n'avait pas vu depuis longtemps, On a quelque chose à fêter !
_Qu'est ce qui se passe ? S'intrigue Dès dont les yeux se posent directement sur le ventre de sa fille.
_Papa ! Non ! Elle s'exclame, outrée.
 
Et ma mère pousse un soupire, déçue, avant de se renfoncer dans son siège, signe que ça ne l'intéresse plus.
 
_Maman, soupire ma s½ur blasée, Je n'ai même pas de copain.
_Elle n'en a d'ailleurs jamais eu, commente Perrie en relevant le nez de son carnet, Ce n'est pas déjà évident qu'elle est lesbienne ?
_Oh non pas deux, rétorque mon père catégorique, comme si il avait le pouvoir d'en décider de toute façon.
_Je ne suis pas lesbienne, les interrompt finalement la concernée après un regard incendiaire pour Perrie, Vous pouvez me laisser finir maintenant ?
_Oui, qu'est ce qui se passe ? J'interroge, pris de curiosité à mon tour.
_La fin de l'ennemi numéro un.
_Mark Tomlinson ? S'exclame de suite Dès dont un sourire vient fendre le visage.
_Décès prononcé à 10h34 ce matin, confirme Gemma.
 
Le rire de mon père, un ricanement de ma mère, l'indifférence de Perrie, et une douche froide pour moi. Je crois que je suis tellement connecté à lui que j'ai l'impression qu'on m'annonce la mort de mon propre père. Je sens des sueurs me couler le long du dos. Et je pense à lui. Je pense à lui et à tout ce qui s'effondre.
Ma s½ur ouvre la bouteille tandis que j'entends mon père commenter l'état de santé de son pire ennemi, disant qu'il attendait ça depuis au moins deux ans.
Moi, je me relève, blême, et je me dirige vers ma chambre. Il est hors de question que je reste ici plus longtemps.
 
_Qu'est ce qui se passe Haz ? S'inquiète ma s½ur.
_Je te le demande, j'ironise en me retournant vers elle, croisant le regard de Perrie qui a déjà compris, Qu'est ce qui se passe là ?
_Quoi ? Elle me demande.
 
Je lève les yeux au ciel. Je n'ai même pas envie de me confronter à cette image de ma famille. A ce jour où on a décidé d'arrêter d'être des êtres humains normaux.
 
_Rien, je soupire, Je vous laisse vous réjouir de la mort d'un père de cinq enfants.
 
Ma remarque vient glacer l'ambiance de la pièce. Je m'apprête à sortir mais j'entends la voix de Gemma dans mon dos :
 
_On a nos morts de chaque côté, Harry.
_Alors on en est rendu là ? Je l'interroge sans même me retourner vers elle.
_Rendu où ?
_A les compter.
 
Elle ne réponds pas à ça, probablement parce que oui, je crois qu'on en est rendu là. Je quitte la pièce, montant les marches des escaliers quatre à quatre pour m'enfermer dans ma chambre. En passant dans le couloir, j'entends Edward pleurer dans la chambre de son frère, Niall écouter de la musique dans la sienne, et moi je ne pense plus qu'à Tomlinson. La porte de ma chambre claque derrière moi, je me réfugie sur mon lit. Je le ressens si fort à l'intérieur de moi. Ce besoin de l'appeler. De savoir si il va bien. Je prends mon portable, les doigts tremblants. J'ai effacé son numéro mais je le connais par c½ur.
Je m'arrête et lâche le téléphone. C'est ridicule. Est ce qu'il l'a fait, lui ? Est ce qu'il m'a appelé à la mort de Liam ? Est ce qu'il a cherché à savoir comment j'allais ? Non. Non. Non. Il n'a rien fait de tout ça. Il ne mérite pas que je m'inquiète.
Je me couche dans mon lit, remonte la couverture sur moi alors qu'il fait une chaleur à crever dehors. Je ne sais plus quoi penser. Y a ma famille en bas qui se réjouit de la mort du chef de clan, du big boss, de l'ennemi numéro un. Est ce qu'ils ont tort ? Je ne sais plus. Au fond qu'est ce que j'en sais si les Tomlinson n'ont pas fêté la mort de Liam juste après le départ de Zayn ? Et puis si ça se trouve, il n'est même pas parti celui-là, peut-être qu'ils le cachent juste quelque part. Mon esprit s'embrouille. Je n'arrive plus à penser, plus à réfléchir, plus à ressentir-
Mon portable vibre et secoue mon lit. Je tâtonne sous les draps pour le trouver.
Les chiffres apparaissent sur l'écran, mais pour moi, c'est comme si je lisais en caractère gras : « Grand méchant loup ».
 
_Allo ? Je décroche de suite, Louis ?
_Euh bonjour, répond une voix rauque qui ne lui appartient clairement pas.
_Louis ? Je répète de nouveau.
_Non je suis.. Je suis le gardien de l'immeuble de monsieur Tomlinson. On a dû se croiser plusieurs fois.
 
Oh, la blague.
 
_Pourquoi vous avez le téléphone de Louis ? J'interroge, suspect.
 
Parce que ce type nous déteste tellement tous les deux que ça m'étonnerait à peine qu'il m'annonce l'avoir enterré dans un bois.
 
_Il est ivre mort dans le hall, répond-t-il toutefois.
_Pourquoi vous m'appelez ?
_Parce que j'ai autre chose à foutre de ma journée que de m'en occuper.
_Pourquoi vous n'avez pas appelé ses cousins ? Je demande alors.
 
Un silence au bout du fil. Puis la voix du type qui serait prêt à m'étrangler :
 
_Je suis gardien de l'immeuble, pas une nourrice. Je ne sais pas qui sont ces foutus cousins et la seule personne à laquelle j'ai pensé c'était vous... Boucle d'Or, rit-il ensuite.
 
Préférant ignorer le passage où il se fout littéralement de ma gueule, j'enchaîne tout en me relevant de mon lit :
 
_Il est arrivé il y a combien de temps ?
_Dix minutes. J'ai voulu l'aider à monter dans son appartement mais il est intenable. Vous pouvez venir ?
_Oui, je réponds avant de raccrocher.
 
Je sors du lit, comme un automate. Je retraverse le couloir, je descends les escaliers, j'enfile mon blouson dans le hall.
 
_Où est ce que tu vas ? Me demande Gemma.
_Faire un tour.
_Ne rentre pas trop tard.
_Oui, maman, j'ironise avant de claquer la porte derrière moi.
 
Je suis dehors. J'avance dans la rue avant de héler un taxi, j'ai précisément aucune idée de ce que je suis en train de faire. Quoi que... Une connerie, probablement. La voiture s'arrête et je donne l'adresse de Louis au chauffeur. Avant, je prenais plus de précaution que ça. J'évitais de prendre les taxis dans Mayfair parce que les conducteurs nous connaissent un peu au fil du temps et il ne faudrait pas qu'il y en ait un qui ait l'idée de raconter que je suis parti à Kensington. Mais là, je m'en fous. Qu'est ce que je risque de toute façon ? Le monde entier est déjà au courant. Y a que Gemma qui ferme les yeux.
La voiture démarre. Le trajet est rapide, suffit de contourner Hyde Park. Je sors en trombe du taxi, rejoignant rapidement l'entrée du building. Là non plus, je ne fais plus attention. Si ses cousins sont dans le coin, par exemple. Ce qui pourrait être le cas vu que je suis persuadé que tous les Tomlinson doivent être à sa recherche, connaissant son penchant pour l'alcool. Mais bref. On s'est trop cachés. On s'est cachés et ça ne nous a jamais aidé. Alors tant pis.
Le gardien m'interpelle dès qu'il me voit arriver. Il me fait un signe de la main et je les rejoins. Louis est avachi sur le sol, il a du vomi sur son tee-shirt et au coin de sa bouche. Ça a séché. Il pue l'alcool et la gerbe mais je ne pense pas une seule seconde à être dégoûté. Au contraire, je me précipite sur lui.
 
_Mais putain ! Il est inconscient en fait ! Ce n'est pas moi qu'il fallait appeler mais une ambulance !
_Il n'était pas comme ça tout à l'heure, se défend le gardien qui profite de mon arrivé pour s'éloigner de Louis, Il vient juste de perdre connaissance.
_Noo-
 
C'est Louis qui essaie de parler.
 
_Ça va, il continue en essayant d'ouvrir les yeux.
_Oui c'est flagrant, je commente.
_Pas.. Hôpital.
_Ok, je soupire, Je te monte dans ton appart.
 
Le gardien m'aide à le hisser sur mon dos et je me dirige vers les ascenseurs.
 
_Besoin d'aide ? Interroge l'homme.
 
Je me retourne vers lui et je crois qu'il lit dans mon regard que tout l'aide du monde ne nous aiderait pas. Alors il abandonne. Comme tous les autres. Comme nous, en fait.  
 
 
 
Louis
 
 




_Allez Louis, on y est presque.
 
J'entends sa voix. Je sens son odeur et sa peau contre la mienne. Les muscles de ses bras se raidissent pour me maintenir contre son dos. J'aimerais le remercier mille fois d'être là. Mille fois d'exister. Mais je n'arrive pas à parler, à peine à respirer. Je n'ai jamais autant bu qu'aujourd'hui. J'avais l'impression que l'ivresse me ferait oublier ma peine. Mais c'est ma peine qui m'a fait oublié l'ivresse. Alors j'ai continué à boire, pour essayer de la sentir quand même. Cette plénitude que donne l'alcool, ce sentiment de réconfort. Parce que même si on perd le contrôle de son corps et de son esprit, paradoxalement, on le ressent encore plus fort, tout ce qui se passe dedans, tout ce qui vibre, tout ce qui vit à l'intérieur, comme si on s'écoutait enfin. J'avais besoin de m'écouter. Et ce que j'entendais était tellement creux que j'ai ressenti le besoin de me remplir. Et ça a jamais suffit. Peu importe les litres, la marque, le prix. Peu importe l'ivresse. Ça sonnait vide.
 
_Louis steuplé fais un dernier effort, on est presque à l'appartement.
 
Je ne sais même pas de quoi il parle. Quels efforts ? Je ressemble déjà à un légume. Comment est ce que je pourrais l'aider ? Et, comme si il lisait dans mes pensées, Harry reprend en sortant de l'ascenseur :
 
_T'es en train de t'avachir sur moi, je vais m'écrouler dans deux secondes.
_Dé-
 
Un hoquet bruyant s'échappe de mes lèvres tandis que je me sens secoué.
 
_-Solé.
_Fort charmant, commente Styles, Où sont tes clefs ?
_Des-cends moi.. avant.
_Louis, je t'ai déjà reposé.
 
Choc brutal lorsque je réalise que mes pieds sont bien au sol, mon dos calé contre le mur. Putain. Mais à quel moment c'est arrivé ça ?
 
_Poche, je réponds bêtement parce que je suis incapable de me souvenir.
 
Harry glisse sa main à l'intérieur. Rien que son contact à travers le jean me fait frissonner mais il s'empare rapidement de la clef, feintant ne rien ressentir bien que j'ai senti son corps se raidir. Il s'éloigne de moi pour ouvrir la porte de l'appartement. J'essaie de le suivre mais je trébuche sur mes pieds. La chute est tellement rapide que j'ai juste le temps de me rattraper piteusement à lui.
 
_Oh ! Il s'exclame en me rattrapant, Doucement.
_J'ai per-du.. L'é--quili-bre.
_Ouais, avec ta dignité. Faudrait les retrouver, un de ces jours.
 
Ça fait mal mais je l'ai mérité alors je ne dis rien. Styles attrape mon bras et le fait glisser le long de ses épaules pour que je m'appuie sur lui. On avance lentement tandis que le silence qui nous entoure traduit la culpabilité qui nous accable. Lui de me venir en aide. Moi de la lui demander.
 
_Ta famille sait ? Il m'interroge alors qu'on passe le pas de la porte.
_Sait qu-oi ?
_Que t'es ivre mort, en train de les fuir, parce que t'as pas les couilles de les voir souffrir du décès de ton père.
 
Deuxième coup, plus violent. En même temps, à quoi je pouvais m'attendre ? C'est déjà bien qu'il soit venu me chercher. D'ailleurs, non, ce n'est pas bien. Il ne devrait pas être ici. Il n'a rien à faire ici.
 
_Ren-tre chez.. Toi, j'arrive à balbutier alors que je ne marche toujours pas droit.
_Oh ferme ta gueule Tomlinson.
 
J'ai envie de pleurer. Parce que je ne mérite pas tout ça. Cette attention de sa part. L'attention de tout le monde. De mes cousins qui m'appellent sans cesse depuis ce matin pour savoir comment je vais alors que je les ai juste abandonné. Eux. Mes s½urs. Ma mère. Ma famille que je prétends aimer.
Je ne sonne même pas creux, en fait. Je sonne faux. Complètement faux. Je ne suis pas chef de clan. Je suis chef de rien et surtout pas d'un clan. Un clan s'est solide, il s'aide à se tenir debout. La seule chose qu'il nous tenait depuis le début, c'était la vengeance. Et maintenant qu'on a plus ça. Maintenant qu'on n'arrive plus à le justifier. On s'effondre. Je m'effondre. Littéralement, d'ailleurs. Je n'arrive plus à avancer et mes jambes me lâchent. Je tombe dans le couloir, Styles étant incapable de rattraper 68 kilos de lâcheté.
 
_Oh putain, ça va ? Il s'inquiète, ce con, en se baissant vers moi, Désolé, j'ai été surpris, je t'ai lâché.
_Pars, je balbutie, Je ne mérite pas ça.
_Ton père est mort. Je ne te lâcherai pas.
_Ton cousin est mort, je l'arrête en le repoussant, d'un geste vain vu mon état, Et moi je n'ai pas fais ça pour toi.
_Sauf que la vie ce n'est pas un calcul mathématique Louis, il me répond, s'asseyant en face de moi, à même le sol, car il a bien compris que je ne serais pas capable de me relever, La vie ce n'est pas « un égale un ». La vie s'est « un égale dix.. trente.. cinquante » ! Ce n'est pas juste. Le donnant-donnant, ça n'existe pas, ça ne marche pas comme ça.
_Mais.. Mais...J'aurais dû.. J'aurais-
_Ouais t'aurais dû, il me coupe, T'aurais dû me relever comme j'essaie de te relever maintenant.
_Je suis tellement tellement tellement désolé Haz.
 
Les larmes brouillent ma vue. Je lâche tout. Ma peine, ma peur, ma colère, ma honte. Je suis fatigué de tout ça, et de lui surtout. Fatigué de ses yeux verts, de son sourire, de ses cheveux stupidement bouclés. Fatigué de tout l'amour que je lui porte et que je n'arrive pas à lui donner. Ça me tue, petit à petit, cet amour que je ne sais pas comment exprimer. Ça me tue que ça ait l'air aussi simple pour lui.
 
_Moi aussi je suis tombé Louis, il reprend, Et t'es venu me relever à chaque fois.
_Parce que j'avais promis de venir te chercher.
 
Et ça me fait mal de le dire, parce que ça me rappelle que j'en ai été incapable.
 
_Alors c'est à mon tour maintenant, il murmure doucement, De venir te chercher.
 
Il me tend sa main, comme si il me demandait d'accepter son aide, ce qui me rend encore plus malade. Sauf que je l'aime trop pour refuser, je l'aime trop pour prétendre ne pas avoir besoin de lui plus que tout au monde. Alors je glisse mes doigts dans les siens et il m'aide à me relever. Doucement, on se dirige vers la salle de bain. Je laisse mes larmes couler le long de mes joues. Je laisse ce que je suis à l'intérieur paraître à l'extérieur : un mec paumé qui vient de perdre son père, un lâche qui ne sait plus quoi faire de sa vie, un alcoolique en manque d'amour. Parce que je n'ai plus besoin de me cacher, pas devant lui. Et ça fait du bien de se laisser aller. Complètement aller. Je le laisse me déshabiller. Mes vêtements sont tachés de vomi mais il n'a même pas l'air dégoûté. Il est juste attentionné et timide. Je le regarde rougir à travers mes larmes lorsqu'il enlève mon boxer avec pudeur. Je suis nu devant lui comme je le suis depuis le début. Nu. Il est le seul à m'avoir vraiment vu ainsi, comme je suis. Alors je souris en continuant à pleurer. Parce que je l'aime aussi pour m'avoir confronté à ma propre image.
 
_Allez viens, il murmure doucement en me prenant la main, Faut qu'on te lave.
 
Là aussi je me laisse faire. Il retire son slim pour entrer dans la douche avec moi puis passe le jet d'eau sur mon corps. Il fait couler du savon sur ses mains et vient les glisser le long de ma peau. Et je pleure encore parce que je n'aurais jamais imaginé une seule seconde qu'il me retouche. Et c'est affreusement bon pour ne pas le vouloir indéfiniment. On reste une dizaine de minutes ainsi. Lui à me laver et moi à pleurer comme un con. Puis il sort de la cabine pour attraper une serviette en coton. Il m'enroule à l'intérieur, frictionnant par la même occasion mes cheveux et mon corps.
 
_Je vais te prendre des vêtements propres, ne bouges pas.
 
Je m'exécute sans réfléchir tandis qu'il se dirige vers ma chambre. J'ai envie de lui crier que je l'aime mais les mots restent coincés dans ma gorge. Puis il revient avec un short de sport. Il me le tend et je l'enfile sans qu'un merci ne sorte de mes lèvres. A la place, je me remets à pleurer.
 
_Je sais ce que ça fait, murmure Harry, De perdre quelqu'un. Et je ne te dirais pas que ça va aller parce que ça ne sera pas le cas.
_C'est.. mon père.
 
Le rappel, brutalement. Le souvenir de sa mort que ma mère m'a annoncé ce matin.
 
_Je ne le détestais pas.
_Je sais, Louis.
_Je ne le détestais pas.
 
Et là, je crois qu'il comprend parce qu'il me prend dans ses bras et qu'il murmure à mon oreille :
 
_Lui aussi, il le sait.
 
Mes sanglots repartent de plus belle et je me laisse aller dans ses bras, dans la chaleur de son corps et la fermeté de son étreinte. Je dépose mes lèvres dans son cou, parce que j'en avais besoin, et je le sens se raidir. Il s'éloigne soudainement, gardant juste sa main dans la mienne pour m'emmener jusqu'à ma chambre.
 
_Vas dormir.
_Ne pars pas, je l'arrête de suite.
_Vas dormir, il répète simplement.
 
Je m'allonge sur mon lit, ne le quittant pas une seule seconde du regard.
 
_Reste, j'insiste.
_T'as pas le droit de me demander de rester. 
_Je sais. 
_Alors pourquoi tu le fais ? Il me demande. 
.
Et on sourit tous les deux parce qu'on l'a déjà eu, cette conversation. Le soir où il était complètement coké et que je me suis infiltré dans sa maison. Alors, c'est avec ses propres mots, que je lui réponds : 
.
_Parce que j'ai envie que tu restes
 
 

Harry
 
 
             Ces yeux. Ce regard. Cette voix. L'envie irrésistible de ne plus jamais le quitter, de ne plus avoir à arrêter de l'aimer. Parce que c'est humainement impossible. Je suis près de la porte. J'ai le choix, maintenant, tourner les talons ou m'allonger avec lui. J'ai le choix et l'impression de trahir l'un des deux camps : lui ou ma famille. Lui ou Liam, Gemma, Edward, Niall, Perrie. Lui ou eux. La question à laquelle je n'ai jamais voulu répondre.
Il continue de me fixer. Il ne dit plus rien car ses yeux en disent assez. Je glisse ma main le long de l'encadrement de la porte. Je ne sais plus ce que je dois suivre. Mon c½ur ou ma raison. Ma lâcheté ou mon courage. Je tremble d'indécision et de peur. Je tremble de ne jamais savoir, de m'embarquer dans l'inconnu à chaque fois que nos regards se croisent. Ma main tâtonne le mur. Mes doigts trouvent l'interrupteur. Avec hésitation, ils pressent le bouton. La lumière s'éteint, la pièce se retrouve plongée dans l'obscurité. Le choix, je l'avais fais à l'instant où j'ai rejoins son appartement, alors je me donne le droit d'y toucher un peu, à l'interdit. Je m'avance de deux, trois pas. Je m'allonge sur le lit. L'ambiance est lourde, presque angoissante. Parce qu'on a aucune idée de ce qu'il va se passer, maintenant.
Je me retourne vers lui et il me regarde à travers ses larmes.
 
_Il est parti, il murmure doucement.
_Quand aura lieu l'enterrement ?
_Dans trois jours, j'imagine.
_Tu veux que je vienne ?
 
Il a l'air surpris au début, pourtant il finit par me répondre avec un demi-sourire :
 
_Oui, j'aimerais bien.
_D'accord. Je serais là.
 
Et il me sourit vraiment cette fois. Puisque c'est un rêve, on a le droit de croire que c'est possible, après tout.
 
_Tu m'as manqué, il murmure, ses yeux commençant à se fermer doucement.
_Toi aussi, je souffle avant de me relever pour monter au dessus de lui.
 
Il est beau, je veux dire, je l'ai toujours su. Mais là, ce soir, sous cette lumière, entre ses larmes, avec toute cette peine, cette haine, cette culpabilité, il est plus beau que jamais. Beau et inaccessible. Beau et tellement malheureux. Alors je le ressens au plus profond de moi. Comme un soulagement, je ressens que je ne lui en veux pas. L'accident de Liam. Ce n'est pas de sa faute à lui. Ce n'est pas de ma faute à moi. Ce n'est pas de notre faute à nous. Parce qu'à l'instant, dans nos regards, y a bien trop d'amour pour que ce soit une faute. Et je ne regretterai jamais de l'avoir aimé, ni même de l'aimer encore. Je ne regretterai pas tous ces risques parce qu'ils m'auront permis de le rencontrer, malgré leur morale et leur interdit. Malgré leur guerre des temps modernes.
Je suis toujours au dessus de lui. On ne se lâche plus du regard. Mon pouce vient essuyer une larme qui roule sur sa joue. Il a perdu son père. Je lis dans ses yeux à quel point ça l'affecte, à quel point il se sent seul et abandonné. Et j'aimerais avoir la force de remplir ce vide. Alors je me recule pour pouvoir déposer mes lèvres sur son estomac. Sur sa peau fine et chaude de la douche. C'était notre geste. Ce qu'il faisait pour me réconforter. C'est mon tour, désormais. Ma mission. Parce qu'un couple, ça marche dans les deux sens.
Il frissonne instantanément à mon contact et j'exerce une pression plus forte avec mes lèvres, aspirant la peau doucement. L'odeur de son corps m'enivre et je me déplace lentement le long de son torse, caressant et embrassant. Il gémit et ça brûle à mon oreille dès que je l'entends faire ce genre de bruits. Y a une chaleur insoutenable qui s'installe. Un désir bien trop fort pour se contenir. Je ne résiste plus et pose mes mains sur son torse, continuant mes baisers encore plus fort, mes doigts s'enfonçant dans ses cotes. Il se raidit dans son short, je le sens rien qu'à la façon dont les muscles de son abdomen se contractent sous mes lèvres. Ses mains viennent se glisser dans mes cheveux. Il m'incite à descendre, encore et encore. Moi aussi je suis excité. Mais je ne peux pas. On ne peut pas. Pas comme ça. Pas déjà. Pas maintenant. Mes lèvres glissent de nouveau le long de son torse, je remonte doucement, jusqu'à sa poitrine puis son cou. Ses mains viennent se poser sur mes hanches, de manière à m'aligner à lui.
 
_Pas ce soir, je geins à son oreille malgré tout le désir qui me brûle de l'intérieur.
_Je sais, il soupire, ses mains continuant de glisser dans mes boucles.
 
Je relève mon visage vers lui, nos regards se croisant dans une compréhension mutuelle. Pas ce soir. Pas comme ça. Pas au décès de son père. Pas alors qu'on vient de se retrouver.
 
_Embrasses-moi, Harry... Juste, embrasses-moi.
 
Je pose ma bouche sur la sienne, après une demi-seconde d'hésitation. Il aspire mes lèvres immédiatement, avide de plus de contact. Nos langues se rencontrent, humides et chaudes à la fois. La douceur de ses lèvres contrastent avec la fermeté avec laquelle il tient ma nuque, pour me maintenir contre lui, comme si il avait peur que je change d'avis.
On s'embrasse comme ça, dans les bras l'un de l'autre, presque toute la nuit. Je crois qu'aucun de nous deux ne veut s'arrêter. Aucun de nous deux ne veut se réveiller de ça. De cet instant qui paraît naturel, qui devrait être naturel.
Et alors que je lâche les lèvres de Louis pour plonger mon visage dans son cou, pour sentir son odeur et m'endormir dans l'étreinte de ses bras, je l'entends murmurer à mon oreille :
 
_Je ne te comprends toujours pas.
_Comprendre quoi ? Je demande, me nichant dans son cou.
 
Il reste silencieux. Une seconde, deux, puis trois.
 
_Pourquoi t'es resté, il finit par répondre.
_Parce que je t'aime, abruti.
_Pour ça non plus, je ne te comprends pas.
 
Et il le dit avec tellement de sincérité et de peine de la voix que je ne trouve rien à lui répondre. A la place, je ferme les yeux, pour prétendre que ça ne fait pas aussi mal.
 
 
 
Chapitre trois.
 
 
 
« Pourquoi tu m'aimes alors que moi-même je me déteste ?
Pourquoi t'es là ? Pourquoi tu restes ? »
                                                                          - FAUVE  
 
 
____________________

Hop hop hop, 
new chapitre, j'espère qu'il vous a plu ! 
En tout cas y a un peu plus de larry que dans les précédents, ahah :p 
J'espère que vous avez aimé la chanson, 
le groupe Placebo m'a pratiquement inspiré toute la fiction,
et celle-ci en fait bien évidemment partie ! 
Il y aura une autre chanson de Placebo sous peu qui m'a aussi inspiré 
une des scènes les plus importantes de la fiction mais je ne vais pas vous
la communiquer maintenant sinon je risque littéralement de me spoiler, 
ahah vous pouvez commencer à chercher pour les curieuses !
Bisous à toutes, et milles fois merci pour tous vos commentaires positifs 
xx
 
  
 

Tags : #RunUpfic - #Acte4

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Comments :

  • RunningUp

    08/11/2015

    Visiteuse wrote: "Encore une fois une réussite ce chapitre. La mort de Mark. Les Styles qui s'en réjouissent (enfin, ça dépend lesquels). Triste, une fois de plus. Mais addictif, encore et encore.
    "La malheur des uns fait le bonheur des autres" C'est vrai et complètement faux à la fois. Est-ce qu'on sera plus heureux si d'autres ne le sont pas ? Parce que ouais putain, ça fait réfléchir ta fiction. Je me pose tout le temps un milliard de questions. Mais la vérité, c'est que ta fiction pose plus de questions qu'elle ne donne de réponses. Mais j'aime bien. Et je crois que si on continue à lire, c'est parce que cet aspect nous plaît à tous, quoi qu'on en dise. Tes mots sont moralisateurs. Et c'est dingue quand même, qu'une artiste comme toi soit venue se perdre sur un blog ! Mais je suis heureuse d'être tombée sur ta fiction un jour. Parce que ça m'a fait grandir je pense, et peut-être même ouvert les yeux sur certains aspects de la vie. Parce qu'on a beau dire ce qu'on veut, que ta fiction et les nombreux problèmes qui la composent sont exagérés, je sais qu'au fond il y a une part de vérité aussi. Parce que ça existe les jeunes dépressifs, la dépendance à la drogue ou à l'alcool, la haine partagée, la souffrance, l'addiction, la passion, la mutilation, la soif de vengeance, l'amour et le mépris...etc... Il faudrait être aveugle pour ne pas comprendre que des tas de personnes sont confrontées à ces problèmes au quotidien. Alors même si ce n'est pas forcément tous en même temps, la souffrance touche chacun des individus qui vivent sur cette planète, de quelque manière que ce soit. Et ta fiction est aussi là pour nous le rappeler, nous mettre en garde face à la vie en quelque sorte. Ouais j'crois que je vais arrêter parce que ce que je dis commence à ne plus avoir aucun sens. Désolée pour ça... J'crois que dans ma tête aussi c'est Bagdad en fait.
    Enfin voilà, chapitre génial encore une fois. Et ce qui est vraiment dingue c'est que tu arrives toujours à nous surprendre malgré le fait que tu aies déjà écris un certain nombre de chapitres ! J'ai toujours adoré les rebondissements et les retournements de situation, et ta fiction en est bourrée. Mais ce qui est bien, c'est qu'on ne s'y attend à aucun moment, on n'est jamais préparés ! Et je dois dire que ta fiction se démarque vraiment des autres. Y'a un truc qui nous rend totalement accros. Le talent probablement. La force de tes mots.
    Voilà... Je m'égare dans ce que je dis donc je vais lire la suite ! Bisous ❤
    "

    "ta fiction pose plus de questions qu'elle ne donne de réponses" bah figure toi que ça me fait vraiment plaisir de l'apprendre parce que je n'ai moi même aucune réponse à tous les problèmes que j'invente ;)

    ahah ça par contre ça m'a fait rire : "Parce qu'on a beau dire ce qu'on veut, que ta fiction et les nombreux problèmes qui la composent sont exagérés, je sais qu'au fond il y a une part de vérité aussi." Je ne savais pas qu'on disait ça sur ma fiction mais ça ne m'étonne pas en fait parce qu'on n'aurait pas tort de le dire ahah :)

    en tout cas merci encore pour tous ses commentaires ♥

  • Visiteuse

    19/10/2015

    Encore une fois une réussite ce chapitre. La mort de Mark. Les Styles qui s'en réjouissent (enfin, ça dépend lesquels). Triste, une fois de plus. Mais addictif, encore et encore.
    "La malheur des uns fait le bonheur des autres" C'est vrai et complètement faux à la fois. Est-ce qu'on sera plus heureux si d'autres ne le sont pas ? Parce que ouais putain, ça fait réfléchir ta fiction. Je me pose tout le temps un milliard de questions. Mais la vérité, c'est que ta fiction pose plus de questions qu'elle ne donne de réponses. Mais j'aime bien. Et je crois que si on continue à lire, c'est parce que cet aspect nous plaît à tous, quoi qu'on en dise. Tes mots sont moralisateurs. Et c'est dingue quand même, qu'une artiste comme toi soit venue se perdre sur un blog ! Mais je suis heureuse d'être tombée sur ta fiction un jour. Parce que ça m'a fait grandir je pense, et peut-être même ouvert les yeux sur certains aspects de la vie. Parce qu'on a beau dire ce qu'on veut, que ta fiction et les nombreux problèmes qui la composent sont exagérés, je sais qu'au fond il y a une part de vérité aussi. Parce que ça existe les jeunes dépressifs, la dépendance à la drogue ou à l'alcool, la haine partagée, la souffrance, l'addiction, la passion, la mutilation, la soif de vengeance, l'amour et le mépris...etc... Il faudrait être aveugle pour ne pas comprendre que des tas de personnes sont confrontées à ces problèmes au quotidien. Alors même si ce n'est pas forcément tous en même temps, la souffrance touche chacun des individus qui vivent sur cette planète, de quelque manière que ce soit. Et ta fiction est aussi là pour nous le rappeler, nous mettre en garde face à la vie en quelque sorte. Ouais j'crois que je vais arrêter parce que ce que je dis commence à ne plus avoir aucun sens. Désolée pour ça... J'crois que dans ma tête aussi c'est Bagdad en fait.
    Enfin voilà, chapitre génial encore une fois. Et ce qui est vraiment dingue c'est que tu arrives toujours à nous surprendre malgré le fait que tu aies déjà écris un certain nombre de chapitres ! J'ai toujours adoré les rebondissements et les retournements de situation, et ta fiction en est bourrée. Mais ce qui est bien, c'est qu'on ne s'y attend à aucun moment, on n'est jamais préparés ! Et je dois dire que ta fiction se démarque vraiment des autres. Y'a un truc qui nous rend totalement accros. Le talent probablement. La force de tes mots.
    Voilà... Je m'égare dans ce que je dis donc je vais lire la suite ! Bisous ❤

  • RunningUp

    13/08/2015

    Visiteur wrote: "Désolée d'être si impatiente hihi mais bientôt c'est genre possible ce soir ? 😍 ta fiction me manque pouah la la "

    ça dépendra si ma soeur trouve qu'il y a des choses à refaire :) donc peut-être pas ce soir mais demain probablement :)

  • Visiteur

    13/08/2015

    Désolée d'être si impatiente hihi mais bientôt c'est genre possible ce soir ? 😍 ta fiction me manque pouah la la

  • RunningUp

    13/08/2015

    Visiteur wrote: "Quand est-ce que tu poste le prochain chapitre? "

    Bientot ! il est presque fini :D j'attends l'approbation de ma soeur !

  • Visiteur

    13/08/2015

    Quand est-ce que tu poste le prochain chapitre?

  • RunningUp

    11/08/2015

    Remember-LastSummer wrote: "WTF? J'AI MÊME PAS MIS DE VRAI COMMENTAIRE
    shame on me
    Harryyyyy a la rescouiiuiusse (oui je sais y a plein de i mais c'est pas grave)
    J essaye de faire plein de rapprochement avec la pièce originale mais je peux que en pleurer xD

    ta Kendall me tue xD en plus j'ai regardé l'incroyable famille Kardashian a la télé ya 2 semaines et Kendall est toute timide dedans xD
    mdr j ai lu ton chapitre y a un moment et je savais même pas que j avais pas laisser de commentaires tsss

    yé té nem

    ah oui et si jamais (j'ai vi un com sur ça) il te prend l envie de publier, fais le, on s en fout de la fin, justement, c'est bien une fin surprenante!
    J'aime toute les fins moi xD même quand les gens meurts xD (enfin les tues pas quand même hein)
    Clooo
    "

    hé pas de soucis pour les commentaires, ce n'est pas une obligation ;)
    sinon bah merci encore pour tes avis positifs et ton soutien, je suis contente que ça te plaise (moi aussi je kiffe trop kendall dans cette histoire ahah)
    et voila, j'espère que la suite te plaira !
    bisous x

  • RunningUp

    11/08/2015

    Remember-LastSummer wrote: "Tes gifs sont vraiment vraiment perturbant"

    ahah j'avoue que j'aimerais bien savoir d'ou vient le gif de fin !

  • Remember-LastSummer

    09/08/2015

    WTF? J'AI MÊME PAS MIS DE VRAI COMMENTAIRE
    shame on me
    Harryyyyy a la rescouiiuiusse (oui je sais y a plein de i mais c'est pas grave)
    J essaye de faire plein de rapprochement avec la pièce originale mais je peux que en pleurer xD

    ta Kendall me tue xD en plus j'ai regardé l'incroyable famille Kardashian a la télé ya 2 semaines et Kendall est toute timide dedans xD
    mdr j ai lu ton chapitre y a un moment et je savais même pas que j avais pas laisser de commentaires tsss

    yé té nem

    ah oui et si jamais (j'ai vi un com sur ça) il te prend l envie de publier, fais le, on s en fout de la fin, justement, c'est bien une fin surprenante!
    J'aime toute les fins moi xD même quand les gens meurts xD (enfin les tues pas quand même hein)
    Clooo

  • Remember-LastSummer

    09/08/2015

    Tes gifs sont vraiment vraiment perturbant

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