Chapitre quatre.

 
 
Chapitre quatre.


 
Louis
 
 
 
            Une brise fraîche vient caresser mon visage. Je me tiens debout. Mes pieds s'enfonçant dans l'herbe aride du cimetière. La tombe de mon père se dresse devant mes yeux. Son nom inscrit en lettres dorées. Il fait beau aujourd'hui et tout est calme. Le ciel est bleu et quelques oiseaux chantent dans les arbres à côté de nous. Toute ma famille se recueille devant la pierre tombale. On est dimanche. C'est un jour comme les autres. On sait que la vie continue à Londres. Que les familles vont se promener dans les parcs cet après-midi, les amoureux se retrouver sur un banc à Londres, les enfants se ruer à la piscine sous cette chaleur d'été. Nous, on enterre notre père. Un jour comme les autres, sauf pour nous.
Et y a pas que nous, d'ailleurs, c'est bien ça le problème. Les hommes importants de la ville sont présents, et ouais je dis « hommes » parce que c'est ce qu'ils sont, au final, des hommes. Y a peu de femmes qui trouvent leur place dans ce monde là. Et quand elles le font, comme Gemma, on finit toujours par le leur reprocher.
Ils sont tous là, les associés de mon père, les russes, les japonais, les américains. Ils sont tous là avec leur culture différente mais la même sale gueule du mec faussement désolé. Parce qu'ils savent qu'un décès, dans toutes les cultures du monde, ça rime avec pognon. Et mon père il en avait de ce foutu fric, et ils sont là à attendre de ramasser les miettes du gâteau.
Puis y a les caméras et presque tous les journalistes de la ville. Un rebondissement de plus dans la « guerre des clans ». Un autre à clamser. Qui sera le prochain ? Je vois déjà le titre de leurs journaux à sensations. Cette fois, c'est un cancer qui l'a emporté. Dommage, ça fait moins spectaculaire, moins vendeur.
Bien-sûr il y a aussi ma famille éloignée, ceux qu'on entraperçoit certains soirs de fêtes puis qui disparaissent aussitôt. On ne sait même plus vraiment par quel lien de parenté on est attachés, le frère du cousin de la belle-tante, des trucs comme ça qui n'ont pas plus de sens couchés sur papier que dit à voix haute.
Je sens Lottie se mouvoir à côté de moi, elle effleure mon bras doucement. Ce contacte me surprend et je me retourne vers elle, l'interrogeant du regard. Elle se contente de sourire en coin. Je ne comprends pas. Même si je sais qu'elle ne portait pas Mark dans son c½ur, on est quand même en train de l'enterrer.
 
_Quoi ? Je chuchote discrètement.
_Rien, elle souffle, Vous êtes niais.
_Vous ? Je répète, sans comprendre.
_Regardes derrière.
 
Je me retourne, discrètement, et je ne vois que des têtes de cons. Des faces hypocrites que l'argent a sali. Alors c'est peut-être pour ça qu'elle sourit. Parce qu'elle le sent aussi, cette fausse compassion, cette douleur si bien interprétée. On devrait tous leur décerner un prix. Alors je m'apprête à rire lorsque je croise son regard. Et là je comprends ce que Lottie me demandait de regarder. Pas eux. Lui. Il est venu. Ses boucles cachés dans une casquette sombre. Il est là, debout, planté à côté d'un arbre, un peu derrière la foule. Harry Styles est venu à l'enterrement de mon père, comme il me l'avait promis. Je sens mon c½ur rebattre dans ma poitrine, parce que je l'avais presque oublié, ces derniers jours. Il est là. Harry. Nos yeux se rencontrent. Je ne peux empêcher un sourire sur mes lèvres. Il est là, bordel. Je ne peux pas le toucher, je ne peux pas lui parler, ni le serrer contre moi, mais je peux le regarder. Et ça me fait un putain de bien. Je souffle un « merci » du bout des lèvres et il se contente de sourire.
Lottie tousse à côté de moi, elle me rappelle à la raison. Il faudrait peu de temps à mes cousins pour réaliser ce qui se passe. Alors je détourne rapidement les yeux, me concentrant de nouveau sur la pierre tombale. Mais, cette fois, je ne peux pas empêcher mon sourire. Tant pis de ce qu'ils vont penser. Je m'en fiche. Il est là. Il est venu.
Le prête continue son monologue sur ô combien mon père était un homme bon et dévoué à sa famille, ô combien sa mort nous affecte tous. La cérémonie se déroule d'une manière traditionnelle, à l'image de notre religion protestante à laquelle plus personne n'adhère réellement.
Je repense au regard d'Harry, à ses yeux verts plongés dans les miens pendant ses quelques secondes de répit. Et je le sens encore. Son regard me transperce de tout part. Y a son regard à lui et celui de ma famille dans mon dos. Deux mondes qui s'affrontent à l'intérieur de moi. Deux vies qui se hurlent leur haine l'une pour l'autre. Et moi, au milieu, complètement paumé.
 
_Lou, c'est fini, me murmure Lottie discrètement.
 
Je sors brusquement de mes pensées, réalise que tout le monde est en train de quitter le cimetière, les mains dans les poches et la tête basse. Ça chuchote. J'entends les murmures des gens. « Mais comment elle va faire avec ces cinq enfants la pauvre dame ? », « T'as vu Eleanor ? Mon Dieu, elle a l'air encore bien affectée par ce qui lui est arrivé. », « Ouais mais ils devraient pas l'enfermer comme ils le font, à ce qui paraît elle aura encore des cours à domicile pour le lycée », « Mais je les comprends avec les Styles qui traînent », « Mais au fait ils ont toujours pas retrouvé Zayn ? Quelle histoire quand même, vous pensez vraiment qu'il a tiré sur ce pauvre gamin ? », « Je ne sais pas, je me méfie de leur histoire avec les Styles moi », « C'est peut-être un suicide camouflé, tu me diras », «En tout cas son demi-frère fait une triste mine, ça doit être dur pour lui ». Et puis ça continue encore. Les commères, elles approuvent de grand « oh oui, oh oui » à chaque commentaire. Moi je préfère les ignorer. C'est fatiguant la bêtise des gens.
On met du temps à sortir du cimetière. Ça s'entasse partout et les journalistes se bousculent pour avoir la meilleure prise de vue. Je me retourne vers ma famille. Ma mère et ma tante ont l'air pressé de rentrer à la maison mais elles essaient de garder un visage de marbre pour les caméras. Pas question qu'on annonce demain matin dans les journaux la destruction du clan Tomlinson. « Le décès de Mark n'affectera pas le bon déroulement de l'entreprise, mon fils a été extrêmement bien formé ». C'est ce que j'ai entendu ce matin, de la bouche de ma mère à un journaliste. Apparemment je n'ai pas d'autres alternatives que de reprendre la société. Enfin, ce n'était pas comme si je l'apprenais. Mon avenir était déjà bien tracé depuis ma naissance.
 
_Si je pouvais leur faire bouffer leur caméra, grince Félicité dans mon dos.
 
Je me retourne vers ma petite s½ur. Elle ne s'adressait pas à moi mais à sa cousine, Waliyha.
 
_Je te jure que si ils posent une seule question sur mon frère je les défonce, lui répond-t-elle, le regard noir et les mains tremblantes. 
 
Je retiens un rire parce que je vois mal comment elle les défoncerait, toute menue et fragile qu'elle est. Bien que la fuite de son frère l'ait terriblement affecté, je ne la vois pas foutre un poing à un homme deux fois plus grand qu'elle.
 
_Restez derrière moi les filles, je leur murmure, Je ne les laisserai pas vous approcher.
_Oh ne joue pas au grand frère protecteur maintenant, me coupe Félicité, Ce serait encore plus faux que toute la mise en scène qu'ils nous ont préparé.
 
Je reste sans voix. Elle ne m'avait encore jamais parlé ainsi. Et elle n'avait jamais insinué à voix haute ce que tout le monde pense : je suis un grand frère pathétique. Alors comme un con sans réponse, je range mes mains dans les poches de mon pantalon de smoking. Je cherche du regard Harry. Il est toujours adossé à l'arbre. Il attend, sagement. Sauf qu'il lit la détresse dans mon regard à cet instant et je vois ses yeux s'affoler. Je vois qu'il aimerait pousser tous les gens entre nous, qu'il aimerait pouvoir me prendre dans ses bras, je vois qu'il voudrait agir. Mais on ne peut pas. Rien n'a vraiment changé. On n'est toujours là, à se regarder de loin, sans jamais rien assumer. Faut dire que ce ne serait pas vraiment le moment. La mort de Liam, la fuite de Zayn, l'enterrement de mon père. C'est comme si l'univers nous mettait en garde, nous hurlant d'arrêter nos conneries. Et on a eu beau emmerdé l'univers, il a remporté la manche bien plus souvent que nous.
Alors je lui murmure doucement du bout des lèvres que « ça va aller ». Ni lui ni moi ne croyons ce mensonge mais je le vois se retirer derrière son arbre. On est en train d'avancer vers la sortie et on se rapproche doucement de lui. Manquerait plus que Stan ou Isaac l'aperçoivent. Là on servirait sur un plateau d'argent la prochaine une de demain matin. Hors de question d'abreuver ces corbeaux affamés.
 
_Restez derrière moi, je gronde de nouveau aux filles lorsqu'elles essaient de me dépasser, probablement pour sortir au plus vite du cimetière.
_Louis ! Commence à geindre Félicité, Fous nous-
_Derrière moi, je siffle, détachant bien chaque syllabe.
 
Elles se reculent, passent dans mon dos. Je me dois au moins ça. J'ai réussi à garder un minimum d'autorité. On continue d'avancer. On va arriver au niveau des journalistes. On sait que les questions vont fuser de tout part. On s'y était préparés à l'avance. On a longtemps hésité avec ma mère et mes oncles et tantes. Est ce qu'on autorise la presse au cimetière ? J'étais contre, bien entendu. Mais, ma mère, bien plus rationnelle que moi, savait qu'en leur refusant l'entrée ils nous attendraient sur la route. Autant leur donner de quoi écrire leur torchon, avait-elle déclaré, s'ils n'ont rien à écrire, ils vont encore inventer des conneries. Sa remarque avait été approuvé par la majorité.
Je crois qu'elle regrette aujourd'hui au regard désolé qu'elle me lance. Puis elle se retourne, inquiète, vers le reste de la famille. Elle s'assure que tout le monde est bien entouré. Les jumelles sont avec elle, moi j'ai Félicité et Waliyha. Eleanor est entourée de ses deux frères, bien entendu. Ils ne l'auraient lâché pour rien au monde. Leur bras musclé encadrent son corps fin et tendu. Elle déteste la presse puisqu'elle en est leur principale cible : la petite riche des beaux quartiers, violée et enfermée dans sa prison dorée. Ça fait rêver les tabloïds, une histoire comme la sienne.
Je cherche Lottie du regard. Elle est avec Isaac. Il lui tient la main fermement. Il sait qu'il va entendre des questions sur Zayn et tente déjà de camoufler son amertume et sa peine.
Mes yeux parcourent la foule de nouveau pour m'arrêter sur les prunelles vertes d'Harry. Il est toujours au même endroit. On se rapproche dangereusement mais je sais que personne de ma famille ne le verra. Lui, avec sa casquette et son tee-shirt sombre, perdu au milieu d'une foule hystérique de journalistes.
Je déploie mon bras vers l'arrière pour pousser Félicité et Waliyha vers l'intérieur de notre groupe. Les premiers journalistes et les questions lancées comme un appel au secours ne tardent pas à venir à nous. Je sais qu'ils veulent ma peau à moi. J'entends déjà mon prénom se murmurer dans la foule. « Comment allez-vous gérer une entreprise aussi grande à vôtre âge, monsieur Tomlinson ? », «Louis, Louis, un petit mot s'il vous plait», « Qu'en est-il de Zayn ? Est-il un assassin à vos yeux ? Légitime défense ? », « Eleanor ! Eleanor ! S'il vous plaît ! », « Isaac, des nouvelles de votre frère en cavale ? », « S'il vous plaît, juste une dernière question ».
Les flash nous éblouissent les yeux. On continue d'avancer, rapidement. Je n'ose même pas me retourner vers Harry. Je les entends parler de Liam et je sais que ça lui fait du mal. En quelques pas précipités, on se retrouve dehors. Les véhicules nous attendent. On a emprunté les voitures de sécurité de l'entreprise pour être tranquille. Chacun s'engouffre dans celle qui est la plus proche.
La portière claque sur Isaac. Je me retrouve avec Félicité, Lottie, Waliyha et mon cousin.
 
_Les rapaces, soupire Isaac en se laissant tomber sur le siège.
_Ils ont dit que Zayn était un assassin, murmure Waliyha.
_C'était un accident, gronde son demi-frère sèchement, Arrêtes d'en parler.
_Pourquoi il est en cavale si c'était qu'un accident ? Elle demande, encore, parce que ça doit faire milles fois qu'elle pose cette question et que personne n'est capable de lui donner une réponse.
_Arrêtes d'en parler, répète simplement Isaac.
_Tout est de ta faute, en conclut Waliyha en s'enfonçant dans son siège, contentant ses larmes.
 
Isaac prend le coup sans rien dire. Pourtant on peut voir dans ses yeux qu'il est touché. Tout le monde lui en veut d'avoir aidé Zayn à fuir. Avec un bon avocat, il aurait pu s'en sortir, ne cesse de répéter Patricia, folle de rage, Mais la fuite est une preuve de sa culpabilité, abruti !
Tous les soirs, c'est la même rengaine. Patricia ne pardonne pas à Isaac. Elle lui en veut si fort qu'elle oublie même, qu'à la base, c'est quand même Zayn qui a tiré sur un gamin de dix-sept ans. Et, Waliyha, influencée par sa mère, ne parle à Isaac que pour lui reprocher sa faute.
Moi j'ai du mal à le juger. On a tous mal agi ce soir là. On a pris la fuite. On a paniqué. On a juste flippé pour nos vies. Isaac est le seul à avoir pensé à celle de Zayn avant la sienne. Parce que, comme lui, je suis persuadé que tous les avocats du monde n'y auraient rien changé. Il aurait plongé pour au moins vingt ans. Mais ça, Patricia ne veut pas en entendre parler, puisqu'elle est persuadée que Zayn est innocent.
Isaac se retourne vers la vitre. Il est fatigué de s'expliquer. Et je crois d'ailleurs qu'il ne croit plus lui-même en ses explications et qu'il réalise peu à peu qu'il ne reverra probablement plus jamais son frère.
 
_La voiture d'Eleanor est suivie par les journalistes, annoncent Lottie après avoir lu le SMS qu'elle vient de recevoir, probablement par la concernée.
_Qu'ils lui foutent la paix, putain, gronde Félicité à mes côtés.
 
Et ça me fait bizarre de l'entendre parler comme ça. Elle qui est d'habitude si timide.
 
_Ses frères sont là, je les rassure, Tout va bien se passer.
_Oui, ironise-t-elle, Au moins des frères utiles.
_Je peux savoir ce que tu me reproches ? Je soupire, La plupart du temps tu les critiques parce qu'ils sont trop sur son dos, faut savoir ce que tu veux.
_Y a être « trop là » et être « pas là », Louis.
 
Encore une fois je me prends la remarque en pleine gueule. Félicité n'a jamais digéré le fait que j'ai fuis après l'annonce du décès de notre père. Parce que tout le monde sait que je suis allé me bourrer la gueule comme un pochtron à la place de soutenir ma famille. C'est bien pour ça que personne n'est venu me chercher ce jour là. Je crois que j'aurais pu m'étouffer dans mon vomi qu'ils auraient pensé que je l'ai bien mérité.
 
_Je suis désolé, je m'excuse une nouvelle fois, J'ai été lâche.
_T'as été toi, rétorque Lottie.
 
Et, dans ses yeux, je vois très bien qu'elle a compris avec qui j'étais cette nuit là.
 
_Je suis loin d'être parfait, je réponds, Personne ne l'est dans cette famille.
_Alors ça serait bien qu'on arrête de le prétendre, participe Waliyha, Parce que tout le monde connaît le vrai enjeu de cette guerre avec les Styles. On joue à qui sera la famille la plus puissante de la ville. Ce n'est même pas de l'argent qui est en jeu. Juste une sale fierté. Et vous êtes pathétiques.
 
Personne ne lui répond. Ce n'est pas comme si on pouvait lui donner tort de toute façon. La voiture continue de rouler en silence. Le soleil tape sur les vitres sombres du véhicule. On étouffe. Littéralement, je crois. Par résignation, ou plutôt par lassitude, on arrête de se parler, chacun dans ses pensées.
Moi, pour m'échapper de tout ça, je repense à Harry, à ses yeux, à sa casquette. Je me dis qu'il est venu malgré toutes les crasses que je lui ai faite après la mort de Liam. Comment j'ai pu être aussi lâche ? Je repense à la réponse de Lottie. « T'as été toi ». Faut croire qu'elle a raison. J'ai juste été fidèle à moi-même. J'ai pensé à sauver ma gueule avant la sienne, avant celle de Zayn, avant celle de ma famille. J'ai pris mes jambes à mon cou, ma plus belle performance. Et je repense à ce que je lui ai dis, une fois : "Je te mériterai pour deux". Quelle connerie. Je ne le mérite même pas moi-même. Je ne mérite personne. Je suis bien trop lâche et égoïste pour ça. 
J'enfonce ma nuque dans le siège derrière moi. Et dire qu'on me donne des millions de dollars entre les mains, des millions d'emplois, des millions de vie. Ça va être un carnage.
.
.
 


Chapitre quatre.


Harry
 
 
                Mes yeux sont rivés sur la tombe de Mark Tomlinson. Je suis seul dans le cimetière. Les autres sont tous partis. J'ai attendu un long moment avant de sortir de sous mon arbre. Comme un voleur, j'ai assisté à la scène comme un voleur. Caché, comme si j'étais coupable d'être là, coupable d'exister. Alors une fois la vie partie, je suis resté avec le mort. Lui et moi. La pierre tombale et mon âme de pierre.
Ça fait presque une heure que je regarde ce vide devant moi. Et je me demande ce que je dois faire. M'excuser ou l'insulter ? Le pleurer ou me sentir soulagé ? Aucune réponse ne me vient à l'esprit puisque je ne me sens plus appartenir à un clan, ni à l'un ni à l'autre. Je ne suis plus Styles. Je ne hais plus les Tomlinson. Je suis un entre deux. Je n'ai ma place nulle part et l'envie d'en avoir une ne me préoccupe plus tant que ça. Hors du jeu. C'est ce que je suis désormais, hors du jeu.
Je sens un mouvement à mes côtés, sursautant lorsqu'une petite blonde vient s'installer à côté de moi. Ses doigts fins viennent chercher les brindilles d'herbes devant elle. Elle les arrache et joue avec. Le regard ailleurs et loin de moi.
 
_Comment tu as su que j'étais ici ?
 
Perrie ne répond pas, se contentant d'arracher ces brins d'herbes. Elle a les joues creuses, le regard d'une fille qui a été bien trop sali par la vie et ses conneries, et des lèvres gercées par un tic nerveux.
 
_Je me suis doutée que tu serais là, elle murmure finalement, les yeux rivés vers la tombe.
_Et toi ? Pourquoi t'es là ?
_Pour Zayn, répond-t-elle alors que j'entends sa voix trembler dès la première syllabe.
 
On reste silencieux. Faut dire qu'on ne sait pas trop quoi se dire. On est là, tous les deux, assis devant la tombe de Mark Tomlinson. On nous aurait dit ça l'année dernière, on n'y aurait jamais cru. Peut-être qu'on n'y croit toujours pas, d'ailleurs.
 
_Ça va ? Je demande, réalisant que je ne lui avais pas encore posé la question.
_Mon copain a tué mon cousin par accident. Est ce que tu t'attends vraiment à ce que je te réponde « oui » ?
_Je ne m'attendais pas non plus à ce que tu le qualifies toujours de « copain », je rétorque froidement, Ni même que tu oses parler d'accident.
 
Ses yeux s'assombrissent, comme à chaque fois qu'elle n'est pas d'accord.
 
_Alors pour Niall c'était un accident mais pas pour Liam ? Elle réplique, piquée au vif.
_Le résultat n'est pas le même, je lui fais remarquer.
_Ce serait mentir que de dire que Louis ne l'a pas tué un peu, ce jour là.
 
Je me tais parce que je sais qu'elle a raison. Et ça fait mal.
 
_Je n'excuse pas son geste tu sais, reprend Perrie doucement, Et une partie de moi le hait pour ce qu'il l'a fait. Une partie de moi hait ce Zayn là. Celui qui a tiré. Celui qui a pris la fuite.
_Et l'autre partie ?
_L'autre partie me manque, murmure-t-elle, comme si c'était interdit de le dire à voix haute, interdit même de le penser, L'autre partie me manque tellement. L'autre partie meurt d'inquiétude. De ce qu'il va faire, d'où il est partit, de la culpabilité qui le ronge un peu plus chaque jour. Je sais que c'est dur à entendre Haz, mais ce coup de feu, on le sait tous, c'était un accident.
 
Mes yeux se voilent lentement.
 
_Un accident, elle répète, Et ça fait juste mal de l'accepter parce que c'est encore plus con. Un meurtre, ça donne des envies de vengeance, ça donne une raison de continuer. Un accident, ça t'enlève toute logique, toute raison. Il est mort pour rien. C'est ça le truc, il est mort pour rien, Liam. Ça rend fou. Zayn n'a jamais voulu le tuer, tout comme Louis n'a jamais voulu foutre Niall dans un fauteuil.
_Et Greg n'a jamais voulu violer Eleanor ? J'ironise, amer, Ça aussi c'était un accident ? Tu ne peux pas tout excuser aussi facilement Perrie. La guerre, les vengeances, elles n'ont jamais été des accidents. Parce qu'on les a décidé nous-même.
 
Elle reste silencieuse, probablement qu'elle ne sait pas quoi penser de tout ça. Je ne peux pas lui en vouloir. Moi aussi, je suis perdu. Perdu entre l'envie de pardonner et le devoir de ne pas le faire. On a été trop loin, pousser le vice trop haut, la haine est trop palpable, les morts trop récentes, le pardon impensable.
 
_Je ne pourrais jamais dire la vérité à Niall, murmure Perrie.
_Et moi à Gemma.
_De toute façon, toute notre famille les considère comme des criminels.
_Parce que c'est ce qu'ils sont, je rétorque, il ne faut pas avoir peur des mots. Ils l'ont tué, Liam. Et pas que Zayn. Eux tous, Isaac et Stan parce qu'ils t'ont donné ce faux rendez-vous. Et même Louis. Il était là. Il a pris la fuite. Ils sont tous complices. Ils l'ont tous tué cette nuit là. Et on aime des criminels.
 
Elle enregistre l'information en silence. C'est brutal, je sais. Et un peu faux aussi puisqu'on est tout autant des criminels, pour eux du moins.
 
_Qu'est ce qu'on va faire Haz, putain ? Soupire ma cousine, sa tête s'échouant entre ses deux mains.
 
Ça bourdonne dans ma tête. Je repense au regard de Louis, à la tombe de son père devant nous, au décès de Liam, à la dépression d'Edward, aux crises d'hystéries de ma s½ur, à mes parents, à ma coke, ma saleté de coke, à ma cousine amoureuse d'un fugitif, à Kendall, à Azoff, ouais même à Azoff. Je me demande ce qu'il fout. Je me demande même si il est encore vivant. Avec ses dettes et ses sales patrons, y a assez peu de chances pour que ce soit le cas. Je repense à la banque, au travail, à mes études. Qu'est ce que je vais faire de ma vie ? Une université aux États-Unis ? Une clinique perdue au fin fond de l'Angleterre ? Je n'ai jamais autant pensé à l'avenir qu'à cet instant où il n'existe pas.
 
_Je n'en ai pas la moindre idée, je lâche.
 
Perrie se relève doucement, passe une main sur ses fesses pour ôter la terre sèche.
 
_On devrait partir d'ici avant que quelqu'un ne nous voit.
_Oui, j'approuve en suivant son mouvement.
 
 
 
 
✉ SMS de « Numéro inconnu » à « Boucle d'Or »
22h10. Est ce qu'on peut se voir ce soir ?
 
✉ SMS de « Boucle d'Or » à « Louis »
22h26. Pont de Westminster. Minuit.
22h26. ?
 
✉ SMS de « Louis » à « Boucle d'Or »
22h28. A tout à l'heure x
 
 


 
           Les pieds dans le vide. La tamise. La grande roue. Londres. Les choses qui ne changent pas, qui ne bougent pas, immuables, inscrites dans le temps. C'est rassurant. Un peu effrayant aussi, mais rassurant. J'écoute ma musique. Running Up That Hill. Les paroles, ça non plus ça ne change pas, ça ne perds pas de son sens. Je continue d'écouter, tellement concentré que je n'entends pas Louis se rapprocher. Je sursaute lorsqu'il enfourche la rambarde à son tour, s'asseyant à mes côtés. Il ne dit rien, se contente d'attraper mon écouteur et de le mettre dans son oreille. Il reconnaît la mélodie dès les premières notes et se met à sourire. Pas un sourire heureux, par contre, un sourire triste et mélancolique. On écoute la fin de la chanson, ensemble, sans parler. Il vient attraper ma main. Une chaleur timide me parcourt l'échine du dos.
 
_Merci d'être venu ce matin, il chuchote, comme si il avait peur de briser quelque chose.
 
Le silence, probablement.
 
_Tu me l'avais demandé, je suis venu, je réponds simplement.
 
Louis se retourne vers l'horizon, ses yeux sont embués de larmes. Avant même qu'il ne parle, je sais ce qu'il veut me dire.
 
_Je ne pourrais pas remplir ma promesse, Harry, finit-il par lâcher.
 
Ça me surprend à peine. Et je préfère qu'il soit honnête.
 
_Venir te chercher, il reprend, Je ne pourrais plus venir te chercher.
_Parce que tu cours dans l'autre direction ?
 
C'est une question sans question. Je connais sa réponse.
 
_Oui.
_D'accord, je murmure, la gorge nouée.
_Je suis désolé.
 
C'est tout. Il n'ajoute rien de plus. Au fond, je n'ai pas besoin d'explications. Je sais. L'entreprise de son père, sa famille, ses cousins, ses s½urs, ses responsabilités, son avenir, sa vie. Et puis la mienne, ma famille à moi, mon avenir à moi, mes rêves à moi, il n'y a rien de compatible entre nous deux. C'est ça, dans le fond, ce qui nous a toujours empêché d'être ensemble : la vie.
 
_On peut toujours lutter autant qu'on veut, on n'y arrivera pas, je conclue à sa place.
_On aura le mérite d'avoir essayé, il ajoute.
 
Je ne suis pas vraiment d'accord avec lui. On a essayé, oui, de se cacher, de fuir, d'éviter la confrontation. On n'a pas essayé d'être vraiment ensemble, par contre. Mais je me tais. Je garde mon amertume pour moi. Parce que dans ses yeux, je vois bien qu'il n'y a pas de retour possible. Alors à quoi bon...
 
_Je t'ai aimé Harry et je t'aime toujours, reprend Louis.
_Alors qu'est ce qu'il te manque ?
_La force. Je n'ai plus la force. De supporter tout ça.
 
Je le regarde, de biais. Il a l'air éteint, épuisé. Il n'est plus le Louis Tomlinson que je connaissais, le chef de clan, l'arrogant, le fort, l'indestructible. Il est une brindille. Un effleurement et il s'effondre. La peine, la peur et la haine ont remporté la partie sur nous. Il n'a plus la force de se battre. Je ne l'ai plus non plus. On l'a perdu, peut-être, l'étincelle. L'espoir s'est éteint. Après toutes ces morts, après ces peines et ses pleures, il s'est simplement éteint. Peut-être pourra-t-on le rallumer dans plusieurs années. Mais pas là. Pas aujourd'hui. Pas ce soir.
 
_Je devrais rentrer à la maison, je murmure, descendant doucement du pont, Ma famille va s'inquiéter.
_Ouais, moi aussi, ajoute Tomlinson en se laissant tomber à mes côtés.
 
On se regarde, longuement. Ses yeux bleus qui m'ont fait chaviré. Ce soir, ils sont remplis de larmes. Et, au fond de mon c½ur, je sais que je ne le rendrai plus heureux, que ces larmes, ce n'est plus moi qui les effacerai, qu'il est temps qu'il parte. Qu'il est temps que je le laisse partir. Pour lui comme pour moi.
 
_Je ne t'oublierai jamais, je murmure du bout des lèvres.
 
Il plante un baiser sur mes lèvres. Sa lèvre inférieur happe ma lèvre supérieure. Il exerce une légère pression mais il reste doux dans son geste. C'est tendre. Mon ventre se tord de douleur tellement j'en veux plus. Mais je ne peux pas. Je suis bloqué. Mon corps. Ma voix. Tout est bloqué et je n'arrive pas à réagir. Il caresse doucement mes lèvres des siennes puis murmure à mon oreille :
 
_Merci pour tout.
 
Puis il s'éloigne. Et moi, je ne le retiens pas.
Parce que la beauté du geste était dans son au revoir.  
____________________
.
.
Me revoilà après cette longue absence, 
Je suis rentrée en France donc ma réadaptation a été un peu dure
mais je me suis remise dans l'écriture ;) 
Je suis désolée de revenir avec ce chapitre,
il n'est pas très long, pas très joyeux et sans trop d'actions.
Mais je crois qu'à ce niveau de l'histoire il fallait reposer un peu les bases 
et surtout dresser le portrait des deux familles pour bien comprendre la suite.
Suite qui devrait arriver dans quelques jours car elle est quasiment prête.
Je vous préviens déjà qu'à partir du prochain chapitre, on enclenche le dénouement ;) 
J'espère que ça vous a plu quand même, 
et qu'il en sera de même pour la suite ! 
Je vous embrasse, à très bientôt xx


 
 

Tags : #RunUpfic - #Acte4

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Comments :

  • Visiteur

    04/06/2016

    C'est trop dur. Est-ce normal que ie souhaite qu'Harry saute ? Au fond, oui. Peut-être. Ca ne m'étonnerais même pas totalement de le vouloir.

  • RunningUp

    08/11/2015

    Visiteuse wrote: "Omg. Non, non et non. Ils ne peuvent pas se dire au revoir comme ça. Non bordel...
    "Deux mondes qui s'affrontent à l'intérieur de moi. Deux vies qui se hurlent leur haine l'une pour l'autre. Et moi, au milieu, complètement paumé." Wow. Juste wow. Je sais même pas comment je pourrais décrire ce que je ressens là maintenant. Quel chapitre. WOW. J'en perds mes mots.
    Harry est venu à l'enterrement, ça sonne comme une putain de preuve d'amour. Concrètement, il aurait pu se faire "repérer" et je pense qu'il ne serait pas rentré dans un très bon état. Louis l'aurait peut-être protégé remarque. Enfin,... C'est tellement triste.
    C'est juste magique quand leurs regards se percutent mutuellement. Ça crève de désir, de jeunesse et d'amour. Et putain c'est beau.
    Les soeurs de Louis lui disent leurs quatre vérités et je crois qu'il avait besoin de l'entendre d'un côté, même si ça fait mal. Les journalistes, on a qu'une envie c'est de leur dire de dégager, parce que clairement, c'est loin d'être drôle cette "guerre des clans", ça en a fait souffrir plus d'un !
    Ensuite, Westminster. Ce fameux pont. Les "retrouvailles" de Louis et d'Harry, puis leurs "au revoir". Je sais pas quoi dire. Je suis profondément atteinte. Alors c'est sûr qu'ils ne pouvaient pas se sauter dans les bras et repartir main dans la main. Pas avec ta fiction. Pas avec ce que tu as décidé d'en faire. Mais quand même, j'avais une petite lueur d'espoir. Qui s'est rapidement éteinte.
    J'espère juste (ouais je me dis qu'il y a toujours de l'espoir) qu'ils vont se retrouver et comprendre que quoi qu'ils fassent leur amour est bien présent et qu'ils ne peuvent pas lutter contre ça. J'aimerais que leurs familles l'apprennent une bonne fois pour toute. Je garde espoir, même si je sais que je risque de me prendre une bonne claque en pleine gueule.
    Enfin bref, j'ai peur de lire la suite. TORTURE. J'ai tellement envie de la lire mais en même temps tellement peur de ce qui pourrait arriver. Parce que je suis certaine que tu es capable d'aller encore plus loin. Et putain c'est terrifiant.
    Mais je vais continuer parce qu'étant donné que je suis accro, c'est difficile pour moi de résister plus de deux minutes !
    Bravo pour ce chapitre, encore une fois.
    . Bisous ❤
    "

    ahah ça me fait trop rire de lire ce commentaire à ce moment là, alors que tu n'as pas encore lu la suite et que tu dis que je serais capable d'aller plus loin (sachant que je fais sauter harry de son putain de pont!) donc bref en fait c'est pas très drole mais je m'imagine ta tete quand tu as lu ça ;)

    et encore des millions de merci pour tous ses compliments, vraiment ça me fait chaud au coeur ♥

    merci merci merci !

  • Visiteuse

    19/10/2015

    Omg. Non, non et non. Ils ne peuvent pas se dire au revoir comme ça. Non bordel...
    "Deux mondes qui s'affrontent à l'intérieur de moi. Deux vies qui se hurlent leur haine l'une pour l'autre. Et moi, au milieu, complètement paumé." Wow. Juste wow. Je sais même pas comment je pourrais décrire ce que je ressens là maintenant. Quel chapitre. WOW. J'en perds mes mots.
    Harry est venu à l'enterrement, ça sonne comme une putain de preuve d'amour. Concrètement, il aurait pu se faire "repérer" et je pense qu'il ne serait pas rentré dans un très bon état. Louis l'aurait peut-être protégé remarque. Enfin,... C'est tellement triste.
    C'est juste magique quand leurs regards se percutent mutuellement. Ça crève de désir, de jeunesse et d'amour. Et putain c'est beau.
    Les soeurs de Louis lui disent leurs quatre vérités et je crois qu'il avait besoin de l'entendre d'un côté, même si ça fait mal. Les journalistes, on a qu'une envie c'est de leur dire de dégager, parce que clairement, c'est loin d'être drôle cette "guerre des clans", ça en a fait souffrir plus d'un !
    Ensuite, Westminster. Ce fameux pont. Les "retrouvailles" de Louis et d'Harry, puis leurs "au revoir". Je sais pas quoi dire. Je suis profondément atteinte. Alors c'est sûr qu'ils ne pouvaient pas se sauter dans les bras et repartir main dans la main. Pas avec ta fiction. Pas avec ce que tu as décidé d'en faire. Mais quand même, j'avais une petite lueur d'espoir. Qui s'est rapidement éteinte.
    J'espère juste (ouais je me dis qu'il y a toujours de l'espoir) qu'ils vont se retrouver et comprendre que quoi qu'ils fassent leur amour est bien présent et qu'ils ne peuvent pas lutter contre ça. J'aimerais que leurs familles l'apprennent une bonne fois pour toute. Je garde espoir, même si je sais que je risque de me prendre une bonne claque en pleine gueule.
    Enfin bref, j'ai peur de lire la suite. TORTURE. J'ai tellement envie de la lire mais en même temps tellement peur de ce qui pourrait arriver. Parce que je suis certaine que tu es capable d'aller encore plus loin. Et putain c'est terrifiant.
    Mais je vais continuer parce qu'étant donné que je suis accro, c'est difficile pour moi de résister plus de deux minutes !
    Bravo pour ce chapitre, encore une fois.
    . Bisous ❤

  • RunningUp

    24/08/2015

    Like-the-else-fic1D wrote: "C'est une blague sa peut pas se finir comme ça pas a ce moment non plus je ouai j'ai pleuré c'est juste trop triste ta fiction est super je suis pressée de lire la suite"

    merci merci j'espère que la suite te plaira !!

  • Like-the-else-fic1D

    23/08/2015

    C'est une blague sa peut pas se finir comme ça pas a ce moment non plus je ouai j'ai pleuré c'est juste trop triste ta fiction est super je suis pressée de lire la suite

  • RunningUp

    21/08/2015

    Mathilde wrote: "Coucou ma belle ! xx

    Je te réponds car tu m'as plus ou moins demandé si ça m'intéresserait d'être ta correctrice : la réponse est oui MAIS je ne pense pas que ce soit possible :(

    Oui car : j'adore corriger donc techniquement ce serait génial.

    MAIS car : 1. Je suis sur iPhone :( 2. Je n'ai pas de compte Skyrock 3. Je sais d'avance que je ne serai pas régulière et disponible tout le temps, ce qui est aussi la raison pour laquelle je ne publie pas les fictions que j'écris. 4. C'est très subjectif, et ce n'est pas une raison valable, mais je n'aimerais pas avoir les chapitres en avance parce que j'aime le fait de découvrir en même temps que tout le monde, d'avoir l'attente qui fait durer le suspense, etc... C'est débile. Mais c'est moi.

    Alors un gros DÉSOLÉE et c'est d'autant plus dommage que j'aurais aimé. :(( J'espère que tu trouveras quelqu'un qui peut. Mais c'est adorable d'avoir proposé.

    Bisous. xx Repose-toi bien et prends le temps de reprendre tes marques en France. :)
    "

    oh lala désolée j'ai mis trop de temps à répondre à ton commentaire, j'ai vu qu'il y en avait des plus récents donc je vais t'expliquer sur un autre, a toute ! :p

  • RunningUp

    20/08/2015

    00 wrote: "FUCK ! Wow c'est magnfique merde , bravo"

    merci pour tes commentaires, je suis contente que ça t'ai plu même si la scène est très triste, j'espère que la suite te plaira :D

  • 00

    20/08/2015

    FUCK ! Wow c'est magnfique merde , bravo

  • RunningUp

    19/08/2015

    riri1D wrote: "Bon sang! Tu m'as foutu les larmes!
    Et t'as bien choisi la chanson, bravo! Parce que je suis limite inconsolable là! Tu ne peux pas nous faire ça! Tu ne peux pas nous dire que ça va s'arrêter entre eux, qu'il n'y aura plus jamais rien! Qu'ils décident d'abandonner... Je sais -ou du moins, j'en suis presque sûre - que tout ça va mal se finir, qu'il n'y aura pas de happy end, mais c'est dur,la vache! Et j'ai eu un énorme coup au coeur à partir du moment où tu as écris "Et, au fond de mon coeur, je sais que je ne le rendrai plus heureux, que ces larmes, ce n'est plus moi qui les effacerai, qu'il est temps qu'il parte." J'étais en larmes en la lisant...
    Je ne comprends pas comment tu fais, parce que d'habitude, je ne pleure jamais vraiment pour une fiction, ou même pour un roman. Mais ça fait grave mal, merde! J'ai l'impression que c'est mon propre couple qui vient de casser, que ce n'est pas qu'une page de leur histoire qui s'est tourné, mais aussi la mienne. Et puis merde, je ne VEUX PAS qu'ils se séparent. Parce que c'était ça qui les maintenait. Que c'était ça qui les faisaient s'échapper de la réalité. Et c'est dégueulasse de me faire autant pleurer, tu devrais avoir honte!!! :'( ;)
    Nan, mais je suis à ramasser à la petite cuillère là! Heureusement que tu as dit que la suite viendrait dans les prochains jours...
    Bisous ma belle! Et j'espère que tu continueras à écrire d'autres fictions même après celle là et je continuerais à les lire -si la fin de celle-ci ne me tue pas avant! Encore bravo et bravo et bravo!
    "

    coucou ! je me sens coupable de lire ce commentaire et d'y répondre maintenant alors que le prochain chapitre déjà posté est pire que celui-ci ! donc je suis désolée pour celui ci et l'autre que tu n'as peut etre pas encore lu :p
    sinon toujours un grand merci pour tes encouragements, ça me fait toujours autant plaisir !
    bisous à toi x

  • RunningUp

    19/08/2015

    Fujoshi x3 wrote: "Je suis la meuf la plus comblée du monde mais aussi la plus bouleversée , ta fiction c'est trop un choque émotionnel , y.a ce plein de tristesse et de dureté de la vie que je chiale souvent en te lisant . Je suis heureuse et triste à la fois parce que ce soir je me suis aperçue que deux des fictions que je lisais à avait sortie des chapitres que j'attendais depuis longtemps . Tu déchire , ta fiction déchire , j'espère qu'ils en feront un livre plus tard et que tu gagnera des millions parce que c'est un chef-d'½uvre . C.est une drogue c'te fiction . Tu gère , j'ai hâte de la suite . Lot of love . C ."

    merci beaucoup pour ton commentaire ! ce serait également mon rêve que cette fiction devienne un livre ! merci pour tous ces encouragements, j'espère que la suite te plaira ♥

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