#o1 Isaac

 
 
 
#o1 Isaac

 
 
 
            Je m'assois sur le rebord de mon lit, ma serviette de toilette à la main. Je me suis réveillé il y a dix minutes, préparé à aller à la douche, puis comme d'habitude, j'ai perdu la motivation. Alors je m'étale sur le matelas. Pas propre et toujours pas réveillé. C'est qu'il faut la trouver l'envie de se lever quand ta vie est devenue ce ramassis de merde. Je ferme les yeux. Pas que ça m'aide à oublier mais ça me calme l'esprit.
On a enterré mon oncle il y a trois jours. Y avait des journalistes partout. Ils répétaient mon prénom, posaient leur question, attendaient ma réponse. J'en ai aucune à donner. J'ai aucune idée de ce que j'ai fais et de ce que je vais faire. Je suis juste complètement paumé. J'ai perdu le goût à tout. Alors, ouais, je continue de me lever tous les matins pour aller bosser à la banque. Le travail acharné m'aide à m'échapper de tout ça : à la culpabilité, aux reproches, à la perte. Je construis ma carapace jour après jour, pour que plus personne ne puisse y entrer, pour que plus personne ne puisse ravager l'intérieur. J'ai assez donné.
Un coup timide frappe à la porte de ma chambre. Ça m'étonne. Il est six heures du matin. Mes cousins doivent encore dormir, excepté Louis, mais on ne se parle plus beaucoup tous les deux.
Je murmure un « entrez » sceptique tout en me redressant sur mon lit. C'est la tête de mon père qui apparaît dans l'entrebâillement. Jackson, cinquante-deux ans, un mètre quatre-vingt et trente kilos de trop. Sans parler, il se contente d'entrer dans ma chambre. Il ne ferme pas la porte, s'assoit sur le rebord avec moi, et passe une main dans mes cheveux. Un geste si inattendu venant de lui que j'ai juste le temps de froncer des sourcils avant d'entendre sa voix me murmurer en un souffle rauque :
 
_Je suis désolé, Isaac. J'aurais aimé ne pas t'annoncer cela comme ça, mais je... Je n'ai pas de... Je veux dire ton...
.
Les mots viennent jusqu'à moi mais je ne percute pas, jusqu'à la phrase de trop.
.
_Ton frère est décédé. 



 
.
.
Ses lèvres se referment après ces quelques mots. Puis elles se mouvent de nouveau pour répéter un « je suis désolé mon fils » qui n'a aucun sens.
Je bifurque mon regard vers la table de chevet et m'arrête sur les aiguilles de mon réveil. Il est six heures dix-sept. Et mon père continue :
 
_La police colombienne vient de nous appeler pour nous annoncer son décès. On va le ramener en Angleterre et il aura un bel enterrement, ici, avec nous.
 
Il est toujours six heures dix-sept. Ce n'est pas normal. Pourquoi les aiguilles s'arrêtent-elles de bouger ? Je m'interroge tout en continuant de fixer le cadran de mon réveil avec plus d'intensité. Je me focalise sur la petite aiguille des secondes pour m'assurer qu'elle tourne correctement. Je la perds de vue sans trop savoir pourquoi.
 
_Je sais que c'est brutal Isaac, continue mon père, la main toujours dans mes cheveux bouclés, Je sais que ça fait mal. Mais on est là, tous ensemble. Tu n'es pas seul.
 
Je retrouve juste à temps la petite aiguille rouge du réveil. Elle vient de passer la barre du douze. Pourtant, l'aiguille des minutes ne se déplace pas. Il y a une minute de passée. Il y a même une éternité de passée. Pourquoi plus rien ne bouge ? Pourquoi plus rien n'a de sens tout d'un coup ?
 
_Isaac ?
 
Je me retourne brusquement vers mon père, me rappelant sa présence. Je ressens enfin sa main chaleureuse qui compresse mon crâne, comme si il avait peur que je m'enfuis à toutes jambes. Puis je remarque enfin ses yeux, rouges, gonflés, et son regard totalement perdu. Mais pourquoi semble-t-il si désemparé ?
Un reniflement brusque me détache de sa vision. Je me retourne vers la porte de ma chambre. Patricia, ma belle-mère, se tient devant l'entrée, les yeux noyés de larmes et une main fine crispée sur un mouchoir en papier qu'elle serre si fort qu'elle doit s'en faire mal aux phalanges.
 
_Isaac ? Répète de nouveau mon père, l'inquiétude vibrant dans sa voix.
 
De nouveau, je sursaute. C'est comme si j'oubliais chaque seconde précédant celle que je vis.
 
_Ça va ? S'enquit-il.
_Le réveil est cassé, je réponds, Il faut acheter des piles.
_D'accord, murmure-t-il déconcerté en continuant de caresser l'arrière de ma nuque, J'en achèterai aujourd'hui.
_Non, ce n'est pas si urgent.
_Je crois qu'il en reste dans le placard de l'entrée, ajoute Patricia, la gorge nouée, Des petites piles, elles vont dans ton réveil, il me semble.
_Non, il en faut des grandes.
_Tu peux peut-être prendre celles de la télécommande ? Propose Jackson, fébrile.
 
Je m'arrête pendant un instant. Pourquoi est ce qu'on parle de ça déjà ? Et puis pourquoi tout le monde pleure pour de foutus piles ? Le réveil est cassé, pas mort.
 
_Je vais prendre une douche, je déclare lorsque je sens la serviette dans ma main, comme si je venais de me rappeler ce que je m'apprêtais à faire avant qu'il ne soit dans ma chambre.
 
Et pourquoi est-il rentré, déjà ?
 
Je me relève du lit. Pas le temps de traîner, je vais être en retard. La main de mon père retombe sur la couverture et un sanglot s'échappe de ses lèvres. Je préfère ne pas m'attarder. Je passe devant Patricia qui ne camoufle plus ses sanglots. Je sors de ma chambre et m'enferme dans la salle de bain. Tout ça pour des piles à la con.
Pourquoi est ce que j'ai si mal au ventre ? Je sens ma tête tourner et j'ôte mon short de sport que je laisse choir sur le carrelage. Je rentre dans la douche, tourne le robinet d'eau froide à son maximum. Aucune réaction lorsque le jet d'eau glacé s'échoue brutalement sur mon corps nu. Je penche ma tête vers l'avant pour laisser l'eau couler le long de mes cheveux et ferme les yeux. Ma poitrine se contracte douloureusement. Depuis combien de temps n'ai-je pas respiré ? Je réalise brusquement en ouvrant les yeux.
Alors, au moment où j'ouvre la bouche pour laisser l'air s'engouffrer dans mes poumons, un cri s'échappe de ma gorge et je m'écroule dans la douche. J'étouffe. Je suffoque. Les poings plantés dans le sol en faïence.
 
Décédé.
 
La phrase de mon père fait sens dans mon esprit. Zayn est mort. Mort. Mort. Mort. Un liquide brûlant s'échappe de ma gorge et mon estomac se contracte pendant que je vomis ma bile. C'est de ma faute, rien que de ma faute. J'ai tué mon frère. Je ne suis pas venu le chercher. Je n'ai pas tenu ma promesse. Je l'ai envoyé à la mort. 
Le jet de la douche continue de couler sur mon dos, comme des lames de rasoirs qui se plantent dans la chaire. Mort. Zayn est mort. Les larmes se mettent à dégouliner le long de mes joues, se confondant avec l'eau de la douche. Zayn est mort. Ça se répète en boucle dans ma tête.
Un cri de désespoir se fraie un chemin jusqu'à mes lèvres mais il est camouflé par le bruit de mon poing qui s'écrase contre le sol de la douche. L'eau devient légèrement rosée et cette couleur me ramène à la raison l'espace d'une seconde.
Je coupe le robinet pour stopper ses lames de rasoirs qui me transpercent la peau. Et c'est alors que je les entends. Mon père, il frappe violemment contre la porte de la salle de bain pour me supplier de sortir. Et louis, aussi, sa voix parmi les autres. Une voix qui me hurle qu'il ne lâchera pas. Jamais. Que la porte, il la défoncera s'il le faut. Mais moi je n'ai pas envie de répondre. Mon poing me lance douloureusement et ma tête tourne si vite que j'ai peur de vomir mes tripes de nouveau. Je laisse mes fesses toucher le sol et j'apprécie cette position plus confortable. Je frissonne. A cause du froid, des cris derrière la porte, et de cette pensée écrasante qui me brûle le c½ur : Zayn est mort. Disparu. Envolé.
Qu'est ce qui s'est passé ? Est ce qu'il s'est tué ? Parce qu'il n'a pas supporté d'être séparé de nous, de Perrie ? Est ce qu'il s'est fait attaqué ? Un simple accident ? Est ce qu'il a souffert ? Est ce qu'il a pensé à nous ? A moi ?
Les questions se bousculent dans ma tête, j'entends à peine les cris de Louis derrière la porte, des cris de rage mêlés à de la peine, à des sanglots à peine camouflés qui font trembler sa voix d'habitude autoritaire. Alors on ne sait même plus contre qui il crie, contre moi, contre Zayn, contre lui-même, contre la vie, peut-être. Quelle salope, celle-ci. Jamais un moment de répit.
 
_Ouvres Isaac, putain ! Hurle Louis derrière la porte.
 
J'entends plus mon père. Je pense qu'il a abandonné. Ou qu'il est partit réconforter sa femme. Je ne sais pas. Je m'en fous, je crois. Je veux qu'on me foute la paix.
 
_ISAAC !
_Je prends ma douche, je rétorque.
_Arrêtes tes conneries, putain, ouvres-moi.
 
Je titube. Mon poing saigne. J'ai juste le temps de récupérer mon short sur le sol et de l'enfiler. Je suis trempé. Je m'en fiche. Putain, ce que je m'en fiche. J'ouvre la porte. Et y a Louis devant moi, comme ça, en larmes. Alors ça me fait bien rire parce qu'au final il ne trouve rien à me dire, ce con. Tout ce boucan pour ça.
 
_Putain, il lâche.
 
Puis il éclate simplement en sanglot. Moi aussi. Je le sens tomber dans mes bras, ou moi dans les siens. Je ne sais plus très bien. Mes jambes lâchent. On tombe au sol, les genoux contre le carrelage dur et froid de la salle de bain.
 
_Putain Louis, putain, putain, il est mort.
 
Je m'accroche à lui comme je peux. Il est dépassé par les événements. Je le sens à sa respiration saccadée et parce qu'il ne sait pas quoi faire de son corps ; m'enlacer, me frotter le dos, continuer de pleurer. Le grand Louis Tomlinson qui a réponse à tout. Cette fois, il utilise son joker, il se met à mon niveau. Les mots ne passent pas ses lèvres, la peine le fait à sa place, par ses pleurs et ses « putain de merde » à répétition.
 
_Mais c'est quoi ce bordel ?!
 
Aïden débarque devant nous, des traces d'oreillers sur la joue encore visibles. Ses yeux fermés à cause de la fatigue s'ouvrent brusquement. Quand il nous voit, là, comme des merdes, écroulés dans la salle de bain. Et une lueur de non retour apparaît dans ses yeux. Une lueur de compréhension. La compréhension que notre petit quotidien s'écroule encore un peu plus, sombre encore un peu plus.
 
_Non, il souffle, livide, Non putain non, pas ça, pas lui.
 
On ne lui répond pas tandis que son visage prend peu à peu la gravité de la situation. Un bruit derrière nous. Ça vient de la chambre de son frère. Comme ramené à la réalité, il se précipite dans la salle de bain et referme la porte à clef derrière nous.
 
_Chut, il siffle en s'agenouillant à notre niveau, Stan va entendre.
_On doit lui dire, répond Louis.
_Non, déclare son grand frère sèchement, Il ne s'en relèvera pas.
_Mais-
_J'ai dis non, il gronde.
 
Avec Louis, on ne commente pas. Son refus n'a aucun sens mais sa souffrance à lui est suffisante pour justifier qu'il refuse de l'infliger à son frère maintenant.
Des coups frappent à la porte de la salle de bain. On sursaute tous les trois.
 
_Hey il se passe quoi là dedans ? Interroge la voix de Stan, J'aimerais bien pisser.
 
On ne répond pas.
 
_Sérieux les gars, j'ai entendu des voix. Qu'est ce que vous faites tous levés à c'te heure là ?
 
Je regarde Aïden. Il a l'air paniqué. Ça se voit à ses paupières qui tremblent et la façon dont il lui répond, la voix étouffée :
 
_Je prends une douche.
_Tu fais chier, râle Stan derrière la porte, Ce n'est pas l'heure pour une douche.
_J'ai bientôt fini.
_Ouvres, je vais juste pisser.
_Oh mais retournes te coucher sérieux ! Explose Aïden derrière la porte.
 
Un silence. Puis un coup de pied lancé rageusement contre le battant.
 
_Mais ta gueule ! Je veux pisser sérieux, ouvres putain !
_C'est ridicule, chuchote Louis à notre cousin, Ouvres lui, il doit savoir.
_Non, rechigne Aïden, catégorique.
_Mais à qui tu parles ? Tu te touches ou quoi ?
 
Je me retourne vers Aïden, les yeux noyés de larmes. Je le supplie de faire quelque chose parce que je ne pourrais pas me contenir une minute de plus. Je vois mon cousin peser le pour et le contre. Il saura. Stan saura. Tout le monde saura. Il faudra le dire aux filles, à Waliyha. Le monde l'apprendra et chaque jour sera toujours plus difficile que le précédent. Est ce qu'on n'a le choix, de toute façon ?
Aïden avale sa salive. Il se dirige vers la porte et déverrouille le loquet.
Et, comme si Stan s'attendait à ce qui allait encore lui tomber dessus, il ouvre le battant lentement. Il reste planté devant nous trois. Son regard qui passe de mon poing en sang, aux larmes de Louis, à la détresse de son frère qui se tient plus loin dans la salle de bain. Il ne dit pas un mot, se contente de nous regarder, avant que les mots n'atteignent son c½ur. Comme si il voulait profiter d'encore quelques secondes de répit. Puis, n'en pouvant plus, il se tourne vers son grand frère, un véritable appel à l'aide aux fonds des pupilles.
 
_Aïden, il tremble, Aïden qu'est ce qui se passe ? Dis-moi, s'il te plaît.
_C'est Zayn.
 
Il l'a rattrapé au bon moment. Ils ne se sont pas dit un mot mais Aïden a compris. Comme deux âmes liées l'une à l'autre. A ces quelques mots, il a lu dans les yeux de son frère. Il a bondi vers lui, l'a rattrapé au moment où Stan s'écroulait au sol. Il avait même compris avant lui que ses jambes ne supporteraient pas un tel choc, compris avant lui que ses larmes allaient bientôt lui brouiller la vue et lui ôter la parole. Alors, écroulé dans les bras de son frère, Stan pleure, les mains accrochés au pull usé d'Aïden. Je vois ces deux frères que rien ne séparera. Cette force et cet amour qui les lient à cet instant où ils se comprennent sans parler. Ce lien fraternel. Ce lien incroyable. Ce lien magique.
 
Moi j'ai perdu mon lien magique.
 
 
 
#o1 Isaac
 
____________________
.
.
Je crois que ce passage mérite un mot de ma part encore plus que les autres. 
Pour m'excuser, peut-être, je ne sais pas. 
Pour être honnête avec vous, ce que j'ai écris là est probablement
la scène la plus difficile que je n'ai jamais écrite, toutes mes histoires confondues. 
Je crois que ce qui touche à la famille me fait plus mal que ce qui touche à l'amour, 
Deux amants qu'on sépare, ça arrive, deux frères, ça brise. 
Donc voila, certaines d'entre vous vont probablement ne pas aimer ce passage 
ou trouver que je fais du pathos pour rendre l'histoire encore plus tragique..
Je ne veux pas faire déprimer les gens ou jouer la surenchère d'événements dramatiques 
mais c'est comme ça que j'ai imaginé l'histoire.
Vous vous doutez bien que les prochains chapitres vont être durs également. 
J'espère que vous continuerez de lire et d'être emportés. 
Y a de la beauté dans toute tristesse, 
je crois que c'est ce que j'essaie de transmettre à mon niveau. 
Je vous embrasse et je vous remercie pour tout le soutien depuis le début 

 

Tags : #RunUpfic - #Acte4

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Comments :

  • HFxckYou

    30/06/2018

    putain mais non
    pas encore
    pourquoi
    j'en peux plus

  • RunningUp

    08/11/2015

    Visiteuse wrote: "Effectivement, "il y a de la beauté dans toute tristesse". Et tu as tellement raison. Quand on s'engage dans une histoire d'amour, on sait qu'il y a potentiellement une chance pour que celle-ci se termine un jour. Même si jamais on préfère la plupart du temps fermer les yeux là-dessus.
    Mais deux frères, on sait que leur lien est là pour rester. On sait que si l'un d'entre eux part, l'autre portera toujours ce vide en lui que rien ne pourra jamais combler. Et c'est tellement triste.
    La souffrance ressentie par Isaac est tellement bien transmise. Je me suis mis à sa place l'espace de deux secondes et ça a suffit. J'ai pleuré. Parce que tes mots sont des lames qui me transpercent chaque fois un peu plus. C'est une véritable torture. Mais il faut croire que j'aime ça d'un côté, parce que je reviens toujours lire la suite. Comme s'il me fallait encore plus de tragique. Ça paraît con mais je suis d'accord avec toi. Il y a forcément une belle phase dans les moments de tristesse. Ça fait mal, ça remue littéralement les tripes. Mais putain c'que c'est beau.
    Il n'y a que toi qui parviens à me transporter de cette manière. C'est dingue. Je me sens vulnérable au point d'avoir peur de lire la suite. Et d'en avoir terriblement envie en même temps. Parce que tes mots me touchent. Ils me vont droit au coeur. Et c'est pas si fréquent. Parfois j'ai l'impression d'être totalement extérieure à l'histoire. Mais pas là. Pas avec ce que tu écris. Parce que là je me sens vraiment intérieure à ta fiction, je me mets à la place de chaque personnage à tour de rôle, j'ai la sensation de les connaître intimement, de ressentir exactement la même chose qu'eux. Et c'est juste beau.
    Pour tout t'avouer, j'ai dû lire et relire ta fiction une bonne quinzaine de fois. Mais je ne m'en lasse pas. Du tout. Tes mots ont de l'impact. Et les messages que tu essayes de transmettre à travers cette histoire aussi. Et c'est dingue. Vraiment dingue.
    Tu as un talent de fou. Je me demande même comment tu t'es retrouvée ici. Sur ce blog je veux dire. En tout cas ne doute jamais de ce que tu écris parce que c'est exceptionnel putain ! J'espère sincèrement que tu arriveras à publier des bouquins parce que tu le mérites et parce que les gens méritent aussi de découvrir tes écris.
    Encore une fois un commentaire de 2km de long pour ne pas dire grand chose au final...
    Enfin bref, je vais lire la suite. Parce que je vois mal ce que je pourrais faire d'autre de tout façon !
    Bisous ❤
    "

    Merci encore, je ne te le répéterai jamais assez mais merci :D
    La scène d'Isaac a été hyper dur à écrire, donc oui je suis d'accord que cette partie est vraiment triste, parce que je suis plus sensible à tout ce qui touche à la famille, plus qu'au couple que je trouve moins "essentiel".
    Enfin voila, encore merci merci !
    pour ce qui est de la publication, je vais peut etre me lancer dans de l'auto publication sur lulu si jamais ça t"intéresse :)

  • RunningUp

    26/10/2015

    psycharry wrote: "J'ai commenter l'acte d'avant hier en disant que Zayn était mon personnage préféré. Je crois que j'avais senti qu'il allait crever. Je te déteste un peu. Mais c'est tellement beau que je peux pas t'en vouloir."

    ahah donc comme je t'ai dis ce commentaire m'a fait trop rire (je sais c'est horrible) mais vu que j'ai lu les deux à la suite, l'ironie était vraiment trop drole. peut etre que comme tu dis que tu as préssenti qu'il allait crever, au fond ce sont toujours les plus innocents dans mon histoire qui paient donc ouais... tu as raison de me détester ;)
    merci pour tes messages en tout cas xx

  • psycharry

    26/10/2015

    J'ai commenter l'acte d'avant hier en disant que Zayn était mon personnage préféré. Je crois que j'avais senti qu'il allait crever. Je te déteste un peu. Mais c'est tellement beau que je peux pas t'en vouloir.

  • Visiteuse

    19/10/2015

    Effectivement, "il y a de la beauté dans toute tristesse". Et tu as tellement raison. Quand on s'engage dans une histoire d'amour, on sait qu'il y a potentiellement une chance pour que celle-ci se termine un jour. Même si jamais on préfère la plupart du temps fermer les yeux là-dessus.
    Mais deux frères, on sait que leur lien est là pour rester. On sait que si l'un d'entre eux part, l'autre portera toujours ce vide en lui que rien ne pourra jamais combler. Et c'est tellement triste.
    La souffrance ressentie par Isaac est tellement bien transmise. Je me suis mis à sa place l'espace de deux secondes et ça a suffit. J'ai pleuré. Parce que tes mots sont des lames qui me transpercent chaque fois un peu plus. C'est une véritable torture. Mais il faut croire que j'aime ça d'un côté, parce que je reviens toujours lire la suite. Comme s'il me fallait encore plus de tragique. Ça paraît con mais je suis d'accord avec toi. Il y a forcément une belle phase dans les moments de tristesse. Ça fait mal, ça remue littéralement les tripes. Mais putain c'que c'est beau.
    Il n'y a que toi qui parviens à me transporter de cette manière. C'est dingue. Je me sens vulnérable au point d'avoir peur de lire la suite. Et d'en avoir terriblement envie en même temps. Parce que tes mots me touchent. Ils me vont droit au coeur. Et c'est pas si fréquent. Parfois j'ai l'impression d'être totalement extérieure à l'histoire. Mais pas là. Pas avec ce que tu écris. Parce que là je me sens vraiment intérieure à ta fiction, je me mets à la place de chaque personnage à tour de rôle, j'ai la sensation de les connaître intimement, de ressentir exactement la même chose qu'eux. Et c'est juste beau.
    Pour tout t'avouer, j'ai dû lire et relire ta fiction une bonne quinzaine de fois. Mais je ne m'en lasse pas. Du tout. Tes mots ont de l'impact. Et les messages que tu essayes de transmettre à travers cette histoire aussi. Et c'est dingue. Vraiment dingue.
    Tu as un talent de fou. Je me demande même comment tu t'es retrouvée ici. Sur ce blog je veux dire. En tout cas ne doute jamais de ce que tu écris parce que c'est exceptionnel putain ! J'espère sincèrement que tu arriveras à publier des bouquins parce que tu le mérites et parce que les gens méritent aussi de découvrir tes écris.
    Encore une fois un commentaire de 2km de long pour ne pas dire grand chose au final...
    Enfin bref, je vais lire la suite. Parce que je vois mal ce que je pourrais faire d'autre de tout façon !
    Bisous ❤

  • RunningUp

    16/10/2015

    shadow wrote: "C'est le plus dur, mais le plus beau chapitre de l'histoire. C'est incroyable la manière dont tu fais passer exactement les bonnes émotions, dans les bonnes mesures."

    merci beaucoup , ça me touche vraiment parce que j'ai vraiment eu du mal à écrire cet extrait qui m'a fait beaucoup de mal à écrire ..

  • shadow

    01/10/2015

    C'est le plus dur, mais le plus beau chapitre de l'histoire. C'est incroyable la manière dont tu fais passer exactement les bonnes émotions, dans les bonnes mesures.

  • RunningUp

    15/09/2015

    Visiteur wrote: "J'ai lu Roméo et Juliette. J'aurais du au moins m'attendre à ce que cela arrive. Mais ça m'a quand même prise par surprise, et c'était quand même douloureux et difficile à lire jusqu'au bout. Wow, je vais vraiment devoir me trouver une série comique ou des challenges youtube débiles à regarder après avoir rattrapé mes chapitres en retard. Bref, bravo en tout cas, la douleur d'Isaac était presque palpable dans le chapitre. Je me suis presque imaginée à sa place, puis je me suis ravisée parce que l'idée était trop horrible. BON, encore un bravo, et je continue ma lecture :)"

    merci pour ton commentaire, je suis contente que ce chapitre t'ai ému, ça a vraiment été le plus dur pour moi à écrire, donc voila merci beaucoup !

  • Visiteur

    15/09/2015

    J'ai lu Roméo et Juliette. J'aurais du au moins m'attendre à ce que cela arrive. Mais ça m'a quand même prise par surprise, et c'était quand même douloureux et difficile à lire jusqu'au bout. Wow, je vais vraiment devoir me trouver une série comique ou des challenges youtube débiles à regarder après avoir rattrapé mes chapitres en retard. Bref, bravo en tout cas, la douleur d'Isaac était presque palpable dans le chapitre. Je me suis presque imaginée à sa place, puis je me suis ravisée parce que l'idée était trop horrible. BON, encore un bravo, et je continue ma lecture :)

  • RunningUp

    30/08/2015

    heyfifou wrote: "Je non pas zayn pas encore pas encore
    je susi une horible personne si ej pense que ils sont plus ou moins quittes ? liam et zayn et que sa remet un peu a plat mais sa serait trop beau
    "

    ahah un peu mathématique comme raisonnement, ni les styles ni les hamilton sont du genre à laisser tomber xD

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