Chapitre deux

 


 
Harry

 
_Tu es sûr qu'il vit toujours ici ? Soupire Kendall, dans mon dos.
_On le saura quand on nous ouvrira la porte.
_Mais on ne sait pas qui il y aura derrière, rétorque-t-elle.
 
Je baisse mon poignet, alors que je m'apprêtais à frapper contre le battant. Elle a raison. On n'est dans un quartier de Londres qui n'est pas vraiment fréquentable et ça fait plus de cinq ans que je ne suis pas venu ici. Il y a très peu de chance qu'Azoff vive toujours dans ce taudis et, d'un côté, je l'espère pour lui. Peut-être que c'était risqué de venir. Ça pourrait être n'importe qui derrière cette porte et probablement pas un mec ravi de voir débarquer des gosses de riches, comme moi et Kendall, dans son appartement.
 
_Qu'est-ce que tu peux être une chiffe molle, soupire ma meilleure amie en me passant devant, pour frapper à la porte.
 
Je l'observe, hébété. Est-ce qu'elle déconne ?
 
_On ne va pas nous bouffer, enchaîne-t-elle en se tenant devant la porte.
 
Je préfère ne même pas relever. La connaissant, elle préférerait mourir plutôt que de reconnaître qu'elle est la première de nous deux à avoir flippé.
On attend devant la porte quelques secondes, puis je me décide à frapper une deuxième fois. On entend du mouvement dans l'appartement. Puis le visage d'Azoff apparaît soudainement dans l'entrebâillement. Et merde. Il vit toujours ici. Comment aurait-il pu s'en sortir, de toute façon ? Aux dernières nouvelles, il vend toujours ses merdes pour survivre.
 
_Hey, je murmure alors qu'il nous observe, interloqué, Tu vas...
 
Azoff claque la porte brusquement, ne me laissant pas le temps de finir ma phrase.
 
_Le fils de pute ! S'emporte Kendall aussitôt, frappant contre la porte de toutes ses forces, Hey crétin ! Elle s'exclame, Tu me connais et tu sais que je ne partirai pas d'ici avant d'avoir pu te parler, donc bon courage pour supporter ça !
_Supporter quoi ? Je l'interroge, en fronçant des sourcils.
_Ça, elle répète, en posant son doigt manucuré sur la sonnette de la porte.
 
J'entends Azoff l'insulter à la seconde suivante, tandis que je l'observe, blasé.
 
_C'est ça, ton plan ? Sonner jusqu'à ce qu'il ouvre la porte ?
_Exactement, elle sourit, appuyant de nouveau.
_Les voisins vont te tuer, l'informe Azoff derrière la porte, Les murs sont fins ici. Tout l'immeuble va t'entendre.
_Tant mieux.
 
Elle appuie de nouveau et je me retiens de rire. Cette fille est vraiment faite de n'importe quoi. De cran, d'audace, de culot, de courage, et de conneries aussi.
 
_Kendall ! Hurle Azoff, Arrête ça tout de suite ou je te crève les yeux !
_Ouvre la porte, abruti !
 
Cette fois, elle laisse son doigt sur la sonnette. Le son dans nos oreilles est horrible. On va véritablement finir par se faire tuer, je songe, en observant tout autour de nous pour m'assurer qu'un voisin n'ait pas l'idée de sortir de chez lui avec un couteau de cuisine.
La porte s'ouvre brusquement. Azoff reste planté devant nous, sans rien dire, tandis que Kendall enlève finalement son doigt de la sonnette, en souriant.
 
_Tu ne m'as tellement pas manqué, soupire-t-il à son attention.
_Moi non plus, elle lui assure, entrant dans l'appartement.
 
J'esquisse un sourire en songeant que j'ai bien fait de l'emmener avec moi. Quand j'ai croisé Azoff à la Fabric, la semaine dernière, je me suis senti coupable. Coupable d'aller mieux, coupable d'avoir continué ma vie, coupable de l'avoir laissé dans sa merde. J'ai appelé Kendall pour lui raconter qu'il travaillait toujours dans son trafic de drogue. Elle m'a dit qu'elle était au courant, même si elle ne le voyait plus depuis longtemps. Alors, on a décidé qu'il était temps qu'on le sorte de là, parce qu'on l'a foutu dans la merde tellement de fois avec nos conneries et que c'était la moindre des choses qu'on pouvait faire pour lui. Et puis, ce n'est pas comme si on n'avait pas les moyens de l'aider.
 
_Qu'est-ce que vous faites ici ? Grince-t-il en refermant la porte derrière nous.
_Tu étais occupé peut-être ? Ironise Kendall en observant sa table basse recouverte de poudre blanche.
 
Moi, je détourne aussitôt le regard. Louis me tuerait s'il me savait ici. Et pas qu'à cause de la drogue.
 
_Je bosse, en effet, rétorque Azoff en retournant s'asseoir, à même le sol, devant sa table, Je coupe la coke.
_Les temps sont difficiles, commente Kendall, On t'a connu à une période où tu vendais de la meilleure qualité.
_Crise économique et toutes ces conneries, marmonne Azoff, reprenant ses mélanges.
_Comment tu vas ? Continue de l'interroger ma meilleure amie, en jetant un rapide coup d'½il autour d'elle.
 
L'endroit n'a pas changé. Il est salubre et en bordel. Et son odeur est toujours là. Une odeur particulière de nonchalance et de désespoir.
Azoff hausse les épaules, répétant en souriant :
 
_Oh, tu sais, crise économique et toutes ces conneries.
 
Kendall esquisse un sourire à son tour, s'asseyant en face de lui.
 
_Tu sais pourquoi on est là, hein ?
_J'imagine qu'Haz t'a dit qu'il m'avait vu à la Fabric.
 
Je sursaute, ça me fait bizarre de l'entendre prononcer mon surnom comme ça. Et je sais que ça doit l'être encore plus que je reste silencieux, debout dans un coin de la pièce, mais je ne peux décidément pas poser mon regard sur sa foutue coke. Kendall n'a jamais arrêté, elle, mais je ne crois pas que ça soit un problème. Elle s'en est toujours mieux sortie que moi, son overdose mise à part, mais disons qu'on a la mémoire courte dans ce milieu.
 
_On ne va pas te laisser dans la merde, elle reprend.
_Allez vous faire foutre.
 
Bien entendu, ça non plus, ça n'a pas changé. Sa putain de fierté.
 
_On est sérieux Azoff, reprend Kendall, Dis-nous combien tu leur dois et on remboursera toutes tes dettes. Tu n'auras plus à travailler pour eux.
_Je ne voulais pas de votre argent quand on étais amis, pourquoi je l'accepterai maintenant qu'on n'est plus rien ?
_Parce qu'on n'a rien de mieux à te proposer.
 
Azoff esquisse un sourire, mais je le connais assez pour savoir que c'est loin d'être sincère.
 
_C'est votre problème à vous, les riches, vous croyez que tout s'achète. Même la pitié. Mais gardez la vôtre pour vous. Je suis très bien avec cette vie.
_Tu mens.
_Vous m'emmerdez, surtout, il grince.
 
Puis il se retourne brusquement vers moi, m'incendiant du regard.
 
_Et il t'arrive quoi à toi ? T'as perdu ta langue ou tu l'as laissée sur la queue de ton connard de copain ?
_Ta gueule Jeff.
 
Je crois que c'est la deuxième partie de ma phrase qui lui fait le plus de mal. Je le vois dans son regard. Il tente de ne rien laisser paraître et reprend, en feintant la surprise :
 
_Oh il parle !
 
Je me retourne vers Kendall. Je vois dans ses yeux qu'elle attend que je reprenne la conversation. Je me lance, un peu à contre-coeur, car je sais qu'il ne veut pas m'adresser la parole :
 
_Sérieusement Azoff, on peut t'aider.
_Au risque de me répéter : Allez-vous faire foutre.
_C'est ta fierté qui te fait parler, je rétorque, blasé.
_Et toi, ta putain de culpabilité. Ne fais pas semblant d'en avoir quelque chose à foutre, Styles, ça fait des années que tu m'as oublié. Alors arrête avec tes conneries.
_Tu fais une erreur, commente Kendall.
_Ma seule erreur, c'est de vous avoir fait confiance dans le passé.
 
Azoff bifurque son regard vers la table basse et reprend ses gestes pour couper la coke. Kendall se relève en soupirant pour me rejoindre.
 
_On fait quoi ? Je demande, quand elle se plante devant moi.
_Très simple, répond Azoff à sa place, Vous faites deux pas vers la gauche, vous passez la porte, la refermer, et disparaissez d'ici pour toujours. Merci, au revoir.
 
Ma meilleure amie lève les yeux au ciel, puis me fait signe de sortir de l'appartement. Je la suis, en silence, et on referme la porte derrière nous. Une fois plus éloignés dans le couloir, elle relance la conversation :
 
_Il ne faut pas qu'on passe par lui.
_Comment ça ?
_On doit retourner à une de ses soirées et repérer avec qui il bosse. Si lui, il refuse l'argent, ça m'étonnerait que ces abrutis de patron aient la même réaction.
_Il nous en voudra.
_Il nous en veut déjà, me fait-elle remarquer.
 
Je suis bien obligé d'acquiescer.
 
_Alors quand ? J'interroge.
_Ce soir, elle répond, On a assez traîné comme ça.
_Ce soir ?
_Ça te pose un problème ? Elle demande, en se retournant vers moi pour me faire face.
 
Je m'arrête au milieu de la route, réfléchissant. J'ai déjà eu du mal à mentir à Louis pour passer la journée avec Kendall. Je lui ai raconté qu'on allait faire les magasins et il voulait venir avec nous, comme c'était sa seule journée de libre de la semaine. Ça m'a fait mal au c½ur de lui refuser. Il avait l'air déçu. Alors, si je dois remettre ça ce soir alors qu'on avait prévu d'être ensemble, il va vraiment me faire la gueule.
 
_Je ne sais pas, je soupire, Louis voulait...
_Louis, Louis, Louis, elle me coupe, Hey, les gars, vous n'êtes pas greffés l'un à l'autre ! Vous vivez déjà ensemble. C'est trop dur d'être séparés 24 heures peut-être ?
_Ce n'est pas ça, mais il travaille beaucoup et pour une fois qu'il est libre.
_Je me débrouillerai sans toi, elle rétorque, recommençant à marcher.
 
Je la suis en m'exclamant :
 
_Non ! Je viens.
_Alors on se voit ce soir.
_J'ai besoin d'organisation, Kendall, tu ne comprends pas. Ni Gemma, ni Louis, ne doivent savoir que...
_Mais c'est quoi ta vie au juste ? Elle m'interroge en se retournant brusquement vers moi, Rien n'a changé, Haz. T'es sorti d'une prison pour aller dans une autre ! Franchement, je te plains, tu sais. T'es quand même devenu l'unique centre d'intérêt de deux personnes les plus possessives et intrusives de la ville. Et le pire, maintenant, c'est qu'ils s'entendent bien tous les deux. Crois-moi, ta vie va devenir un enfer. Tu ferais mieux de réagir avant qu'il ne soit trop tard.
 
Kendall me plante là, sa longue chevelure brune volant derrière elle.
 
 
 
Louis
 
 
        Je porte la bière à mes lèvres, affalé dans le canapé du salon. Comme Harry m'a planté ce soir, je suis rentré chez moi pour passer la soirée avec ma famille. Eleanor et Lottie ont choisi un film, un truc de super-héros, je crois. À vrai dire, je n'ai pas bien suivi l'histoire.
Je ne comprends pas pourquoi Harry chercher à m'exclure de cette manière. D'accord, je ne suis pas un grand fan de Kendall, car elle est trop proche de son passé de drogué, mais je ne lui ai jamais reproché de continuer à la voir. Alors pourquoi me laisser de côté ?
Bref, je dois trop penser. Peut-être qu'il avait juste besoin de s'amuser avec sa pote.
 
_STOP ! Hurle Stan, On met pause.
 
Eleanor, qui est la maîtresse de la télécommande depuis ses dix ans pour une raison qui m'est encore totalement inconnue, soupire et met le film en veille. Tout le monde se retourne vers mon cousin, prêts à l'assassiner s'il annonce maintenant qu'il va pisser.
 
_Il n'y a plus de pop-corn, il faut en remettre.
_Putain, râle Lottie, Tu viens de t'enfiler deux saladiers à toi tout seul !
_Faux, Isaac mange avec moi.
 
L'intéressé confirme vaguement d'un geste de la tête et Eleanor enchaîne :
 
_Tu fais chier Stan, on était à une scène importante !
_Je fais vite ! Il s'exclame, sautant du canapé pour rejoindre la cuisine.
 
On l'observe sortir du salon en courant, résignés.
 
_Pourquoi les filles ne sont pas descendues voir le film ? Demande Isaac.
_Je ne sais pas, répond Lottie d'un haussement d'épaules, Elles faisaient un Skype avec des mecs rencontrés en soirée.
 
Je lance un regard à mon cousin, mais Eleanor nous interpelle aussitôt :
 
_On a changé de siècle, les gars. Les filles ont le droit de discuter avec des garçons sans jugement de valeur.
_On n'a rien dit, rétorque Isaac, en levant les mains en l'air.
_C'est bien, vous vous contentez de les kidnapper quand elles sortent à la Fabric, réplique Lottie.
_Ça ne s'est pas vraiment passé comme ça, je participe.
 
Les filles ne cherchent même pas à nous répondre. Je sais ce qu'elles pensent de moi et mes cousins. Il faut dire qu'elles ont expérimenté, elles aussi, notre sur-protection pendant leur adolescence. C'est critiquable, notre comportement, je suis au courant. Je ne comprends pas pourquoi on n'a pas réussi à changer. La menace Styles n'existe plus, on n'a aucune raison rationnelle de vouloir les enfermer comme on le fait. Peut-être que ce sont toutes ces années de conflits, de peur, de pertes, qui nous ont fait perdre toute rationalité. Ou peut-être juste qu'on est des cons de branleurs un peu macho sur les bords. Je ne sais pas. Harry m'a dit plusieurs fois de les laisser tranquille, de les laisser vivre leur vie comme elles l'entendent. Mais je crois que j'ai simplement du mal à entendre.
Stan revient finalement vers nous, son saladier sous le bras.
 
_C'est bon ? Soupire Eleanor, la main sur la télécommande.
_Oui.
 
Elle relance le film. Il ne s'écoule que cinq minutes avant que la sonnerie d'un téléphone portable retentisse dans la pièce.
 
_Putain ! Elle s'exclame.
_C'est le mien, je réalise, quittant ma place pour récupérer mon portable sur la table.
 
Je m'empare du mobile et m'apprête à raccrocher pour couper le son. Mais le nom de « Gemma » apparaît sur l'écran et je décroche aussitôt.
 
_Continuez sans moi ! J'enchaîne à leur attention, avant de quitter le salon pour aller sur la terrasse.
Je referme la baie vitrée derrière moi pour ne pas les déranger.
 
_Allô ?
_Harry est au Boujis.
 
Comme d'habitude, elle n'y va pas par quatre chemins.
 
_Il nous a menti, elle reprend.
_Non, je rétorque, Il m'a dit qu'il sortait avec Kendall, ce soir.
_Et tu avais compris que c'était en boîte ?
_Je n'y avais pas spécialement réfléchi, mais, oui, j'imagine qu'ils n'allaient pas se faire une soirée pyjama, j'ironise.
_Ils sont avec Azoff.
 
Et là, elle me fait clairement fermer ma gueule. Il n'a pas sérieusement osé me faire ça ?
 
_Quoi ?
_Un de mes contacts est là-bas.
 
Bien sûr, elle aurait pu dire « amis » ou « connaissance », mais je crois qu'elle se complet dans son rôle de parfaite psychopathe.
 
_Je viens te chercher tout de suite, elle reprend, Attends-moi devant chez toi.
_Je suis chez mes parents.
_D'accord. À tout de suite.
_Ok, j'acquiesce.
 
On raccroche tous les deux et je range mon portable dans la poche de mon jogging. J'ai la flemme de me changer. Je retourne dans l'appartement et croise le regard d'Eleanor. Elle a la main sur la télécommande, prête à relancer le film :
 
_C'est bon ?
_Je vous avais dit de ne pas m'attendre, je dois partir.
_Pour aller où ? Demande Isaac, alors que j'aperçois Stan lever les yeux au ciel d'une manière totalement exagérée.
_J'ai un truc à régler, ce n'est pas très grave.
_Tu es sûr que tu ne veux pas finir le film avant ? Insiste ma cousine, Il doit rester à peine une demi-heure.
_Non, vraiment, je dois partir.
_Bravo, Louis, tu auras tenu jusqu'à minuit quinze avant de courir rejoindre Harry, se décide à participer Stan.
 
Bien sûr, j'aimerais lui répondre de fermer sa gueule, mais il a raison. Mon silence confirme la raison pour laquelle je pars et Eleanor relance le film, sans rien ajouter. Mes cousins et Lottie se retournent vers la télévision à leur tour. Ils font chier. J'ai vingt-six ans, j'ai le droit d'avoir une vie en dehors de ma famille, merde.
J'enfonce mes mains dans les poches de mon jogging et quitte le salon pour rejoindre le hall. J'enfile mes baskets et un bonnet pour cacher mes cheveux en bataille, puis je sors de la maison pour attendre Gemma dehors. Je commence à marcher le long de la route pour gagner du temps. Je n'en reviens pas qu'Harry ait osé rejoindre Azoff pour la soirée, et surtout qu'il n'ait pas eu le putain de courage de m'en parler. Depuis cette fois où il l'a vu en boîte, il ne m'en a pas touché un mot, comme s'il prétendait que je ne savais pas qu'ils avaient discuté ensemble.
Je n'ai rien dit non plus. Je déteste passer pour le petit-ami jaloux. Je ne le suis pas, d'ailleurs. Je veux dire, ça fait des années qu'on est ensemble avec Harry. J'ai confiance en lui. Alors je ne comprends pas pourquoi il n'a pas confiance en moi en retour.
J'aperçois la voiture de Gemma tourner au coin de la rue et la laisse arriver à moi. Elle s'arrête et je monte à l'intérieur, côté passager, sans même chercher à lancer la conversation. Gemma redémarre et on fait le trajet en silence jusqu'au Boujis.
Je lui jette de rapide coup d'½il de temps en temps. Elle a l'air épuisée. Épuisée et énervée, contre son frère, probablement. Encore un autre mystère qui entoure Harry ces derniers temps. Lui et sa s½ur qui se font la gueule sans aucune raison apparente.
Gemma se gare sur le parking de la boîte et on en sort tous les deux, toujours sans parler. J'ignore pourquoi elle m'a appelé. Concrètement, elle pourrait le récupérer toute seule, son frère. Mais je pense qu'elle avait besoin d'une personne plus convaincante pour l'aider à le faire.
On se dirige vers le Boujis. Je suis en jogging et Gemma ne porte qu'un jean et un tee-shirt basique. On ne respecte clairement pas le code vestimentaire, mais les videurs nous connaissent assez pour nous laisser passer sans rien dire. On s'engouffre dans le bâtiment, regardant tout autour de nous.
 
_C'était peut-être du hasard, je finis par engager la conversation, Qu'ils soient allés au même endroit qu'Azoff. On l'a bien croisé à la Fabric la semaine dernière sans savoir.
_D'après mon contact, ils étaient bien tous les trois.
 
Et merde. Pourquoi il me fait ça ?
 
_Ton contact t'a parlé de...
_Coke ? Elle m'interrompt, Non.
_Je ne pense pas qu'Harry replongera.
_Moi non plus, elle m'assure.
 
On se lance un regard brièvement, avant que Gemma ne reprenne :
 
_Mais vérifions.
_Ouais, j'acquiesce.
 
Du coup, on avance dans la boîte, cherchant Harry des yeux... Ou cette connasse de Kendall et ce crétin d'Azoff. Apparemment, si on en trouve un, on aura les deux autres derrière. Je n'aime pas du tout cette idée que leur trio soit de nouveau à l'ordre du jour. Je traverse la piste de danse, tandis que Gemma a l'air de rejoindre le bar, probablement pour retrouver son fameux contact.
Je me fais pousser par les danseurs et m'éloigne de la piste. Je vais aux toilettes, peut-être qu'ils y seront. Je fais quelques pas. Bonne pioche. J'aperçois Kendall en sortir et m'élance rapidement dans sa direction. Mais on m'arrête brusquement dans ma course, car une main attrape mon bras violemment et me force à me retourner. Harry est en face de moi. Il lâche mon bras en s'écriant :
 
_Louis, mais qu'est-ce que tu fous ici ?
 
Je n'avais pas du tout réfléchi à l'éventualité qu'il me trouve en premier et me retrouve comme un con devant lui.
 
_Tu m'as suivi ?
_Je viens d'arriver, je rétorque, même si ça n'aide pas, clairement.
_Mais t'es sérieux ? Pourquoi tu me surveilles comme ça ?
_Je ne te surveille pas.
_Alors qu'est-ce que tu viens faire dans cette boîte ?
 
Je m'apprête à répondre, mais j'entends soudainement la voix de Gemma dans mon dos :
 
_Ah tu l'as trouvé, parfait !
_Mais qu'est-ce que tu fous là, toi aussi ? S'emporte son frère aussitôt, Vous complotez dans mon dos ?
_Non, je réponds, alors que Gemma prononce clairement un « oui » qu'on ne peut pas vraiment lui reprocher.
_Mais vous êtes malades ! S'énerve Harry, Vous me faites si peu confiance ?
_On sait que tu es avec Azoff, rétorque sa grande-s½ur, Alors ne joue pas à ça avec nous. La confiance, ça marche dans les deux sens.
_Je ne suis pas obligé de vous dire le moindre de mes faits et gestes !
 
Et ça me fait mal, qu'il ne cherche même pas à se défendre. Merde quoi, c'est Azoff dont on parle.
 
_Ce n'est pas ce que j'ai dit, l'arrête Gemma, Mais tu aurais pu nous dire que tu sortais avec lui ce soir.
_Et vous m'auriez laisser y aller, peut-être ? Ironise Harry.
 
La réponse est « non » et on le sait pertinemment tous les trois.
 
_J'ai vingt-trois ans, putain, reprend Harry, Je suis majeur. Je ne vous dois rien. Et vous, vous n'avez pas le droit de contrôler ma vie comme vous essayez de le faire.
_On veut juste te protéger, je participe enfin, Ce mec t'a tapé dessus plusieurs fois et je ne crois pas que ça soit déplacé de te rappeler que c'était aussi ton putain de dealer !
 
Je sais que je commence à m'emporter à mon tour et que ce n'est clairement pas la bonne solution pour calmer Harry, mais je ne peux pas m'en empêcher. J'en ai marre que tout le monde me donne le rôle du méchant sur-protecteur, alors que je suis le premier à qui on vient reprocher de ne pas avoir su agir dès qu'il y a un foutu problème.
 
_Et alors ? S'énerve Harry, cette fois-ci, clairement à mon intention, Tu vas me surveiller toute ma vie parce que j'ai eu le malheur de toucher à la drogue quand j'étais plus jeune ? Tu vas surveiller chacune de mes fréquentations ? Chacune de mes sorties en boîte ? Tu veux aussi faire le fond de mes poches ?
 
Il avance vers moi, furieux.
 
_Vas-y, fais-moi les poches !
_Arrête...
_Moi, je ne te dis rien quand tu sors dans les bars avec tes cousins ! Pourtant, il y a de l'alcool partout !
 
Du parfait Harry Styles. J'ai l'impression de le revoir à ses dix-sept ans. Arrogant, blessant, et complètement paumé. Ses yeux brillent de larmes, mais ses mains tremblent de rage. Il reste beau en toutes circonstances, cet abruti.
 
_Tu veux toujours tout contrôler Louis, même moi ! Mais je ne me laisserai pas faire ! Je ne me laisserai plus faire.
_Mais qu'est-ce que tu racontes ? Je soupire, blasé, Pourquoi tu dramatises toujours tout ?
_Vous m'avez suivi, putain ! Il s'emporte, Je ne sais même pas comment vous avez réussi à me trouver ! Vous avez des espions cachés un peu partout dans Londres ?
_N'importe quoi, je réponds, même si je crois que c'est un peu vrai.
_Ni toi, ni Gemma, n'avez de droit sur moi, il reprend.
 
Je n'ai même pas la force de lever les yeux au ciel, pourtant, je réponds :
 
_T'es blasant, toi aussi. À toujours en faire des caisses. On s'inquiète pour toi. Ce n'est pas un calcul ou un jeu de pouvoir, comme t'as l'air de le penser. Ça me saoule juste d'apprendre que mon copain traîne avec son ex et son ancien dealer. Alors quoi ? Je n'ai pas le droit de m'inquiéter, peut-être ? Tu ne l'autorises pas ? Tu m'autorises quoi ? Juste de fermer ma gueule ?
_Ouais, tiens, pour une fois, penses-y.
 
Je crois que c'en est trop. Je pose à mon tour mes mains sur ses épaules et le pousse violemment.
 
_Ferme ta gueule, toi aussi.
_Pourquoi ? Ça fait mal ? Il m'interroge, Pas autant que de savoir que mon copain ne me fait pas confiance.
_Je te fais confiance.
_Alors pourquoi tu es ici ?
_Tu es le premier à m'avoir menti, je rétorque, Pourquoi ne pas m'avoir parlé d'Azoff ?
_Je ne suis pas venu à cette soirée avec lui, il crache, On est là pour l'aider avec Kendall.
_N'importe quoi, soupire Gemma.
 
J'avais presque oublié qu'elle était là.
 
_C'était notre pote, on veut juste le sortir de la merde, il explique.
_Pourquoi tu ne me l'as pas dit directement ? Je n'allais pas le deviner tout seul !
_Parce que tu ne m'aurais pas cru.
_Non, je réponds, C'est juste que je n'aurais pas voulu. C'est lui qui t'a mis dans la merde en te vendant sa coke, je te rappelle. N'inverse pas l'histoire.
_Je m'en fous de ce que tu aurais voulu ou non, rétorque Harry, J'ai encore le droit de prendre des décisions par moi-même.
 
Puis il se retourne vers sa grande-s½ur et ajoute à son attention :
 
_J'assume mes décisions, est-ce que tu sauras seulement en faire autant ?
 
Gemma ne lui répond pas et je ne comprends absolument pas ce à quoi il fait allusion.
Harry s'apprête à faire demi-tour, mais je le retiens par le bras :
 
_Où est-ce que tu vas ?
_Profiter de ma soirée.
_Tu rentres à la maison après ?
 
Il reste silencieux et je n'arrive pas du tout à lire ce qu'il y a dans son regard. On dirait un mélange de déception et de colère.
 
_Haz, j'entends la voix de Kendall, Qu'est-ce que tu fous ? On... Oh, elle s'arrête en nous voyant, moi et Gemma, Merde, ils t'ont retrouvé.
 
Son meilleur ami acquiesce en retirant brusquement son bras pour que je le lâche. Ma main retombe dans le vide et je l'entends lui dire :
 
_Tu avais raison.
_Raison pour quoi ? Je demande, aussitôt, Qu'est-ce qu'il se passe ?
_Rien, il souffle, Rentre chez toi.
 
Je crois qu'il aurait pu me foutre un poing dans la gueule que ça aurait été moins douloureux que ça. « Rentre chez toi ». Putain. L'appartement, c'est le nôtre, désormais, pas le mien. Il vient de me balancer ça comme si on était revenus des années en arrière.
Harry s'éloigne et je le rattrape de nouveau.
 
_Tu rentre chez nous ? J'insiste.
_Non, il rétorque, Je crois que j'ai besoin d'une pause.
_Quoi ? Je balbutie, Tu n'es pas sérieux là ?
_Louis, laisse-moi tranquille, juste pour quelques jours.
 
Je l'observe s'éloigner, trop choqué pour répondre quoi que ce soit. Est-ce qu'il vient de me demi-plaquer comme ça ? Comme une merde ? Après plus de cinq ans de relation ?
Je sens mes jambes défaillir et Gemma me rejoint.
 
_Je te raccompagne chez toi ?
_Il vient de me larguer, je murmure, le souffle coupé.
_C'est Harry, il ne te larguera jamais, il t'aime beaucoup trop.
 
Mais comme je suis encore sous le choc, je ne réponds même pas.
 
_Louis, insiste Gemma pour me ramener à la raison, Kendall a dû lui monter la tête. Il reviendra à lui dans quelques jours. Laisse-lui du temps.
_Et s'il me largue définitivement ?
_Arrête tes conneries, elle soupire, Allez, je te ramène chez toi.
 
Je soupire puis la suis jusqu'à la sortie de la boîte. Rester plus longtemps n'aurait fait qu'empirer la situation vis-à-vis d'Harry, de toute façon.
Je rentre dans la voiture et Gemma sort du parking. On ne parle pas. Mais c'est plus gênant qu'à l'aller. Peut-être parce que, cette fois, on aurait trop de choses à se dire, mais que ça ne sort pas.
Alors, c'est dans le silence le plus total qu'elle gare la voiture devant la maison de mes parents.
 
_Merci pour le trajet, je murmure en détachant ma ceinture.
_Louis, m'appelle-t-elle, Tu sais qu'Harry n'est plus suicidaire.
_Je sais qu'il ne va pas se jeter d'un pont ce soir, j'ironise.
_Non, je veux dire, il ne peut pas te quitter. Ça le tuerait. Il ne pourrait pas s'infliger autant de souffrance. Ce soir... On a peut-être été trop loin, mais il te pardonnera.
_J'espère, parce que ça me tuerait aussi.
 
Je ne sais pas pourquoi je lui avoue tout ça, pourquoi je me rends aussi faible devant elle. Au fond, j'imagine que ça ne change rien. Ce n'est pas comme si elle n'était pas déjà au courant.
 
_Bonne nuit Gemma.
_Bonne nuit.
_Tu...
_Je t'envoie un texto quand Harry est à la maison, elle continue.
_Merci.
 
Je referme la portière puis rejoins ma maison. Le salon est plongé dans le noir donc je suppose qu'ils ont terminé leur film. Je me rue dans les escaliers, prêt à m'effondrer dans ma chambre. Quelle soirée de merde. Je déteste m'engueuler avec Harry. On a rarement eu des disputes aussi violentes. Peut-être à cause de l'alcool qu'il avait l'air d'avoir bu, vu l'odeur qu'il dégageait.
Je croise Stan dans le couloir, il vient de sortir de la salle de bains.
 
_Déjà rentré ? Il s'étonne.
_Mon copain m'a à demi-largué, tu devrais être content.
 
Les yeux de mon cousin s'écarquillent de stupeur.
 
_T'es sérieux ?
_Je ne sais pas, je soupire, Il m'a dit de le laisser tranquille pendant quelques jours, qu'il avait besoin d'une pause.
_Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
_Il traînait en boîte avec son ex, je suis parti le chercher.
_Encore cet ex ? Se rappelle-t-il.
_Ouais, et dealer par dessus le marché.
_Harry a repris ?
_Non ! Je m'exclame, Il veut l'aider à s'en sortir, je crois.
_Tu ne lui fais pas confiance ?
 
Je m'étonne à l'instant que Stan soit toujours aussi sérieux alors qu'on parle d'Harry. D'habitude, ça ne dure pas plus de deux secondes avant qu'il ne lâche une blague à deux balles.
 
_Si, je lui fais confiance, mais ça me fait chier qu'il me cache des trucs.
_Il te connaît bien. Il sait comment tu vas réagir.
_Je suis aussi soûlant que ça ? Je lâche, résigné.
_Tu es sur-protecteur, un peu comme nous tous. Pourquoi les filles ne nous disent jamais quand elles sortent, à ton avis ?
_Ce n'est pas pareil, je suis son copain. Je ne peux pas agir comme son père, son frère, ou son cousin.
_Alors, n'agis pas comme ça.
_Qu'est-ce que je dois faire ? Je l'interroge, en évitant de prendre conscience que je suis réellement en train de demander des conseils à Stan, qui a une vie amoureuse au niveau zéro.
_Fais ce qu'il t'a demandé, répond mon cousin, Laisse-le pendant quelques jours. Aucun texto, aucun appel. Rien. Il reviendra vers toi quand il sera calmé.
_Et s'il ne revient pas ?
_Il reviendra. C'est Harry.
 
J'esquisse un sourire. Bien sûr qu'il ne peut pas avoir rompu comme ça, pas après tout ce qu'on a vécu.
 
_Va te coucher, Louis, reprend Stan, Tu ressembles à un cadavre.
_Merci.
_Ce n'était pas un compliment.
_Pas pour ça, abruti.
 
Mon cousin sourit à son tour. Il se recule de deux pas et ajoute :
 
_Je ne dis pas que des trucs cons, des fois.
_Oui, c'est dommage que ça ne t'arrive pas plus souvent, d'ailleurs.
_Je ne voudrais pas que les gens s'habituent.
_S'habituer à quoi exactement ?
_À ma sympathie.
_Pourquoi ?
 
Il se tait un instant, l'air de réfléchir à ma question, avant de répondre :
 
_Quand les gens n'attendent rien de toi, tu ne les déçois pas.
 
Je sais qu'il pense à Eleanor, à cet instant. Malgré toutes les années qui ont passées, c'est toujours là, en lui, la culpabilité. Elle le ronge encore, tapie quelque part dans le fond de son c½ur.
 
_Bonne nuit Louis, il ajoute, avant d'entrer dans sa chambre.
_Bonne nuit Stan.
 
La porte se referme derrière lui et j'entre dans ma chambre à mon tour. J'observe la pièce qui n'a pas changée depuis mes dix-sept ans. Je m'avance vers mon lit et m'affale sur le matelas. Je récupère mon portable dans ma poche, observant l'écran sans notification. J'hésite à envoyer un message à Harry pour m'excuser et lui souhaiter une bonne soirée, puis je repense à la façon dont il m'a envoyé chier, tout à l'heure. Et merde. Qu'il aille se faire foutre. S'il veut la paix, il l'aura. J'éteins mon portable et ferme les yeux.
 
 
 
 
 

 
 

Tags : #RunUpfic - #Acte5

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Comments :

  • spencer33

    02/09/2016

    J'adore le "Harry est vraiment casse couille" 😂😂😂.
    Oui mais après ça dépend des mentalités parce que moi les sortis tard j'ai eu vraiment droit vers 17ans. Alors que 14-15 je trouve ça trop jeune. Je comprend l'inquiétude des cousins et puis elles font des trucs d'inconsciente. Boire jusqu'à ne plus marcher peut vite mener au viol. Surtout qu'en boite y'a des vieux des gars pas net...

    Mdrrr oui Louis laisse trop de "liberté" à Harry et il grandira et n'apprendra jamais rien de la vie.

  • RunningUp

    21/08/2016

    spencer33 wrote: "Une grande fan de cette histoire depuis le début mais y'a des trucs qui me choquent quoi.

    1) Je suis désolé mais en 18 ans de vie j'ai jamais fait ce que félicité et waliyha font à 14/15ans. Je comprends la réaction de ses cousins. C'est pas une crise d'adolescence c'est juste une mauvaise éducation. Des parents trop libéraux. Elles ont vécu des choses horribles mais à un moment donné faut savoir passer à autres choses des gens vivent des choses bien pires et ne finissent pas comme ça. Juste des gamines qui profitent de la culpabilités de leur cousins.

    2) Harry toujours aussi casse couille et martyr. Il a pas changé. Et surtout très influençable. C'est vrai que Louis fait un peu trop passer Harry au premier plan. Je pense que Louis devrait arrêter de faire le fragile parce que devant ses cousins et autres sa gueule il l'ouvre mais avec Harry y'a plus rien. Je pense que Harry a aussi besoin que Louis le plaque pour qu'il comprenne. #TeamLouis 😂. Et il devrait dire la vérité à Louis sur Greg. Le mensonge ne mène jamais à rien. Il devrait le savoir depuis le temps. 😐
    "

    Coucou ! Je suis d'accord avec toi pour le deuxième point, harry est vraiment casse couille et Louis lui passe tous ses caprices donc ça ne l'aide pas à se calmer. Par contre pour les filles, je trouve que leur cousin en font trop et sont grave machistes sur les bords. Même si tu as quinze ans, tu as le droit d'aller danser et boire sans qu'on te traite comme une trainée. Mais ça les gars ont du mal, car ils sont un peu surprotecteur et voit le mal partout (ce qui se comprend, vu leur passé). Mais après oui il y a un problème dans leur éducation, comme pour toute la famille d'ailleurs ^^

  • spencer33

    08/08/2016

    Une grande fan de cette histoire depuis le début mais y'a des trucs qui me choquent quoi.

    1) Je suis désolé mais en 18 ans de vie j'ai jamais fait ce que félicité et waliyha font à 14/15ans. Je comprends la réaction de ses cousins. C'est pas une crise d'adolescence c'est juste une mauvaise éducation. Des parents trop libéraux. Elles ont vécu des choses horribles mais à un moment donné faut savoir passer à autres choses des gens vivent des choses bien pires et ne finissent pas comme ça. Juste des gamines qui profitent de la culpabilités de leur cousins.

    2) Harry toujours aussi casse couille et martyr. Il a pas changé. Et surtout très influençable. C'est vrai que Louis fait un peu trop passer Harry au premier plan. Je pense que Louis devrait arrêter de faire le fragile parce que devant ses cousins et autres sa gueule il l'ouvre mais avec Harry y'a plus rien. Je pense que Harry a aussi besoin que Louis le plaque pour qu'il comprenne. #TeamLouis 😂. Et il devrait dire la vérité à Louis sur Greg. Le mensonge ne mène jamais à rien. Il devrait le savoir depuis le temps. 😐

  • RunningUp

    26/07/2016

    Butterfly1802 wrote: "Je suis rassurée de voir que mon idée par rapport au 1er chapitre et à Harry est fausse... il n'a pas replongé... pour l'instant. Bien sûr après 5 ans tout ne pouvait pas être rose entre eux d'eux... j'ai hâte de lire la suite. Merci pour ce chapitre, toujours aussi papilpante la lecture de running Up ! Des bisous. Emilie"

    merci beaucoup !!! ;)

  • RunningUp

    26/07/2016

    sandyh wrote: "Bon ça craint un max pour le coup :) j arrive pas à savoir qui a raison ou lequel fait tout foirer ! Le problème c'est qu'il N y a aucunes communications entre les deux ! Alors forcément ça part dans tout les sens !
    Bon attendons le prochain chapitre j'ai pas envie de prendre parti plus pour l'un que pour l'autre !
    Tu peux pas les envoyer en vacances ces deux la mdrrrr je crois qu'ils en ont besoin 😂
    Magnifique comme d'habitude 👏👏👏👏👏
    "

    ahah j'avoue je suis un peu méchante :p

  • RunningUp

    26/07/2016

    Visiteur wrote: "HARRY JVAIS TE NIQUER §§ Non plus sérieusement, peut être que Louis a abusé pour Azoff mais c'était pas la peine de r"agir comme ça, je pense que Harry se laisse influence par Kendall etc et il oublie quoi :( attendons la suite avant de paniquer mdrr"

    oui bonne idée ahah :p

  • RunningUp

    26/07/2016

    Visiteur wrote: "Je laisse juste un commentaire pour dire que mon set de couteaux est déjà prêt si Harry décide d'encore plus nous les casser :) "

    ahah la menace, doucement, je pourrais me venger :p

  • RunningUp

    26/07/2016

    Visiteur wrote: "J'ai appris hier soir que tu reprenais la fiction .... j'aurais pas pu espérer mieux que deux chapitres et un prologue à lire avant de dormir. Ta fiction m'a complètement retournée quand elle était en cours et là... je suis totalement sous le charme du nouvel acte ... Le retour d'Azoff est l'idée du siècle je trouve! J'ai hâte que la suite arrive en espérant que tu pourras l'écrire vite hihi. A bientôt "

    super ! ça me fait trop plaisir que l'idée t'emballe, ça me stressait un peu de faire une suite ! gros bisous xx

  • RunningUp

    26/07/2016

    Visiteur wrote: "Toujours aussi génial. J'adore ta fic. Harry reviendra vite n'est ce pas ? Tu m'excuseras. Mais je suis "in love" face à Larry. "

    merci beaucoup ! hihi oui il est déjà de retour dans le suivant :p

  • RunningUp

    26/07/2016

    00 wrote: "J'aime quand c tendu comme ça !! Continue c'est génial "

    merci je suis contente que ça te plaise car ce chapitre a plus fait peur aux gens qu'autre chose en vrai ahah :p

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