Chapitre quatre

 
Chapitre quatre

 
 
Louis
 
 
           J'observe l'immeuble dressé devant moi. Je n'y ai encore jamais mis les pieds. Normal, un Tomlinson n'a rien à faire dans le QG de la famille Styles. Il est presque minuit. Je crois qu'Harry m'attend à l'appartement, mais j'ai ressassé cette histoire avec Greg toute la journée et je n'ai pas pu me résoudre à attendre plus longtemps. Harry voulait qu'on aille parler à sa s½ur tous les deux, mais je préfère être seul avec elle.
Résolu, j'entre dans l'immeuble. Je saurais bien me faire pardonner plus tard. Il y a un gardien à l'entrée. Bien sûr, à cette heure, tous les bureaux sont fermés. Mais l'homme me reconnaît et se doute que je ne suis pas là pour faire affaires. Il m'indique le bureau de Gemma, mais je l'entends passer un appel juste après que je sois parti. Tant pis pour l'effet de surprise.
J'entre dans l'ascenseur et me rends à l'étage le plus haut, là où est situé le bureau de la grande Gemma Styles. Moi aussi, mon bureau est au tout dernier étage de la tour. Allez savoir pourquoi, peut-être que c'est une façon dissimulée de montrer notre supériorité dans l'échelle de la société. En haut de la pyramide, en haut de la tour. En fait, ce n'est pas vraiment dissimulé.
Je sors de l'ascenseur et trouve son bureau rapidement. Son nom est écrit sur la porte. C'est d'ailleurs la seule pièce d'allumée. Comme moi, j'imagine qu'elle est souvent la dernière à partir.
Je frappe sur le battant.
 
_Entre, Louis.
 
Je souris. Bien sûr que le vigile l'avait averti de ma présence. Je n'avais encore jamais osé faire le déplacement jusqu'ici.
J'entre dans le bureau et observe Gemma ramasser ses affaires dans son sac à main. Visiblement, elle s'apprêtait à partir.
 
_Hey, elle me salut en relevant son regard vers moi, Rien de grave, j'espère ?
_Je voulais juste te parler.
_Au bureau ? Elle plaisante, C'est bien la seule manière de ne pas avoir mon frère dans les pattes donc je réitère ma question et réponds-y, s'il te plaît : Rien de grave ?
 
Cette fois, son regard est planté dans le mien et je déteste l'assurance que je lis dans ses yeux.
 
_Harry m'a dit que tu voulais sortir Greg de prison.
 
Son sourire disparaît aussitôt et je reprends :
 
_Tu comptais me le cacher pendant encore combien de temps ?
 
Gemma baisse la tête vers son bureau pour continuer à classer ses papiers. Je ne comprends pas pourquoi elle est aussi surprise que je sache la vérité. Harry aurait bien fini par me le dire, de toute façon.
 
_Gemma ? J'interroge.
_Vous dites toujours que la guerre des clans est terminée, elle rétorque en relevant enfin son regard vers moi, Alors prouvez-le.
 
Je rêve. C'est elle qui s'apprête à la relancer, pas moi.
 
_Gemma, je rétorque, froidement, J'ai fait l'effort de venir jusqu'ici pour trouver un compromis, alors n'abuse pas.
_Quel compromis ?
_Deux ans.
_Quoi deux ans ?
_Attendez deux ans avant de demander cette liberté conditionnelle, j'explique, Pendant ce temps-là, je m'occupe d'habituer les gars à cette idée. Ça laisse également du temps à Eleanor pour quitter la ville si elle le souhaite. Deux ans, ce n'est rien.
 
Gemma ne me répond pas, mais je vois dans ses yeux qu'elle y réfléchit. Elle contourne son bureau pour me rejoindre au milieu de la pièce.
 
_Deux ans, c'est long, elle reprend, Pour lui.
_C'est mieux que rien, je rétorque, De toute façon, votre dossier n'est pas assez solide pour le moment. On a des relations. Ça ne passera jamais si on met notre veto et tu le sais très bien.
_Vous allez le faire ? Elle m'interroge.
 
Et je suis presque choqué qu'elle ose me poser la question.
 
_Bien sûr, il ne sortira jamais sans notre accord.
_Va te faire foutre, elle crache.
 
D'accord, c'est loin d'être la discussion que j'attendais, mais j'aurais dû m'y attendre. Gemma a le sang chaud, un peu comme moi.
 
_Hey ! Je m'exclame à mon tour, Je te propose un compromis. Je vais me mettre ma famille à dos pour trouver une solution alors tu te détends !
_Je ne vais pas laisser mon cousin crever là-bas !
_Je ne te dis pas qu'il doit faire toute sa peine, je dis juste... Pas maintenant.
_Je ne changerai pas d'avis, Louis, ne te fatigue pas.
_Putain ! Je m'emporte, C'est quoi ton problème à la fin ? C'est jouissif pour toi d'avoir autant le pouvoir de foutre la merde ?
 
Elle me fusille du regard, mais je n'en ai rien à foutre. Je ne la laisserai pas tout gâcher.
 
_Il y a eu beaucoup d'injustices dans cette histoire, on est d'accord. Mais Greg, je crache, Greg, il mérite ça. Ça, c'est de la putain de justice. Il l'a violé, merde ! On dirait que c'est rien pour toi.
_Il a payé la moitié de sa peine, c'est déjà plus que ce que toi, tu as payé pour Niall, c'est-à-dire, rien du tout.
 
Je n'en reviens pas qu'après cinq ans, on en soit encore là, que rien n'est avancé, que rien n'ait jamais été pardonné. Que ce soit de son côté ou du mien, d'ailleurs. Je ne veux pas que ce connard sorte de prison.
 
_Alors quoi ? Elle reprend, C'est jouissif pour toi d'avoir autant le pouvoir de détruire la vie d'un homme ?
_Il le mérite.
_Zayn n'a jamais payé pour Liam.
 
Putain. Tout est là. Tout est encore tellement là. La ranc½ur et la haine. Rien n'est jamais parti. Je ne sais pas dans quel monde on a vécu avec Harry pendant toutes ces années, mais clairement pas dans le leur.
 
_Zayn est mort, je murmure, la gorge nouée, Ça ne te suffit pas, peut-être ?
_Il s'est libéré, en quelque sorte. Pourquoi tu le refuses à Greg ?
 
Je ne sais pas quoi lui répondre. La pièce est plongée dans le silence. Il n'y a que la sonnerie de mon téléphone qui me réveille brusquement.
Je sors mon portable de ma poche et décroche quand je vois le nom d'Harry sur l'écran tactile.
 
_Allô ?
_Ouais, Louis, c'est moi. Je suis avec Waliyha et Félicité.
_Qu'est-ce que tu fous avec elles ?
_Longue histoire, il soupire, On les a ramenées chez mes parents en attendant que tu viennes.
_C'est qui « on » ?
_Aaron.
_D'accord, je vais venir les récupérer, merci.
_Tu as fini de bosser ? Il est tard.
_Ouais, j'ai fini. Je suis avec Gemma là.
_Qu'est-ce que tu fous avec elle ?
_Longue histoire, je reprends ses mots, On arrive.
 
Je raccroche le téléphone et l'enfonce dans ma poche. Gemma me regarde d'un air de me dire qu'on n'ira nulle part tous les deux et je n'ai clairement pas envie d'insister. J'ai ma voiture, après tout.
 
_Je vais chez toi récupérer ma s½ur et ma cousine, j'explique.
_Qu'est-ce qu'elles font chez moi ?
_Je n'en sais rien. On se retrouve là-bas, c'est tout, je rétorque en tournant des talons.
_Qui te dit que je vais rentrer chez moi ?
_À ce que j'ai compris, ton mec est dans l'histoire. Et puis, ce n'est pas comme si tu ne mourrais pas d'envie de te mêler des affaires des autres, j'ironise.
 
Je vois Gemma attraper son sac à main et le porter à son épaule. Elle quitte la pièce sans un regard pour moi. Je la suis, parce que je n'ai pas prévu de passer ma nuit enfermé dans le QG des Styles.
Je l'interroge alors qu'on attend l'ascenseur :
 
_Est-ce que tu vas y réfléchir ?
_À te trucider ? Oui, ça me passe par l'esprit.
_Au compromis.
 
Les portes d'acier s'ouvrent et je me demande si c'est une bonne idée d'entrer avec elle là-dedans. Mais vu qu'elle serait assez conne pour demander à ce qu'on ferme les portes de l'immeuble derrière elle, je préfère ne pas prendre de risque. J'entre dans l'ascenseur et l'entends soupirer alors qu'elle appuie sur le bouton du rez-de-chaussée.
 
_On doit faire des efforts de chaque côté, je ré-engage la conversation.
_Je ne fais que ça, des efforts. C'est juste que tu ne les vois pas. Harry non plus. Il n'y a que vous deux qui comptés, comme toujours.
_Je protège ma famille en empêchant Greg de revenir, ça n'a rien à voir avec ton frère.
_Je protège la mienne en le faisant revenir, elle se retourne vers moi, Chacun sa version.
 
On se regarde et je crois que, d'un coup, on réalise tous les deux qu'on n'aura jamais une version commune de l'histoire, que jamais sa version et la mienne se compléteront, qu'elles s'opposeront toujours, qu'elles sont en duel l'une contre l'autre, en lutte pour savoir laquelle est la plus tragique, laquelle est la moins coupable.
En fait, on n'a jamais réuni nos histoires, avec Harry, on les avait juste mises de côté. Et, maintenant, elles nous reviennent en pleine gueule.
Parce que le duel n'est pas fini.
 
 
 
Harry
 
 
_Tu devrais lui pardonner. Elle souffre de ton silence.
 
J'observe Aaron sans lui répondre. Ça fait cinq minutes qu'il essaie de me convaincre de me réconcilier avec ma s½ur. Son rôle de petit-ami serviteur lui colle parfaitement à la peau. Aaron est tout ce qui plaît à mes parents. Intelligent, gentil, beau garçon, drôle et, surtout, totalement soumis à ma s½ur. C'est ce qui les effrayaient le plus, que Gemma tombe sur un mec manipulateur qui aurait pu avoir l'idée tordue de vouloir reprendre la banque à la place de ma s½ur. Bien sûr, c'est mal la connaître que croire que cette configuration aurait été possible. Elle ne lâche jamais rien, et encore moins la boîte pour laquelle elle a consacré sa vie.
 
_Je comprends que tu sois en colère Harry, il reprend, Et que tu as peur de ce que la famille des Tomlinson va penser de cette décision, mais ta s½ur a promis à Greg. Tu sais à quel point elle tient à ses promesses.
_Elle croit qu'elle peut tout avoir, je rétorque finalement, Même une décision de justice. C'est pour ça qu'elle promet tout et n'importe qui.
_Ça fait des années qu'il est dans cette prison.
_Tu ne le connais même pas, je lui fais remarquer, blasé, Arrête de vouloir le défendre. Tu as vraiment envie de le rencontrer ?
_Oui. On a tous droit à une seconde chance, tu ne le crois pas ?
 
Il m'énerve. À me mettre face à mes contradictions. Parce que oui, les secondes chances, j'en ai reçues et j'en ai données. Mais, je ne sais pas, je crois que celle-ci serait celle de trop.
Je me retourne vers la télévision, sans répondre, et continue de regarder le téléfilm dont je n'ai pas suivi le début. Aaron ne relève pas la conversation, bifurquant son regard vers l'écran à son tour. Je suis allé dîner chez mes parents, ce soir. Comme je savais que Louis ne serait pas rentré à l'appartement, car il finit toujours très tard en fin de semaine, je suis resté pour la soirée. Mon père est au téléphone dans le bureau, ma mère lit un livre dans le coin du salon – enfin, je crois surtout qu'elle fait semblant de lire, car j'ai bien compris qu'elle écoutait notre conversation avec Aaron – et le reste de ma famille est monté à l'étage. Bref, une soirée bien emmerdante à souhait. J'imagine que le copain de ma s½ur a profité de l'occasion pour venir porter secours à sa dulcinée. Conneries. Je suis persuadé que la seule chose qui emmerde Gemma, c'est le fait que je vais gâcher son plan.
La sonnerie de mon téléphone portable me sort de mes pensées et je me relève du canapé pour décrocher. Je suis étonné qu'il s'agisse d'un numéro inconnu à cette heure de la soirée.
 
_Allô ?
_Ouais, c'est moi.
 
J'ai un instant d'hébétude lorsque je reconnais la voix d'Azoff.
 
_Ça va ? Je m'enquis aussitôt.
_Ouais, je suis au Whisky Mist là. Je crois qu'il y a un problème.
_Un problème ? Je répète, inquiet, Avec Kendall ?
_Non, il y a les deux nanas de la dernière fois que ton copain cherchait.
_Waliyha et Félicité ? Je comprends de suite, Tu les as reconnues ?
_Ouais, je connais leur visage. Je les vois souvent en boîte.
_Elles ont un problème ?
_Elles sont vraiment bourrées, genre, elles ont l'air très mal, il m'explique, Je ne sais pas quoi faire d'elles. Tu peux appeler ton mec pour qu'il les récupère ? Je dois bosser, moi.
_Louis bosse aussi, je relève, Mais ne t'inquiète pas, j'arrive.
_Ok, à toute.
 
Je raccroche le téléphone et remarque qu'Aaron m'observe d'un air inquiet, comme s'il surveillait que je ne parte pas faire une connerie. Ça m'étonnerait à peine que ce soit explicitement une demande de Gemma, d'ailleurs. Enfin, je n'ai pas de voiture, il pourrait m'être utile.
 
_Je dois aller récupérer la s½ur et la cousine de Louis qui sont malades. Elles sont au Whisky Mist, tu m'accompagnes ?
_C'est Louis qui vient de t'appeler ? Il s'étonne.
_Non, Azoff. Il est là-bas.
 
Alors, forcément, à son nom, il acquiesce d'un geste de la tête, ce qui me confirme qu'il a bien été briefé par ma s½ur.
Je vois ma mère relever vaguement le nez de son bouquin. Mais, quand elle comprend qu'Aaron part avec moi, elle sourit d'un air soulagé et continue sa lecture. C'est fou comme je constate, jour après jour, que, pour ma famille, je suis toujours cet adolescent à problèmes, prêt à se détruire d'un instant à l'autre. Je ne sais pas si j'ai le droit de leur en vouloir. C'est vrai que j'ai été un véritable casse-couille quand j'étais plus jeune.
On sort de la maison après avoir enfilé un manteau et Aaron démarre la voiture. Le trajet se passe rapidement. Le Whisky Mist est à Mayfair. C'est étonnant que les filles Tomlinson aient atterri ici, d'ailleurs. Même si on a effacé les quartiers délimités, il y a plusieurs années, l'habitude fait qu'on ne se mélange pas tant que ça.
Aaron se gare sur le parking de la boîte et je sors mon portable de ma poche pour joindre Azoff. Il me répond pour me dire qu'il m'attend à l'entrée. J'en informe Aaron et on se dirige vers le bâtiment. Je l'aperçois de suite. Il a passé son bras sur la taille de Félicité pour qu'elle tienne debout, Waliyha est assise par terre à quelques mètres d'eux, la tête entre les jambes. Je crois qu'elle a vomi.
 
_Hey mec, j'accélère le pas pour les rejoindre, Je suis vraiment désolé que tu aies dû gérer ça.
_Ça va, il rétorque en me donnant Félicité, qui s'accroche à mon cou de suite.
 
Elle me serre dans ses bras et tremble de tout son corps. Je crois qu'elle ne réalise pas tout à fait qui je suis à cet instant précis.
 
_Quelqu'un leur a fait du mal ? Je m'inquiète.
_Non, je ne pense pas. Elles sont juste vraiment mal.
_Elles ont bu tant que ça ? Interroge Aaron en nous rejoignant.
 
Je percute le regard d'Azoff à l'instant et je comprends aussitôt ce que ses yeux me disent. Et merde.
 
_Tu les as vu en prendre ? Je demande.
_C'est comme ça que je les ai trouvées.
_Putain, je grince.
_Quoi ? Bégaye Aaron, De quoi vous parlez ?
 
Il y a un blanc qui suit sa question, parce que, je crois qu'aucun de nous deux ne veut dire le mot qui va suivre.
 
_Coke, il comprend tout seul... Mais elles ont quel âge ?
 
Je ne réponds pas à sa question. On s'en branle de ça. De l'âge, du poids, de la couleur de cheveux, ou de la raison de prendre cette merde. Le fait est qu'elles en ont pris. Je suis bien placé pour savoir que ça peut aller très loin. Je ne sais pas si je peux en parler à Louis. Il ne comprendrait pas et c'est bien la pire chose qu'il pourrait leur arriver. L'incompréhension et la colère. Moi, ça ne m'a pas aidé, en tout cas.
 
_On ne le dit pas à Louis, je finis par murmurer.
_Quoi ?! S'exclame Aaron, Mais on doit lui dire ! C'est sa famille !
_Je gère, ok ?
_Tu ne gères rien du tout.
_Oh ferme ta gueule, je commence à m'emporter à mon tour, Tu soutiens ma s½ur avec toute cette histoire de prison donc ne viens pas faire semblant de t'inquiéter pour eux. On ne le dit pas à Louis, c'est tout.
 
Il soupire, mais il n'a pas encore assez de pouvoir pour me tenir tête. Ou alors, ça ne l'intéresse pas plus que ça. C'est probablement la deuxième option, d'ailleurs.
 
_Tu penses que c'était leur première fois ? J'interroge Azoff.
 
Il hausse des épaules. C'est vrai que c'est con comme question.
 
_En tout cas, c'est la première fois que je les vois dans cet état-là, il reprend, Donc peut-être.
_Merci, je lui réponds.
_Pas de soucis. Je retourne à l'intérieur.
_Oui, à bientôt.
 
Je crois que ça le choque autant lui que moi, qu'on se dise au revoir comme si on allait se revoir la semaine prochaine. Azoff ne relève pas, se contentant de sourire, et rentre à l'intérieur. Par contre, je croise le regard réprobateur d'Aaron et soupire :
 
_J'ai dit ça comme ça.
_Comment on sait que ce n'est pas lui qui leur en a vendu ? Il rétorque.
_Il y a plusieurs dealers dans cette boîte, je rétorque, sèchement, Pourquoi il leur en aurait vendu pour ensuite appeler à l'aide ?
_Par culpabilité, il propose... Ou pour te revoir.
 
Je fronce des sourcils. C'est tordu comme raisonnement, même pour Azoff.
 
_Laisse tomber, je reprends, Il faut qu'on les ramène chez elles.
 
Félicité a toujours son visage niché dans mon cou et je passe ma main dans sa nuque pour lui relever la tête.
 
_Tu vas bien ? Je demande.
 
Elle hoche vaguement de la tête et je me retourne vers Waliyha, toujours avachie sur le sol.
 
_Tu peux t'occuper d'elle ?
_Ouais, répond Aaron de suite en se précipitant pour l'aider.
 
Je l'observe la prendre dans ses bras pour la relever. Elle titube et finit par s'accrocher à Aaron pour avancer. On rejoint la voiture en avançant lentement vers le parking.
 
_On fait quoi ? Il m'interroge, Il ne faudrait pas que leurs parents les voient comme ça.
_Oui, je confirme, On va les ramener chez nous pour qu'elles aient le temps de redescendre et après on appellera Louis.
_Ok.
 
On arrive à la voiture et on place tant bien que mal les filles à l'arrière. Félicité refuse de me lâcher donc je suis obligé de desserrer ses bras autour de mon cou. Elle tombe sur la banquette arrière et je me place côté passager. Aaron démarre rapidement, je pense qu'il craint pour l'état de sa voiture. On est de retour chez moi en seulement quelques minutes.
 
_Tu occupes les parents pendant que je les monte à l'étage ? J'interroge Aaron.
_Tu ne vas pas pouvoir monter les deux.
_Je vais appeler Perrie.
 
Il acquiesce et sort de la voiture pendant que je joins ma cousine. Elle répond et je lui explique rapidement la situation. J'aperçois Aaron entrer dans la maison et Perrie en sortir quelques secondes plus tard. Elle s'occupe de Waliyha qui a l'air un peu moins mal en point que la s½ur de Louis et on avance vers la baraque.
 
_Pourquoi elles sont dans cet état-là ? Elle me demande.
_Je ne sais pas. C'est Azoff qui m'a appelé.
_Tu lui parles encore ? Elle s'étonne.
_On s'est revus, je réponds, vaguement, Récemment.
 
Je sens que son silence est désapprobateur et j'ajoute :
 
_Il a beaucoup changé.
_J'espère que toi aussi, elle rétorque.
 
Ça me fait mal qu'elle le dise comme un avertissement, comme si elle ne me faisait pas confiance.
 
_T'es prête ? Je l'interroge alors qu'on est sur le pas de la porte.
 
Elle acquiesce et on entre à l'intérieur. J'entends la voix d'Aaron en provenance du salon. On se dirige rapidement vers les escaliers avec Perrie, montant les marches une à une. Je suis presque à porter Félicité tant elle ne tient pas sur ses jambes. Waliyha, elle, arrive à monter les marches toute seule. Elle est la première à arriver à l'étage.
Perrie se retourne vers moi, m'interrogeant silencieusement du regard :
 
_Salle de bains, je murmure.
 
Elle y emmène la cousine de Louis et je les rejoins rapidement avec Félicité. Je referme à clef derrière nous et Perrie reprend :
 
_On fait quoi maintenant ?
_Il faudrait leur faire prendre une douche, ça leur fera du bien.
_J'imagine que c'est moi qui doit m'y coller.
_Ça serait plus approprié, en effet.
 
Ma cousine soupire, puis opine de la tête. Je la remercie en l'embrassant sur la joue puis sors de la salle de bains. Je reste quelques minutes dans le couloir, à simplement réfléchir à la situation, puis je me dirige vers ma chambre pour m'y reposer. Je croise Aaron dans le couloir et m'arrête devant lui.
 
_Alors ? Il demande.
_Perrie leur fait prendre une douche, je l'informe, On les couchera dans mon lit, puis j'appellerai Louis.
_Qu'est-ce que tu vas lui dire ?
_Je ne sais pas trop, je hausse des épaules, Juste qu'elles ont trop bu.
_Tu devrais lui dire.
_Et tu devrais arrêter de me dire ce que je dois dire ou non à mon copain, je rétorque, sèchement.
_Je ne suis pas d'accord non plus avec Gemma sur ce point. Je pense qu'elle devrait dire la vérité aux Tomlinson à propos de Greg.
_Pourquoi tu ne lui dis pas ?
_Je lui ai dit, elle ne m'écoute pas.
 
Pas étonnant, elle n'écoute personne d'autre qu'elle-même.
 
_Louis est au courant.
_Tu lui as dit ? Il s'étonne.
_Ouais.
_Qu'est-ce qu'il t'a répondu ?
 
Je vois dans son regard que ma réponse l'intéresse vraiment. Pas comme s'il récoltait juste des informations pour ma s½ur, plutôt comme s'il s'inquiétait pour moi.
 
_Au début, il était en colère, puis il m'a promis qu'on resterait ensemble quoi qu'il arrive.
_C'est bien, il murmure, Je suis content de l'apprendre.
_Gemma ne changera jamais d'avis, hein ?
_Jamais, il confirme.
_Est-ce qu'elle a vraiment besoin de lui ?
_Je crois, il souffle, Je crois qu'il lui manque vraiment.
 
Je me laisse tomber contre le mur derrière moi et reprends :
 
_Je ne lui en voulais pas, au début... Je veux dire, je savais que c'était mal ce qu'il avait fait subir à Eleanor. Mais il... Il souffrait. Il a déconné. Quand on a appris la sentence après le procès, j'étais effondré. Gemma encore plus que moi. Il avait pris pour des années. Moi, j'en voulais aux Tomlinson. Parce qu'eux avaient pris plus que des années à Niall. Parce qu'ils nous enlevaient l'un des nôtres. Parce qu'à cause d'eux, Greg était devenu un monstre aux yeux de tous... Je m'étais promis qu'ils ne gagneraient pas sur ça. Qu'il resterait mon cousin avant d'être le monstre dont on a parlé dans les journaux, avant d'être le monstre qu'il est pour eux.
 
Je reste silencieux, je crois que c'est la première fois que je le dis à voix haute, probablement parce que c'est la première fois que je le réalise aussi.
Aaron m'écoute attentivement et je continue, la voix tremblante :
 
_Mais je les ai laissé gagner. Je les ai laissé faire de lui un monstre. Je l'ai laissé devenir un monstre.
 
C'est violent comme constatation. Ça me ravage de l'intérieur. Je reproche à Gemma de fermer les yeux sur ce qu'il s'est passé, mais, au contraire, c'est la seule qui a su les garder ouvert pour voir l'humain qu'il y a derrière le monstre. L'humain malheureux qui a fait une erreur. En fait, c'est moi qui ferme les yeux depuis le début. Parce que c'est tellement plus facile de faire comme ça. De mettre les gens dans des cases pour ne plus jamais les en sortir. De leur coller une étiquette pour ne plus jamais la leur enlever. De les exclure de la société pour ne plus jamais avoir à les comprendre. De les sortir de nos vies pour ne plus jamais avoir à y penser. Et c'est ce que j'ai fait mieux que tout le monde dans cette famille.
 
_Harry, tu...
 
Aaron est coupé par la porte de la salle de bains qui s'ouvre sur Perrie. Elle nous invite à entrer et on la suit à l'intérieur. Félicité est assise sur le bord de la baignoire, Waliyha attend, adossée contre un mur. Elles ont l'air mieux que tout à l'heure.
 
_Vous voulez attendre dans ma chambre le temps que Louis vienne vous récupérer ? J'interroge.
 
Les deux sursautent à l'entente du prénom. Je croise le regard de Félicité et j'y lis toute la crainte du monde. Dans le fond, ce n'est pas comme si je ne comprenais pas ce qu'elle ressentait.
 
_Je ne dirai rien à Louis pour la drogue.
_Garde ça pour toi, je t'en prie, grince Waliyha, On n'a pas besoin de cette discussion clichée, avec la vieille morale de l'ancien drogué qui veut nous ouvrir les yeux.
_Tu te crois forte, mais tu n'es rien de tout ça, je rétorque, Encore plus si tu intègres la drogue dans l'équation.
_Je ne suis pas une droguée, elle crache, Félicité non plus.
_Ma meilleure amie n'en était pas une jusqu'à ce qu'elle fasse une overdose.
 
Elle esquisse un sourire. Je crois que je suis très exactement ce qu'elle appelle ce « cliché d'ancien drogué ». Je m'en fous assez fortement à cet instant précis.
 
_On s'amuse comme les jeunes de notre âge, elle reprend, puisqu'elle a décidément l'air d'être la meneuse de leur petit duo, T'as pris de la coke en soirée, tes potes aussi, Louis aussi, nos cousins aussi. Tout le monde l'a fait. La vérité, c'est que, nous, on ne le peut pas, parce qu'ils ont décidé qu'ils seraient les seuls à avoir le droit de gâcher leur vie, les seuls à avoir le droit de faire des erreurs.
_Pourquoi avoir envie de gâcher sa vie ? Interroge Aaron, qui était resté silencieux tout du long.
_Pour prendre la relève, ironise Félicité en prenant la parole à son tour, Mais avec vous, on a encore du boulot.
 
Elle a tellement raison que personne ne relève, alors j'enchaîne brièvement :
 
_Je vais appeler Louis. Perrie, montre-leur ma chambre, s'il te plaît.
 
Je sors de la salle de bains et passe mon coup de fil.
 
_Allô ?
_Ouais, Louis, c'est moi. Je suis avec Waliyha et Félicité.
_Qu'est-ce que tu fous avec elles ?
_Longue histoire. On les a ramenées chez mes parents en attendant que tu viennes.
_C'est qui « on » ?
 
Je me retiens de soupirer et réponds simplement :
 
_Aaron.
_D'accord, je vais venir les récupérer, merci.
_Tu as fini de bosser ? Il est tard.
_Ouais, j'ai fini. Je suis avec Gemma là.
_Qu'est-ce que tu fous avec elle ?
_Longue histoire, je l'entends murmurer, On arrive.
 
Je raccroche et rejoins Aaron, toujours planté dans la salle de bains.
 
_Louis est avec Gemma, ils vont rentrer maintenant, je l'informe.
_Qu'est-ce qu'ils font ensemble ?
_Aucune idée, je hausse les épaules.
 
C'est un mensonge. Parce que je crois que j'en ai une idée très précise, justement, et que je me retiens réellement de ne pas exploser mon poing contre un mur.
Je m'apprête à partir pour rejoindre ma chambre, mais je l'entends m'interpeller :
 
_Harry, attends.
_Oui ?
 
Il me regarde pendant quelques secondes, sans parler, puis finit par reprendre notre conversation précédente :
 
_En vouloir à ton cousin ne fait pas de toi quelqu'un de mauvais. Lui pardonner non plus, d'ailleurs. C'est juste... Ce que tu ressens. Tu ne trahis personne avec des sentiments.
_Je ne sais plus quoi en penser, je lui avoue.
_Parce que tu crois que ce que tu choisiras de penser te mettra dans un camp ou dans un autre.
 
J'encaisse. Il a très exactement mis des mots sur ce que je ressens. Il ne sait pas à quel point il a raison.
 
_Louis et Gemma t'aiment. Ils t'aiment pour toi, Harry, pas pour l'image que tu veux leur refléter. Tes choix, tes sentiments, s'ils t'aiment, ils les respecteront.
 
C'est peut-être la chose la plus censée qu'on m'ait dite depuis longtemps, j'esquisse un sourire à son attention avant de quitter la salle de bains. Je rejoins ma chambre. Les filles sont assises sur mon lit. Perrie, installée sur ma chaise de bureau, essaie d'engager la conversation avec Waliyha et Félicité, mais, manifestement, elles refusent de lui répondre, vu le silence gênant qui règne dans la pièce au moment où j'arrive.
On reste silencieux, tous les quatre. Je crois qu'il est trop tard pour faire des efforts et personne n'a envie de faire semblant d'être dans une situation normale.
Alors, quand Louis finit par débarquer dans ma chambre, on est tous un peu soulagés que ce soit terminé. Les filles se relèvent aussitôt, elles se font engueuler par Louis, mais ont l'air de s'en foutre royalement. Il leur dit de monter dans sa voiture et de l'attendre à l'intérieur. Elles filent sans même nous remercier, à part Félicité qui esquisse un discret sourire à l'attention de Perrie. Puis Louis finit par se retourner vers moi, l'air penaud.
 
_Désolé, je ne t'ai même pas remercié pour tout ça.
 
Il vient m'embrasser sur les lèvres et ajoute :
 
_Quelle merde. Je ne voulais pas te foutre tous mes problèmes de famille sur le dos.
_Qu'est-ce que tu faisais avec Gemma ? J'interroge de suite.
 
Je vois un rictus de culpabilité apparaître sur ses lèvres et ça confirme directement ce que je pensais.
 
_Louis !
_Désolé.
 
Perrie quitte ma chambre en refermant la porte derrière elle. Je crois qu'elle a plutôt bien compris ce qu'il allait se passer.
 
_Tu lui as dit ? J'enchaîne.
_Oui.
_Pourquoi tu ne m'as pas attendu ?
_Je voulais régler ça entre nous.
_Quoi ? Je m'emporte, T'es sérieux ? Et moi, tu ne crois pas que j'ai mon mot à dire ? Tu te crois encore au moment de la guerre des clans où vous étiez les deux seuls à avoir le droit de prendre des décisions ?
 
Louis soupire, mais il caresse tendrement mes avant-bras avec ses pouces, comme si ce foutu geste allait me calmer.
 
_Non, ce n'est pas du tout ce que je voulais dire, il rétorque, Excuse-moi, je me suis mal exprimé... J'ai bossé toute la journée, et puis, il y a cette histoire avec les filles qui me met les nerfs. Comment tu as su où elles étaient, d'ailleurs ?
_Tu détournes le sujet de conversation.
_Harry, il murmure, Elles attendent dans la voiture, on parlera de tout ça ce soir, à l'appartement. Tu viens avec moi ?
 
J'acquiesce de la tête, car je crois que, moi non plus, je n'ai pas la force de me battre avec lui maintenant.
On s'apprête à sortir de la chambre lorsque Gemma y débarque à son tour.
 
_On n'a pas fini notre discussion, elle déclare en refermant la porte derrière elle.
 
Mon Dieu, je ne vois plus cette nuit finir.
 
_Le compromis n'a pas changé, rétorque Louis, et je n'ai précisément aucune idée de ce qu'il raconte, Attendez encore quelques années et je te promets qu'on n'empêchera pas sa libération.
_Attendre quoi, Louis ? Elle s'énerve, Qu'il finisse par crever à force de se faire tabasser par les autres détenus ? Il mérite d'être heureux. Vous n'avez pas le monopole du bonheur, toi et Harry.
_Eleanor mérite aussi d'être heureuse, en recevant justice pour ce qu'elle a vécu, penses-y également.
_Je ferai tout pour le sortir de là-bas, alors dis-le à ta famille, dis-le à la terre entière si tu veux, je m'en fiche. Greg sera bientôt un homme libre.
 
Tu parles d'une discussion, on dirait plutôt un dialogue de sourds. Je ne vois même pas la peine que j'intervienne. Je suis persuadé qu'ils ne m'écouteront pas.
 
_... Quoi ?
 
On se retourne tous les trois vers la voix tremblante. Félicité se tient devant la porte. Comme si la soirée ne pouvait pas être pire.
 
_J'avais dit dans la voiture ! S'exclame Louis.
_J'ai oublié mon sac, elle bégaye, Mais... C'est vrai ? Greg va sortir de prison ?
_Non, répond Louis, directement.
_Pourquoi vous parlez de ça alors ?
_On va le faire sortir de prison, lui confirme Gemma, Un dossier est en cours.
 
Louis la fusille instantanément du regard et moi, je ne sais clairement pas où me foutre. Je pensais qu'on aurait le droit à encore un peu de répit.
 
_Dis-moi que ce n'est pas vrai, reprend Félicité à l'attention de son frère, Dis-moi que tu ne laisseras pas ça arriver.
 
Le moment. Il arrive. Je le vois dans les yeux de Louis, qu'il est en train de prendre une décision importante. Je vois dans son regard que ce qu'il s'apprête à dire risque de bouleverser l'équilibre qu'il a essayé de maintenir, en vain.
J'ai envie de rire de les voir comme ça, de nouveau, les deux héritiers l'un en face de l'autre, à tester qui craquera le premier, sans se rendre compte que tout est déjà en train de craquer, justement, et qu'ils vont apporter le coup fatal.
 
_Je ne laisserai pas ça arriver, il confirme, ses yeux plantés dans ceux de Gemma, Jamais.
_Alors on baisse le drapeau blanc ? Elle demande, C'est la fin de ta précieuse trêve ?
_Je ne négocie pas avec les terroristes. C'est toi qui a la bombe dans les mains et tu décides de la faire exploser. Tant pis pour toi.
 
Louis finit par se retourner vers moi. Il s'excuse avec son regard, mais j'ignore pourquoi. J'ignore s'il s'excuse d'avoir relancé la guerre ou tout simplement de ne jamais avoir su l'arrêter.
 
_Je vais ramener les filles chez mes parents, il reprend, Tu rentres avec moi ?
 
À cet instant, je déteste ce que sa question sous-entend et je déteste encore plus la réponse qui sort de mes lèvres :
 
_Je vais rester ici cette nuit.
 
Il encaisse en silence et s'approche pour m'embrasser. Brièvement. Juste un effleurement de lèvres, presque rien... Mais c'est un baiser sans promesse.
 
 
 
Chapitre quatre
 
 
____________________
.
.
Bonjour à tous, je sais que je ne termine pas sur le chapitre qui donne le plus d'espoir pour la suite, mais pas d'inquiétude, vous connaissez mon goût pour les problèmes :p Le prochain chapitre sortira samedi prochain (normalement) et il sera probablement le plus long de ce nouvel acte (21 pages héhé!). J'espère que ça vous a plu quand même ♥
Pour celles qui ne me suivent pas sur Twitter, le tome 2 (version papier donc comprenant l'acte 3 et 4 de Runup) est sorti sur Lulu. En ce moment, les frais de ports sont gratuits. Je dis bien en ce moment parce que l'offre termine ce soir à minuit (31 juillet), mais ils devraient logiquement y avoir une nouvelle réduction en août. 
Si vous voulez les liens : 
Je vous souhaite de bonnes vacances, pour ma part, je serai en stage sur Paris dès demain ! 
All the love, 
Florie 

Tags : #RunUpfic - #Acte5

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Comments :

  • okbitches

    17/09/2016

    Va falloir penser à arrêter les conneries les Styles, on s'en fout que Greg souffre, si vous avez pas remarqué tout le monde souffre dans cette gueguerre de coqs ; quoiqu'il en soit, on excuse pas un viol. Un viol, c'est pire qu'un meurtre, en aucun cas on passe l'éponge dessus !!
    J'avais besoin de le sortir haha, merci Florie de me faire kiffer à ce point, cette fiction est vraiment ma préférée de tous les temps :*

  • RunningUp

    21/08/2016

    00 wrote: "Ololoo la guerre des clans est relancé !! Ca promet , au top !"

    merci !

  • RunningUp

    21/08/2016

    thebestpartofme-fiction wrote: "Je pense que j'ai enfin réussi à cerner le personnage de Gemma et pourquoi elle fait ce qu'elle fait. Et grâce à ça j'ai arrêter de lui en vouloir parce qu'elle pense vraiment faire ce qu'il y a de mieux pour sa famille. C'est depuis toujours sa seule priorité au point qu'elle ne se demande jamais ce qui serait le mieux pour elle.
    Je crois qu'elle aurait simplement besoin de quelqu'un pour lui faire revoir sa logique comme Louis et Harry l'ont fait l'un pour l'autre, et d'après ce chapitre ce quelqu'un n'est certainement pas Aaron! ( dis moi si je me trompe mais voila c'est l'idée que je me fais du personnage ^^)
    "

    ahah tu as raison sur Aaron ;) il a vite dégagé au passage !
    et je suis tout à fait d'accord avec toi sur le personnage de Gemma :)

  • RunningUp

    21/08/2016

    for-angels-to-fly wrote: "sérieux tes chapitres c'est des haut des bas j'en peux plus jvais me suicider la vie"

    ahah bon courage jusqu'à la fin alors ;)

  • for-angels-to-fly

    06/08/2016

    sérieux tes chapitres c'est des haut des bas j'en peux plus jvais me suicider la vie

  • thebestpartofme-fiction

    06/08/2016

    Je pense que j'ai enfin réussi à cerner le personnage de Gemma et pourquoi elle fait ce qu'elle fait. Et grâce à ça j'ai arrêter de lui en vouloir parce qu'elle pense vraiment faire ce qu'il y a de mieux pour sa famille. C'est depuis toujours sa seule priorité au point qu'elle ne se demande jamais ce qui serait le mieux pour elle.
    Je crois qu'elle aurait simplement besoin de quelqu'un pour lui faire revoir sa logique comme Louis et Harry l'ont fait l'un pour l'autre, et d'après ce chapitre ce quelqu'un n'est certainement pas Aaron! ( dis moi si je me trompe mais voila c'est l'idée que je me fais du personnage ^^)

  • riri1D

    01/08/2016

    Libéréééeee, délivrééééeee!

    Tu vois hier je suis passé sur ton blog en me disant "Bon allez Oriane, tu vas te relire tes chapitres préférés parce que ça fait trop longtemps que tu ne t'es pas replongé dans cette histoire". Et là, LÀ, quand j'ai vu marqué "Acte V", j'ai cru que j'allais m'evanouir de bonheur!!! Litteralement!
    Et je suis tellement,, tellement, tellement contente que tu mettes l'histoire après quatre/cinq ans
    Mais quand j'ai commencé à lire... j'ai retrouvé tout le monde que tu as créé et c'est tellement ... wow! J'adore que tu nous montres ça. Je veux dire... quand tu decrivais la relation de Louis et Harry on voyait a quel point ils s'aiment, à quel point leur histoire est passionnelle, forte... Mais on avait du mal à les imaginer après. Quand ils auront avancé, leur relation quelques années plus tard. Et là, on a tout en meme temps et on est tellement heureux pour eux! Parce qu'on voit toujours leurs moment de tendresse qui se sont presque intensifiés avec le temps etc... et tu m as tué quand tu parles du bébé d'Aiden! J'etais tellement heureuse pour lui. Parce que lui aussi il meritait d'avancer, de construire son monde à lui. Ils le méritent tous.

    Et la situation conflictuelle entre Gemma, Louis et Harry... je la comprend. Parce que si on se met à la place de chacun on comprend qu'il y aura toujours quelqu un qui sera plus malheureux que l'autre. Qu'il n'y a pas d'issue en fait. Et ça fait mal
    mais la difference avec avant, c'est que, malgré la fin du chapitre quatre qui laisse penser le contraire, on sait que Louis ne lachera jamais Harry et inversement. Parce qu'ils s'aiment trop. Parce qu'il y a un "nous" maintenant. Qu'ils habitent ensemble, qu'ils ont leur bulle qui ne devrait jamais être éclatée. Ils sont beaux ensemble en fait. Et tu as rendue leur relation vraie grace à cet acte. Tu nous as donné la seule chose qui manquait à leur histoire : un futur.
    Et franchement... merci
    juste merci. Donc compte sur moi pour lire chaque prochain chapitre avec la même passion que d'habitude. Et j'ai vraiment beaucoup aimé le "Passé 1" aussi!

    Bref! Gros bisous ma belle!
    xx

  • lookatloueh

    31/07/2016

    Coucou,
    décidement ça fait longtemps que je n'avais rien posté. Ça me fait tout bizarre de t'écrire maintenant, alors que j'étais convaincue que la fiction était terminée. Même si je ne suis pas sûre qu'ajouter un nouvel acte était vraiment nécessaire, ce n'est pas pour me déplaire.
    Que dire... Je suis un peu contrariée, en fait.
    Kendall ne m'avait vraiment pas manqué, à l'instar de Jeff par contre ! Autant je n'étais pas une grande fan de lui avant ce nouvel acte, mais là, je ne sais pas, peut-être aue c'est dû à cette maturité qu'il a acquise, mais je me surprend à l'aimer beaucoup. Ça me fait bizarre de ne plus voir Isaac aussi souvent qu'avant.
    Bon, le gros problème qui se pose, pour moi, c'est la raison de tous ces nouveaux conflits (même si tu n'avais pas vraiment le choix pour relancer l'intrigue) : faire sortir Greg de prison. J'avoue que je suis choquée par les paroles du clan Styles. Bien-sûr, dans un sens, je les comprend, c'est un membre de la famille, et oui, le fait que Louis soit passé entre les mailles du filet et un peu injuste, et oui, d'accord, Greg a purgé la moitié de sa peine. Mais... Il a violé une enfant ???
    Gemma me révolte un peu dans ce chapitre, (puis de toute façon j'avoue que Gemma m'a toujours un peu irritée) je trouve que Louis est tellement compréhensif et lui proposer d'attendre deux ans, j'imagine que ça doit lui coûter tellement. Et que Gemma refuse comme ça... Non, désolée mais ça me choque. J'imagine bien ce que tu vas me dire, mais si finalement les Styles obtiennent gain de cause, je ne pense pas que j'en serais satisfaite.
    Pour passer à un registre plus léger : mon opinion sur les nouveaux personnages. Alors déjà, commençons par Aaron. Il me laisse un peu indifférente, je l'aime bien mais sans plus. Je dois avouer que j'aurais bien aimé voir Gemma et Stan ensemble, même si c'est fondamentalement impossible, je pense depuis le début que ça pourrait avoir su potentiel (de toute façon j'ai le talent de toujours shipper des couples totalement improbables qui ne finissent jamais ensemble, par exemple Dramione dans Harry Potter, passons). ENSUITE. Rien qu'en y pensant ça m'énerve. Félicité et Waliyha (aucune idée de comment ça s'écrit tu m'excuseras), même si j'ai envie de me montrer indulgente et tout, c'est la crise d'adolescence, c'est-pas-juste-les-gars-sont-surprotecteurs, elles me les brises fortement, quand même. J'ai envie de leur donner une petite gifle de temps en temps, je l'avoue. Les garçons sont cool je trouve ! Même si à leur âge ils n'étaient pas vraiment mieux.
    Pour résumer, je suis plutôt contente de retrouver nos amoureux (c'est un peu chaud en cette fin de chapitre mais je compte sur toi).
    Bisous,
    M x

  • LARRYFICAHOLIC

    31/07/2016

    On ne sait plus qui aimer, qui détester, où se positionner !! c'est tellement confus dans la tête d'Harry et je le comprends !! Tiraillé entre sa loyauté familiale et l'amour de sa vie... et Gemma toujours aussi dure en "affaires" !! Toute cette confrontation/recherche de pouvoir c'est le nerf de la guerre et le c½ur de cette fiction ! C'est tellement jouissif en vrai tout ça !

  • 00

    31/07/2016

    Ololoo la guerre des clans est relancé !! Ca promet , au top !

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