Chapitre six

 
Louis
 
 
            Je regarde mon portable, attendant une réponse. J'ai envoyé un SMS à Harry, il y a une heure, pour savoir à quelle heure il rentrerait à l'appartement. J'ignore pourquoi je continue de fixer mon écran ainsi, je sais qu'il ne répondra pas. Il est sorti en boîte avec ses potes de la fac et il ne regarde jamais son portable passé deux verres d'alcool.
Je grommelle en balançant mon téléphone sur la table de la cuisine. J'en ai marre d'avoir ce rôle et marre de le remplir à la perfection. Celui du mec qui bosse comme un acharné pendant que son copain fait tous les bars de la capitale.
J'attrape ma tasse de thé et la porte à mes lèvres. C'est dégueulasse, je l'ai laissée refroidir trop longtemps. Je repose mon récipient et me retiens de ne pas tout envoyer valser. Balancer mes chiffres, mon ordinateur, ma tasse de thé froid, enfiler des fringues un peu mieux que mon vieux jogging et rejoindre Harry pour faire la fête. J'ai envie, mais je ne le ferai pas. J'ai une réunion demain matin, comme d'habitude. Harry est encore étudiant, il a tous ses soirs de libre car il n'a presque jamais cours le matin, alors que, moi, je me lève à sept heures, chaque foutue journée.
Je soupire et cale mon dos dans le dossier de ma chaise. Je repense à Gemma. Ça fait des mois qu'elle a quitté la ville. Je crois qu'elle est à New-York. Elle ne donne que très peu de nouvelles et Harry n'en demande pas non plus. Il dit qu'il veut la laisser tranquille, mais je pense qu'il a surtout trop peur qu'elle ne cherche pas à reprendre contact avec lui. Saleté de fierté Styles, chacun sur son continent, à attendre un signe de l'autre.
Mon portable sur la table se met soudainement à vibrer et je sursaute. Trop heureux d'imaginer Harry me demander de venir le chercher maintenant.
Je décroche sans même regarder le contact affiché sur l'écran.
 
_Allô ?
_Louis ?
 
Mauvaise pioche. Ce n'est pas la voix d'Harry.
 
_Isaac ? Ça va ?
_Non.
 
Je ne sais pas pourquoi je lui ai posé la question, rien que le ton de sa voix ne laissait rien présager de bon.
 
_T'es où ? Je demande aussitôt.
_Un bar.
_T'es ivre ?
_Ouais.
 
Je retiens un soupir et me lève de ma chaise. Comme d'habitude, j'endosse le rôle. J'attrape les clefs de ma voiture et les fais tomber dans ma poche, continuant à l'attention d'Isaac :
 
_Je viens te chercher. Toujours le même bar ?
_Ouais.
_Ne bouge pas, j'arrive dans dix minutes.
 
Je sors de l'appartement et referme derrière moi, rejoignant rapidement le parking de l'immeuble. J'allume le moteur et m'engage sur la route. Isaac a des coups de blues, certains soirs. Il boit en pensant à Zayn et s'imagine que ça le soulagera. Ce n'est pas comme si je ne pouvais pas comprendre. Alors, je ne dis rien. Je ne sais pas quoi lui dire non plus. Je me contente de le ramener chez moi, de le laver quand il s'est vomi dessus, puis il dort sur le canapé, pour que notre famille ne le voit pas dans cet état. Le lendemain, il dit qu'il va mieux. Mais, souvent, la semaine d'après, c'est le même schéma qui se répète. Inlassablement. La même personne. Le même lieu. Le même trajet. Un comique de répétition, le rire en moins.
Je me gare devant le bar en question, après seulement quelques minutes de route. Isaac a au moins eu l'intelligence de ne pas se trouver un QG à l'autre bout de la ville. Je descends de la voiture et salue brièvement le videur. Il a fini par me connaître. Il me montre mon cousin, assis sur une table au fond de la pièce. Je me dirige vers lui et viens m'asseoir sur la chaise d'à côté.
 
_Je suis là.
_Désolé de t'avoir fait lever.
_Je n'étais pas couché.
_Tu étais en soirée ?
_Non plus, c'était juste un autre soir emmerdant.
_Où est Harry ? Il s'intéresse.
_Avec ses potes de la fac.
 
Il acquiesce d'un geste de la tête, presque soulagé de l'apprendre. Je sais qu'il n'est pas à l'aise quand il rentre ivre à l'appartement et qu'Harry le voit comme ça. Cette fois, il ne risque rien. Je ne pense pas qu'il rentrera avant demain matin.
 
_Allez, on y va, je reprends, en me relevant de ma chaise.
 
Isaac relève son regard vers moi. Je vois dans ses yeux qu'il a pleuré.
 
_Oh merde, je soupire, Mec, il faut que tu te ressaisisses.
_Il me manque trop.
_À moi aussi.
_Ce n'est pas pareil. Toi, tu as Harry.
 
Je ne réponds pas. J'en ai marre de devoir me justifier, comme si le fait que je sois avec Harry constituait ma seule Happy End et que j'avais juste à fermer ma gueule désormais. J'ai perdu mon père, mon cousin, et je bosse toujours comme un acharné dans l'entreprise. Moi aussi, j'ai souffert et je souffre encore.
 
_Allez, dépêche, je rétorque.
 
Isaac se relève et je passe son bras autour de mes épaules pour l'aider à sortir du bar. Les clients nous regardent, un air désolé sur leur face. Ivresse et misère font souvent mauvais ménage.
On quitte le lieu et j'emmène Isaac dans ma voiture. Je roule doucement, parce que j'ai peur qu'il vomisse sur les sièges en cuir. Arrivés devant l'immeuble, il insiste pour avancer tout seul. Je le laisse faire, l'observant tituber sans trop m'éloigner de lui. On rejoint l'ascenseur, en silence, puis on arrive à l'appartement. Mon cousin se dirige de suite vers le canapé. Il a l'air épuisé.
 
_Je te prépare un verre d'eau et une bassine, je l'informe.
 
J'entends un vague marmonnement qui doit être un « merci » et entre dans ma cuisine. Je prépare un médicament à Isaac, récupère une bassine sous l'évier, puis lui apporte.
 
_T'es un cousin trop parfait, tu le sais ça.
_Il fut un temps où c'est toi qui t'occupais de moi, je lui rappelle.
_Tu ne bois plus ?
 
La simplicité de sa question me laisse un instant comme un con. Ça n'a jamais été officiel, mes problèmes avec l'alcool. Alors, ça me fait bizarre qu'il m'en parle, comme ça, sans gêne.
 
_Seulement occasionnellement, je réponds.
_C'est bien, il commente, D'avoir eu le courage d'arrêter.
_J'ai arrêté un peu avant qu'Harry ne parte dans sa clinique, je confie, Je trouvais ça normal de faire des efforts de mon côté.
_Harry n'a jamais repris ?
 
Depuis son aveu d'il y a quelques mois, quand il m'a appris qu'Azoff l'avait empêché de replonger, il ne m'a jamais reparlé une seule fois de son envie de recommencer. Pourtant, ce n'est pas faute d'avoir passé son temps à faire la fête. Mais je lui fais confiance.
 
_Non.
 
Isaac s'adosse dans le canapé et je me laisse tomber dans le fauteuil, juste en face de lui.
 
_Comment vont ton père et Patricia ?
_Ils remontent la pente, peu à peu... Et Waliyha leur donne pas mal de boulot en ce moment, il ajoute en riant.
_Ça ne m'étonne pas.
_Pas facile, cette gamine.
 
Il laisse un blanc passer puis ajoute, mais pas sur le même ton :
 
_Elle ne me pardonnera jamais.
_Elle le fera, je rétorque.
_Et tu crois que Gemma pardonnera à Harry ? Qu'Edward pardonnera à Zayn ? Qu'Eleanor pardonnera à Greg ? Que Niall te pardonnera à toi ? Arrête un peu, Louis, il y a des choses qu'on ne pardonne pas.
_Peut-être qu'avec le temps...
_Non, il me coupe, Ni le temps, ni l'oubli, ni avec l'aide de la boulangère du coin de la rue qui n'a rien à voir là-dedans. Arrête de chercher des solutions là où il n'y en a pas.
 
Je crois que ça ne sert surtout à rien de discuter avec Isaac lorsqu'il est ivre. On pourrait croire qu'il sort trop de conneries, mais, au contraire, il a tendance à balancer des vérités que personne ne veut entendre. Surtout moi, d'ailleurs. Je n'aime pas du tout la tournure que prend la conversation.
 
_Tu devrais aller dormir.
_Tu fermes les yeux, Louis, il m'interrompt alors que je m'apprêtais à sortir de la pièce, Gemma a quitté la ville. Tu penses que Harry va tenir encore combien de temps avant de réaliser qu'il a fait une erreur et se retourne contre nous ?
_Pourquoi tu dis « nous » comme avant ?
_Il n'y a pas de « avant », parce qu'il n'y a jamais eu « d'après ». Voilà, pourquoi.
 
J'encaisse en silence. Je sais qu'il souffre de la perte de son frère et que c'est la raison pour laquelle il n'y aura jamais de « après » pour lui. Du moins, pas de « après » heureux, pas ce genre d' « après » où tu repars à zéro.
Je serai égoïste de lui demander de repartir avec moi. Il n'en a pas envie.
 
« Bonne nuit Isaac, » je conclus en quittant la pièce.
 
 
 


 
Harry
 
 
_Putain.
 
Le bruit de clefs tombant sur le sol me fait jurer et je me baisse pour les ramasser. Je ne vois rien. Il fait noir dans le couloir. Je tombe sur le cul brusquement, sans comprendre à partir de quel moment j'ai bu au point de ne pas savoir tenir sur mes jambes. Je retiens un rire et tâte le sol avec mes mains. Je retrouve l'objet métallique et tente de me remettre debout, à l'aide du mur. Si Louis me voit dans cet état, il va me tuer. Il déteste quand je rentre aussi tard de soirée. Il déteste encore plus quand je rentre complètement torché.
J'essaie de faire entrer les clefs dans la serrure. Ça n'entre pas. Je force et les clefs me glissent des mains, tombant sur le sol de nouveau.
 
_Oh putain ! Je râle.
 
Je crois que c'est définitivement raté pour que je passe inaperçu.
 
_Ressaisis-toi Harry, je m'ordonne.
 
Je pose mes deux mains sur mes tempes et compte jusqu'à dix. C'est Kendall qui m'a dit de faire ça. Apparemment, se concentrer sur une activité mentale permet de se remettre les idées en place. Je souffle à chaque nombre, en repensant à elle, justement. J'explose de rire. Je repense à sa technique et au fait qu'elle était tellement ivre qu'elle ne se souvenait plus comment compter au-delà de six. Qu'elle est conne. Je m'arrête de rire pour ne pas réveiller Louis et me baisse une deuxième fois sur le sol. J'attrape les clefs et me plante de nouveau devant la porte.
 
_Tu peux le faire, Harry, tu peux le faire.
 
L'encouragement que je me fais à moi-même me donne confiance et j'enfonce les clefs dans la serrure du premier coup.
 
_Beau gosse, je me complimente, bien que je me fasse la confirmation que je suis belle et bien torché.
 
J'entre dans l'appartement et referme la porte doucement derrière moi. Je garde les clefs dans la main et avance à l'aveugle. Il fait noir. Je ne veux pas allumer la pièce car il est hors de question que Louis me voit avec cette allure. J'arrive dans le salon et aperçois une forme dans le canapé. Je reconnais de suite les cheveux bouclés d'Isaac. Et merde. Louis a encore dû passer une sale soirée si son cousin est endormi sur le canapé, avec une bassine à ses pieds.
Je pose les clefs sur la table du salon et retire mes chaussures. Déjà que c'est un défi d'aller me coucher sans réveiller Louis, j'ai maintenant son cousin à garder à l'½il.
 
_Challenge accepted, je murmure, comme si j'étais le personnage d'une foutue comédie.
 
Je me dirige sur la pointe des pieds jusqu'à la chambre. Isaac dort toujours. Il devait être aussi bourré que je le suis maintenant, vu le ronflement bruyant qui sort de ses lèvres et son visage qui se rapproche de celui d'un cadavre.
Je pouffe de rire. Merde. Mais quel crétin rit de ses propres réflexions ?
 
_Un, deux, trois, je commence à chuchoter, avant de réaliser que c'est la technique la plus débile que je n'ai jamais entendue.
 
Je m'arrête de compter et entre dans la chambre. Louis dort, torse-nu, en plein milieu du lit. Je souris sans pouvoir m'en empêcher. Il n'a jamais voulu le reconnaître, mais il fait toujours ça pour me faire chier. Dormir en plein milieu du lit, je veux dire. Comme ça, quand je vais me coucher, il peut se plaindre que je l'ai réveillé. Quel enculé, quand même.
Bref. J'avance dans la pièce, retirant ma veste et mon tee-shirt. Il faut que je retire mon slim, mais il est tellement serré que je sais par avance que je vais me galérer. Je m'arrête devant le lit pour observer Louis dormir. Je profite de cette vision calme et apaisante. Parce qu'à mon avis, il ne va pas tarder à se réveiller et son visage doux sera vite remplacé par celui en colère.
Je soupire puis défais la boucle de mon jean.
 
_Concentre-toi, je murmure.
 
Je fais glisser le jean sur mes jambes. Il est un peu mouillé car on m'a renversé de la bière dessus pendant la soirée.
 
_Lève une jambe.
 
Je m'exécute et me sens tituber. Je repose la jambe immédiatement. Je pourrais tout aussi bien dormir en jean ? Non, je rejette immédiatement cette idée de mon esprit. J'aime bien trop la sensation du drap sur ma peau nue, la sensation d'avoir Louis tout près de... Oh bon sang, Harry, enlève juste ton foutu jean.
Décidé, je le retire brusquement jusqu'à mes chevilles. Et je me vautre. Clairement comme une merde. Un juron s'échappe de mes lèvres et mes fesses s'écrasent contre le sol. Si je ne voulais pas réveiller Louis, je crois que je me suis contenté de réveiller l'immeuble en entier.
Je me fatigue. Alors, blasé, je m'allonge à même le sol, le jean encore autour de mes chevilles.
 
_T'es complètement bourré.
 
Louis. Bien sûr.
 
_Négatif, je réponds.
_Pourquoi tu es allongé sur le sol ?
 
Je relève mon visage vers lui. Il est assis sur le lit, me regardant comme si j'étais le dernier crétin sur cette terre.
 
_C'est confortable, je tente.
_Tu n'arrives pas à enlever ton jean ?! Il explose, Mais t'es sérieux ?
_Je n'aime pas du tout ce ton condescendant, Louis Tomlinson.
_Mais je ne rigole pas ! Il s'énerve, Tu bois comme un lycéen !
_Ce n'est pas très sympa pour les lycéens.
_Putain, je l'entends râler.
 
Je reste allongé comme un con sur le sol et Louis se relève brusquement. Il avance vers moi et tire sur mon jean pour l'enlever complètement. Il le balance à l'autre bout de la pièce, me toisant d'un regard noir.
 
_Je ne suis pas une nounou, merde ! Franchement, vous faites chier tous autant que vous êtes à vous bourrer la gueule.
_C'est bien à toi de dire ça, je commente.
 
Il me regarde, offusqué. D'accord, c'était vraiment bâtard. Et je suis le premier à gueuler lorsqu'il me rappelle mon passé de drogué. Mais merde. Il est gonflé quand même de me sortir ça.
 
_Va dormir sur le canapé.
 
Putain. Je commence à en avoir marre qu'on se prenne la tête pour rien. Je me relève du sol, titubant légèrement devant lui, avant de reprendre :
 
_Tu exagères, je ne suis jamais rentré ivre mort non plus.
_Pitié, tu n'arrivais même pas à enlever ton slim, il grince.
_Il est HYPER serré ! Je me défends.
 
Louis lève les yeux au ciel, comme s'il était fatigué qu'on parle d'un sujet aussi futile alors que c'est lui qui a lancé cette conversation. Il croise ses bras sur sa poitrine et reprend :
 
_Même si tu n'étais pas tombé, je suis sûr que tu m'aurais réveillé. Histoire de baiser un bon coup pour profiter à fond de ta soirée avant de dormir jusqu'à demain midi.
_Ça ne m'aurait jamais traversé l'esprit ! Je m'offusque.
 
Il me lance un regard tellement blasé que je me sens obligé d'ajouter :
 
_Ou, dans ce cas, très brièvement.
_Canapé, il conclut.
_C'est ma chambre aussi, je dors où je veux.
_Tu pues l'alcool, tu ne t'es même pas lavé. Il est six heures du matin et mon réveil sonne dans une heure. C'est trop te demander de respecter le sommeil des autres ?
_Je suis tombé, je n'ai pas fait exprès.
_Oui, je sais. La dernière fois, tu n'as pas fait exprès d'avoir oublié tes clefs, la fois d'avant de t'être cassé la gueule dans la douche, et puis la fois...
_Ça va, j'ai compris, je le coupe, J'ai essayé de faire attention, cette fois.
_C'était loupé, il commente, Maintenant, j'aimerais bien dormir.
_Et je vais où alors ?
_Dans le canapé.
_Il y a déjà un clodo dans le canapé ! Je m'emporte, furieux qu'il songe réellement à me virer de la chambre.
_Je t'emmerde !
 
On se retourne brusquement vers le salon, reconnaissant la voix d'Isaac. Parce que, oui, il fallait bien qu'il se réveille aussi pour parfaire l'ambiance.
 
_C'est bon, je reprends en bifurquant mon regard vers Louis, Je vais me laver et on va se coucher.
_Je vais me coucher, rectifie-t-il, Toi, tu te fous dans le canapé.
_Je paye l'appartement comme toi !
_Mais ce n'est pas la question, s'emporte Louis, alors que j'entends Isaac se relever dans la pièce d'à côté, C'est une question de respect. Tu fais ça presque tous les soirs où tu sors ! Tu ne vis pas tout seul !
_Ça, je ne risque pas de l'oublier, je commente, Vu comment tu me casses les couilles comme si t'étais mon père.
 
D'accord, mauvaise stratégie de reconquête du lit.
 
_Dégage !
_Louis, je suis naze, je me plains.
_Moi aussi, et c'est clairement de ta putain de faute !
_Vous la fermez quand ? Soupire Isaac, s'adossant contre le battant de la porte de notre chambre.
_Oh ne te la ramènes pas, toi, je commente.
_Va dans le canapé, Haz. On en reparlera quand tu auras décuvé, reprend Louis.
 
Je me retourne vers lui, offusqué. Il est vraiment sérieux ?
 
_Très bien, je grince, Je te souhaite bien du plaisir avec ta main pour seule compagnie.
_Oh pitié, je ne voulais pas entendre ça.
_Du chantage sexuel, vraiment ? Relève Louis d'un air blasé, en ignorant le commentaire de son cousin, T'as grandi depuis tes dix-huit ans ou bien ?
_Va te faire foutre.
_Oui, c'est bien ce que je me disais.
 
Il me fait péter un plomb. Sans répondre, j'avance vers le lit et attrape mon oreiller. Je sors de la chambre en beuglant un « Bonne nuit » qui veut clairement dire « Tu vas le regretter, petit con ». J'entends Louis claquer la porte après mon départ.
Je me retrouve dans le salon. Isaac est planté devant moi. Il me regarde sans rien dire pendant quelques secondes, puis retrouve sa place sur le canapé. Génial. Je suis chez moi et je vais me taper le tapis du salon. Blasé, je me laisse tomber sur le fauteuil derrière moi, mon oreiller encore sur les genoux.
 
_Je suppose que je dois te laisser le canapé, donc ? Demande Isaac.
 
Je relève mon regard vers le cousin de Louis. J'observe son visage fatigué et la bassine à ses pieds.
 
_Qu'est-ce qu'il t'est arrivé ? Je m'intéresse.
_J'ai trop bu.
_T'étais en soirée ?
_Non. Seul.
 
Là, forcément, je capte la raison de sa présence. Je me sens coupable, un peu, d'être toujours ce jeune con qui a l'air de se foutre de la vie des autres.
 
_Alors ? Insiste Isaac, Tu veux le canapé ?
_Non, c'est bon, je retournerai dans le lit quand Louis sera rendormi.
 
Il sourit, parce que je pense qu'il sait que c'était mon intention depuis le début. Hors de question de dormir autre part que dans ses bras, de toute façon. Isaac se rallonge sur le canapé et je reste de nouveau bloqué sur lui. Je crois que je suis encore bien torché.
 
_Pourquoi tu me regardes comme ça ? Il finit par lâcher.
_Pourquoi tu as bu à t'en rendre malade ?
_Pour oublier.
_Quoi d'autre, je murmure, avec ironie.
 
Isaac acquiesce d'un geste de la tête. Il se relève de sa position pour s'asseoir. Je crois qu'il se retient de pleurer devant moi.
 
_J'ai l'impression que ça ne s'arrêtera jamais, Harry. Le manque, la perte. J'ai l'impression que ça sera toujours là.
_Ça ne s'arrêtera pas, je confirme... Tu vas juste t'y habituer. Et le truc, avec l'habitude, c'est qu'on finit par oublier comment c'était avant.
 
Il ravale ses larmes, comme je ravale mes mots. Ça me fait mal à moi aussi.
Je me relève de mon fauteuil et rejoins la cuisine. Il est temps que j'arrête mes conneries. Je me dirige vers le frigidaire et en sors une bouteille d'eau. Je bois presque la moitié du contenu. Comptez jusqu'à dix, je songe, Il n'y a que Kendall pour avoir une idée à la con comme celle-là. Je repose la bouteille à sa place, puis retourne dans le salon. Isaac est toujours assis sur le canapé, il reprend la parole :
 
_Louis ne va pas très bien, malgré ce qu'il essaie de faire croire.
 
Je m'arrête au milieu de la pièce, ne sachant pas quoi lui répondre.
 
_Il se sent responsable de la fuite de Gemma.
_Il l'est, en quelque sorte.
_Tu lui en veux ?
_Une partie de moi, je crois, je confie.
_Et l'autre partie ?
_L'autre partie en veut à moi, parce que c'est moi qui vous l'ai dit pour Greg, moi qui ai tout fait foirer, moi qui n'ai pas su la retenir.
 
Isaac ne relève pas, car j'ai raison et, dans le fond, il n'y a pas grand-chose à redire.
 
_Bonne nuit, je reprends à son attention.
_Essaie de ne pas te faire jeter, cette fois-ci, il commente en souriant, J'aimerais bien dormir.
_Ne t'inquiète pas pour ça.
 
Je me dirige vers la salle de bains et enlève tous mes vêtements. Je passe rapidement sous la douche, sous le jet d'eau froide, plus précisément, pour bien me faire redescendre de l'alcool. J'en sors rapidement, frictionnant mon corps avec ma serviette. J'attrape un boxer propre qui sèche sur l'étendoir à linge et l'enfile. Je me brosse les dents et frictionne mes cheveux. J'observe le tout dans le reflet du miroir en me maudissant d'avoir des pensées qui ressemblent à une recette de cuisine.
Je sors de la pièce, conscient d'avoir une meilleure allure cette fois-ci. J'aurais quand même pu y penser avant de me faire jeter comme un mal propre.
 
 

 
Je me dirige vers ma chambre et ouvre la porte, sans faire de bruit. Louis a repris son côté du matelas. Je me glisse dans le lit, discrètement. Je sais qu'il m'a entendu arriver. Je prends son silence pour une acceptation de ma présence. Je remonte le drap sur mon corps et fixe le plafond pendant quelques secondes. Je ralentis les battements de mon c½ur. Je sens que l'ivresse a peu à peu quitté mon corps et mon esprit.
Je me retourne finalement vers Louis. Il est dos à moi, je crois qu'il fait semblant de dormir. J'en suis même persuadé car il a une respiration bien plus douce lorsqu'il dort. Je me glisse dans son dos, sans réfléchir. Je pose ma main sur son ventre et l'amène à moi pour qu'il vienne se coller tout contre mon corps. Louis garde les yeux fermés, mais je vois un sourire apparaître sur ses lèvres. Un sourire discret qu'il n'a pas réussi à retenir, même s'il est encore fâché.
Je viens embrasser sa joue et murmure tout bas :
 
_Je suis désolé pour tout à l'heure.
_Tu as décuvé ? Il demande.
_Oui, on peut rester comme ça ?
 
Louis pose sa main sur la mienne, de manière à la ramener encore un peu plus contre sa poitrine, ce qui répond à l'affirmative à ma question. Je l'embrasse dans le cou et le sens frissonner contre moi.
 
_Je suis désolé aussi, il reprend la conversation, D'être chiant.
 
Je me colle encore un peu plus dans son dos.
 
_J'aimerais pouvoir sortir plus souvent avec toi, il lâche.
_J'aimerais que tu le puisses aussi, que tu rencontres mes potes de la fac et qu'on rentre à pas d'heure en gueulant dans tout l'immeuble pour faire chier nos voisins.
 
Je crois que ça lui fait du mal, de se dire que tout ça, il ne le peut pas. Enfin, si, théoriquement, il le pourrait. Il sécherait juste une ou deux journées de boulot de temps en temps. C'est lui le patron, ce n'est pas comme si quelqu'un trouverait quelque chose à redire. Mais il s'agit de Louis. Et Louis n'abandonne pas ce pour quoi il est né. Un peu comme Gemma, avant qu'elle ne pète véritablement un plomb et traverse le globe pour ne plus nous revoir. La pensée de ma s½ur me pince le c½ur et je crois que Louis le sent, car il reprend :
 
_Tu t'ennuies de moi ?
 
Je réfléchis sincèrement à la question. Je ne pourrais jamais m'ennuyer de lui. Je l'aime bien trop pour ça. Mais je crois que je m'ennuie de nous, peut-être un peu. De notre couple bien installé dans son cocon londonien. De nos vies tranquilles. Au fond, je pense qu'Azoff avait raison, l'autre fois. Il y a une partie de moi qui doit être attirée par le drame.
 
_Harry ?
_Non, je réponds enfin à sa question en le serrant dans mes bras, Je ne m'ennuie pas de toi.
_Mais ce n'est plus comme avant, il relève.
_C'est normal, ça fait longtemps qu'on est ensemble.
_Mais je ne veux pas qu'on devienne chiants. Je ne veux pas qu'on soit comme Aiden et sa copine. En couple, avec un gosse, dans une maison à l'extérieur de la ville. Je ne veux pas qu'on s'habitue l'un à l'autre, qu'on se voit sans se voir, qu'on se parle sans se parler, qu'on s'aime sans...
_S'aimer, je complète, Ça n'arrivera pas.
 
Louis reste silencieux.
 
_Mais tu sais ce que tu pourrais faire pour que je t'aime encore un peu plus ? Je reprends la conversation.
_Seulement « un peu plus » ? Il m'interroge en gardant les yeux clos, Tu ne le vends pas très bien, en tout cas.
_Alors pour que je t'aime encore plus fort ? Je me corrige en le serrant dans mes bras.
_Quoi ?
_Des bisous sur le ventre.
_Il est six heures du matin, Styles.
 
J'attends encore un peu, pour savoir si son refus en était vraiment un. Mais Louis a l'air décidé à ne pas bouger. Il reste dans mes bras, se rendormant peu à peu.
 
_Ok, je soupire, Tant pis.
_Tu fais la gueule ?
_Non, je t'aime juste comme d'habitude, du coup.
 
Il ne répond pas, même si je le sens sourire. Donc j'en profite pour insister :
 
_Tu sais, d'une manière routinière, un peu ennuyante, sans flamme, ni papillon dans le ventre.
 
Louis soupire et se retourne brusquement vers moi, si bien qu'il se retrouve dans mes bras. Sa tête se niche immédiatement dans mon cou et il embrasse ma peau du bout des lèvres. Son corps tout endormi est lourd contre le mien, pourtant, il descend peu à peu. Ses lèvres chaudes pressent ma peau encore mouillée par la douche que je viens de prendre. Il glisse dans mon cou, ma poitrine, puis mon ventre. Je ferme les yeux. Sa bouche joue avec mon nombril. Je me raidis immédiatement dans mon caleçon. Louis écarte mes cuisses pour mieux s'installer. Il embrasse mes cotes, fait lentement glisser sa langue sur chaque parcelle de ma peau. Je gémis de plaisir. Il remonte vers ma poitrine, en profite pour poser sa main sur la bosse qui déforme mon caleçon. Il étend bien ses doigts pour me caresser, continuant ses baisers. Je me raidis de plus en plus, commençant à manquer d'air. Avec tout le cran qu'il me reste, je passe mes mains dans ses cheveux pour qu'il relève son visage vers moi.
 
_C'est bon, Lou, je souffle avec la respiration saccadée, Juste les bisous, c'est bien.
_T'es sûr ?
 
Je ne suis sûr de rien, à part que je meurs d'envie qu'il continue de me toucher. Mais il y a son visage devant moi, avec ses cernes sous les yeux, et je ne peux définitivement pas être aussi égoïste. Il est trop crevé pour faire quoi que ce soit.
 
_Ouais, je murmure, C'est parfait.
 
Louis remonte jusqu'à moi, s'affalant de tout son poids contre mon corps. Je le serre dans mes bras alors qu'il vient de nouveau nicher son visage dans mon cou.
 
_Alors ? Je l'entends souffler, Tu m'aimes plus fort ?
 
J'ai le c½ur qui bat encore à mille à l'heure. Pas seulement pour les gestes qu'il a faits, mais pour tout le reste autour. Pour tout ce qu'il me pardonne. Pour tout ce qu'il accepte. Pour tout ce qu'il endure sans jamais se plaindre. Pour tout ce qu'il aime chez moi.
J'attrape sa main et la pose sur ma poitrine, de manière à ce qu'il sente le bordel qu'il vient de faire à l'intérieur. Pour qu'il entende, sans les mots, à quel point je l'aime.
 
_Comme ça, je souffle.
 
Il laisse sa main sur ma poitrine pendant quelques secondes, sans rien me dire. Puis il la remonte jusqu'à mon visage. Il la pose sur ma joue et me fait bifurquer jusqu'à ses lèvres. Elles s'écrasent l'une contre l'autre en un bruit satisfait. Les lèvres de Louis ne sont pas comme d'habitude, elles sont douces et sauvages à la fois. Comme s'il me disait « Je t'aime », sans les mots, lui aussi. Comme s'il me disait « Je t'aime » avec son corps.
Ça arrive forcément, ce moment-là. Ce moment où un couple est ensemble depuis tellement longtemps que leur « Je t'aime » ne veulent plus rien dire. Leur « Je t'aime » perdent de leur intensité, de leur sincérité aussi, parfois.
Alors, Louis et moi, pour ne pas perdre l'intensité des mots, on se dit « Je t'aime » autrement. On se dit « Je t'aime » à notre façon. Et c'est de notre façon, dont je ne m'ennuierai jamais.
 
 
 
 
 
<< Forever trusting who we are >>


*Croyons éternellement en ce que nous sommes

 
 
 

Tags : #RunUpfic - #Acte5

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Comments :

  • okbitches

    18/09/2016

    En plus de me régaler de tes chapitres, tes choix musicaux me ravissent presque à chaque fois ! J'ai grandis avec Metallica, et cette chanson tout particulièrement m'a toujours mise dans une mood spécial, une espèce de mélancolie heureuse, quelque chose que je suis pas trop capable d'expliquer mais que j'adore. Merci, merci, merci

  • 00

    26/08/2016

    👌

  • RunningUp

    21/08/2016

    LARRYFICAHOLIC wrote: "Quand tu as annoncé l'acte 5, j'étais contente et en même temps je t'avoue je l'appréhendais. L'épilogue du 4 était tellement parfait que j'avais peur que tout s'écroule de nouveau. On sent qu'ils ne sont pas au bout de leur peine, et que les obstacles vont encore un peu les déchirer mais bizarrement je trouve que ce chapitre est positif et plein d'espoir car il montre l'amour inconditionnel qu'ils ressentent l'un envers l'autre. J'ai foi en eux (genre la fille qui parle d'eux comme s'ils existaient vraiment ahah) et j'ai foi en toi ! :-D "

    merci beaucoup amélie !!!

  • LARRYFICAHOLIC

    21/08/2016

    Quand tu as annoncé l'acte 5, j'étais contente et en même temps je t'avoue je l'appréhendais. L'épilogue du 4 était tellement parfait que j'avais peur que tout s'écroule de nouveau. On sent qu'ils ne sont pas au bout de leur peine, et que les obstacles vont encore un peu les déchirer mais bizarrement je trouve que ce chapitre est positif et plein d'espoir car il montre l'amour inconditionnel qu'ils ressentent l'un envers l'autre. J'ai foi en eux (genre la fille qui parle d'eux comme s'ils existaient vraiment ahah) et j'ai foi en toi ! :-D

  • RunningUp

    21/08/2016

    sandyh wrote: "Whouaaa whouaaa que de moments intenses dans ce chapitre ils me font peur ces deux là et à chaque fois je suis rassurée , il y a toujours ce moment où je me dis que l' amour est plus fort que tout et eux ils le savent ! Magnifique chapitre ! Je tiens à M excuser aussi de pas toujours laisser de commentaires mais ils sont tellement dérisoires à côté de ton écriture mais saches que je suis là depuis le début !
    ❤❤❤❤
    "

    merci merci merci ♥ ça me fait toujours plaisir de voir tes messages ! ♥

  • RunningUp

    21/08/2016

    forxeslarry wrote: ""Les bisous sur le ventre" j'ai envie de pleurer... J'ai l'impression que ca remonte a des années lumières ce geste :( ca me rend grave nostalgique.. Ce chapitre est magnifique sérieux. Je tombe un peu plus amoureuse de tes chapitres.. C'est beau. Tellement beau. J'ai mal au coeur pour Isaac et Louis et Harry putain.... Je bouille d'amour pour eux. Je les aimes tellement. Et Harry son "beau gosse" j'ai éclaté de rire, qu'il est con. Il m'a achevé (Plutot lui que Kendall qui est con mdrr ils me font trop rire)bon J'AIME J'AIME J'AIME. ❤👏"

    ahah oui j'avoue, c'était un peu nostalgique comme scène, ça m'a fait tout bizarre de l'écrire ! :D

  • RunningUp

    21/08/2016

    riri1D wrote: "C'est tellement adorables leurs moments entre eux <3. Parce que dans le fond ils n'ont pas changé : Harry est toujours aussi casse-couilles et fetard, et Louis toujours le mec "papa poule" qui râle, mais ils se complètent tellement bien que.... malgré leur vie routinière, leurs problemes, leurs disputes, on n'a qu'une envie : vivre ça. Connaitre ça. Rencontrer cette personne qui nous rendra unique et qui nous dira "je t'aime" sans le dire, juste en le pensant tellement fort que personne ne pourra jamais remettre ça en cause
    Quant à Isaac . .. j'ai tellement mal à la gorge quand je repense à Zayn, et à sa culpabilité. C'est comme avec Stan et Aiden, mais en pire. Parce qu'Aiden et Stan étaient deux, qu'ils se partageaient leur peine, qu'Eleanor, elle, n'est pas morte. Pas à cause d'un accident. Et j'ai aussi les larmes aux yeux quand Harry évoque Liam. Ça fait tellement bizarre de se dire que, oui, ils sont morts, mais que la vie des autres continue. Certains avec plus de difficultés que d'autres, mais qu'elle continue tout de même. Et cinq années sans Zayn, sans Liam, sans le père de Louis... C'est vraiment dur à imaginer, mais tu nous le fait tout de meme vivre, et c'est ce que j'aime le plus dans cet acte : le "après". Parce que je pense qu'il existe, comparé à ce que Isaac pense, et qu'il est lui meme deja encré dans cet "après". Car il y a tellement de choses qui ont changé, évolué depuis...

    Bref! J'ai adoré comme d'habitude, et j'ai vraiment vraiment hate de lire la suite!!!

    Gros kissous!
    "

    merci beaucoup pour ton commentaire, il me fait tellement plaisir ♥ des fois, je me dis que je n'aurais peut etre pas du donner une suite à l'histoire, puis quand je lis des commentaires comme les tiens, ça me fait du bien donc merci beaucoup ♥

  • riri1D

    21/08/2016

    C'est tellement adorables leurs moments entre eux <3. Parce que dans le fond ils n'ont pas changé : Harry est toujours aussi casse-couilles et fetard, et Louis toujours le mec "papa poule" qui râle, mais ils se complètent tellement bien que.... malgré leur vie routinière, leurs problemes, leurs disputes, on n'a qu'une envie : vivre ça. Connaitre ça. Rencontrer cette personne qui nous rendra unique et qui nous dira "je t'aime" sans le dire, juste en le pensant tellement fort que personne ne pourra jamais remettre ça en cause
    Quant à Isaac . .. j'ai tellement mal à la gorge quand je repense à Zayn, et à sa culpabilité. C'est comme avec Stan et Aiden, mais en pire. Parce qu'Aiden et Stan étaient deux, qu'ils se partageaient leur peine, qu'Eleanor, elle, n'est pas morte. Pas à cause d'un accident. Et j'ai aussi les larmes aux yeux quand Harry évoque Liam. Ça fait tellement bizarre de se dire que, oui, ils sont morts, mais que la vie des autres continue. Certains avec plus de difficultés que d'autres, mais qu'elle continue tout de même. Et cinq années sans Zayn, sans Liam, sans le père de Louis... C'est vraiment dur à imaginer, mais tu nous le fait tout de meme vivre, et c'est ce que j'aime le plus dans cet acte : le "après". Parce que je pense qu'il existe, comparé à ce que Isaac pense, et qu'il est lui meme deja encré dans cet "après". Car il y a tellement de choses qui ont changé, évolué depuis...

    Bref! J'ai adoré comme d'habitude, et j'ai vraiment vraiment hate de lire la suite!!!

    Gros kissous!

  • forxeslarry

    21/08/2016

    "Les bisous sur le ventre" j'ai envie de pleurer... J'ai l'impression que ca remonte a des années lumières ce geste :( ca me rend grave nostalgique.. Ce chapitre est magnifique sérieux. Je tombe un peu plus amoureuse de tes chapitres.. C'est beau. Tellement beau. J'ai mal au coeur pour Isaac et Louis et Harry putain.... Je bouille d'amour pour eux. Je les aimes tellement. Et Harry son "beau gosse" j'ai éclaté de rire, qu'il est con. Il m'a achevé (Plutot lui que Kendall qui est con mdrr ils me font trop rire)bon J'AIME J'AIME J'AIME. ❤👏

  • sandyh

    20/08/2016

    Whouaaa whouaaa que de moments intenses dans ce chapitre ils me font peur ces deux là et à chaque fois je suis rassurée , il y a toujours ce moment où je me dis que l' amour est plus fort que tout et eux ils le savent ! Magnifique chapitre ! Je tiens à M excuser aussi de pas toujours laisser de commentaires mais ils sont tellement dérisoires à côté de ton écriture mais saches que je suis là depuis le début !
    ❤❤❤❤

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