Chapitre sept

 

Chapitre sept


Harry
 
 
         Je regarde tout autour de moi, anxieux. Ça fait des semaines que j'essaie de la voir, des semaines que je lui envoie des messages qui restent sans réponse. Puis, contre toute attente, elle a fini par accepter de me rencontrer. Je lui ai donné rendez-vous dans un bar, dans le quartier de Stockwell, un endroit que nos deux familles ne fréquentent pas beaucoup. C'était plus sûr.
J'aperçois Waliyha tourner au coin de la rue et lui fais un signe de la main. Elle remonte ses lunettes de soleil pour retenir ses cheveux et me rejoint. Elle s'installe sur la chaise en face de moi et sort un paquet de cigarettes de son sac. Je la regarde, sans commenter. Elle en place une entre ses lèvres et l'allume, sans lancer la conversation. Je prends sur moi. Je savais que ça allait être difficile, de toute façon.
 
_Tu sais pourquoi je t'ai demandé de venir ? Je l'interroge.
_Je suis venue pour que tu arrêtes enfin de me harceler.
_Waliyha, je n'ai rien dit à Louis. Tu peux me faire confiance.
_Tu es un Styles. Je ne te ferai jamais confiance.
 
Elle tire une nouvelle taffe sur sa cigarette et je me retiens de répondre. Qu'est-ce que je pourrais lui dire ? Je ne peux pas la forcer à nous pardonner. Elle a perdu son frère à cause de ma famille et avoir un coupable est probablement la seule chose capable de la consoler pour le moment.
 
_Ok, je soupire, Ne me fais pas confiance, mais on doit parler.
_De quoi ?
_Tu sais de quoi je veux te parler.
 
Waliyha soutient mon regard. Un regard féroce qui fait froid dans le dos.
 
_Tu ne peux pas jouer avec ta vie comme ça.
_Vous avez bien joué avec celles des autres, vous, elle rétorque, froidement.
_Ce n'est pas une raison pour te faire souffrir toi.
_Je ne souffre pas, elle me coupe, Et je me passerais bien d'un deuxième Louis dans ma vie.
_Je sais qu'il est... Étouffant, je lâche, Mais c'est parce qu'il veut vous protéger.
_Conneries, elle rit, Il n'a protégé que son cul depuis le début. Il n'en a rien à faire des autres.
 
Je crois que je n'avancerai à rien si je continue de tourner autour du pot. Alors je décide finalement à me lancer :
 
_Waliyha, tu ne dois plus jamais reprendre de drogue. Je l'ai vécu. Je sais de quoi je parle.
_Fous-moi la paix, elle lève les yeux au ciel, J'ai autre chose à foutre que de recevoir un sermon.
 
Elle attrape son sac qu'elle passe sur son épaule, prête à se relever de sa chaise.
 
_Attends ! Je m'exclame, car je ne peux définitivement pas la laisser partir après cet échec, Assieds-toi, au moins, qu'on en parle tranquillement.
_Il n'y a rien à dire. On en a pris en soirée, comme tout le monde.
_Mais toi, tu n'en as pas pris pour faire comme tout le monde. Tu en as pris pour ne plus souffrir, je sais de quoi je parle. Et merde, c'est grave. Ne fais pas semblant de ne pas comprendre.
 
Le sac de Waliyha retombe sur le sol alors qu'elle se rassoit brusquement à sa place. Son regard me transperce de tout part et elle lâche, froidement :
 
_Toi, ne fais pas semblant de me comprendre. Mon frère est mort. Il est mort et, apparemment, je suis coupable de ne pas pardonner, de ne pas accepter, de ne pas vouloir oublier... Et toi, tu oses te pointer devant moi, tu oses me regarder dans les yeux et me faire tes leçons de morales sur la vie. J'ai perdu mon grand-frère parce que tu as débarqué dans la vie de Louis. Tu t'es accroché à mon cousin, malgré Niall, malgré Liam. Tu t'es accroché après tout ce que ma famille a fait à la tienne. Et tu continues de t'accrocher. Alors ne me regarde pas avec tes grands airs du mec qui a tout vu, tout vécu. Parce que tu n'as rien compris. Tu as juste fermé les yeux en prétendant que toi et Louis pourriez tout surmonter. Ce que nous on a vu, ce que nous on a vécu, toi, ça t'a juste effleuré, ça t'est passé au-dessus. Tu n'es pas plus fort que moi, et tu n'es surtout pas plus intègre.
 
Waliyha tire une taffe plus longue sur sa cigarette et je finis par murmurer, le souffle coupé :
 
_Je n'ai pas fermé les yeux. J'ai appris à pardonner.
_Tu as juste oublié, elle rétorque, Alors laisse-moi te rafraîchir la mémoire.
 
En un geste totalement inattendu, elle attrape mon poignet pour poser brusquement mon bras sur la table et écrase sa cigarette à l'intérieur. La douleur est immédiate. Le feu crépite au contact de ma peau et creuse son trou, comme il l'a déjà fait auparavant. Un hurlement s'échappe de mes lèvres et Waliyha repose sa clope écrasée dans le cendrier, juste à côté. Je sens le regard des gens du bar autour de nous et ne peux rien faire d'autre que d'observer ma peau brûlée. Je souffle la cendre blanche autour de la plaie alors que des larmes coulent instinctivement sur mes joues.
 
_Merde, c'est grave, ça aussi, ironise Waliyha avant de se relever de sa chaise, Ferme les yeux, ça passera tout seul.
 
Je n'ai même pas le temps de percuter qu'elle est en train de fuir que je me relève à mon tour, courant vers le bar.
 
_Eau froide ! Je hurle.
 
Une serveuse m'attrape immédiatement par la taille et m'emmène dans les cuisines, vers le grand robinet quoi doit servir à faire la vaisselle. Elle allume le jet d'eau et je plonge mon bras à l'intérieur. Le froid soulage immédiatement la douleur, mais la vue du trou dans ma peau me laisse des sueurs froides. Bordel de merde. Mais elle est sérieuse ?
 
_Qui vous a fait ça ? Vous voulez que j'appelle la police ? Demande la serveuse, me forçant à garder mon bras sous l'eau froide.
_Non, je murmure, les lèvres pincées.
_C'est grave, vous devriez. Vous la connaissez ?
_La petite est partie ! S'exclame un autre serveur en débarquant dans les cuisines, On n'a pas réussi à la rattraper.
_Je la connais, je grince, Laissez tomber.
_C'est de la maltraitance.
_Je...
 
... L'avais mérité ? Non, je ne crois pas. Pas cette fois, probablement.
 
_Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Demande le deuxième serveur.
_On s'est juste engueulés, ça va s'arranger.
_Vous êtes sérieusement brûlé, rétorque la fille à mes côtés, Vous voulez que j'appelle un médecin ?
_Non, pas la peine.
_Quelqu'un de votre famille ?
_Non.
 
Je reconnais que je suis un peu sec avec eux, alors qu'ils cherchent juste à m'aider.
 
_Je suis désolé, je reprends, Ça va aller. Je vais aller à la pharmacie, ils vont me soigner.
_Vous voulez que je vous accompagne ?
_C'est juste à côté, ne vous dérangez pas.
_Vous êtes sûr que vous allez bien ?
 
J'observe mon bras rougis à cause de l'eau froide et le trou suintant laissé par le feu de la cigarette. Les larmes me montent aux yeux. Putain, mais qu'est-ce que je vais dire à Louis ?
 
 
 
Louis
 
 
_Haz ? J'appelle, Tu viens voir le film ou pas ?
_J'arrive, commencez sans moi, j'entends sa voix en provenance de notre chambre.
_Ok.
 
Je m'installe dans le canapé et observe Isaac attraper une part de pizza avant de me tendre le paquet.
 
_Il ne vient pas ? Demande Perrie, assise dans un fauteuil en face de mon cousin.
_Après, je hausse des épaules, On peut lancer.
 
J'attrape la télécommande et appuie sur play pour commencer le film. Je prends une part de pizza et donne la boite en carton à Perrie. C'était prévue qu'on passe la soirée ensemble, mais Harry n'est presque pas sorti de notre chambre depuis la fin d'après-midi. Il a dit devoir travailler un examen pour la semaine prochaine. Du coup, on a annulé la sortie cinéma et on s'est contentés d'acheter des pizzas en bas de chez moi pour regarder un film à l'appartement.
Le générique de début défile sur l'écran et Isaac se relève pour aller prendre de la bière dans le frigidaire. Il ramène une canette pour tout le monde et on se plonge dans l'ambiance du film. Une sorte de thriller un peu glauque. C'est Perrie qui a choisi, ça ne m'étonne pas de sa part.
Il se passe bien une vingtaine de minutes avant que je n'entende Harry nous rejoindre. Emmitouflé dans un gros pull à capuche, il vient de suite s'asseoir entre mes jambes et je passe mes bras autour de sa taille pour le maintenir contre moi. Il s'adosse contre mon torse et je murmure à son oreille :
 
_Tu as fini de bosser ?
 
Il hoche vaguement de la tête.
 
_Tu veux manger ? Je peux aller te faire réchauffer une part de pizza.
_Non, ça va.
_T'es pas bien ? T'as pas mangé.
_Je suis juste fatigué.
 
Je lie mes doigts aux siens, nos deux mains contre son ventre, et je me replonge dans le film. Au bout de quelques minutes, je sens Harry bouger contre moi. Je relâche mes bras pour le laisser tourner comme il le souhaite. Il vient s'asseoir sur mes cuisses, face à moi, et cale son visage dans mon cou. Ses bras m'encerclent et je le sens fermer les yeux, affalé tout contre moi.
 
_Tu ne regardes pas le film ? Je demande, tout bas, en glissant une main dans ses cheveux bouclés.
_Non, je dors.
 
Je descends mes mains le long de son dos pour lui rendre son câlin. Un soupir d'aise s'échappe de ses lèvres. Je continue de regarder le film, appréciant les lèvres d'Harry qui se déposent de temps à autres sur la peau de ma nuque. Il la suçote doucement, mais pas d'une manière sexuelle, plutôt avec une tendresse inhabituelle.
 
_Ça va ? Je chuchote.
_Oui.
 
Je sais bien que quelque chose ne va pas. Il n'est pas si câlin, d'habitude. Mais qu'est-ce que je peux faire ? Isaac et Perrie sont avec nous. Il ne voudra pas se confier devant eux.
 
_On parle plus tard, je souffle en déposant un baiser sur sa joue.
 
Il ne répond pas et je me retourne vers le film. Je suis bien moins concentré qu'auparavant, et pas seulement parce qu'Harry vient de glisser ses mains sous mon tee-shirt pour caresser la peau de mon dos.
Après deux heures d'histoire d'horreur un peu glauque, le film se termine et j'en suis presque soulagé. Perrie se lève pour éteindre la télévision puis se retourne vers moi. Un sourire apparaît sur ses lèvres quand elle nous voit serrés l'un contre l'autre.
 
_Je ne peux littéralement pas bouger, j'informe.
_Toujours une excuse pour ne pas ranger, commente Isaac.
 
Mon cousin se relève du fauteuil et allume la lumière du salon. Harry râle en se cachant un peu plus dans mon cou, je crois qu'il s'était presque endormi. Perrie attrape les cartons vides de pizzas et Isaac s'occupe des bières.
 
_Je te ramène chez toi ? Il interroge Perrie.
_Ouais, je veux bien.
_Louis, il enchaîne, On se voit demain au boulot.
_Ouais, à demain. Perrie, à bientôt.
_À bientôt, merci pour la soirée et Haz, la prochaine fois, t'essaieras d'avoir l'air moins niais, s'il te plaît ?
_Je t'emmerde.
 
Elle rit puis récupère son manteau. Elle et Isaac quittent l'appartement et j'entends la porte se refermer derrière leur départ.
Je dépose immédiatement mes mains dans la nuque de mon copain pour qu'il relève son regard vers moi.
 
_Dis-moi, je murmure.
_Il n'y a rien.
_Haz...
_Je suis fatigué et stressé à cause des prochains partiels.
_Tu n'as jamais été stressé par tes partiels, je relève.
_Je le suis, cette fois.
 
Je fronce des sourcils, pas vraiment convaincu par l'explication.
 
_On va se coucher ? Il reprend la conversation, J'ai vraiment envie de dormir.
_Ouais, je murmure en glissant mes mains le long de son dos.
 
Harry se relève et une vague de froid m'envahit brusquement. Il titube légèrement à force d'être resté trop longtemps dans la même position puis se dirige vers notre chambre. Je suis le mouvement et l'observe s'affaler dans le lit.
Il remonte la couette sur son corps et je l'interroge, étonné :
 
_T'as froid ?
_Non.
_Pourquoi tu gardes ton pull ?
 
Harry ne répond pas tout de suite.
 
_Je ne sais pas, il finit par lâcher, J'aime bien.
_Il se passe quoi, bordel ? Je commence à m'énerver.
_Mais rien. On peut dormir ?
_Tu te drogues ? Je lâche, sans réfléchir.
_Sérieusement, il soupire, en gardant les yeux clos, L'héroïne maintenant ?
_Tu portes un pull.
_Est-ce que chacune de mes actions pourraient ne pas être interprétées comme si j'étais un putain de camé ? Il réplique, sèchement.
 
Je soupire et décide de laisser tomber. J'enlève mon tee-shirt et mon jogging. J'éteins la lumière de la chambre et rejoins mon côté du lit. Je me glisse sous la couette.
 
_Tu ne veux jamais parler, je relance la conversation, T'es chiant.
_Je n'ai pas envie de parler.
_Et si, moi, j'ai envie ?
 
Harry se retourne vers moi. Je m'attends à ce qu'il se mette à gueuler, comme d'habitude, mais, à la place, il monte sur moi pour que je le prenne dans mes bras. Ses lèvres s'écrasent sur les miennes et je suis offusqué qu'il utilise un procédé aussi bas pour m'empêcher de parler.
 
_Je t'aime tellement, il murmure.
 
Je suis déconcerté au point que la seule chose que je trouve à rétorquer est un « Ah bon ? » étonné. Il rit et ça secoue ma poitrine. Mes mains descendent dans le creux de ses reins et je les laisse là pour le maintenir contre moi.
 
_Tu bosses demain matin ? Il enchaîne.
_Ouais... Tu veux que je reste avec toi ?
_Non, ne t'inquiète pas.
_Le fait que tu dises ça m'inquiète.
 
Il esquisse un sourire, avant de déposer ses lèvres sur les miennes, en un baiser de « Bonne nuit », ce qui est très loin, mais vraiment très loin, de me rassurer.
 
_Harry. Est-ce que quelqu'un t'a fait du mal ? 
 
Ses yeux verts se fixent dans les miens, pendant trois secondes qui me semblent interminables.
 
_Je voudrais régler ça tout seul, Louis. 
_Pourquoi ? Je peux t'aider. 
_Je ne préfère pas. 
_Ça implique Azoff ? Je comprends.
_Laisse-moi juste régler mes problèmes.
_Tes problèmes sont mes problèmes.
_T'as plus cliché encore ? 
 
Je ris avant qu'il n'enchaîne, en se rapprochant de mes lèvres :
 
_Tu ne peux pas toujours être mon héros, Louis Tomlinson. 
_Alors arrête d'être en détresse. 
_Je le serai peut-être plus si j'arrive à m'en sortir tout seul, pour une fois. 
 
J'arriverai difficilement à le contredire alors je me contente de sourire et de relever légèrement mon visage pour atteindre ses lèvres. Je l'embrasse puis retombe la tête sur l'oreiller. Harry se tient toujours au-dessus de moi. Je le regarde, en lutte intérieure contre ma profonde nature de sur-protecteur paranoïaque.
Fais-lui confiance, bordel, fais-lui confiance.
 
_Ok, je murmure, Mais je suis là, d'accord ? Je suis là si ça ne va pas.
_Je sais. 
 
 


Harry
 
 
            Quatre heures du matin. Je tourne en rond dans mon lit, mon regard dérive de l'écran du radio réveil, au plafond, puis s'arrête sur Louis, endormi. Mon petit manège dure depuis des heures. Je suis incapable de fermer l'½il. Je m'arrête plus longuement sur le visage de mon petit-ami, ça me fait du bien de le voir dormir, car il a enfin l'air calme et reposé. Un visage qui doit être à l'opposé du mien, vu l'inquiétude et la fatigue que je n'arrive plus à cacher. Je soupire, me retourne, observe le réveil. Quatre heure et une minute du matin. Je vais définitivement péter un plomb.
Je me lève du lit et sors de la chambre. Hors de question que je reste plus longtemps dans ce lit. J'attrape le paquet de clopes de Louis et rejoins le balcon. On n'est qu'au mois d'avril, mais peu importe. J'ai besoin de prendre l'air. Et puis, j'ai toujours mon pull sur le dos. En temps normal, je le trouve agréable à porter. C'est Louis qui me l'a offert à un des mes anniversaires. Cette nuit, j'ai l'impression qu'il pèse dix tonnes sur mes épaules.
Je m'assois sur une chaise du balcon et relève la manche. Un bandage blanc est enroulé autour de mon bras, protégeant la brûlure. J'observe ma blessure d'un air absent. Qu'est-ce que je dois faire, bon sang ? Je suis tiraillé entre le devoir de ne pas mentir à Louis et l'envie de ne pas faire exploser sa famille à cause de moi. Je ne suis pas dupe et je le connais bien. S'il l'apprend, il va péter un plomb et je ne pense pas que sa cousine ait besoin de ça. Peut-être que je pourrais plutôt en parler à Isaac, je songe, il est souvent plus réfléchi que Louis et il saurait quoi faire.
Je m'adosse au dossier de ma chaise. Dans tous les cas, Louis l'apprendra. À moins que je garde le silence à jamais sur cette brûlure et que je m'invente une excuse. La dernière fois, j'avais dit à mes parents que je m'étais blessé moi-même en soirée. Je doute que ça fonctionne avec Louis...
Je soupire en observant le ciel, espérant y lire ne serait-ce qu'un signe pour m'aider à prendre une décision. Je ne sais vraiment pas quoi faire avec cette histoire. Le ciel est noir et rien ne m'inspire.
Je frissonne à cause d'un coup de vent et décide de retourner à l'intérieur. Je récupère mon portable qui était en train de charger sur le comptoir de la cuisine puis m'affale dans le canapé. J'ai besoin de parler. Genre, un besoin énorme de me confier là-dessus. Je passe mes mains dans mes cheveux en soupirant. Putain. Putain.Putain. Qu'est-ce que je dois faire ? J'ai dit à Louis que je voulais régler le problème moi-même, mais je ne suis pas certain d'avoir la capacité de gérer une adolescente en colère de quinze ans. Peut-être que Perrie saurait lui parler ? Non. Ce n'est pas à elle de gérer ça.
Mes doigts tremblent sur mon portable et je finis par composer le numéro que je connais par c½ur, le c½ur lourd.
Je porte le téléphone à mon oreille et entends les sonneries retentir dans le vide.
 
_Je t'en supplie, réponds-moi.
 
Ça sonne. Et plus ça sonne, plus ça me fait mal, parce que ça ne décroche pas, ça ne va pas décrocher, bordel de merde.
 
« Vous êtes bien sur le répondeur de Gemma Styles. Je ne suis pas disponible pour le moment, vous pouvez me laisser un message après le bip sonore. »
 
Le signal arrive, indiquant que je devrais déverser le flot de mots que j'ai à lui dire : « Hey, Gemma. C'est ton frère. Tu sais, ce gros con de lâche qui t'a laissé partir. Tu avais raison, en fait. Je gâche la vie des gens avec mes caprices. La tienne, pour commencer, celle de Liam, et celle de Waliyha, probablement. Je me demande aussi si je ne gâche pas la vie de Louis aussi, d'ailleurs. Parce qu'il tient le coup pour l'instant, mais que ça ne va peut-être pas durer. Il supporte mes conneries, mes déprimes, mes problèmes. Il me supporte les soirs où je ne suis pas là, parce que j'ai préféré traîner je-ne-sais-où à la place de le soutenir dans son travail qui ne le rend pas heureux. Il me supporte les soirs où je suis là, où ça tourne souvent qu'autour de moi, parce que je suis un putain de narcissique, comme tu me l'as fait remarquer... Et tu me manques beaucoup trop aussi. Ça n'a pas de rapport. Je ne suis pas très cohérent, cette nuit. Ou peut-être que ça a un rapport d'ailleurs. Parce que tu dois comprendre dans ma voix que je ne suis pas bien et la raison, c'est probablement parce que t'es trop loin de moi. Je n'aurais pas dû te laisser disparaître de ma vie. Elle sonne creux sans toi. J'ai besoin que tu reviennes et je me déteste parce qu'encore une fois, je suis égoïste de le vouloir. Je ne sais pas quoi te dire d'autres, dans le fond, je ne sais plus trop bien pourquoi je t'appelle. Si tu devais retenir qu'une chose, et, écoute bien, parce que je ne le dis pas si souvent, c'est que je t'aime et que je suis désolé... D'accord, ça fait deux choses. Je ne sais pas trop laquelle est la plus importance, tu décideras entre les deux. Je t'aime et je suis désolé, Gemma. »
Il y a tout un tas de mots dans ma tête, mais il n'y en a aucun qui sort. Alors mes doigts compressent le téléphone et je raccroche sans laisser de message.
 
 
 
Louis
 
 
            La sonnerie de mon réveil me tire de mon sommeil et je me retiens de hurler au monde d'aller se faire foutre en cachant ma tête dans mon oreiller. Avec ma main, je cherche la chaleur d'Harry, mais ne rencontre que le drap froid. Mes yeux s'ouvrent aussitôt et je me relève, assis sur mon lit... Vide. Merde. Où est-il passé ?
Je bifurque mon regard vers le réveil. Il n'est que six heures du matin et il n'a pas cours aujourd'hui. Je sors du lit brusquement et emmêle mes pieds dans les draps.
 
_AH, je râle, Harry ? T'es là ?
 
Aucune réponse.
Je sors de la chambre et me dirige vers le salon. Je repère aussitôt sa touffe de cheveux derrière le dossier du canapé.
 
_Haz, mais qu'est-ce que tu fous dans...
 
Je m'arrête au milieu de ma question, réalisant qu'il est profondément endormi, son portable encore dans la main. Je récupère l'objet pour le poser sur la table basse, sans pouvoir empêcher mon regard de s'arrêter sur l'écran. J'aperçois le nom de Gemma dans son historique d'appels.
Merde. Quel pauvre con. Je ne sais même pas pourquoi ça ne m'a pas effleuré l'esprit plus tôt.
Je m'assois à même le sol, mon dos contre le canapé. Est-ce que j'ai fait exprès de ne rien voir ? De ne rien comprendre ? Quand Gemma est partie, je lui ai dit que je serai capable d'arranger le problème avec Greg, capable de prendre des congés pour qu'on aille la chercher tous les deux. Mais je ne lui en ai jamais reparlé. Peut-être pour gagner du temps, d'ailleurs. Je crois que je ne suis pas plus honnête que lui sur certains points. Parce que, la réalité, c'est que le départ de Gemma a bien arrangé ma famille : moins de concurrence pour la banque, plus de chances pour laisser Greg là où il est pendant encore longtemps. Peut-être qu'il a senti que je n'étais pas vraiment prêt à la ramener. Est-ce que c'est ça, le problème qu'il veut régler tout seul ? Est-ce qu'il va partir la chercher sans moi ?
Je pousse un soupir et repose le téléphone sur la table basse du salon. Je me relève et me penche vers Harry pour le réveiller, passant une main dans ses cheveux. Il ouvre doucement les yeux, encore à moitié endormi.
 
_Va dans le lit, mon c½ur.
 
Harry fronce des sourcils et jette un coup d'½il autour de lui.
 
_Je me suis endormi là ? Il demande, avec une voix monstrueusement trop cassée pour ne pas me hérisser les poils sur les bras.
_Ouais, tu as dû te relever cette nuit.
_Je n'arrivais pas à dormir, il se remémore, Tu vas au boulot ?
_Oui, je viens de me lever.
 
Il hoche la tête et se relève pour m'embrasser, vu que je suis toujours planté devant son visage. Il attrape mes hanches et me tire à lui pour que je le rejoigne. Je m'affale sur ses cuisses et l'embrasse de nouveau. On n'a pas eu notre câlin du réveil dans le lit, donc on le fera ici. Ça me va parfaitement.
 
 
_J'ai un peu de temps ce matin, je susurre contre ses lèvres.
 
Je le sens sourire et glisse mes mains sous son pull en réaction, pour caresser la peau de son ventre, encore chaude de la nuit.
 
_Oh, il murmure, comprenant où je veux en venir.
 
Je descends mes lèvres dans son cou et suce sa peau pour y laisser une légère marque. Harry se tord de plaisir dans mes bras. Je suis tout juste sorti du lit, donc encore en caleçon. Lui, par contre, il est emmitouflé comme en plein hiver. Un pull et un jogging. C'est trop, trop quand je suis à moitié nu sur lui. Je pose mes mains sur le vêtement et commence à le lui retirer. La peau de son ventre apparaît à ma vision et je souris.
Brusquement, Harry retire mes mains du vêtement et pose les siennes sous mes cuisses. Il se relève et je me retrouve dans ses bras. Il nous amène jusqu'à la cuisine et me pose sur le bar. Il pousse le saladier de pommes et on les entend tomber les unes après les autres et rouler dans l'appartement. Peu importe. Je suis bien trop excité pour le moment. Harry ne prend pas souvent d'initiatives comme celle-ci alors je veux en profiter.
Ses mains glissent le long de mes côtes, s'arrêtent à l'élastique de mon boxer. Sa langue joue avec la mienne et j'arrive à murmurer, malgré ma respiration saccadée :
 
_Déshabille-toi.
_Pas la peine, il sourit.
_Quoi ?
 
Il ne me laisse pas le temps d'ajouter quoi que ce soit car il emprisonne ma bouche avec la sienne. Ses mains me retirent mon caleçon, avec difficulté, parce que je suis quand même assis, mais mon sous-vêtement finit par se retrouver par terre. J'écarte les jambes et Harry se love à l'intérieur avec empressement.
 
_Déshabille-toi, je répète, en grognant.
_Laisse-moi faire.
_Avec tes vêtements ? Je relève.
_Ouais.
_Et comment tu vas sortir ta bite de là alors ? Je le nargue, frottant mon bassin contre le sien.
_T'es de la vieille école ou quoi ? Il rit.
 
Je m'arrête, comprenant immédiatement à quel moment il fait référence. C'était la question que je lui ai posée la première fois qu'il est venu chez moi et qu'on s'est touchés.
 
_Les préliminaires, sans la partie baise, je réponds, pour lui faire comprendre que j'ai bien vu où il voulait en venir, Ça n'exclut pas d'être nu.
_Chez moi, ça exclut que tu l'ouvres trop souvent.
 
J'aurais pu être vexé de la façon dont il me parle, mais, au contraire, je crois que ça m'excite davantage.
 
_T'as intérêt à me faire jouir, alors.
 
Harry plaque immédiatement ses lèvres aux miennes. Ses mains repassent sous mes cuisses pour me soulever de nouveau. Il m'emmène dans la chambre, titubant sur le drap. On s'écroule tous les deux dans le lit.
 
_Je n'ai pas dix mille ans non plus, je rétorque.
 
Harry m'embrasse à pleine bouche, probablement pour me faire fermer ma gueule. Ses lèvres descendent le long de mon corps, jusqu'à mon sexe. Son premier coup de langue me fait toujours frissonner. J'accroche le drap avec mes poings alors qu'il vient embrasser mes cuisses, chacune leur tour.
 
_Retourne-toi, il souffle.
_Quoi ?
_Retourne-toi, il déclare en déposant un baiser juste au-dessus de mon sexe.
 
Je m'exécute. Mon érection frotte contre le drap et c'est aussi douloureux qu'agréable. Harry embrasse mes fesses et je vois soudainement où il veut en venir. Bordel de merde. On ne l'a jamais vraiment fait. Moi, une fois, à Harry. Mais il rigolait trop car il se sentait ridicule alors je n'avais pas pu aller jusqu'au bout. Je lui ai dit que c'était agréable normalement, mais lui trouvait ça trop « dégueulasse ». Du coup, je n'ai jamais pensé qu'il me le ferait un jour, j'avais totalement abandonné l'idée.
 
_T'es sûr ? Je demande, légèrement tremblant à l'idée qu'il puisse réellement le faire.
_Tu as un problème avec le fait de te taire, Tomlinson ?
 
Je pose mon visage sur l'oreiller, murmurant après un instant :
 
_Tu ne pourras pas me faire taire si tu me fais vraiment ça.
 
Un poids m'écrase brusquement et je comprends qu'Harry vient de s'allonger sur mon dos, déposant ses lèvres juste en dessous de mon oreille.
 
_Fais tous les bruits que tu veux, mon amour, mais pas avec des mots. D'accord ?
 
Je ris en acquiesçant, tandis qu'Harry descend ses lèvres dans mon cou. Il passe à ma clavicule, mon épaule et je réalise qu'il a probablement prévu de me torturer pendant des heures.
 
_Haz, je...
_Pas de mots, il me coupe aussitôt.
 
Je soupire et ferme les yeux. Harry continue de m'embrasser, je frissonne à chacun des baisers qu'il laisse sur ma peau. Il glisse ses lèvres tout le long de ma colonne vertébrale, mes cotes, mes fesses. Je sens son souffle chaud et me retiens de ne pas le supplier d'agir maintenant. J'enfonce ma tête dans l'oreiller et sens la langue d'Harry frôler lentement mon entrée alors qu'il caresse mes cuisses avec ses pouces.
Cette fois, j'ai envie de hurler au monde à quel point je l'aime. Je l'aime de m'avoir fait exister juste pour ce moment précis. Le souffle chaud d'Harry rend les mouvements de sa langue encore plus exquis. Il entre lentement en moi et j'arrive difficilement à retenir de me contracter. Je gémis dans l'oreiller alors qu'il continue de jouer avec moi, alternant entre des coups de langue, des baisers, des morsures légères au niveau de mes fesses.
 
_Putain, je gronde, alors qu'il enfonce de nouveau sa langue, Je vais jouir.
 
Harry se retire, glissant un doigt à l'intérieur de moi, avant de répondre :
 
_C'était le but.
_Arrête, je geins, tandis qu'il continue de faire rouler son doigt.
_Tu as dit que tu voulais jouir.
_Pas dans les draps, je gémis, On les a lavés hier.
 
Son doigt s'arrête immédiatement et il doit laisser bien cinq secondes de silence.
 
_Tu viens sérieusement de dire ça ?
_Harry !
 
Ça n'a pas trop de sens, mon cri, c'est juste qu'il vient de renfoncer son doigt à l'instant.
 
_Ne pense pas à ça.
_C'est chiant de laver les draps tout le temps, je réponds, le souffle saccadé.
 
J'entends Harry soupirer et retirer son doigt brusquement. Il me force à me retourner et je tombe sur le dos. Il s'écrase complètement sur moi pour poser ses lèvres dans mon cou.
 
_Tu es un psychopathe de la lessive.
 
Le frottement de mon sexe sur sa cuisse est littéralement insupportable. Je ne tiendrai pas plus de dix secondes s'il continue.
 
_Vite. Prends. S'il te plaît.
 
Son visage descend immédiatement sur mon corps et sa bouche emprisonne mon sexe, juste à temps. Je me lâche complètement, n'ayant clairement pas supporter la sensation des boucles d'Harry le long de mon torse. J'essaie de reprendre mon souffle, la vision légèrement brouillée par l'extase du moment.
Harry revient lentement à moi, essuyant le coin de ses lèvres, avant de s'allonger à côté de moi. Il pose sa main sur mon torse pour caresser la peau de mon ventre alors que je passe un doigt sur ses lèvres encore humides.
 
_Je suis désolé, je murmure, le souffle court, Je n'ai pas réfléchi. Je ne voudrais pas que tu aies l'impression que je me suis servi de toi comme d'un...
_Arrête Louis. Ça ne m'a pas dérangé.
_Tu es trop parfait.
_De toute façon, ma bouche est probablement déjà banni du paradis avec tout ce que je viens de te faire, il lâche.
 
J'explose de rire. On a un sérieux problème, tous les deux. Moi avec mes commentaires de grand-mère sur la propreté des draps et lui de tonton bourré de fin de repas.
 
_J'irai en enfer pour cette bouche, je finis par rétorquer, une fois mon souffle revenu.
_Mais imagine qu'en enfer, tu peux dormir que dans des draps pleins de sperme. Tu ferais quoi ?
_C'est vraiment une question ?
_Oui.
_Je ne sais pas, je hausse des épaules, On a des draps en enfer, de toute façon ?
_C'est hypothétique, Louis. Ne détourne pas le sujet.
_Quel sujet exactement ? Je réalise.
_Tu viendrais en enfer pour moi même si tu devais dormir dans des draps sales jusqu'à la fin de ta vie ?
_Je serai déjà mort, chéri.
_Oh tu as compris ce que je veux dire, il soupire.
 
Je me retourne vers lui et l'embrasse. Cette conversation n'a aucun sens.
 
_Tu détournes une fois de plus le sujet, il remarque.
_Je pensais que c'était déjà évident que je te suivrai partout.
_Même dans des draps...
_Oui ! Je m'exclame en écrasant mes lèvres contre les siennes, Oui, oui, oui, je répète en continuant de l'embrasser, Partout, tout le temps, n'importe où.
 
Il sourit et je murmure, tout près de sa bouche :
 
_À New-York, aussi.
 
Ses yeux s'ouvrent brusquement et j'ajoute :
 
_On part quand tu veux.
 
Je n'arrive pas à savoir l'émotion qu'il y a sur son visage, un mélange entre joie, surprise et appréhension. Je glisse ma main sur sa joue en attendant une réaction.
 
_Tu... Il finit par souffler... Vraiment ?
 
Je hoche la tête. Un sourire éclaire son visage et il m'attrape brusquement pour me serrer contre lui. Et je crois que ce qu'il me dit me fait encore plus de bien que ce qu'il vient tout juste de se passer entre nous :
 
_Merci, Louis. Merci d'être toi. 


Chapitre sept


 
 

Tags : #runupfic - #acte5

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Comments :

  • poussy013

    01/10/2016

    Coucou, sans pression sais tu qd tu posteras la suite, l'attente est dure à supporter tant ton histoire est addictive. J'ai vu par hasard ton chapitre 8 sur twitter. Pourquoi n'est il pas sur ce blog? Il me rend triste ce chapitre. Je veux les voir heureux ensemble Louis et Harry s'il te plait...

  • RunningUp

    27/09/2016

    poussy013 wrote: "Trop pressée de lire la suite. Penses tu poster bientôt. Ta fiction est parfaite, j'adore..."

    j'y travaille, j'ai plus beaucoup de temps à cause de la rentrée malheureusement :/

  • poussy013

    21/09/2016

    Trop pressée de lire la suite. Penses tu poster bientôt. Ta fiction est parfaite, j'adore...

  • RunningUp

    13/09/2016

    poussy013 wrote: "Vivement la suite... "

    merci, je vais essayer de poster au plus vite !

  • RunningUp

    09/09/2016

    poussy013 wrote: "Bonsoir,
    sans pression aucune peux tu nous dire qd sera posté la suite s'il te plait.
    "

    bonsoir ! alors pas cette semaine malheureusement car j'ai eu ma rentrée, mon déménagement, pas d'internet, ça a été un peu compliqué, mais j'espère très rapidement :)

  • poussy013

    08/09/2016

    Bonsoir,
    sans pression aucune peux tu nous dire qd sera posté la suite s'il te plait.

  • poussy013

    05/09/2016

    Vivement la suite...

  • riri1D

    01/09/2016

    Qu'est ce qu'ils sont meuuugnons! Franchement, j'aime chaque mot, chaque point, chaque virgule de cette histoire! Et c'etait à la fois trop trop chou et excitant la dernière partie du chapitre, mais le "Merci d'être toi" ça m'a...! Ouh la la! Je ne m'en remettrai pas avant un long moment! Et j'ai eu un serrage de coeur intensif quand j'ai lu cette phrase : "
    Cette fois, j'ai envie de hurler au monde à quel point je l'aime. Je l'aime de m'avoir fait exister juste pour ce moment précis." Il n'y a même pas de mots pour exprimer ce que j'ai ressenti! Parce que c'est tellement rare au final, les gens qui s'aiment encore à ce point même après cinq ans de couple! Ouah! Je les aime!! Et le moment sur le canapé...! A.D.O.R.A.B.L.E.!!!!
    EN REVANCHE!... Je n'imagine même pas la réaction de Louis lorsqu'il découvrira la brûlure d'Harry. Parce que je comprends les intentions d'Harry, et surtout pourquoi il ne veut pas lui en parler - au moins tout de suite- mais 'faut pas se leurrer : Louis le découvrira tôt ou tard. Et lorsque ce jour là arrivera, je pense que Walhiya aura interet à aller habiter au Pole Nord pour lui echapper - bien sur, après que Louis ait engueulé Harry comme un putois pour ne pas lui avoir dit!
    Mais franchement, toute cette histoire me donne des frissons!!! Et j'ai tellement envie que Gemma revienne et en même temps tellement peur! Surtout après la brulure d'Harry, parce que même si elle a abandonné son statut de chef, Harry est son petit frère, et je crois qu'elle serait capable de faire n'importe quoi pour le protéger... Quant à Louis... BREF! Je sens que ça va partir en cacahuète tout ça! Je le sens!

    Je te fais de gros bisous - belle transition non? - et t'encourage à ecrire la suite le plus tôôôôt possible - pour ma santé mentale!

    Bisous kissous! Xx

  • 00

    31/08/2016

    Incroyablement bien écris

  • RunningUp

    28/08/2016

    Visiteur wrote: "Je crois que ça sera celui ci mon chapitre préféré... merci mille fois."

    merci à toi ! je suis contente que ça t'ait plu !

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