Chapitre huit

 

 
 
Louis
 
 
           Je tire sur le n½ud de ma cravate en soupirant. Je déteste porter un costume mais je n'ai pas eu le temps de me changer. J'ai filé jusqu'à la maison de mes parents après le travail. J'avais ressassé cette histoire avec Gemma toute la journée et je ne pouvais plus attendre d'en parler avec ma famille. Je ne peux pas partir du jour au lendemain sans les prévenir de la raison de mon départ. Je sais qu'ils vont avoir du mal à comprendre, mais j'aurais au moins essayé, c'est le minimum.
J'entre chez moi et rejoins de suite le salon. Ma mère y est installée, en train de lire un bouquin. Les jumelles sont en train de jouer à ses pieds.
 
_Salut ! Je m'annonce.
 
Les deux petites se relèvent et me sautent dessus, je les embrasse tandis que ma mère me lance un franc sourire.
 
_Quelle surprise !
_Surprise ? Je répète, en reposant Daisy et Phoebe sur le sol.
_Oui, tu ne viens pas souvent nous rendre visite.
 
Prends-toi ça dans la gueule.
 
_Tu exagères, je rétorque.
_Je paris qu'Harry est dans sa famille ce soir.
_Pas du tout, je réponds, clairement vexé que ma présence paraisse si exceptionnelle.
_Allez, viens m'embrasser au moins.
 
Je m'approche d'elle et pose un baiser sur sa joue.
 
_Tu restes pour le dîner ?
 
Ce n'était pas prévu à la base. J'avais dit à Harry qu'on irait sûrement au japonais quand je rentrerai du boulot. Mais si j'annonce ça maintenant, je vais lui donner raison et il en est hors de question.
 
_Bien sûr.
 
Ma mère sourit et rejoint la cuisine, m'annonçant que ça devrait être prêt dans une vingtaine de minutes. Avant, on avait une cuisinière à la maison. Mais depuis la mort de mon père, ma mère a décidé de s'occuper l'esprit et elle a viré tous nos employés. Elle fait le ménage, la cuisine et tous les trajets pour les dix millions d'activités des filles. Heureusement que mes cousins sont là pour aider. Vu que je passe la plupart de mon temps au travail, ce n'est pas ma priorité de venir donner un coup de main quand j'ai du temps libre. Je préfère dormir et... Voir Harry, clairement. Peut-être qu'elle a un peu raison.
 
_Je monte, j'informe ma mère.
_Oui, dis aux autres que le repas est bientôt prêt.
 
Je me dirige vers les escaliers et rejoins directement la chambre d'Isaac. Je frappe un coup sur le battant et l'entends marmonner derrière la porte. Je l'ouvre et pénètre dans la pièce. Je m'allonge sur son lit alors qu'il ne quitte pas des yeux son ordinateur.
Isaac et moi, on a le même âge. C'est vrai que ça semble bizarre qu'il vive toujours ici, avec nos parents. Je lui en ai déjà parlé une fois, mais il a dit qu'il préférait être là pour Waliyha, si elle avait besoin. Je pense au contraire que ça leur ferait du bien à tous les deux de ne plus se marcher dessus, de prendre leur distance l'un de l'autre. Depuis qu'Aiden et Stan ont quitté la demeure familiale, ils s'entendent bien mieux avec Eleanor.
 
_Tu fais quoi ? Je lui demande.
_Rien de spécial, j'essaie de télécharger un truc.
_Du porno ?
 
Il lève enfin son regard vers moi.
 
_Mais ta gueule.
_Quoi ? Je ris, C'est vraiment ça ?
_Et alors ?
 
Je pouffe de rire et m'allonge sur le matelas en reprenant :
 
_Je ne juge pas. Ça fait presque six mois que tu es célibataire.
_Comme si ça avait un rapport, tu ne regardes plus de porno maintenant que tu es en couple ?
_Je n'en ai plus besoin.
_Au pitié, il soupire, Vous êtes tellement niais et amoureux. Je suis sûr que votre façon de baiser est chiante à mourir.
_Notre façon de baiser nous va très bien, merci.
 
Encore plus depuis ce matin... J'ai chaud rien qu'à y repenser.
 
_Efface-moi ce sourire salace de ton visage, rétorque Isaac en se relevant de sa chaise de bureau, Ça me donne envie de vomir.
 
Je me rassois sur son lit alors qu'il vient me rejoindre.
 
_Pourquoi tu es rentré ? Il s'intéresse.
_Putain, ça paraît vraiment incroyable ?
_Oui.
 
Je soupire puis décide de laisser tomber. Inutile d'insister, ils sont tous braqués contre moi.
 
_Alors, qu'est-ce que tu viens faire ici ? Répète mon cousin.
_Je voulais vous parler de Gemma.
_Vous avez eu des nouvelles ?
_Non, justement, toujours pas.
_Et donc ?
_J'ai promis à Harry que je l'aiderai à la récupérer... La faire revenir à Londres, je précise.
_Tu penses qu'on t'en empêchera ?
_Je n'attendais pas spécialement votre accord, je lui avoue, Je voulais juste vous le dire.
_Ok, il murmure.
 
Je le regarde se relever et rejoindre son ordinateur. Je savais qu'Isaac ne dirait rien à ce propos. C'est plutôt Félicité et Waliyha qui vont être plus difficiles à raisonner. D'ailleurs, je devrais essayer de leur en parler chacune leur tour. Toutes les deux, ce sera impossible d'avoir une conversation cohérente, elles sont bien plus fortes en duo que seule.
 
_Les filles sont dans leur chambre ? J'interroge Isaac.
_Oui, je crois.
 
Je me relève de son lit et sors de la chambre. Je décide d'aller parler à Waliyha en première. C'est la plus difficile alors autant m'en débarrasser le plus vite possible. Je frappe à sa porte et entre brièvement ma tête dans l'entrebâillement.
 
_Je peux entrer ?
 
Waliyha est allongée sur son lit, ses écouteurs dans ses oreilles. Je la vois lever les yeux au ciel lorsqu'elle m'aperçoit et je n'attends pas sa réponse pour la rejoindre dans sa chambre. Je m'installe au bord du lit.
 
_Quoi ? Elle soupire.
_Tu peux éteindre ta musique pour qu'on parle ?
_Tu peux quitter cette pièce sur le champ ? Elle rétorque sur le même ton.
_Waliyha, sérieux, tu as quel âge ?
 
Elle grince des dents et finis par éteindre sa musique, ôtant ses écouteurs de ses oreilles d'un air blasé.
 
_C'est barbant à ce point de me parler ?
_C'est barbant de recevoir un sermon.
_Pourquoi je te ferai un sermon ? Je l'interroge, curieux.
 
Ma cousine laisse un blanc passer, sans me quitter du regard pour autant.
 
_Quoi ? Je demande.
_Il n'a rien dit.
_Qui ?
_Harry.
_Qu'est-ce qu'il aurait dû me dire ?
 
Un vague sourire se dessine sur ses lèvres, et merde. J'aimerais comprendre.
 
_En fait, ça m'étonne à peine, elle reprend d'un haussement d'épaules, Toujours dans son rôle de martyr. Tout ça pour te protéger, je suppose. Ton mec est un bouffon.
_Mais de quoi tu parles ?
 
Waliyha se relève de sa position allongée pour s'adosser contre sa tête de lit.
 
_J'ai vu Harry hier, elle m'informe.
_Par hasard ?
_Non, c'est lui qui m'a donné rendez-vous.
 
Je fronce des sourcils aussitôt et je la vois sourire, comme si elle s'amusait de la situation.
 
_Pourquoi il t'a donné rendez-vous ? Je relance, vu qu'à mon avis, elle est partie pour faire durer le suspens.
_Il voulait me parler de « mes problèmes de drogue », elle mime entre parenthèse.
_Tes problèmes de drogue ? Je répète, abasourdi.
_Ce ne sont pas des problèmes, on en a juste pris pour s'amuser, rien qu'une fois.
_On ?! Je m'exclame en me relevant brusquement du lit, T'as emmené Félicité là-dedans ? Mais t'es malade ! Mais vous êtes complètement malades ! Et qu'est-ce qu'Harry vient foutre dans l'histoire ?
_Son ex nous a balancé à Harry. C'est lui qui est venu nous chercher en boîte, il y a quelques mois, avec le mec de Gemma.
_Azoff ? Je balbutie, tombant un peu plus des nues à chaque fois qu'elle ouvre la bouche, Azoff vous a trouvés en boite et c'est Harry qui est venu ? Mais quand ? Quand ça a pu se passer ?
_Tu es venu nous chercher chez les Styles, elle répond, Il t'a dit qu'on était juste bourrées, mais il mentait.
 
J'avale ma salive en reculant d'un pas. Non, je ne peux pas y croire. Harry ne m'aurait jamais menti sur un fait aussi grave. Il sait à quel point je tiens à ma famille, il sait à quel point la drogue peut ruiner une vie. Il n'aurait jamais laissé passer ça. Jamais.
 
_Arrête tes conneries, je murmure.
_Tu ne me crois pas ? Elle comprend.
_Ça n'a aucun sens.
_Sa brûlure sur le bras en a une ? Elle relance.
 
Bordel. Cette conversation m'échappe complètement.
 
_Quelle brûlure ?
_La brûlure de cigarette, elle répète, Sur son bras.
_Ça fait des années, pourquoi tu me parles de ça maintenant ?
 
Elle sourit, encore. Je vais finir par la tuer.
 
_Quoi ? J'explose de nouveau.
_J'ai écrasé ma cigarette dans son bras pas plus tard qu'hier.
 
Non. C'est faux. J'étais avec lui hier soir. On a dormi ensemble. On a... Je repense au pull qu'il n'a pas voulu quitter une seule fois. Non, ce n'est pas possible.
 
_Je ne sais pas combien de temps il comptait jouer au héros, reprend ma cousine, Mais il n'aurait pas pu le cacher éternellement, de toute façon.
_Tu n'as pas vraiment fait ça ? Je balbutie, Tu me fais marcher ?
_Je n'ai rien fait de plus que toi, elle me nargue.
_C'est différent maintenant ! Je m'emporte, Tu es malade ! C'est mon copain, tu ne peux pas lui brûler le bras avec une putain de cigarette !
 
Je pose ma main sur ma bouche en réalisant ce que je viens de dire à voix haute. Non, c'est surréaliste.
 
_C'est différent pour toi ! Crache Waliyha, Pour moi, c'est juste pire ! Vous avez gâché ma vie ! Zayn est mort à cause de vous ! Ton Harry aurait dû crever quand il a sauté du pont !
 
Je retiens réellement ma main de partir valser contre sa joue. Je recule d'un pas et crispe mon poing pour ne pas faire quelque chose que je pourrais regretter. Mais j'ai vraiment envie de tout exploser autour de moi.
 
_Tu n'as pas fait ça, je murmure, Tu n'as pas... C'est un délit. Tu ne peux pas brûler une cigarette sur la peau de quelqu'un, et encore moins sur la sienne.
_Tu l'as fait, toi, elle insiste.
_Avant ! Je m'emporte, AVANT !
_Avant que Zayn meurt ? Elle me provoque, En quoi tu avais une meilleure excuse ?!
_Zayn s'est suicidé !
 
Je me suis mis à hurler, sans le contrôler. J'ai hurlé si fort qu'Isaac débarque en trombe dans la chambre.
 
_Qu'est-ce qu'il se passe ? Il s'exclame, inquiet.
_Waliyha a écrasé une cigarette dans le bras d'Harry ! Je m'exclame, n'arrivant toujours pas à le réaliser, Elle l'a blessé intentionnellement !
_Quoi ? Balbutie mon cousin en se retournant vers elle.
_Je n'ai fait que suivre ton exemple, grand-frère adoré, elle ironise.
 
C'en est trop. J'ai envie de lui exploser la tête contre le mur. Je frappe sa chaise de bureau avec mon pied et un bruit sourd résonne dans la pièce. J'entends ma mère m'appeler du salon et une des jumelles se mettre à pleurer.
 
_Zayn a tué Liam, je reprends en plongeant mon regard dans le sien, Il a tué un homme et il s'est tué lui-même car il ne pouvait pas vivre avec ça. Tu détestes les mauvaises personnes parce que c'est plus facile que d'ouvrir les yeux. Zayn est mort, Waliyha. Tu peux faire toutes les conneries que tu veux pour attirer l'attention, mais il ne reviendra pas pour toi. Il ne reviendra pas du tout. Il est parti pour toujours. Il ne viendra pas te sauver. Alors continue de refuser notre aide, continue de nous haïr, mais ne te plains pas si tu te retrouves toute seule. Et si tu touches encore une fois à Harry, je te jure que tu seras toute aussi morte à mes yeux que Zayn l'est.
 
Les larmes qui perlent dans son regard sont sa seule réponse. Je quitte la pièce brusquement et dévale les escaliers.
 
_Louis, m'interpelle aussitôt ma mère, Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
_Je dois partir, je la contourne.
 
Elle m'attrape par le bras et me force à me retourner vers elle.
 
_Louis, elle répète, Dis-moi ce qu'il se passe. Qu'est-ce qui ne va pas ?
_Tout ! J'explose, à bout de nerfs, Tout ne va pas ! Cette famille, Harry, mon boulot ! Tout me casse les couilles ! T'es contente ?
_Mais qu'est-ce que...
_Je vais finir par me dire que Gemma a eu raison de quitter cet endroit de fou, je l'interromps, Vous tous...Vous me pourrissez la vie !
 
Je sors de chez moi en trombe.
 
 
 
 
Harry
 
 
         Je grimace en retirant le pansement sur mon bras. La brûlure est encore suintante et je souffle doucement dessus pour apaiser la douleur. Je m'empare de la crème que m'a donné la pharmacie et en dépose délicatement tout autour. Je vais laisser la plaie sécher à l'air libre. De toute façon, je me suis enfin décidé à tout avouer à Louis. Garder le secret plus longtemps devient ridicule. La brûlure va mettre des mois à disparaître. Et même si j'ai adoré ce qu'on a fait ce matin, je n'ai pas prévu de lui cacher mon corps éternellement.
Je relève mon visage vers le miroir pour observer mon reflet. Il va me détester. Probablement me crier dessus, mais il comprendra.
J'entends une clef tourner dans la serrure et me retiens de respirer pendant une demi-seconde. Je dois lui dire, maintenant. Je pousse un soupir pour me donner du courage et descends la manche de mon pull sur le bras. Il faut que j'amène le sujet en douceur. Mais alors que je m'apprête à sortir de la salle de bains, j'entends sa voix résonner dans tout l'appartement :
 
_HARRY STYLES !
 
Je sursaute, ayant un mouvement de recul qui me fait de nouveau rentrer à l'intérieur de la pièce.
 
_HARRY, T'ES OÙ, PUTAIN ?!
_Là, je réponds, encore choqué par la violence qui vibre dans sa voix.
 
Je sors de la salle de bains pour le retrouver dans le salon. Son regard se pose aussitôt sur mon bras. Son visage s'assombrit quand il comprend que je porte encore mon pull. Et merde. Il sait déjà.
 
_Dis-moi que ce n'est pas vrai, il murmure, soudainement brisé.
_J'allais te le dire.
_Quand ? Il me coupe, sèchement.
_Là, tout de suite, avant que tu n'arrives ! Je m'empresse de répondre, Je suis désolé, je voulais...
_Ta gueule.
 
Je me tais, blessé par la façon dont il est en train d'agir. Est-ce que ça va devenir ma faute si j'ai essayé de raisonner sa cousine ?
Louis retire sa veste, sans parler, et la balance sur le canapé. Il passe ses mains sur son visage en soufflant bruyamment.
 
_Je...
_Ta gueule, il répète.
 
Je reste comme un con, planté au milieu du salon. Je l'observe faire les cent pas dans la pièce, jusqu'à ce qu'il relève son visage vers moi et qu'il grince du bout des lèvres :
 
_Fais-moi voir.
 
Je relève la manche de mon pull. Son regard s'arrête sur la brûlure pendant plusieurs secondes, mais aucune expression particulière ne traverse son visage, comme s'il était encore sous le choc.
 
_Comment tu as pu me le cacher ?
_Crois-moi, j'allais vraiment te le dire, j'avais...
_C'est hier soir qu'il fallait me le dire, il m'interrompt, sèchement, Tu aurais dû me le dire à la seconde où elle a fait ça.
 
Louis réduit la distance qui nous sépare et attrape mon bras. Il passe ses doigts froids sur la peau qui entoure la plaie.
 
_Putain, il lâche, Tu as été te faire soigner ?
_Oui.
 
Il continue de tenir mon bras, paraissant soulagé... L'espace d'une brève seconde. Parce qu'il se recule brusquement et murmure :
 
_Ça va beaucoup trop loin Harry.
_Non, je l'arrête, On va l'aider à s'en sortir. On va être là pour elle. On va...
_Pas elle, il me coupe, Toi, Haz. Toi, tu vas beaucoup trop loin.
_Quoi ? Je balbutie.
_Tu mens.
_Non, je m'offusque, J'allais te le dire, je...
_Et que ma s½ur et ma cousine se droguent, ça aussi, tu allais me le dire ?
 
Son regard est tellement noir que je me recule d'un pas, comme trop effrayé de me retrouver de nouveau face à ce Louis-là. Il a fait de nombreux sacrifices pour moi, il a accepté tellement de choses. Mais ça, il ne me le pardonnera pas. Pas quand ça touche à sa famille. Et je le sais pertinemment. Je sens mes mains se mettre à trembler et mon c½ur prêt à fuir la rage qui va me tomber dessus.
 
_Alors ça aussi, c'est vrai ? Il finit par murmurer, la gorge nouée.
_Je m'en occupais, c'est pour ça que j'ai voulu rencontrer...
_Tu ne t'occupais de rien du tout, il me coupe, Tu vivais ta vie comme d'habitude.
_Je ne voulais pas...
_Tu ne veux jamais rien ! T'es toujours là avec tes bonnes intentions et tes excuses bidons pour ne jamais agir, mais, non, tu ne veux jamais rien faire de mal ! Mais à un moment donné, tu vas devoir sortir de ton monde, Harry, de ce monde où il n'y a que toi à l'intérieur ! Tu n'as aucune considération pour personne, tu...
_Si ! J'en ai ! Je m'emporte, J'en ai pour toi, pour ta famille, pour...
_Elle a quatorze ans ! Il explose, Ma s½ur a quatorze ans et a touché à la drogue ! Ma cousine de quine ans t'a brûlé le bras avec une cigarette. Tu ne me l'as pas dit ! Tu ne m'as rien dit ! C'est grave, putain ! GRAVE, Harry ! Tu aurais dû t'inquiéter ! Tu aurais dû réagir ! Mais tu attendais quoi, bon sang ? Qu'elles aillent encore plus loin ? À quel degré ça t'aurait enfin inquiété ? Jusqu'à une nouvelle mort ? C'est ça que tu voulais ?
_Non, je balbutie, trop effaré par sa colère pour prononcer quoi que ce soit de plus cohérent.
_Je n'en peux plus de toi, je n'en peux plus de cette bulle dans laquelle tu vis !
_Arrête, je souffle.
_Non je n'arrête pas ! Merde, je n'arrête pas ! Je t'ai passé trop de choses, je t'ai trop protégé, trop pardonné... Après tout ce qu'il s'est passé, après la mort de Liam, de Zayn, tu continues d'être aveugle et de croire que tout va bien et que tout va s'arranger. Et bien, non, ça ne s'arrange pas, Harry. Ta propre s½ur a fugué à l'autre bout du globe et tu n'as pas été foutu de la retenir. Tu es toujours ce foutu gamin flippé par la vie qui laisse les choses lui passer dessus, en se disant qu'il y aura bien un pigeon dans le coin qui aura les couilles à sa place ! Tu aurais dû me le dire, Harry. Si tu m'aimais vraiment, tu me l'aurais dit.
_Je t'aime ! Je m'exclame aussitôt, Louis, je t'aime tellement, tu ne peux pas...
_Tu aimes le Louis qui te permet de vivre ta vie sans culpabiliser, le Louis qui te permet d'oublier le passé. Mais j'en ai marre d'être ce Louis-là. Moi aussi, je souffre. Et je n'en peux plus d'être ton punching ball à longueur de temps.
 
Il s'arrête brusquement de crier. Ses yeux sont brillants, son souffle saccadé et il a des spasmes musculaires. Je ne l'avais jamais vu aussi en colère. Je n'ai aucune idée de ce que je peux lui répondre, ni même de ce que je pourrais faire, là, tout de suite. À part pleurer, bien sûr. Ce dont je me retiens avec une force surhumaine car ça n'arrangerait pas la situation, ça le conforterait juste dans le fait que je n'ai toujours pas mûri.
La sonnerie de son téléphone portable vient rompre le silence de la pièce et Louis le sort de la poche de son costume, furieux. Il décroche, son visage se durcit encore un peu plus, puis il grince un « j'arrive » entre ses lèvres pincées. Il éteint son portable, le range dans sa poche, et fait brusquement demi-tour.
 
_Tu vas où ? Je l'interroge aussitôt.
_Waliyha a quitté la maison, il répond, Je dois la retrouver.
_Je vais t'aider, je murmure.
_Non, il me coupe, sèchement, Tu en as bien assez fait comme ça.
 
Puis il sort de l'appartement en claquant la porte derrière lui.
 
 
 
 
 Louis
 
 
           Mes mains se crispent contre mon volant au moment où je me gare sur le parking du cimetière. J'ai reçu un appel d'Isaac alors que j'étais en route pour rentrer chez mes parents. Il m'a dit qu'ils avaient trouvé Waliyha devant la tombe de son frère.
Je reste un instant dans la voiture, regardant à travers le pare-brise. Il fait nuit noire, une nuit sans étoile et sans magie. Une nuit banale à mourir.
Je soupire et me décide à quitter mon véhicule. J'avance vers le cimetière. Je connais ses allées par c½ur. Je pourrais retrouver la place de Zayn les yeux fermés. J'aperçois d'ailleurs ma famille qui se tient devant la pierre tombale. Je suis apparemment le dernier à arriver. Il y a Waliyha, bien sûr, Isaac, Eleanor, Lottie, Félicité, Stan et même Aïden a fait le déplacement.
Je les rejoins, en silence. Ils sont tous assis devant la tombe, ils ne parlent pas. Waliyha a les yeux rouges d'avoir trop pleuré. Je m'assois à mon tour sur le sol poussiéreux et froid.
 
_Tu n'étais pas obligé de venir, prend la parole ma cousine.
_Je suis désolé pour tout ce que j'ai dit, je ne le pensais pas.
_Je le méritais, elle murmure, les yeux dans le vague.
 
Je reporte mon regard vers la tombe et mon c½ur se crispe quand je croise le nom de mon cousin inscrit sur la pierre.
 
_Ça fait toujours mal, souffle Isaac, en suivant mon regard.
_Oui, je confirme, Ça fait toujours mal.
_J'avais l'impression que ça ne te faisait pas mal, murmure Waliyha.
 
Je me retourne vers ma cousine et elle enchaîne :
 
_Et je ne comprenais pas. Je ne comprenais pas pourquoi ça ne te faisait pas mal.
_Je ne le montre pas.
_Je ne sais pas comment tu fais, ajoute Félicité, Je ne sais pas comment tu fais pour continuer.
 
Je fais sans eux, en réalité. C'est comme ça que j'ai réussi à continuer pendant toutes ces années. En venant le moins possible à la maison, en minimisant l'action des filles, en me contentant d'aller chercher Isaac dans les bars lorsqu'il est ivre alors qu'il a besoin de plus qu'un putain de chauffeur, en préférant Harry à eux, en choisissant d'oublier plutôt que d'accepter. J'ai fait sans eux. Ils ont raison depuis le début, je les ai laissé tomber. Je croyais avoir rempli mon rôle quand j'ai accepté de devenir le PDG de la banque, mais ce n'était pas de ça dont ils avaient besoin. Ils avaient juste besoin de voir que, moi aussi, j'étais humain. Ils avaient besoin de savoir que, moi aussi, Zayn me manque. Ils avaient besoin de moi, tout simplement.
 
_Je suis désolé, je murmure, dans le vide.
_Tu n'as pas à être plus désolé qu'un autre, rétorque Eleanor, Tu n'y peux rien.
_Je suis absent.
 
Cette fois, personne ne relève, alors j'ajoute :
 
_C'est probablement trop facile de revenir comme ça.
_L'important est de revenir, participe Stan.
 
Je me retourne vers mon cousin. Il est le premier à m'avoir mis en garde et il n'a même pas l'air de m'en vouloir. De nous tous, je crois que c'est lui qui a le plus grandi, malgré le fait qu'il semble croire être le seul à ne pas avoir avancé.
 
_Moi aussi, je suis absent depuis la naissance de la petite, enchaîne Aiden.
_Non, c'est normal, l'arrête sa s½ur, Tu as une famille désormais.
_Vous êtes toujours la mienne.
 
J'observe la tombe devant moi, j'essaie d'imaginer ce qu'on serait devenus si Zayn n'était pas mort, s'il n'avait pas tué Liam. Est-ce qu'Harry et moi, on serait toujours ensemble ? Toujours caché ? Est-ce que nos familles se feraient encore la guerre ? Est-ce qu'on l'aurait perdu ? Gagné ? Est-ce qu'on serait seulement heureux ? J'ai la vague impression qu'on aurait bien trouvé autre chose pour se détruire.
Un sanglot éclate brusquement dans notre groupe et je me retourne vers ma s½ur. Lottie, les yeux pleins de larmes et les lèvres tremblantes.
 
_Hey, murmure doucement Eleanor en venant l'accoler par derrière, Ça va, on est là.
 
Je regarde la main de ma cousine se lier à celle de ma s½ur. Sa phrase résonne dans ma tête « On est là ». Pas moi, j'ai envie de répondre. Pas moi. Moi, je ne suis pas là, je n'étais pas là, je n'ai jamais été là.
Mes yeux s'humidifient à leur tour. J'ai honte. Honte de ce que je suis devenu, de ce que je suis. Je suis passé du chef de clan omniprésent à une ombre qui passe dans leur vie. Dans les deux cas, j'ai agis dans mon propre intérêt. Je n'ai jamais su m'occuper d'eux.
 
En fait, je réalise que je ne suis pas celui que je pensais être.
 
 

 
Harry
 
 
           Je me retourne dans mon lit. Les heures sur le radio réveil défilent et je suis incapable de fermer les yeux. Je me retiens d'appeler Louis pour savoir s'ils ont retrouvé sa cousine. À la place, je me fais dix millions de scénarios dans ma tête, et aucun ne termine bien.
Je lance de nouveau un coup d'½il au réveil. Il est trois heures du matin et je ne me suis jamais senti aussi seul dans un lit. Je comprends finalement pourquoi Louis détestait quand je rentrais tard de soirée. Je trouvais qu'il exagérait, parce qu'il dormait, de toute façon, et que ça ne changeait rien à son sommeil. Manifestement, j'avais tort. Le lit est bien trop vide pour y trouver un quelconque confort. Quand tu as pris l'habitude de dormir avec une personne pendant plusieurs années, quand tu as l'habitude de son odeur, de son corps, de ses mouvements, de son souffle, il n'y a rien de pire que de ressentir cette solitude. J'ai soudainement la sombre pensée que s'il me quitte, je ne pourrais plus jamais dormir de ma vie.
Un bruit de clef dans la serrure m'indique que mon calvaire est terminé. La poignée s'affaisse, la porte s'ouvre, des pas lourds traînent sur le parquet. Louis entre dans la chambre et je n'ose même pas me retourner vers lui. Je l'entends se déshabiller puis il se glisse dans les draps, en caleçon. Le silence est presque aussi pesant que la solitude dans laquelle je me trouvais.
 
_Vous l'avez retrouvée ? Je finis par demander.
_Oui.
_Elle va bien ?
_Elle ira bien, il répond.
 
De nouveau, le silence. Je me sens oppressé. Il y a bien trop de tensions, de reproches, de non-dits. Je retire le drap de mon corps, comme si ça allait m'aider à mieux respirer. Louis ne reprend pas la parole. Je me retourne vers lui. Il a fermé les yeux.
 
_Tu veux rompre ? Je lâche.
 
Je ne sais pas pourquoi j'ai dit ça, pourquoi comme ça, pourquoi à ce moment-là alors qu'il tombe de fatigue. Je crois que je ne peux pas attendre demain matin pour avoir une réponse. Je crois que j'avais besoin de crever l'abcès.
 
_Louis, tu veux rompre ?
 
Il garde les yeux clos, sans pour autant prétendre être endormi.
 
_Réponds-moi, putain !
 
Ses yeux s'ouvrent. On se regarde malgré la pénombre de la pièce. Son silence est horrible.
 
_Dis-le-moi si tu veux rompre, je murmure.
_Je pense que j'ai besoin d'une pause.
 
J'encaisse. Une pause, ok.
 
_Le genre de pause où on n'ose pas se dire qu'on a rompu ? Je demande, en tentant de maîtriser le son de ma voix, alors que je me sens juste putain d'anéanti.
_Non, pas ce genre de pause, il me répond, qu'à moitié convaincu par ce qu'il dit, On peut en parler plus tard ? J'ai besoin de dormir.
_Tu m'annonces que tu veux rompre et je dois simplement m'endormir ? Sérieusement ?
_Pas rompre, il relève, Une pause.
_Pour faire quoi ? Pour t'envoyer en l'air avec quelqu'un d'autre ?
_Pour m'occuper de ma famille, il rétorque, sèchement, car je sens que ses nerfs sont encore fragiles et que je ne vais clairement pas aider à le calmer.
 
Mais je m'en fous.
 
_Je t'en empêche ? Je reprends.
_Je dois prendre soin d'eux, il répond – sans répondre à ma question, d'ailleurs.
_Tu les étouffes déjà dix fois trop.
 
Cette fois, il se relève brusquement de sa position allongée. Je suis le mouvement pour me retrouver en face de lui.
 
_C'est toujours mieux que de les laisser crever comme tu as fait, il dit.
 
Ça fait mal. Forcément, c'était évident qu'on n'allait pas rompre en bonne et due forme. Je ne le laisserai pas me quitter avant que je ne pleure du sang et lui aussi.
 
_Tu te crois indispensable à leurs vies ? Je lui rétorque, Tu n'es même pas foutu de te rendre compte qu'elles ne te supportent pas.
_C'est toi qu'elles ne supportent pas !
_Je suis un Styles, c'est normal. Toi, tu es de leur famille et elles ne te font absolument pas confiance !
_Parce que je sors avec toi ! Il rétorque, ne voulant visiblement pas lâcher son argument.
_Non, parce que tu es étouffant, Louis ! Et pas qu'avec ta famille, avec moi aussi ! Toujours à nous surveiller, à nous critiquer... Mais tu n'es pas au-dessus de nous ! Ce n'est pas parce que tu gères une des plus grosses banques du pays que tu as mieux réussi. Tu n'es pas mieux que moi, tu n'es pas mieux que tes s½urs, tu n'es pas mieux que tes cousins, alors arrête de prendre tout le monde de haut !
_Je ne prends pas tout le monde de haut ! Il s'offusque.
_Si, tu le fais ! Tout le temps ! Tu ne t'en rends même plus compte. La façon dont tu me parles quand tu rentres du boulot, parce que toi, t'es crevée et que moi, je suis qu'un con d'étudiant qui n'en branle pas une ! La façon dont tu parles à tes s½urs ou tes cousines dès qu'elles ont le malheur de faire quelque chose qui ne va pas dans ton sens ! La façon dont tu parles à Stan parce qu'il n'a pas ta putain d'ambition dans la vie, peut-être parce qu'il a envie de foutre autre chose que de s'enfermer dans un bureau, d'ailleurs ! Et toi, tu lui reproches. T'es devenu comme ton père.
 
Sa main claque immédiatement contre ma joue. Je sens le picotement douloureux sur ma peau. Je ne sais même pas pourquoi je lui ai dit tout ça. Enfin si, je sais, c'était clairement pour lui faire du mal. Pour qu'il ait aussi mal que moi.
 
_Je suis désolé, il murmure, choqué par son propre geste, Pardonne-moi.
_Qu'est-ce qu'il te prend ?
_Je suis désolé, il répète.
_Louis, parle-moi.
 
Il se rallonge sur le lit, les yeux rivés au plafond. Je suis incapable de me détacher de lui. Il a l'air tellement triste, tellement paumé.
 
_Je pensais que le temps effacerait les ranc½urs, il commence, Mais Isaac avait raison, je ferme les yeux. Personne de ma famille n'a pardonné à la tienne. Je faisais comme si ce n'était pas important, mais ça l'est. On ne peut pas... On ne peut pas continuer à l'ignorer. Je n'arrive plus à l'ignorer. Waliyha, elle était tellement mal tout à l'heure. Je n'avais rien vu. Je ne voulais rien voir. Je ne peux plus continuer comme ça.
 
Je ressens un pincement au c½ur quand il me dit tout ça, quand je réalise qu'on y est finalement arrivés. Je le regarde me quitter sans pouvoir le retenir.
Parce que je suis bien devenu une erreur.
 
 
 
 

Tags : #RunUpfic - #Acte5

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Comments :

  • RunningUp

    05/10/2016

    poussy013 wrote: "C'est par hasard que je suis venue là et découvert le chapitre 8 qui n'apparait pas sur ton blog. Moi qui avait tellement hâte de lire la suite je suis triste de lire ce chapitre. Voir louis et harry se déchirer comme ça et se séparer. Je n'imaginais pas ça. Jusqu'à présent ils réussissaient à être ensemble malgré tout et là ça part en sucette...Peut être aurais je dû m'arrêter au tome 4 mais j'étais tellement contente de voir un acte 5. Ce que j'espère c'est que je le regretterais pas. Je supporte pas les fins tristes et ça me briserais le coeur que Louis et Harry ne finissent pas ensemble."

    c'est bizarre pour le chapitre 8, moi il apparait normalement ?

  • poussy013

    01/10/2016

    Ns laisser sur cette fin c'est horrible... poste vite la suite s' il te plaît l' attente va être trop longue en imaginant la suite... fais pas qq chose de triste s' il te plaît... ils doivent être ensemble. Et au passage je trouve que Louis est trop dur avec Harry... biz. A très vite

  • poussy013

    29/09/2016

    C'est par hasard que je suis venue là et découvert le chapitre 8 qui n'apparait pas sur ton blog. Moi qui avait tellement hâte de lire la suite je suis triste de lire ce chapitre. Voir louis et harry se déchirer comme ça et se séparer. Je n'imaginais pas ça. Jusqu'à présent ils réussissaient à être ensemble malgré tout et là ça part en sucette...Peut être aurais je dû m'arrêter au tome 4 mais j'étais tellement contente de voir un acte 5. Ce que j'espère c'est que je le regretterais pas. Je supporte pas les fins tristes et ça me briserais le coeur que Louis et Harry ne finissent pas ensemble.

  • leeloo

    17/09/2016

    je suis en larme,,

  • RunningUp

    13/09/2016

    Visiteur wrote: "je pleure. Voila mon état du debut à la fin."

    je sais que ce chapitre était moins rigolo que les autres, mais courage ♥

  • RunningUp

    13/09/2016

    Visiteur wrote: "Je trouve que ça tourne en rond.."

    J'espère que tu n'as pas trop le tournis alors :/

  • RunningUp

    13/09/2016

    Let-me--go wrote: "Waaaah c'est fou à quel point je suis amoureuse de cette fiction ! Je ne m'attendais pas à cette 5idme partie. Je suis revenue par hasard sur tout blog et.. Quel super hasard ! L'histoire de Louis et Harry est tellement triste, compliqué, folle... J'ai hâte de lire la suite même si ça me déchire le c½ur de voir louis sans Harry et Harry sans Louis.. J'ai vraiment hâte et envie de lire cette suite. Même si ça me fait pleurer!
    Bravo à toi pour ce talent de dingue que tu as !!!! Merci d'écrire tout ça et de nous le partager bordel !!!!
    "

    merci beaucoup pour ton commentaire ça me fait trop plaisir ! trop marrant que tu sois revenue par là par hasard ! ahah :)

  • RunningUp

    13/09/2016

    belieberss wrote: "BEST FICTION EVER"

    merci tu es adorable ♥

  • RunningUp

    13/09/2016

    Visiteur wrote: "En toute honnêteté, je ne pense pas qu'une 5ème partie était vraiment nécessaire, je veux dire, j'ai adoré le premier tome et j'ai adoré la fin et je ne pense pas que cette 5ème partie apporte quelque chose de plus à l'histoire, au contraire ça aura plus tendance à tourner en rond. Néanmoins, je vais évidemment continuer à lire, parce que cette histoire arrivera toujours à m'apporter pleins de sentiments différents. Je redoute seulement la fin définitive, qui risque d'entacher la précédente.
    J'ai tout de même hâte de découvrir la suite de ton histoire parce que j'adore ton style d'écriture et j'espère bien que tu me feras revenir sur ces paroles :)
    "

    Je comprends ton avis et tu n'es d'ailleurs pas la seule à le penser, je trouve ça juste dommage parce qu'au contraire je trouve que l'acte 5 apporte une véritable fin, dans le sens où tu considères probablement que l'acte 4 est un happy end parce que tu ne penses qu'au larry... Personnellement je ne considère pas la fin de mon acte 4 comme une happy end (ça finit sur perrie qui a failli se tuer, on ne voit aucun autre membre des familles, etc). Alors oui c'est une fic larry mais pour moi tous les personnages comptent et je n'aimais pas une fin qui ne les prenait pas en compte et qui disait juste "le couple principal est heureux", fin de l'histoire. Pour moi, ils n'arriveront pas à être heureux sans savoir concilier qu'ils ont une famille à côté et c'est justement ce que cet acte raconte. J'ai essayé de montrer dans run up que les relations familiales étaient toutes aussi importante que celles qui sont amoureuses, du coup ça paraît peut-être moins important pour toi (d'où le fait que tu trouves l'acte moins intéressant) mais pour moi c'est important donc voilà, aucun regret :)

  • Visiteur

    13/09/2016

    En toute honnêteté, je ne pense pas qu'une 5ème partie était vraiment nécessaire, je veux dire, j'ai adoré le premier tome et j'ai adoré la fin et je ne pense pas que cette 5ème partie apporte quelque chose de plus à l'histoire, au contraire ça aura plus tendance à tourner en rond. Néanmoins, je vais évidemment continuer à lire, parce que cette histoire arrivera toujours à m'apporter pleins de sentiments différents. Je redoute seulement la fin définitive, qui risque d'entacher la précédente.
    J'ai tout de même hâte de découvrir la suite de ton histoire parce que j'adore ton style d'écriture et j'espère bien que tu me feras revenir sur ces paroles :)

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