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Extra un. 21/08/2014

 
 

 
 
Zayn
 
 
 
— C'est un Tomlinson !
 
Je frissonne, instantanément, au son de cette voix alarmée.
Je me retourne vers le mouvement de foule alors que je sens ma partenaire se crisper sous mes doigts. Je reconnais Louis, au milieu des gens et le gars handicapé par terre. Sans réfléchir, ma main glisse dans celle de la jeune fille avec qui j'ai dansé et je la tire vers moi. Je tourne les talons et je l'emmène. Je ne sais même pas où je vais, mais je ne veux pas la lâcher. C'est impossible. Je sens ses doigts se resserrer dans les miens. Elle me suit. On file entre les danseurs alors que tout le monde se rapproche de ce qu'on est en train de fuir.
Le conflit, tout simplement, c'est ça qu'on fuit. Ce n'est pas lâche, c'est courageux au contraire. Parce qu'il y a trop de gens qui rentrent dans cette guerre sans savoir pourquoi. Trop de gens qui se font souffrir sans raison. Et moi, c'est ça que je trouve le plus lâche. Faire des choses insensées simplement parce qu'on nous a dit de les faire, parce qu'on nous a fait croire qu'il fallait les faire. 
Je reconnais que je ne pensais pas comme ça il y a dix minutes. J'étais venu à cette soirée pour faire comme mes cousins, pour entrer dans leur bande et leur prouver que j'étais l'un d'entre eux. Que je n'avais pas peur des Styles et que j'étais capable d'agir autrement qu'en gamin immature. Sauf que je viens de réaliser que ce sont eux les immatures, depuis le début, et je me demande sincèrement pourquoi je voulais leur ressembler. Ils sont pathétiques. Ils ne vivent qu'à travers ce conflit, qu'à travers leur haine. Ils n'ont rien d'autre dans leur vie. Moi non plus je n'avais rien d'autre avant ce soir. Mais, maintenant, j'ai une paire d'yeux magnifiques qui me regardent et une main dans la mienne. Et, surtout, un sentiment dans le c½ur que je n'avais jamais connu auparavant. Je me demande sincèrement si j'aurais besoin d'autre chose dans ma vie après ça.
On sort tous les deux de la salle de réception, côté parc, à l'arrière du château. On part en courant. Sa main serre la mienne et elle frissonne car le vent est glacial. Il fait nuit dehors et les étoiles brillent dans le ciel noir. Tout est tellement beau et parfait que je n'ai pas envie de penser à mon abrutie de famille à l'intérieur qui va passer un sale moment. Je cours, mais je sens la jeune fille me tirer en arrière. Je m'arrête et me retourne vers elle. La jolie blonde est en train de retirer ses chaussures à talons. Elle glisse ses pieds nus dans la pelouse verte puis repart de plus belle en courant. Cette fois, elle est devant moi. Elle court vite, bordel, j'arrive à peine à la suivre. Nos mains se resserrent encore plus et on continue de courir. Alors si, finalement, peut-être qu'on est en train de fuir. La réalité. On la fuit et on prie pour qu'elle ne nous rattrape pas. Jamais.
On s'arrête, totalement essoufflés, au bord d'un étang. On ne peut pas aller plus loin mais, si cette foutue flotte n'avait pas été là, qui sait, on aurait peut-être couru jusqu'en Chine.
 
— Ah putain, souffle mon ange masqué en se laissant tomber sur la pelouse du parc, C'est de la pure folie.
 
Je m'allonge à côté, mais je ne me sens pas assez proche, alors je passe au-dessus d'elle. Mes coudes plantés dans le sol pour ne pas l'écraser complètement.
 
— Qu'est-ce qui est fou ?
— Toi, murmure-t-elle du bout des lèvres en venant caresser ma joue.
 
Je frissonne. Je ne me suis jamais senti comme ça. Je veux dire, aussi vulnérable. Mais je m'en fiche parce que c'est trop agréable pour que je m'en inquiète. J'esquisse un sourire et elle passe ses deux mains derrière ma nuque. De ses doigts, je la sens dénouer la ficelle en soie qui tient mon masque. Elle le retire doucement de mon visage et m'observe pendant quelques secondes.
 
— Je ne t'ai pas invité.
 
Je ne réponds pas, mon regard perdu dans le sien. Ses yeux bleu pastel ressortent derrière son masque à paillettes et elle est tellement belle qu'aucun mot cohérent ne pourrait la décrire à cet instant.
 
— Tu es avec eux, n'est ce pas ?
 
Je hoche doucement de la tête, même si, théoriquement, je ne suis pas venu avec mes cousins.
 
— Tu es l'un d'entre eux ? Elle se corrige.
 
Sa question me fait mal parce qu'un haut-le-c½ur la saisit au moment où elle prononce ses mots. Un sourire triste se devine sur son visage car mon absence de réponse ne lui laisse aucun doute sur mes origines.
Je me mords la lèvre d'un air gêné et ajoute à demi-mots :
 
 — Est-ce que tu peux enlever ton masque, toi aussi ?
 
La jeune fille passe ses mains derrière sa nuque et elle le fait tomber tout doucement le long de son cou. Je lui enlève totalement et la regarde. Mon c½ur se pince. Se pince si fort que j'ai envie d'en pleurer. Putain, c'est injuste.
 
— De qui es-tu la s½ur ?
 
Son regard se voile et je crois que j'ai à peine besoin de la réponse même si elle me la donne, la voix tremblante :
 
— Greg... et Niall.
— Perrie ? Je comprends, à contrec½ur. 
 
Elle acquiesce et le même sourire peiné apparaît sur mon visage. Putain, non, c'est trop injuste.
 
— Et toi ? Murmure-t-elle, Je suppose que tu es Zayn ?
 
Elle était sûre de voir juste, je suis le seul métis de la famille Tomlinson. Ma mère a épousé un pakistanais, j'en ai récolté une peau mate et un père absent. Ils ont divorcé quand j'avais huit ans et il est parti. Puis ma mère s'est trouvé quelqu'un d'autre, Jackson Grant, un bon anglais sous tout rapport, au grand plaisir de mes grands-parents. Le second mariage m'a amené un frère : Isaac. 
 
— Es-tu responsable de l'accident de Niall ?
— Non, je réponds, Je n'étais pas là.
 
Elle reste silencieuse, enregistre l'information, tandis que je lui pose la question qui me brûle les lèvres à mon tour :
 
— Est-ce que tu savais que ton frère allait violer Eleanor?
— Il ne le savait pas lui-même.
 
Je l'observe interdit et elle reprend, me fixant de ses putains d'yeux :
 
— Mon frère n'est pas un violeur.
 
Mon regard se voile instantanément car je repense à la souffrance que je lis sur le visage de ma cousine à chaque fois que je la vois. Mes mains se mettent à trembler et je murmure du bout des lèvres :
 
— Mens-toi à toi-même si la vérité est trop difficile à supporter, mais ne me mens pas à moi... S'il te plaît.
 
Je vois ses lèvres trembler et des larmes cruelles se permettent de glisser le long de son visage. La souffrance dans son regard me submerge et je pose une main sur sa joue pour la rassurer.
 
— Je ne sais pas pourquoi il a fait ça, bégaye-t-elle, en larmes, Je ne sais pas... J'veux pas. Il n'a pas vraiment fait ça. Il y a un malentendu. Il ne peut pas...
 
Sans me l'expliquer, je pose mes lèvres sur les siennes, pour l'empêcher de se torturer davantage. C'est loin d'être un baiser romantique parce qu'il a tout sauf un sens à cet instant précis. Mes lèvres glissent sur les siennes et nos larmes se mélangeant parce que c'est trop bon et trop douloureux à la fois. Mon Dieu, elle me transporte cette fille. Ses lèvres, son odeur, son souffle, ses mains dans mon dos, son être m'emporte littéralement.
Je voudrais ne plus jamais la voir pleurer et je voudrais que ma famille ne soit pas à l'origine de cette douleur qu'elle ne mérite pas. Mes mains glissent sur ses joues puis partent jouer dans sa chevelure blonde. Ses lèvres s'entrouvrent et je glisse ma langue jusqu'à la sienne. Elles se touchent, s'effleurent, apprennent à se connaître avant de valser ensemble dans un plaisir indescriptible.
Je ne sais pas combien de temps on reste ainsi. À s'embrasser, se toucher, se caresser, mais tout perd son sens. Nos familles, la nuit, ce château, notre position, le froid de l'hiver. Ma seule raison d'exister est sur mes lèvres et je suis incapable de penser à autre chose. Nos doigts se lient ensemble et on continue de s'embrasser. On ne s'arrête que pour respirer et encore, même ça, c'est insignifiant.
J'ai l'impression de perdre mon temps dès que mes lèvres quittent les siennes, dès que ma peau frissonne parce qu'elle n'est plus collée à la sienne, dès que nos regards ne sont plus fixés l'un à l'autre. Alors je suis un putain de con qui est tombé amoureux sur une saleté de coup de foudre, mais je m'en fous. Je me fous de tout sauf d'elle.
 
— PERRIE !
 
La réalité.
Elle est revenue trop vite et j'ai envie de lui tordre le cou. Blague à part, c'est mon bras que je sens se tordre. On me tire en arrière brusquement et je reçois un coup-de-poing en pleine face. Je m'écroule sur la pelouse et entends mon ange hurler. Un autre de ses cousins l'attrape dans ses bras et l'empêche d'avancer vers moi.
Je croise le regard du type qui m'a frappé. Il est jeune. Il a l'air d'avoir mon âge. Il a les cheveux très courts, châtains clair, mais la noirceur dans son regard m'indique qu'il est loin d'être aussi innocent qu'il en a l'air. Et, à cet instant, je trouve ça triste. D'avoir un regard pareil à cet âge-là.
 
— Liam ! Continue d'hurler Perrie, Lâche-le ! Lâche-le ! Il ne m'a rien fait !
— Il avait la langue enfoncée dans ta bouche et il n'a rien fait ? Beugle son cousin dans une rage noire, Tu te fous de ma gueule ?
 
On pourrait tout aussi bien leur expliquer que c'était volontaire, qu'on avait tous les deux envie de s'embrasser, qu'ils n'y auraient jamais cru. Ni lui, ni le mec bouclé qui tient Perrie fermement contre son torse. Je me relève légèrement pour me remettre sur les genoux. Je sais que je ne suis pas capable de me défendre. Il est beaucoup plus musclé que moi. Et puis, de toute façon, je ne veux pas le frapper, pas devant elle.
 
— Arrête ! Continue-t-elle d'un air paniqué.
 
Trop tard, le dit «Liam» m'attrape le bras à l'aide d'une de ses mains. L'autre étant posée sur mon épaule pour me forcer à le tendre au maximum. Je n'ai même pas le temps de comprendre l'intérêt de ce geste que sa jambe se relève et percute violemment mon bras tendu.
Mon os se brise instantanément sous la pression qu'il a mise dans son coup et le bruit de craquement résonne jusque dans mes entrailles. La douleur m'envahit d'une force indescriptible.
Un hurlement s'échappe de ma gorge et je m'écroule sur le sol. Littéralement. Les larmes dévalent mes joues et je tremble de toutes mes forces. La souffrance me donne la nausée et j'ai juste la force de continuer à respirer pour ne pas tourner de l'½il.
 
— Mais vous êtes malades ! Hurle Perrie.
— C'est un Tomlinson ! S'écrie Liam à sa suite, C'est toi qui est tarée ma pauvre fille ! Et tu peux t'estimer heureuse que ce soit Harry et moi qui t'ai trouvée parce que ça aurait été Edward, je ne suis pas certain qu'il serait encore vivant !
 
Je crois qu'il me désigne du doigt parce que je sens leur regard converger vers moi, mais je continue simplement de gémir pathétiquement.
 
— Harry, ramène-la à l'intérieur.
— NON ! Lui hurle Perrie, fermement.
— Ne discute pas, tu rentres.
— Qu'est-ce que tu vas faire, toi ? Interroge le gars bouclé.
— Je ne sais pas, soupire Liam, Tu peux demander à Gemma de me rejoindre ici une fois que tu l'auras trouvée ?
— Ouais.
 
Je crois qu'il s'éloigne, je ne sais pas, j'entends Perrie crier sauf que les sons deviennent de moins en moins compréhensibles. Je suppose que le gars bouclé est en train de l'éloigner de moi.
Je rouvre les yeux et je vois le ciel étoilé malgré ma vision brouillée par les larmes. C'est bien moins joli que tout à l'heure.
Puis Liam s'approche de moi doucement et murmure à mon oreille :
 
— Si je te vois encore une fois avec ma cousine, ce n'est pas ton bras que je brise, mais ta bite. Tu m'as compris ?
 
Je hoche la tête.
 
— Bien, conclut-il en se relevant
 
 
 
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<<Zayn et Perrie en Romeo et Juliette est la meilleure idée depuis l'invention du McFlurry Granola>>, de "Lou" le 23/08/14 
Mouahahaha ♥ 

 

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Extra deux. 25/08/2014



 
Perrie Styles
 
         Lentement, ma main actionne la poignée de ma chambre et je jette un coup d'½il au couloir vide. Il est minuit trente et je sais que mes cousins sont en train de regarder un film dans la chambre de Niall. Mes chaussures à talons dans les mains, je pose un pied sur le parquet grinçant, retenant ma respiration. Je peux le faire. Je peux le faire. Je peux le faire.
Je traverse le couloir tel un fantôme, je fais même si peu de bruit que je ne suis pas certaine que, même en croisant quelqu'un, il m'entende passer. J'arrive aux escaliers, mais je ne suis pas soulagée pour autant. Je sais que les marches vont grincer. Je me mords la lèvre inférieure puis me décide à me lancer. De toute façon, je ne peux pas rebrousser chemin maintenant.
Je descends les marches une par une. Je suis presque en apnée lorsque j'arrive enfin dans le hall de notre maison. Parfait. Le plus dur est passé. Je pousse un léger soupir pour calmer mes nerfs puis me dirige vers la porte d'entrée. Je m'observe une dernière fois dans le miroir, je valide mon image, puis enfonce mes clefs dans la serrure. Toutes les chambres sont à l'étage, hormis celle de mon oncle et ma tante, mais je les entends ronfler d'ici donc je suis quasiment certaine que personne ne m'entendra. Je sors dehors et inspire l'air frais qui s'engouffre dans mes poumons.
Le goût de la liberté. J'ai envie de partir en courant et de sautiller partout dans la rue. J'ai envie de chanter à tue-tête «Libérée, délivrée» de la Reine des Neiges, mais ça serait ridicule. Et puis ça attirerait l'attention et je n'ai pas fait tout ça pour rien.
Je m'avance dans notre allée pour rejoindre le trottoir et mes cheveux volent dans le vent glacé de cette nuit d'hiver. Je sais que tout ça est profondément ridicule. J'ai seize ans, on est un samedi soir et je suis en train de faire le mur.
En réalité, ma famille ne m'interdit pas de sortir. Seulement, j'ai pour obligation d'être accompagnée d'un de mes cousins. C'est comme ça depuis qu'Eleanor s'est fait violer. Mes parents ont peur que les Tomlinson se vengent puisque je suis la seule fille de la famille Styles... Enfin, hormis Gemma, mais personne ne serait assez stupide pour s'attaquer à elle. Cette fille fait des arts martiaux depuis qu'elle a six ans. Ce qui est drôle puisqu'elle n'a jamais eu besoin de s'en servir, rien que son regard dissuade les gens de l'approcher.
D'habitude, ça ne me dérange pas que mes cousins m'accompagnent en boîte ou en soirée. J'aime bien même, car mes amies me les jalousent. D'ailleurs, c'est souvent Liam qui se dévoue parce que je crois qu'il apprécie de se faire flatter à longueur de temps par des lycéennes en chaleur.
Enfin, dans tous les cas, ce soir, je ne pouvais pas me permettre qu'il vienne avec moi. C'était inimaginable. Pas alors que j'allais le voir, lui, lui et rien que lui. Mon Dieu. Je suis tellement impatiente de revoir son visage, de plonger mes yeux dans les siens et de... L'embrasser. Je frissonne à cette simple pensée, comme la jeune fille en fleur que je suis et passe enfin notre portail.
Je m'arrête, figée, sur le trottoir, tandis que deux émeraudes vertes se plantent dans mes yeux paniqués. Et mon rêve se brise à l'instant.
 
— Mais... Qu'est-ce... Que... Tu fais là ? Bégaye mon cousin éberlué.
 
Et merde. Harry. Putain, quelle conne. J'étais persuadée qu'il regardait le film avec Liam et Niall. N'importe quoi. Comme si mon cousin allait vraiment passer sa soirée avec mon frère. Oh quelle conne. Je suis foutue. Surtout qu'il est bien le seul à avoir compris ce qu'il se passait avec Zayn Tomlinson.
 
— Perrie, déclare-t-il sèchement en ôtant ses écouteurs de ses oreilles, Dis-moi que tu sors les poubelles.
— Oui, tout à fait. 
— Dans cette tenue ? Scande-t-il.
 
Qu'il est con. C'est évident que c'était de l'ironie. Je préfère ne pas répondre à sa question. D'ailleurs, je n'aime pas trop la façon dont il vient de me reluquer, comme si je n'avais pas le droit de porter une jupe aussi courte.
C'est atroce. Depuis le viol d'Eleanor, j'ai l'impression que les Styles sont tous devenus plus sexistes les uns que les autres. Ils me voient comme une petite fille fragile qu'il faut protéger des hommes et ça en devient ridicule.
 
— Perrie, réponds à ma question.
— Je vais en soirée, je rétorque brièvement, Liam me rejoint plus tard.
— Donc tu ne vois pas d'inconvénient à ce que je l'appelle maintenant pour qu'il me le confirme ?
 
Je le déteste. Mon Dieu. J'ai envie de le tuer à cet instant. Il ne pouvait pas rester plus longtemps chez Azoff  ? Pour une fois qu'il rentre à minuit un samedi, il fallait que ça tombe sur le soir où je fais le mur. Le premier soir où je fais le mur. Je ne suis pas du genre adolescente rebelle.
Je plante mes mains dans les poches de mon blouson en cuir et le vois pousser un long soupir de fatigue. Je suis foutue. Je me prépare à l'interrogatoire. Je sais que mon cousin est bon à ça et je ne dois pas me louper.
 
— Ok, reprend Harry en passant une main dans sa chevelure bouclée que je rêve de massacrer à cet instant, Où est-ce que tu vas ?
— A la Fabric.
— Toute seule ?
— Avec Jade.
— Pourquoi elle n'est pas avec toi ?
— Parce qu'elle y va avec son mec.
— Faux. Elle n'en a pas.
 
Putain, mais comment il sait ?
 
— Qui d'autre vous accompagne ? Enchaîne-t-il, imperturbable.
— Jess et Anna.
— Que des filles ?
— Et leurs copains.
— Pourquoi Liam ne vient pas avec vous ?
— J'ai envie de m'amuser sans un chaperon.
— Comment tu comptes rentrer ?
— Le copain d'Anna me ramènera. Il a une voiture.
— Tu n'as pas le droit de boire de l'alcool.
— Je sais.
— Tu veux vraiment te rendre au club à pied ?
— Non, j'allais prendre le bus de nuit.
— Il ne peut pas venir te chercher ?
 
Le piège. Le voilà. Je commence à le connaître et je ne me fais plus avoir comme avant.
 
— Je ne vais pas voir un garçon.
— Pourquoi tu mens ?
— Je ne mens pas.
 
Son regard est noir, presque foudroyant, et ça me fait bizarre de le voir comme ça. Je sais que Harry déteste les Tomlinson, comme tout le monde soit, mais ce n'est pas dans son regard qu'on y lit le plus de haine. Généralement, ce sont les yeux d'Edward ou Gemma, les plus effrayants. Mais, ce soir, Harry est en train de tous les battre. Mais qu'est-ce qu'il lui arrive ? Lui, il est plus du genre à se foutre de tout ce qui se passe au sein de cette guerre de gang.
 
— Comment tu as fais pour être en contact avec lui ?
 
J'ai envie de rire parce qu'ils ont pensé à tout pour ne plus jamais que je le revois, sauf au truc le plus simple du monde : Facebook. C'est bien la preuve que ce conflit est aussi vieux que leur façon de réfléchir.
 
— Tu l'as déjà revu ? Enchaîne-t-il froidement.
— Non.
 
Harry sait que je dis la vérité. Il se calme légèrement puis se masse les tempes comme le fait sa grande-s½ur lorsqu'elle est face à une situation critique.
 
— Je peux... reprend-il en levant son regard vert dans ma direction, Je peux garder tout ça pour moi si tu rentres à la maison tout de suite.
— Non.
 
Je m'étonne moi-même de ma réponse et je vois ses yeux se plisser de colère.
 
— Pardon ?
— Non, je reprends d'un courage qui ne me ressemble pas, Je ne rentre pas maintenant.
— Tu déconnes ? Tu ne vas pas sérieusement y aller ?
— Et si je le fais tu feras quoi ? Tu vas appeler Gemma ou Edward pour t'aider parce que tu n'es pas foutu de prendre une décision par toi-même ?
 
Il reste la bouche ouverte de stupéfaction et je souris, fière de moi. Putain, comme ça fait du bien de le remettre à sa place celui-là.
 
— Tu vas trop loin Perrie. Il est hors de question que je te laisse rejoindre un Tomlinson.
 
Mais ce n'est pas parce qu'il en a peur que je dois être comme lui.
Je réponds sèchement :
 
— Si tu m'interdis de partir ou que tu préviens qui que ce soit, je dis à tes parents que tu es coké. Et tu sais qu'ils me croiront car ta mère a déjà de sérieux doutes à ce sujet.
 
Je vois toutes les émotions passer son visage. D'abord la colère, la honte, puis l'angoisse. Il me fixe de ses prunelles brûlantes et je vois qu'il m'interroge du regard. Il me demande si j'en serais véritablement capable et la façon dont je le fixe à mon tour ne lui laisse pas de doute sur la question.
Je m'en veux un peu de lui faire ce genre de chantage. Je sais que, comme tout drogué, il est accro et qu'il n'y peut rien. Mais Harry sait que moi, Liam, Gemma et Edward, on le soutient. Il pourrait arrêter. Il le sait qu'il le pourrait, mais il ne le veut pas. Alors, maintenant, il assume les conséquences. 
 
— S'il t'arrive quelque chose, reprend-il, Ce sera de ma faute.
— Il ne va rien m'arriver.
— Tu ne les connais pas.
— Je sais que je peux lui faire confiance.
— On ne peut pas faire confiance à un Tomlinson.
 
Harry a bien détaché chaque syllabe pour me faire comprendre le sens de sa phrase, mais je m'en fiche. J'ai confiance en Zayn et ce n'est pas mon parano de cousin qui me fera changer d'avis.
 
— Ok, soupire-t-il en comprenant que je ne reviendrai pas sur ma décision, Alors, on fait un compromis.
— Quel compromis ?
— Tu me laisses vous accompagner.
— Quoi ?!
— Tu as peut-être confiance en lui, mais pas moi. Je vais angoisser toute la soirée si tu pars. Tu ne peux pas me faire ça. Je vous surveillerai, je resterai à une distance raisonnable, mais vous ne quitterez pas mon champ de vision.
 
J'avais imaginé une autre soirée que celle-ci, mais je n'ai pas l'impression que j'aurais le droit à mieux ce soir. Et puis, je réalise que j'ai quand même de la chance d'être tombée sur Harry parce que, si ça avait été Liam, Edward ou Gemma, je suis certaine que je serais déjà accrochée aux barreaux de mon lit à l'heure qu'il est. Alors, finalement, je me dis qu'Harry n'est pas si différent de ce à quoi il m'a habitué. Ce qu'il protège avant tout, c'est son cul et rien d'autre.
 
— Tu promets que tu ne lui feras rien ? Tu nous regarderas de loin ?
— Sauf s'il t'approche de trop près.
 
Je l'observe d'un regard en coin avant que mes lèvres ne se retroussent vers le haut. Je connais Harry et son putain de penchant pour la drogue. Je sais qu'il ne résistera pas à sniffer quelques grammes une fois qu'il sera dans l'ambiance du bar. Parce qu'il est incapable de se contrôler et que son addiction passera avant l'intérêt de sa famille. Et alors je pourrai m'échapper sans même qu'il ne s'en rende compte. Il ne pourra rien me reprocher car il n'osera jamais dire à sa s½ur qu'il m'a perdue de vue parce qu'il était trop défoncé. C'est un plan parfait.
 
— Marché conclu, je réponds en lui tendant ma main. 
 
____________________
 
Hey hey, petit extra dans la tête de Perrie :) 
Qu'est ce que vous pensez de son personnage ? 
Comme vous vous en doutez,
le chapitre suivant concernera la soirée. 
xx
 
 
 

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Extra un. 18/10/2014

 
 
Extra un.
        
 
 
 Perrie Styles
 
                Je repose mon verre sur la table, jetant un coup d'½il tout autour de moi. Jess est en train de danser avec trois mecs sur la piste. Anna discute avec son copain au bar. Et Jade, ma meilleure amie, est assise à côté de moi. Elle passe son temps à regarder son téléphone en soupirant. Elle attend son mec. Elle veut nous le présenter, ce soir. C'est un peu pour ça qu'on est toutes sorties, d'ailleurs. Et également parce que c'est samedi soir et que c'est ce que font les jeunes de notre âge.
 
— Il va venir, arrête de stresser pour rien.
— Et toi quand est-ce que tu comptes nous présenter Zayn ? Réplique-t-elle en lâchant enfin son téléphone portable.
 
Jade le repose sur la table et en profite pour prendre son verre à la place. On trinque tous les deux avec notre Whisky-Coca et je réponds :
 
— Quand les deux autres abrutis qui nous surveillent dans le fond ne seront pas là.
 
Ma meilleure amie reporte son regard vers Liam et Edward, installés à une table plus loin, et pousse un léger soupir. 
 
— Autrement dit, jamais ?
— C'est à peu près ça, je réponds en riant. 
 
Même si je ne trouve pas ça drôle, du tout. Ce n'est pas de l'ironie. Mes cousins me suivent au moindre de mes faits et gestes. Heureusement, avec Zayn, on a réussi à trouver quelques stratagèmes. On se voit à la fin des cours, généralement. Comme ça, je peux prétendre rentrer plus tard à la maison parce que je suis restée travailler à la bibliothèque du lycée. Harry et Liam ne mettent jamais les pieds là-bas, ils ne peuvent pas me démentir. 
 
— Enfin, reprend Jade, On peut voir le bon côté des choses.
 
Elle me montre son verre de Whisky-Coca en souriant. Oui, c'est vrai. On est mineures donc on n'a pas le droit de boire d'alcool, ni même d'être ici, d'ailleurs, à la Fabric. C'est Edward qui nous a fait passer et nous a payé nos verres. « Juste un, bien sûr », a-t-il précisé.
Je me retourne vers la boîte et observe Jess en riant. Elle est toujours en train de danser avec ces trois mecs. Son copain l'a larguée, il y a quelques semaines, donc maintenant elle se venge sur tout ce qui bouge. Elle n'a que seize ans, comme moi, et je sais que les gens collent souvent des étiquettes : salope serait la sienne, j'imagine. Moi, je ne la juge pas. 
D'ailleurs, de quel droit pourrais-je la juger ? Je leur ai tout raconté à propos de Zayn. Elles ont trouvé ça mignon, enfin, romantique. Cette histoire d'amants maudits, de secret, de familles ennemies. C'est vrai que de loin, ça peut faire rêver une histoire comme la mienne. Mais de près, au quotidien, c'est un cauchemar. Je suis tout le temps stressée que les Styles découvrent quelque chose, on ne se voit presque jamais avec Zayn, ou alors, pas plus d'une heure. Et, pire que tout, on n'a jamais passé une nuit ensemble. 
Enfin si, on en a passé une. Celle où on a semé Harry, après la boite de nuit. Zayn m'a emmené dans un hôtel et on y a dormi. Vraiment dormi. Dans les bras l'un de l'autre. C'était notre premier rendez-vous et, d'un côté, je le remercie de ne pas avoir été plus loin parce que ça m'a prouvé qu'il tenait vraiment à moi. Sauf que, depuis cette soirée, on n'a jamais réussi à repasser une nuit ensemble. Et c'est... 
 
— A quoi tu penses ? Me coupe soudainement Jade, On dirait que tu vas commettre un meurtre.
— Je n'ai toujours pas couché avec Zayn, je lâche, brusquement. 
 
Merde. En fait, je n'avais pas prévu d'en parler à la base. Surtout pas à Jade qui est "la meuf incapable de tenir un secret". 
 
— QUOI ? Mais ça fait plusieurs mois que vous êtes ensembles !
— Deux, presque trois.
— Mais qu'est-ce que vous attendez ?!
— De l'intimité ? Je propose, ironique. 
 
Elle me lance un regard blasé et ajoute à demi-mots : 
 
— Tu es sûre ? 
 
Elle me connaît trop bien, cette fille. Je me dis que c'est probablement à ça, que cela sert, une meilleure amie. 
 
— Tu flippes encore à cause de ta famille ? Enchaîne Jade en reposant son verre sur la table, Putain Perrie, réveille-toi ! On s'en fout de ce qu'ils pensent !
— Pas Niall.
— C'est Louis qui a fait ça ! Zayn n'était même pas là le jour de la bagarre !
— Pour ma famille, ça ne change rien, je murmure, J'ai l'impression que coucher avec lui... Ce serait aller trop loin.
— Tu es complètement amoureuse de ce type ! Explose Jade, Bien sûr que tu es déjà allée trop loin, chérie. 
 
Je soupire et je vois Jess s'installer avec nous à la table. Visiblement, elle s'est débarrassée de ses bouche-trous. 
 
— Qui est amoureuse ? Interroge-t-elle les yeux pétillants de curiosité.
— Perrie, réplique Jade.
— De Zayn, complète Jess, Qui n'était pas déjà au courant ?
— Elle a peur de baiser avec lui à cause de ce que va penser sa famille. 
 
Tiens. Qu'est-ce que je disais ? Incapable de garder un secret. 
 
— Parce que vous n'avez toujours pas baisé ? S'exclame soudainement Anna en nous rejoignant, suivie par Léo, son copain de trois ans de plus qu'elle. 
 
Génial. Ma vie sexuelle n'est plus un secret pour personne. Mais l'a-t-elle seulement été ? Je suis toujours vierge et j'ai l'impression que c'est écrit sur mon front. 
 
— Merci de le crier encore plus fort, j'ironise, Pour que mes cousins l'entendent comme ça on est sûres de ne jamais ressortir.
— Ne nous met pas dans le « on », réplique Anna avec un froncement de sourcil à mon égard, Nous, on peut sortir comme on en a envie. Et c'est plutôt cool de notre part qu'on accepte tes chaperons à chacune de nos soirées. 
 
Wow. Changement de ton d'un seul coup. Je sens le reproche dans sa voix et, même si je savais qu'elles n'étaient toujours pas d'accord avec la présence de mes cousins, je ne pensais pas qu'elles le vivaient aussi mal. 
 
— Je ne te force pas à rester avec moi, je réplique, feignant de ne pas être vexée.
— Oh putain, tu ne comprends rien, soupire-t-elle, Je dis ça pour ton bien Perrie. Jusqu'à quand tu vas te faire bouffer par ta famille ? Regarde-nous ! On a seize ans ! Nos parents nous laissent sortir comme on en a envie. On peut avoir des copains. On peut dormir chez eux. On a le droit de se promener partout dans Londres. Sérieusement, c'est quoi ta vie ? Jusqu'à quand tu vas prétendre que c'est normal tout ça ?
— Mais je...
— T'es pas flippée de ce que ta famille va penser Perrie, me coupe-t-elle de nouveau, T'es flippée toi. Juste toi. Ils t'ont tellement foutu dans le crâne que c'était dangereux que tu es une putain de poule mouillée maintenant. Qu'est-ce qui t'empêche de te rebeller sérieux ? Tous les ados passent par là. Pourquoi tu leur obéis ?
— Ma famille est différente des vôtres, elle est plus...
— Elle est différente parce que vous la rendez différente. Vous êtes tous plus tarés les uns que les autres. Gemma la première ! Bordel, ouvre les yeux ! 
 
Je sais qu'elle a raison. J'ai toujours pensé ça de ma famille. Mais, de l'entendre de la bouche de quelqu'un d'autre, ça m'énerve. Je crois que c'est ma fierté Styles qui se réveille. Je ne supporte pas qu'elle les insulte comme ça, sans rien connaître, sans rien savoir. Alors oui, le conflit avec les Tomlinson, il est tout ce qu'il y a de plus con dans cette ville, mais il existe et elle n'a pas le droit de prétendre que ce n'est rien. Pas lorsqu'il a foutu Niall en fauteuil, pas lorsque Greg est en prison, pas lorsque Harry est un drogué moitié dépressif, pas lorsque Gemma n'est plus que l'ombre d'elle-même, pas lorsqu'Liam et Edward sont devenus violents et impulsifs.
Et là, je ne sais plus quoi penser. J'ai passé mon temps à défendre Zayn, mais je réalise brusquement que Harry n'avait peut-être pas tort, finalement. C'est honteux et irrespectueux ce que je fais. 
 
— HEY ! S'exclame soudainement Jade à côté de moi, Je suis là, mon c½ur ! 
 
Cool, son copain. On va pouvoir changer de conversation et je connais assez bien les filles pour savoir que le premier petit-ami de Jade est une rencontre assez importante pour leur faire oublier cette dispute, du moins pour la soirée.
Je me retourner vers le mec qu'elle est en train d'appeler et aperçois vaguement un garçon s'approcher de notre table. 
 
— Il est trop beau, hein ? Piaille Jade en tapant dans ses main, toute excitée. 
 
J'ai dû mal à le voir à travers la lumière de la boîte mais, au moment où il se plante devant nous, je ne pense pas à sa beauté. Je ne pense plus à rien, en fait. À part juste MERDE, MERDE, MERDE.
Avant que le type n'ait le temps d'ouvrir la bouche, Liam le percute brutalement. Ils tombent tous les deux sur le sol, dans un brouhaha épouvantable. Jade se met à hurler sur mon cousin, prête à se jeter sur lui pour l'empêcher d'abattre son poing sur le visage de son petit-ami, mais je la retiens par le bras : 
 
— Non !
— Mais lâche-moi ! Explose-t-elle, Il est malade !
— C'est Stan ! Je hurle en resserrant ma poigne sur son bras.
— Oui je sais, mon copain !
— Stan TOMLINSON !
 
Son visage se fige instantanément et ses bras retombent lourdement le long de son corps. Non, on sait toutes les deux que ce n'est pas un hasard.
Edward débarque d'un seul coup, l'air encore hébété par la rapidité de son petit-frère.
 
— Barrez-vous les filles, on s'en occupe.
— C'est impossible, murmure Jade, Il ne savait pas...
 
Je me retourne vers Stan et Liam qui sont toujours en train de se battre dans la boite. Un cercle est en train de se former autour d'eux. Brusquement, j'aperçois Isaac et Aiden s'immiscer dans le groupe. Et Edward ne met pas plus de deux secondes avant d'interférer à son tour, juste après nous avoir hurlé de dégager d'ici.
Sauf qu'on reste là, à les regarder se battre comme des animaux, tandis que la sécurité essaie de se frayer un chemin. Je regarde Stan, la lueur d'amusement dans ses yeux, la fierté sur son visage et son sourire. Son faux sourire. Il savait. Il savait précisément ce qu'il faisait. Il savait qu'il allait me rencontrer, ce soir.
Mais quand est-ce qu'ils vont arrêter ? Quand vont-ils enfin arrêter de nous faire autant de mal ? De nous vouloir autant de mal ? Ce sont eux qui ont mis Niall dans un fauteuil. Eux qui ont tout commencé. Je les hais. Je les hais tellement. Chacun d'entre eux. Chaque membre de cette famille. Pourquoi ils s'en sont pris à Jade ? Pourquoi à ma meilleure amie ? Mais qu'est-ce qu'ils cherchent, à la fin ? A rendre tout le monde fou ? Mais ils n'ont toujours pas réalisé que c'était déjà le cas ? Qu'on était déjà tous à moitié bancals. Ils ont quoi dans les yeux ? De la merde ? Leur merde ? Putain. Je les hais. Je les hais si fort que des larmes de rage coulent sur mes joues tremblantes. Je veux partir d'ici. Je ne veux plus jamais voir toute cette violence. Toute cette haine. Tout ces cris. Tout ce sang. Je les hais et je les haïrai jusqu'à mon dernier souffle.
 
 
 
 
 
 
 SMS de Zorro à Mon ange
2h31. Putain Perrie, je viens juste d'apprendre ce qu'il s'est passé ce soir. Tu vas bien ???
2h33. Chérie ??
2h35. Je t'appelle...
2h36. Pourquoi tu ne me réponds pas ? Je sais que tu n'es pas déjà couchée.
2h38. S'il te plaît, je m'inquiète.
2h38. Ils t'ont fait du mal ?
2h38. Je suis désolé pour ta copine.
2h39. Je ne savais pas ce que faisait Stan, je te jure que je te l'aurais dit.
2h40. Bébé putain réponds moi !
2h41. Pourquoi tu m'associes à ça ? Tu sais que je n'ai rien à voir la dedans. Je ne te ferai jamais de mal à toi.
 
 SMS de Mon ange à Zorro
2h41. Et aux autres ?
 
 SMS de Zorro à Mon ange
2h41. Aux autres ? De qui tu parles ?
 
 SMS de Mon ange à Zorro
2h42. À mes cousins, tu ne leur feras pas de mal ? Si tu les avais en face de toi ? Si tu croisais Greg qui a violé ta cousine ? Liam qui t'a cassé le bras ? Edward qui rêve de te massacrer ? Harry qui me fait du chantage vis à vis de toi ? Tu ne leur feras pas de mal à eux ? 
 
 SMS de Zorro à Mon ange
2h43. Tu n'es pas eux. 
 
 SMS de Mon ange à Zorro
2h43. Donc tu serais capable de leur faire du mal à eux ?
 
 SMS de Zorro à Mon ange
2h43. Je ne sais pas.
2h44. Ne me lâche pas Perrie. T'as pas le droit.
2h45. T'as pas le droit de me reprocher quoi que ce soit. Ce conflit marche dans les deux sens. Tes cousins ne sont pas parfaits non plus.
2h50. ?? 
 
 SMS de Mon ange à Zorro
2h53. Je n'ai pas le temps de parler. Je dois réconforter ma meilleure amie que ton cousin a utilisée contre moi. 
 
 SMS de Zorro à Mon ange
2h54. Ne fais pas ça. 
 
 SMS de Mon ange à Zorro
2h54. Faire quoi ?
 
 SMS de Zorro à Mon ange
2h54. M'accuser.
3h10. Perrie ??
3h15. Putain tu me gonfles. 
 
 SMS de Mon ange à Zorro
3h16. Tant mieux, c'est réciproque.
 
 SMS de Zorro à Mon ange
3h20. Ok on joue à ça si tu veux. Mais n'oublie pas que tu n'es pas moins coupable que moi. 
 
 
 
.
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Extra un.
.
.
<< It's two hearts living
In two separate worlds >>
 
 _____________________
 
Désolée, ce n'est pas la suite de la nuit de Louis et Harry, 
Mais vous aurez besoin de ce chapitre pour comprendre le prochain donc ne me tuez pas :) 
J'espère que ça vous aura plu quand même.
Pleins de bisous ! 
Je préviens des chapitres sur Twitter (@Noa_Kane) 
 
 
 

Tags : #RunUpfic - #Acte2 - #Extra

Extra deux. 20/11/2014

 
 
Extra deux.




Zayn Tomlinson
 
                Mes mains poussent les lourdes portes en bois du Maddox Club. Une boîte privée en plein c½ur de Mayfair, réservée à la jeunesse dorée. Ça me fait doucement rigoler, d'ailleurs. « Dorée ». La seule chose dorée dans nos vies, c'est le fric que nous donne nos parents. Tout le reste, c'est bien loin de briller. Je crois que tout le monde s'accorde sur ce fait. C'est pour ça, tous les strass et les paillettes, c'est pour combler le vide.
J'avance dans la boite en me frayant un chemin entre les fils et filles de. Les gens comme moi, en fait. Fils de Tomlinson Banking Group. C'est comme ça qu'on m'a appelé, une fois.
Je passe entre plusieurs groupes de gamines perchées sur de hauts talons. Je croise leur regard. Elles pensent probablement que je les trouve désirable, mais elles me font pitié. Tous autant qu'ils sont. Eux avec leur fringues à dix milles livres et leur peur maladive de finir comme leurs parents. Pourtant, je les trouve tous très bien partis pour prendre la relève.
Je me faufile jusqu'au bar et m'assois sur un tabouret, parcourant la salle du regard. Bien sûr, je la vois tout de suite. Parce qu'on ne voit qu'elle, de toute façon et que, clairement, elle fait tâche. Elle n'a rien à faire ici. Et, surtout, rien à faire avec ce pauvre type.
Je rumine sur mon siège tandis que je vois ce connard poser sa main sur sa cuisse. Mon Dieu. Je vais crever si je reste ici. Je ne sais même pas pourquoi je suis venu. Enfin si, je sais, pour la récupérer. J'ai fouillé sur son Facebook cet après-midi et j'ai appris qu'elle venait dans ce club ce soir, avec son idiot de petit-ami.

— Vous prendrez quelque chose ?

Je sursaute à l'entente de cette voix d'homme derrière moi. Je me retourne vers le barman qui ne pourrait pas être plus cliché. Tee-shirt noir. Jean moulant. Torchon blanc posé sur l'épaule. Cheveux rasés. Piercing à l'arcade.

— Non merci.
— Vous devez consommer.
— J'ai payé l'entrée de la boîte, je rétorque en me retenant de ne pas l'insulter.

Ouais, je n'ai pas fait tout le trajet pour me faire virer. Surtout venir dans un quartier Styles. Bon Dieu, Louis me tuerait s'il me savait ici. Encore plus s'il en connaissait la raison.

— Ouais mais, là, tu gênes au bar. Alors, va t'amuser sur la piste ou consomme mon garçon.

Je pousse un soupir avant de lâcher d'un ton amer :

— Coca-Cola.

Il me regarde d'un air de me demander si je suis vraiment sérieux et, sans trop savoir pourquoi, je ressens le besoin de me justifier.

— Je ne bois pas d'alcool.

Il acquiesce d'un geste de la tête, me trouvant probablement encore plus chiant que ce que je semblais déjà être, à la base.
Le barman pose le verre de Coca-Cola devant moi et je lui tends ma carte bancaire. 12 livres. Ils se foutent de la gueule des gens. Enfin, le fric, ce n'est pas ce qui manque chez moi, ni même dans ce club, alors ils se font plaisir.
J'attrape mon verre et avale une gorgée. Je n'ai jamais bu d'alcool. C'est rare pour mon âge, je le sais bien, mais je n'aime pas ça, tout simplement. Parce que ça ravage bien trop de monde pour m'intéresser. Quand je vois comment l'alcool défonce les gens, je me trouve plus intelligent que la moyenne.
Je regarde les jeunes complètement bourrés sur la piste de danse. Certains ne tiennent déjà plus debout, alors qu'il est à peine minuit, d'autres se ruent dans les toilettes en courant. Ça me rend triste. C'est donc ça être eux ? Boire pour s'amuser ? De nos jours, plus personne n'est capable de rien tant que l'alcool n'est pas derrière, à donner un coup de pouce. L'alcool pardonne tout, excuse tout, permet tout. Surtout de les rendre plus idiots qu'ils ne le sont déjà tous. Et puis, à quoi ça leur sert, dans le fond ? De marcher en titubant pour se persuader d'être drôle ? De baiser dans des toilettes publiques dégueulasses pour se persuader d'être attirant ? De parler à tout le monde pour se persuader d'être intéressant ? De faire la fête toute la nuit pour se persuader d'avoir une vie géniale ? L'alcool est le mensonge le plus énorme qui puisse exister, mais c'est un mensonge qui met tout le monde d'accord.

— Et bien ! S'exclame soudainement quelqu'un à côté de moi, Quelle tronche !

Est-ce qu'une inconnue vient sérieusement de sous-entendre que je suis laid ?

— Pardon ?
— Qu'est-ce qu'il y a, mon garçon ? M'interroge la femme en s'installant à côté de moi.

Elle est rousse. Trentaine d'années. Elle commande bruyamment un Whisky au barman avant de se retourner vers moi pour continuer :

— Ça n'a pas l'air d'aller ?
— On ne va pas faire ça, je l'informe en buvant mon Coca-cola.
— Faire quoi ?
— Cette discussion clichée au bar. L'inconnue qui débarque avec ses réflexions philosophiques sur la vie et son bon conseil « va lui dire que tu l'aimes ». Je vous arrête tout de suite. Ça ne marchera pas.
— Oh, murmure-t-elle en suivant mon regard, Hum... La blonde, je parie ?
— Elle s'appelle Perrie.
— Elle a manifestement un mec.
— Elle ne l'aime pas.
— Qu'est-ce que tu en sais ?
— Ça se voit, elle se fait chier ! Je grimace.
— Baaahh, elle commente en avalant une gorgée de son whisky, Pas tant que ça. Elle discute quoi.
— Mais qu'est-ce que vous faites au juste ?! Je m'emporte violemment en me retournant vers elle.
— Psychologie inversée.
— Vous êtes psy ? Je lâche.
— Escort girl.

Je manque de peu de m'étouffer avec ma boisson et elle pouffe de rire.

— Mais non je plaisante ! Allez, va la voir ta copine !

Je ne sais même pas pourquoi j'attendais qu'elle me le dise. Au fond, c'est bien ce que je suis venu faire ici. Je termine mon Coca-cola d'une traite et repose le verre vide sur le comptoir avant de me relever de mon siège. Je m'apprête à remercier la rousse, mais je réalise qu'elle n'a pas fait grand chose à part me perdre cinq minutes de mon temps. Je commence à partir jusqu'à ce que ça me fasse tilt, tout d'un coup.

— Vous ne plaisantiez pas, hein ? Je demande en me retournant vers elle.

La rousse termine son verre qu'elle repose à son tour sur le comptoir et me sourit en coin. Puis elle reporte son regard vers Perrie et enchaîne à mon attention :

— Tu sais, dans mon métier, j'ai appris à faire semblant d'apprécier la présence d'une personne. Et je sais aussi repérer ça chez les autres. Va la sauver, ta copine. Elle se fait chier à mourir.
— Merci ? Je propose, pas certain que cette discussion ait réellement un sens.
— Et puis t'es largement plus canon que ce type, commente-t-elle.
— Je ne suis pas intéressé, je précise de suite.
— Va te faire foutre, petit con.

Je pouffe de rire et elle esquisse un sourire donc j'estime qu'il est temps de terminer cette rencontre. Je me fraye un chemin sur la piste de danse jusqu'à me planter devant la table de Perrie. Et je m'en fous que ce con sache qui je suis.

— Salut.

Perrie relève son regard vers moi et se fige totalement. Je me perds dans son regard émeraude, tandis que l'autre abruti croit bon de continuer la conversation.

— Salut. On peut savoir qui tu es ?

Je ne réponds pas. Perrie non plus. Je crois qu'elle essaie de me dire qu'elle me hait avec ses yeux, mais qu'elle n'y arrive pas.

— Oh oh ! S'exclame l'autre tâche, On peut être présentés ?
— Viens avec moi, je souffle à l'attention de Perrie.
— Pardon ?! S'étouffe son mec.
— Viens, je répète, mon regard ancré dans le sien.

Elle ne réagit toujours pas.

— Mais tu vas fermer ta gueule ! Tu veux que je t'éclate ? C'est à ma meuf que tu parles là !
— Je veux juste te parler.
— D'accord, murmure Perrie.
— D'accord ?! Répète l'emmerdeur, offusqué, C'est qui ce mec, bébé ?

Bébé. Laissez-moi crever.

— Un ami, répond-elle vaguement en se relevant, Je reviens, ne t'inquiète pas.

Non. Pas question qu'elle revienne.

— Dépêche-toi, siffle-t-elle ensuite, en passant à côté de moi.

Je la suis jusqu'à l'extérieur du club. Elle avance sur le trottoir encore bondé de gens qui veulent entrer dans la boîte. Elle a froid et passe ses deux mains sur ses bras nus. J'ai tellement envie de la serrer contre moi que je m'approche, sans réfléchir.

— Qu'est-ce que tu fais ? Lance-t-elle cinglante, posant sa main sur mon torse pour m'arrêter.
— Te réchauffer, je réponds, naturellement.
— Qu'est-ce que tu me veux ?
— Pars avec moi. Quitte ce type, je réponds, C'est évident ce que je veux, non ?

Son regard se voile légèrement et elle baisse la tête vers le trottoir. Je reprends plus doucement :

— Parce que tu le veux aussi.
— Mais tu te crois où là ?! S'emporte-t-elle brusquement, relevant son regard de braise vers moi, Dans un film ? On est dans la réalité ! Je ne vais pas me barrer avec toi alors que je passe une soirée tranquille avec mon copain.
— Ah parce que c'est ça que tu appelles la « réalité », toi ? J'ironise, Dans mon vocabulaire, c'est juste un putain de mensonge.
— Tais-toi.
— Parce que la réalité, Perrie, c'est que tu m'aimes et que t'en es terrifiée.
— Je suis avec Pâris, souffle-t-elle.
— T'as choisi la facilité... Non, attends, tu n'as même pas choisi. Ta famille te l'a imposée.
— Qu'est-ce que t'en sais, au juste ?
— J'ai fais mes recherches, je sais que c'est le petit-fils d'un banquier de Goldman Sachs. Et qui ne voudrait pas faire affaire avec eux ?

Elle ne répond pas, parce que, bien sûr, j'ai raison. Tout ça m'éc½ure. Tout ce fric autour de nous. Ça fait perdre la tête à n'importe qui. Même à nos parents. Même si ça nous concerne. Je ne sais pas. Je pense qu'ils croient que la clef de leur bonheur sera affichée sur leur compte en banque. Alors, ils nous le font croire à nous aussi. Il y a des idiots, comme Aiden et Stan, qui tombent tête la première dedans. Ils dépensent tout leur fric pour trouver une raison à tout ça, ce quelque chose qui leur dirait « ouais, les gars, vous êtes nés pour ça ». Sauf qu'ils ont beau dépenser, ils ne sont pas plus heureux. En même temps, leurs parents n'osent pas leur dire qu'il n'y a rien à trouver. Peut-être parce qu'ils ne sont pas au courant, d'ailleurs ? La preuve, ils cherchent encore, eux aussi.

— Zayn, reprend Perrie, Pourquoi tu as fais tout ce chemin ?
— Tu ne répondais pas à mes SMS.
— Il y a peut-être une raison.
— Donne-la-moi.
— Zayn... Soupire-t-elle d'un air las.
— Quoi ?
— Mais il y a des milliers de raisons ! Mon frère a violé ta cousine. Mon autre frère est en fauteuil roulant à cause de ton cousin. Stan a abusé de ma meilleure amie. Liam t'a cassé le bras. Nos deux familles se haïssent. Enfin, merde, je pourrais continuer comme ça à l'infini ! Tu ne te rends pas compte?
— Continue à l'infini Perrie et peut-être que toi, tu te rendras compte qu'on ne sera jamais responsable de tout ça parce que ce n'est pas NOTRE conflit ! C'est le leur. Uniquement le leur. Parce qu'ils le veulent. Pas nous. Alors, pars avec moi. Maintenant.
— Non.
— Aime-moi.
— Je t'en prie, murmure-t-elle, Tu deviens ridicule.
— Je deviens ridicule ?! J'explose, Mais tu ne vois pas le mal que tu es en train de nous faire ?
— Mais entre toi et moi, il y a une éternité, bon sang ! S'emporte Perrie, à son tour, Une éternité de problèmes, d'incompréhensions, de haine, d'incompatibilité... Une éternité d'emmerdes Zayn. C'est tout ce que je suis capable de voir moi.
— Peut-être que tu vois mal.
— Ou toi, peut-être que tu ne vois rien, rectifie-t-elle, amer.
.
 
On reste silencieux. À se regarder. Je crois que mon c½ur saigne. Je crois que mes yeux veulent pleurer. Mais je suis juste capable de l'observer, encore et encore.


— C'est toi qui a la clef, Perrie, je murmure finalement, Ou tu choisis de t'enfermer avec tes trouillards de cousins ou tu ouvres cette putain de cage dans laquelle ils t'ont enfermée.


Elle tremble. De froid, peut-être ? Ou de peur ? La peur de comprendre à quel point j'ai raison. Je sais que c'est difficile ce que je lui demande. Je sais que ce n'est pas si facile de sortir d'un cocon parfait et bien fermé pour découvrir le monde extérieur. Parce que, ouais, on peut s'y perdre. Et c'est ce qui m'est arrivé, je crois.


— Je dois retourner à l'intérieur, finit-elle par me répondre, Pâris m'attend.


Elle tourne les talons. Et j'ai ce flash, brusquement. Cette première nuit où je l'ai vue. À son anniversaire. Dans sa robe blanche, ses plumes et son masque. C'était la beauté incarnée. Ce soir, elle l'est encore plus, parce qu'elle m'est refusée.


— Ils t'ont coupé les ailes, mon ange.


Perrie s'arrête juste devant la porte. Elle est dos à moi. Ses épaules tremblent. Elle reprend sa respiration puis disparaît à l'intérieur du club. Et moi, je me suis perdu.
Je reste comme un con devant la porte. Ouais, clairement, comme un con parce que je viens de me prendre la plus grosse claque de toute ma vie.
Deux mecs bourrés sortent en titubant de la boite et l'un d'entre eux tombe devant moi. Il s'explose le genou sur le béton du trottoir, mais la seule chose qu'il trouve à faire c'est rire aux éclats avec son pote. Le gars se relève et il a l'air heureux. Bourré et heureux. Moi, je suis sobre et désespéré. Je me prétendais meilleur qu'eux tous.
Alors, peut-être que j'avais tort. Peut-être qu'ils ne prétendent rien justement. Peut-être que l'alcool leur donne juste l'impression de vivre, juste l'impression de s'échapper de leur quotidien. Je les comprends. Je comprends Louis. Et puis, je suis qui pour les critiquer ? Ce n'est pas ce que j'essaie de faire depuis le début ? Prétendre que ça va marcher ?
Les deux potes s'éloignent sur le trottoir en riant et je reste planté devant la boite. Je ne sais plus où aller. Je ne sais même plus quoi penser. Mes mains glissent dans les poches de mon jean. Je me suis jeté dans le monde et je m'y suis perdu. Je ne sais pas comment faire pour retrouver mon chemin.


— Hey, murmure doucement une voix à mon oreille.


Je relève brusquement la tête.


— Mais... Je bégaie, littéralement.
— Je suis allée chercher ma veste, réponds Perrie tout naturellement, Elle est bien trop stylée pour que je l'abandonne là-dedans.
— Tu... Je bégaye, complètement paumé... Tu, tu m'as sérieusement fait penser au suicide pour ta putain de veste ?
— Au suicide ? Répète-t-elle un sourire en coin, Rien que ça ?
— Bordel Perrie ! Je m'exclame avant d'emprisonner ses lèvres.


Putain de délivrance. Mes mains se posent naturellement sur ses joues et ma langue se glisse jusqu'à la sienne. Son corps percute le mien violemment, si fort que je ne sais même pas lequel de nous deux en est le responsable. Perrie attrape mes hanches, serre le tissu de mon tee-shirt entre ses doigts fins, et me rend mon baiser. Un mélange d'impatience et de désespoir. Ma main gauche vient encercler sa taille et je la serre encore plus à moi, comme si c'était humainement supportable. Elle halète contre mes lèvres et je les embrasse une dernière fois avant de la laisser respirer de nouveau.


— Oh putain, je murmure, ma bouche encore collée à la sienne.
— Je sais.
— T'es...
— On devrait partir, me coupe-t-elle.
— Partir ?


Perrie glisse sa main jusqu'à la mienne et enlace nos doigts ensemble.


— L'ange a besoin de s'envoler, murmure-t-elle en me tirant à elle.


Elle commence à courir, comme ça, comme cette nuit au bal. Mais, cette fois, c'est elle qui m'emmène. Alors, je la suis, en courant, mes doigts toujours entremêlés aux siens. Elle court vite, cette fille, j'avais failli oublier. Au bout d'un moment, je tire sur son bras pour l'arrêter. Elle se retourne, l'air incrédule, et je l'attire jusqu'à moi.


— Si tu crois que je peux me passer de tes lèvres aussi long...


Je l'embrasse, sans même finir ma phrase, sans même finir mon mot, donc ça n'a aucun sens, mais je crois que Perrie a compris l'essentiel au moment où elle a entrouvert ses lèvres. C'est encore meilleur que la première fois. Parce que, là, j'ai conscience que je suis redevenu le seul à avoir le droit de l'embrasser. J'ai envie de le crier au monde entier.


— On doit partir plus loin, finit-elle par m'arrêter.
— Pourquoi ?
— Parce que Pâris va nous chercher, murmure-t-elle, jetant un coup d'½il inquiet derrière mon épaule.
— Quoi ? Comment ça ? Tu ne lui as pas dit que...


Perrie baisse son visage d'un air honteux et je m'exclame, comprenant enfin pourquoi elle voulait tant fuir le plus loin possible :


— Tu t'es barrée sans lui dire ?!
— Je ne savais pas quoi dire, répond-elle d'un haussement d'épaules, Quand je suis rentrée dans la boite, il était parti aux toilettes. J'ai pensé que c'était un signe.
— Un signe ? Je répète, Qui de nous deux devient niais, là ?
— Oh ça va ! Soupire-t-elle, Tu étais au bord du suicide, je te rappelle.
— Je t'en prie. Je disais ça pour dramatiser.


Elle fronce des sourcils, l'air de ne pas comprendre en quoi cette information arrange mon cas. Je crois qu'elle a raison.


— Bref, je reprends, T'as conscience que tu nous as encore mis dans la merde?
— Quoi ?
— Il va appeler ta famille !
— Parce que tu crois qu'il ne l'aurait pas fait même si je lui avais dit que je partais avec toi... Un parfait inconnu ? Réplique-t-elle d'un haussement de sourcils.


Pas faux.


— On sera toujours dans la merde Zayn, enchaîne Perrie, Toujours. Quand on sera tous les deux.
— Alors embrasse-moi.
— Pourquoi ?
— Pour que ce soit encore plus merveilleux.


Elle rit puis pose ses délicieuses lèvres sur les miennes. Et nos « je t'aime » se pressent l'un contre l'autre. Mes mains se posent sur ses hanches et elle glisse les siennes dans ma nuque. Parce que, ouais, on s'en fiche de ce qui nous arrivera. On s'en fiche d'être sortis dans le monde sans autorisation. On s'en fiche de s'y être perdus. On s'en fiche de s'y être retrouvés.
Pourtant, on sait tous les deux que ça finira mal.
Mais, à ce stade, on emmerde la fin de l'histoire.
 
 
Extra deux.

 
 
 
"Ils t'ont coupé les ailes, mon ange..."
 
 
 
____________________
 
Lisez ce message s'il vous plait ! :)
Tout d'abord, j'espère que cet extra vous aura plu (je sais que c'est une fiction Larry mais le Zerrie en tant que Roméo & Juliette officiel ont leur impact dans l'histoire donc c'est un peu un passage obligé pour comprendre la suite!)
BREF, sinon je participe à une BATTLE DE FICTION :
Pour m'aider à gagner c'est très simple, il suffit d'aller sur le lien plus haut et de participer au sondage (je pense qu'on peut voter sans compte skyrock!)
Je ne veux pas gagner à tout prix mais c'est juste que ce concours me permet de diffuser un peu plus ma fiction ! Donc voila j'espère que vous pourrez m'aider, ce n'est qu'un clic, rien de bien compliqué ;) 
Et pour celles qui auraient plus de temps, vous pouvez aussi en profiter pour laisser votre avis sur ce blog, à l'article de ma fiction :) 
Je vous embrasse et au prochain chapitre (larry, of course ♥)
XX
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ps : le concours dure une semaine, je vous tiendrais au courant du résultat ! 
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Extra deux.
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@deer_lou & @Ellie_Lefevre
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"If I only could"



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